Texte : L’amant Évanescent
L’amant Évanescent
Je l’ai rêvé. Comme on rêve aux princes de contes défunts, cet homme aux serments diaphanes. Cette incarnation de la félicité qui dansait à la lisière de mes jours. Il en avait séduit tant d’autres avant moi, laissant derrière lui une cohorte d’âmes éperdues, de cœurs consumés par son passage fugace. Il venait à moi paré des attributs du désirable, nimbé d’une aura chatoyante qui faisait miroiter l’avenir comme un mirage dans le désert de ma vie ordinaire.
Ses premiers regards furent des caresses furtives, des vibrations intimes qui électrisaient ma peau. Il savait distiller l’espérance goutte à goutte, m’offrir ces instants d’effervescence où le possible semblait à portée de main. Je pouvais le frôler, sentir sous mes doigts tremblants la texture de cette béatitude tant convoitée. Nos lèvres se sont effleurées dans des baisers éphémères, suspendus entre la promesse et le retrait, suffisamment réels pour graver leurs empreintes dans ma chair, suffisamment éphémères pour me laisser affamée.
Il se laissait approcher avec une complaisance cruelle, acceptant mes caresses comme on accepte un tribut, s’abandonnant juste assez pour que j’entrevois l’extase d’une union véritable. Mes mains exploraient les contours de sa présence, façonnaient sur lui l’univers de mes désirs, esquissaient dans l’air raréfié entre nos corps les gestes d’une intimité toujours différée.
Mais voilà sa nature véritable : il était l’esquive incarnée, le recul perpétuel, la dérobade érigée en art. Chaque fois que j’avançais d’un pas, il reculait de deux, maintenant entre nous cette distance infranchissable qui transformait notre danse en supplice. Quand mes bras se refermaient pour l’étreindre enfin, je ne saisissais que son parfum, l’empreinte tiède de son absence, l’écho moqueur de sa présence.
Il m’offrait des parcelles de douceur. Des fragments d’extase comme on jette des miettes aux oiseaux. Juste assez pour me maintenir captive de l’espoir. Jamais assez pour me rassasier. Ces instants devenaient dans ma mémoire, des trésors ambigus : preuve de ce qui aurait pu être et témoins cruels de ce qui ne serait jamais.
Et puis vint l’abandon, brutal dans sa désinvolture. Il me laissa sur le bas-côté de l’existence, délaissée comme un objet dont on s’est lassé, destituée de ma dignité de rêveuse. Comme si nos étreintes inachevées n’avaient rien signifié. Comme si je n’avais été qu’une chimère parmi d’autres dans sa trajectoire insouciante. Comme si mon désir, ma foi, mon obstination à croire en lui n’avaient pesé d’aucun poids dans la balance de son indifférence.
Il me reste ce néant peuplé de spectres, ces vestiges dissous de nos rencontres, estompés par le temps et le désenchantement. J’erre dans les limbes de ce qui aurait pu être… cette vie parallèle où il se serait abandonné dans mon cœur, où lui aurait consenti à demeurer. Je devine les vestiges d’une existence alternative, entrevue dans les interstices de nos presque-rencontres, cette vie plénière que je n’ai que caressée d’espoir avant qu’elle n’éclate comme une bulle dans le vent.
Ce qu’il laisse, ce n’est pas même la douleur franche d’une perte claire, ce serait trop généreux ! Non, il laisse cette saveur âcre et tenace sur ma langue, ce goût d’amertume qui imprègne désormais chaque instant : l’âpreté corrosive de la vie non vécue, l’acidité des possibles avortés, le fiel des rendez-vous manqués avec soi-même.
Le bonheur, cet amant évanescent, m’a enseigné sa leçon la plus cruelle : certains désirs ne sont faits que pour consumer, certains rêves n’existent que pour se dérober, et certaines vies ne sont que l’ombre portée de ce qu’elles auraient pu être si l’insaisissable avait daigné se laisser capturer.
Ses premiers regards furent des caresses furtives, des vibrations intimes qui électrisaient ma peau. Il savait distiller l’espérance goutte à goutte, m’offrir ces instants d’effervescence où le possible semblait à portée de main. Je pouvais le frôler, sentir sous mes doigts tremblants la texture de cette béatitude tant convoitée. Nos lèvres se sont effleurées dans des baisers éphémères, suspendus entre la promesse et le retrait, suffisamment réels pour graver leurs empreintes dans ma chair, suffisamment éphémères pour me laisser affamée.
Il se laissait approcher avec une complaisance cruelle, acceptant mes caresses comme on accepte un tribut, s’abandonnant juste assez pour que j’entrevois l’extase d’une union véritable. Mes mains exploraient les contours de sa présence, façonnaient sur lui l’univers de mes désirs, esquissaient dans l’air raréfié entre nos corps les gestes d’une intimité toujours différée.
Mais voilà sa nature véritable : il était l’esquive incarnée, le recul perpétuel, la dérobade érigée en art. Chaque fois que j’avançais d’un pas, il reculait de deux, maintenant entre nous cette distance infranchissable qui transformait notre danse en supplice. Quand mes bras se refermaient pour l’étreindre enfin, je ne saisissais que son parfum, l’empreinte tiède de son absence, l’écho moqueur de sa présence.
Il m’offrait des parcelles de douceur. Des fragments d’extase comme on jette des miettes aux oiseaux. Juste assez pour me maintenir captive de l’espoir. Jamais assez pour me rassasier. Ces instants devenaient dans ma mémoire, des trésors ambigus : preuve de ce qui aurait pu être et témoins cruels de ce qui ne serait jamais.
Et puis vint l’abandon, brutal dans sa désinvolture. Il me laissa sur le bas-côté de l’existence, délaissée comme un objet dont on s’est lassé, destituée de ma dignité de rêveuse. Comme si nos étreintes inachevées n’avaient rien signifié. Comme si je n’avais été qu’une chimère parmi d’autres dans sa trajectoire insouciante. Comme si mon désir, ma foi, mon obstination à croire en lui n’avaient pesé d’aucun poids dans la balance de son indifférence.
Il me reste ce néant peuplé de spectres, ces vestiges dissous de nos rencontres, estompés par le temps et le désenchantement. J’erre dans les limbes de ce qui aurait pu être… cette vie parallèle où il se serait abandonné dans mon cœur, où lui aurait consenti à demeurer. Je devine les vestiges d’une existence alternative, entrevue dans les interstices de nos presque-rencontres, cette vie plénière que je n’ai que caressée d’espoir avant qu’elle n’éclate comme une bulle dans le vent.
Ce qu’il laisse, ce n’est pas même la douleur franche d’une perte claire, ce serait trop généreux ! Non, il laisse cette saveur âcre et tenace sur ma langue, ce goût d’amertume qui imprègne désormais chaque instant : l’âpreté corrosive de la vie non vécue, l’acidité des possibles avortés, le fiel des rendez-vous manqués avec soi-même.
Le bonheur, cet amant évanescent, m’a enseigné sa leçon la plus cruelle : certains désirs ne sont faits que pour consumer, certains rêves n’existent que pour se dérober, et certaines vies ne sont que l’ombre portée de ce qu’elles auraient pu être si l’insaisissable avait daigné se laisser capturer.
Oiseau-Lyre
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Poème en Phonétique
ʒə lε ʁεve. kɔmə ɔ̃ ʁεvə o pʁɛ̃sə də kɔ̃tə defœ̃, sεt ɔmə o sεʁmɑ̃ djafanə. sεtə ɛ̃kaʁnasjɔ̃ də la felisite ki dɑ̃sε a la lizjεʁə də mε ʒuʁ. il ɑ̃n- avε sedɥi tɑ̃ dotʁəz- avɑ̃ mwa, lεsɑ̃ dəʁjεʁə lɥi ynə kɔɔʁtə daməz- epεʁdɥ, də kœʁ kɔ̃syme paʁ sɔ̃ pasaʒə fyɡasə. il vənε a mwa paʁe dεz- atʁiby dy deziʁablə, nɛ̃be dynə oʁa ʃatwajɑ̃tə ki fəzε miʁwate lavəniʁ kɔmə œ̃ miʁaʒə dɑ̃ lə dezεʁ də ma vi ɔʁdinεʁə.
sε pʁəmje ʁəɡaʁd fyʁe dε kaʁesə fyʁtivə, dε vibʁasjɔ̃z- ɛ̃timə ki elεktʁizε ma po. il savε distije lεspeʁɑ̃sə ɡutə a ɡutə, mɔfʁiʁ sεz- ɛ̃stɑ̃ defεʁvesɑ̃sə u lə pɔsiblə sɑ̃blε a pɔʁte də mɛ̃. ʒə puvε lə fʁole, sɑ̃tiʁ su mε dwa tʁɑ̃blɑ̃ la tεkstyʁə də sεtə beatitydə tɑ̃ kɔ̃vwate. no lεvʁə- sə sɔ̃t- efləʁe dɑ̃ dε bεzez- efemεʁə, syspɑ̃dysz- ɑ̃tʁə la pʁɔmεsə e lə ʁətʁε, syfizamɑ̃ ʁeεl puʁ ɡʁave lœʁz- ɑ̃pʁɛ̃tə dɑ̃ ma ʃεʁ, syfizamɑ̃ efemεʁə puʁ mə lεse afame.
il sə lεsε apʁoʃe avεk ynə kɔ̃plεzɑ̃sə kʁyεllə, aksεptɑ̃ mε kaʁesə kɔmə ɔ̃n- aksεptə œ̃ tʁiby, sabɑ̃dɔnɑ̃ ʒystə ase puʁ kə ʒɑ̃tʁəvwa lεkstazə dynə ynjɔ̃ veʁitablə. mε mɛ̃z- εksplɔʁε lε kɔ̃tuʁ də sa pʁezɑ̃sə, fasɔnε syʁ lɥi lynive də mε deziʁ, εskisε dɑ̃ lεʁ ʁaʁefje ɑ̃tʁə no kɔʁ lε ʒεstə dynə ɛ̃timite tuʒuʁ difeʁe.
mε vwala sa natyʁə veʁitablə : il etε lεskivə ɛ̃kaʁne, lə ʁəkyl pεʁpetɥεl, la deʁɔbadə eʁiʒe ɑ̃n- aʁ. ʃakə fwa kə ʒavɑ̃sε dœ̃ pa, il ʁəkylε də dø, mɛ̃tənɑ̃ ɑ̃tʁə nu sεtə distɑ̃sə ɛ̃fʁɑ̃ʃisablə ki tʁɑ̃sfɔʁmε nɔtʁə dɑ̃sə ɑ̃ syplisə. kɑ̃ mε bʁa sə ʁəfεʁmε puʁ letʁɛ̃dʁə ɑ̃fɛ̃, ʒə nə sεzisε kə sɔ̃ paʁfœ̃, lɑ̃pʁɛ̃tə tjεdə də sɔ̃n- absɑ̃sə, leʃo mɔkœʁ də sa pʁezɑ̃sə.
il mɔfʁε dε paʁsεllə də dusœʁ. dε fʁaɡmɑ̃ dεkstazə kɔmə ɔ̃ ʒεtə dε mjεtəz- oz- wazo. ʒystə ase puʁ mə mɛ̃təniʁ kaptivə də lεspwaʁ. ʒamεz- ase puʁ mə ʁasazje. sεz- ɛ̃stɑ̃ dəvənε dɑ̃ ma memwaʁə, dε tʁezɔʁz- ɑ̃biɡys : pʁəvə də sə ki oʁε py εtʁə e temwɛ̃ kʁyεl də sə ki nə səʁε ʒamε.
e pɥi vɛ̃ labɑ̃dɔ̃, bʁytal dɑ̃ sa dezɛ̃vɔltyʁə. il mə lεsa syʁ lə ba kote də lεɡzistɑ̃sə, delεse kɔmə œ̃n- ɔbʒε dɔ̃ ɔ̃ sε lase, dεstitye də ma diɲite də ʁεvøzə. kɔmə si noz- etʁɛ̃təz- inaʃəve navε ʁjɛ̃ siɲifje. kɔmə si ʒə navεz- ete kynə ʃimεʁə paʁmi dotʁə- dɑ̃ sa tʁaʒεktwaʁə ɛ̃susjɑ̃tə. kɔmə si mɔ̃ deziʁ, ma fwa, mɔ̃n- ɔpstinasjɔ̃ a kʁwaʁə ɑ̃ lɥi navε pəze dokœ̃ pwa dɑ̃ la balɑ̃sə də sɔ̃n- ɛ̃difeʁɑ̃sə.
il mə ʁεstə sə neɑ̃ pəple də spεktʁə, sε vεstiʒə disus də no ʁɑ̃kɔ̃tʁə, εstɔ̃pe paʁ lə tɑ̃z- e lə dezɑ̃ʃɑ̃təmɑ̃. ʒeʁə dɑ̃ lε lɛ̃bə də sə ki oʁε py εtʁə… sεtə vi paʁalεlə u il sə səʁε abɑ̃dɔne dɑ̃ mɔ̃ kœʁ, u lɥi oʁε kɔ̃sɑ̃ti a dəməʁe. ʒə dəvinə lε vεstiʒə dynə εɡzistɑ̃sə altεʁnativə, ɑ̃tʁəvɥ dɑ̃ lεz- ɛ̃tεʁstisə də no pʁεskə ʁɑ̃kɔ̃tʁə, sεtə vi plenjεʁə kə ʒə nε kə kaʁese dεspwaʁ avɑ̃ kεllə neklatə kɔmə ynə bylə dɑ̃ lə vɑ̃.
sə kil lεsə, sə nε pa mεmə la dulœʁ fʁɑ̃ʃə dynə pεʁtə klεʁə, sə səʁε tʁo ʒeneʁø ! nɔ̃, il lεsə sεtə savœʁ akʁə e tənasə syʁ ma lɑ̃ɡ, sə ɡu damεʁtymə ki ɛ̃pʁεɲə dezɔʁmε ʃakə ɛ̃stɑ̃ : lapʁəte kɔʁozivə də la vi nɔ̃ vekɥ, lasidite dε pɔsibləz- avɔʁte, lə fjεl dε ʁɑ̃de vu mɑ̃kez- avεk swa mεmə.
lə bɔnœʁ, sεt amɑ̃ evanesɑ̃, ma ɑ̃sεɲe sa ləsɔ̃ la plys kʁyεllə : sεʁtɛ̃ deziʁ nə sɔ̃ fε kə puʁ kɔ̃syme, sεʁtɛ̃ ʁεvə nεɡziste kə puʁ sə deʁɔbe, e sεʁtεnə vi nə sɔ̃ kə lɔ̃bʁə pɔʁte də sə kεlləz- oʁε py εtʁə si lɛ̃sεzisablə avε dεɲe sə lεse kaptyʁe.
sε pʁəmje ʁəɡaʁd fyʁe dε kaʁesə fyʁtivə, dε vibʁasjɔ̃z- ɛ̃timə ki elεktʁizε ma po. il savε distije lεspeʁɑ̃sə ɡutə a ɡutə, mɔfʁiʁ sεz- ɛ̃stɑ̃ defεʁvesɑ̃sə u lə pɔsiblə sɑ̃blε a pɔʁte də mɛ̃. ʒə puvε lə fʁole, sɑ̃tiʁ su mε dwa tʁɑ̃blɑ̃ la tεkstyʁə də sεtə beatitydə tɑ̃ kɔ̃vwate. no lεvʁə- sə sɔ̃t- efləʁe dɑ̃ dε bεzez- efemεʁə, syspɑ̃dysz- ɑ̃tʁə la pʁɔmεsə e lə ʁətʁε, syfizamɑ̃ ʁeεl puʁ ɡʁave lœʁz- ɑ̃pʁɛ̃tə dɑ̃ ma ʃεʁ, syfizamɑ̃ efemεʁə puʁ mə lεse afame.
il sə lεsε apʁoʃe avεk ynə kɔ̃plεzɑ̃sə kʁyεllə, aksεptɑ̃ mε kaʁesə kɔmə ɔ̃n- aksεptə œ̃ tʁiby, sabɑ̃dɔnɑ̃ ʒystə ase puʁ kə ʒɑ̃tʁəvwa lεkstazə dynə ynjɔ̃ veʁitablə. mε mɛ̃z- εksplɔʁε lε kɔ̃tuʁ də sa pʁezɑ̃sə, fasɔnε syʁ lɥi lynive də mε deziʁ, εskisε dɑ̃ lεʁ ʁaʁefje ɑ̃tʁə no kɔʁ lε ʒεstə dynə ɛ̃timite tuʒuʁ difeʁe.
mε vwala sa natyʁə veʁitablə : il etε lεskivə ɛ̃kaʁne, lə ʁəkyl pεʁpetɥεl, la deʁɔbadə eʁiʒe ɑ̃n- aʁ. ʃakə fwa kə ʒavɑ̃sε dœ̃ pa, il ʁəkylε də dø, mɛ̃tənɑ̃ ɑ̃tʁə nu sεtə distɑ̃sə ɛ̃fʁɑ̃ʃisablə ki tʁɑ̃sfɔʁmε nɔtʁə dɑ̃sə ɑ̃ syplisə. kɑ̃ mε bʁa sə ʁəfεʁmε puʁ letʁɛ̃dʁə ɑ̃fɛ̃, ʒə nə sεzisε kə sɔ̃ paʁfœ̃, lɑ̃pʁɛ̃tə tjεdə də sɔ̃n- absɑ̃sə, leʃo mɔkœʁ də sa pʁezɑ̃sə.
il mɔfʁε dε paʁsεllə də dusœʁ. dε fʁaɡmɑ̃ dεkstazə kɔmə ɔ̃ ʒεtə dε mjεtəz- oz- wazo. ʒystə ase puʁ mə mɛ̃təniʁ kaptivə də lεspwaʁ. ʒamεz- ase puʁ mə ʁasazje. sεz- ɛ̃stɑ̃ dəvənε dɑ̃ ma memwaʁə, dε tʁezɔʁz- ɑ̃biɡys : pʁəvə də sə ki oʁε py εtʁə e temwɛ̃ kʁyεl də sə ki nə səʁε ʒamε.
e pɥi vɛ̃ labɑ̃dɔ̃, bʁytal dɑ̃ sa dezɛ̃vɔltyʁə. il mə lεsa syʁ lə ba kote də lεɡzistɑ̃sə, delεse kɔmə œ̃n- ɔbʒε dɔ̃ ɔ̃ sε lase, dεstitye də ma diɲite də ʁεvøzə. kɔmə si noz- etʁɛ̃təz- inaʃəve navε ʁjɛ̃ siɲifje. kɔmə si ʒə navεz- ete kynə ʃimεʁə paʁmi dotʁə- dɑ̃ sa tʁaʒεktwaʁə ɛ̃susjɑ̃tə. kɔmə si mɔ̃ deziʁ, ma fwa, mɔ̃n- ɔpstinasjɔ̃ a kʁwaʁə ɑ̃ lɥi navε pəze dokœ̃ pwa dɑ̃ la balɑ̃sə də sɔ̃n- ɛ̃difeʁɑ̃sə.
il mə ʁεstə sə neɑ̃ pəple də spεktʁə, sε vεstiʒə disus də no ʁɑ̃kɔ̃tʁə, εstɔ̃pe paʁ lə tɑ̃z- e lə dezɑ̃ʃɑ̃təmɑ̃. ʒeʁə dɑ̃ lε lɛ̃bə də sə ki oʁε py εtʁə… sεtə vi paʁalεlə u il sə səʁε abɑ̃dɔne dɑ̃ mɔ̃ kœʁ, u lɥi oʁε kɔ̃sɑ̃ti a dəməʁe. ʒə dəvinə lε vεstiʒə dynə εɡzistɑ̃sə altεʁnativə, ɑ̃tʁəvɥ dɑ̃ lεz- ɛ̃tεʁstisə də no pʁεskə ʁɑ̃kɔ̃tʁə, sεtə vi plenjεʁə kə ʒə nε kə kaʁese dεspwaʁ avɑ̃ kεllə neklatə kɔmə ynə bylə dɑ̃ lə vɑ̃.
sə kil lεsə, sə nε pa mεmə la dulœʁ fʁɑ̃ʃə dynə pεʁtə klεʁə, sə səʁε tʁo ʒeneʁø ! nɔ̃, il lεsə sεtə savœʁ akʁə e tənasə syʁ ma lɑ̃ɡ, sə ɡu damεʁtymə ki ɛ̃pʁεɲə dezɔʁmε ʃakə ɛ̃stɑ̃ : lapʁəte kɔʁozivə də la vi nɔ̃ vekɥ, lasidite dε pɔsibləz- avɔʁte, lə fjεl dε ʁɑ̃de vu mɑ̃kez- avεk swa mεmə.
lə bɔnœʁ, sεt amɑ̃ evanesɑ̃, ma ɑ̃sεɲe sa ləsɔ̃ la plys kʁyεllə : sεʁtɛ̃ deziʁ nə sɔ̃ fε kə puʁ kɔ̃syme, sεʁtɛ̃ ʁεvə nεɡziste kə puʁ sə deʁɔbe, e sεʁtεnə vi nə sɔ̃ kə lɔ̃bʁə pɔʁte də sə kεlləz- oʁε py εtʁə si lɛ̃sεzisablə avε dεɲe sə lεse kaptyʁe.