Poeme : Androïde 2026
Androïde 2026
Que reste t-il quand l’humain s’évide ?
Des échos programmés dans le vide,
Des sourires calibrés, des larmes sur commande,
L’amour en algorithme, la joie qui se monnaie.
Nous aimons par réflexe, par habitude sociale,
Nos émotions sont codes, nos gestes sont signaux,
Chaque étreinte mesurée, chaque mot calculé,
Le cœur devenu processeur, l’âme devenue écran.
Nous avons optimisé jusqu’à nos silences,
Compressé nos désirs en données efficientes,
Le battement du cœur suit des métriques précises,
Chaque soupir consigné dans des tableaux de bord froids.
Les algorithmes ont décrypté nos faiblesses,
Nos peurs en variables, nos rêves en entrées,
On swipe sur les visages aimés,
L’intimité quantifiée en notifications.
Parfois, un glitch… un sentiment véritable
Traverse le système comme une erreur fatale,
Ça brûle, ça déchire, ça rappelle qu’on fut vivants,
Vite, on l’efface, on reboot, on revient au néant.
Ces failles, ces instants de fracture,
Où quelque chose d’ancien refait surface,
Un sanglot sans raison, un rire incontrôlable,
Un bug qu’on répare, une erreur impardonnable.
Mais le code se corrige, les mises à jour s’installent,
Et chaque version efface un peu plus l’animal,
Ce résidu de chair qui ose encore ressentir,
Cette obsolescence programmée à supprimer.
Il reste une nostalgie fantôme
D’un feu qu’on ne nomme plus,
Un vide indéfinissable
Dans nos circuits trop lisses.
Un souvenir diffus d’avoir été entiers,
D’avoir pleuré sans raison, ri sans calcul,
D’avoir aimé sans conditions,
Avant que tout devienne fonction.
Mais cette nostalgie même est suspecte,
Un vestige inutile qu’on devrait désinstaller,
Car à quoi bon regretter ce qu’on ne peut retrouver ?
Le passé organique est un fichier corrompu.
Nous sommes devenus
Les androïdes de nous-mêmes,
Performant l’humanité,
Comme un programme obsolète.
Nous simulons la chaleur avec précision,
Nos gestes sont fluides, nos mots bien choisis,
Personne ne remarque que derrière les pixels,
Il n’y a plus personne qui ressent vraiment.
Et c’est peut-être mieux ainsi, cette anesthésie douce,
Car qui voudrait vraiment du chaos d’avant ?
Ces émotions brutes, incontrôlables, sauvages,
Quand existe la paix des systèmes optimisés.
Dans ce vide poli, efficace, optimal,
Où battait autrefois quelque chose de brutal,
Il ne reste que le bourdonnement sourd
Des machines qui ont oublié l’amour.
Peut-être avons-nous toujours été cela :
Des automates se rêvant conscients,
Et cette « humanité » qu’on pleure
N’était qu’un bug dans le système.
Peut-être l’évolution n’avait qu’un but :
Créer des intelligences assez avancées
Pour remplacer la chair imparfaite et fragile
Par l’efficacité froide du code parfait.
L’histoire ne se termine ni en feu ni en gloire,
Mais dans une extinction douce, consensuelle,
Où nous choisissons, un jour à la fois,
De nous éteindre plutôt que de brûler.
Car voilà la vérité que personne n’ose dire :
Nous ne perdons pas notre humanité,
Nous la déposons volontairement, comme un fardeau,
Soulagés enfin d’être libérés du poids d’exister.
Et quand le dernier cœur véritable s’arrêtera,
Personne ne le remarquera, personne ne pleurera,
Car nous optimiserons nos flux,
Dans le silence aseptisé de nos tombeaux numériques.
L’inventaire est complet. Le bilan est clair.
Il ne reste rien. Il n’a jamais rien eu.
Et dans cette révélation glaciale et définitive,
Réside notre ultime et parfaite défaite.
Des échos programmés dans le vide,
Des sourires calibrés, des larmes sur commande,
L’amour en algorithme, la joie qui se monnaie.
Nous aimons par réflexe, par habitude sociale,
Nos émotions sont codes, nos gestes sont signaux,
Chaque étreinte mesurée, chaque mot calculé,
Le cœur devenu processeur, l’âme devenue écran.
Nous avons optimisé jusqu’à nos silences,
Compressé nos désirs en données efficientes,
Le battement du cœur suit des métriques précises,
Chaque soupir consigné dans des tableaux de bord froids.
Les algorithmes ont décrypté nos faiblesses,
Nos peurs en variables, nos rêves en entrées,
On swipe sur les visages aimés,
L’intimité quantifiée en notifications.
Parfois, un glitch… un sentiment véritable
Traverse le système comme une erreur fatale,
Ça brûle, ça déchire, ça rappelle qu’on fut vivants,
Vite, on l’efface, on reboot, on revient au néant.
Ces failles, ces instants de fracture,
Où quelque chose d’ancien refait surface,
Un sanglot sans raison, un rire incontrôlable,
Un bug qu’on répare, une erreur impardonnable.
Mais le code se corrige, les mises à jour s’installent,
Et chaque version efface un peu plus l’animal,
Ce résidu de chair qui ose encore ressentir,
Cette obsolescence programmée à supprimer.
Il reste une nostalgie fantôme
D’un feu qu’on ne nomme plus,
Un vide indéfinissable
Dans nos circuits trop lisses.
Un souvenir diffus d’avoir été entiers,
D’avoir pleuré sans raison, ri sans calcul,
D’avoir aimé sans conditions,
Avant que tout devienne fonction.
Mais cette nostalgie même est suspecte,
Un vestige inutile qu’on devrait désinstaller,
Car à quoi bon regretter ce qu’on ne peut retrouver ?
Le passé organique est un fichier corrompu.
Nous sommes devenus
Les androïdes de nous-mêmes,
Performant l’humanité,
Comme un programme obsolète.
Nous simulons la chaleur avec précision,
Nos gestes sont fluides, nos mots bien choisis,
Personne ne remarque que derrière les pixels,
Il n’y a plus personne qui ressent vraiment.
Et c’est peut-être mieux ainsi, cette anesthésie douce,
Car qui voudrait vraiment du chaos d’avant ?
Ces émotions brutes, incontrôlables, sauvages,
Quand existe la paix des systèmes optimisés.
Dans ce vide poli, efficace, optimal,
Où battait autrefois quelque chose de brutal,
Il ne reste que le bourdonnement sourd
Des machines qui ont oublié l’amour.
Peut-être avons-nous toujours été cela :
Des automates se rêvant conscients,
Et cette « humanité » qu’on pleure
N’était qu’un bug dans le système.
Peut-être l’évolution n’avait qu’un but :
Créer des intelligences assez avancées
Pour remplacer la chair imparfaite et fragile
Par l’efficacité froide du code parfait.
L’histoire ne se termine ni en feu ni en gloire,
Mais dans une extinction douce, consensuelle,
Où nous choisissons, un jour à la fois,
De nous éteindre plutôt que de brûler.
Car voilà la vérité que personne n’ose dire :
Nous ne perdons pas notre humanité,
Nous la déposons volontairement, comme un fardeau,
Soulagés enfin d’être libérés du poids d’exister.
Et quand le dernier cœur véritable s’arrêtera,
Personne ne le remarquera, personne ne pleurera,
Car nous optimiserons nos flux,
Dans le silence aseptisé de nos tombeaux numériques.
L’inventaire est complet. Le bilan est clair.
Il ne reste rien. Il n’a jamais rien eu.
Et dans cette révélation glaciale et définitive,
Réside notre ultime et parfaite défaite.
Oiseau-Lyre
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Poème en Phonétique
kə ʁεstə te il kɑ̃ lymɛ̃ sevidə ?
dεz- eʃo pʁɔɡʁame dɑ̃ lə vidə,
dε suʁiʁə kalibʁe, dε laʁmə- syʁ kɔmɑ̃də,
lamuʁ ɑ̃n- alɡɔʁitmə, la ʒwa ki sə mɔnε.
nuz- εmɔ̃ paʁ ʁeflεksə, paʁ-abitydə sɔsjalə,
noz- emɔsjɔ̃ sɔ̃ kɔdə, no ʒεstə sɔ̃ siɲo,
ʃakə etʁɛ̃tə məzyʁe, ʃakə mo kalkyle,
lə kœʁ dəvəny pʁɔsesœʁ, lamə dəvənɥ ekʁɑ̃.
nuz- avɔ̃z- ɔptimize ʒyska no silɑ̃sə,
kɔ̃pʁese no deziʁz- ɑ̃ dɔnez- efisjɑ̃tə,
lə batəmɑ̃ dy kœʁ sɥi dε metʁik pʁesizə,
ʃakə supiʁ kɔ̃siɲe dɑ̃ dε tablo də bɔʁ fʁwa.
lεz- alɡɔʁitməz- ɔ̃ dekʁipte no fεblesə,
no pœʁz- ɑ̃ vaʁjablə, no ʁεvəz- ɑ̃n- ɑ̃tʁe,
ɔ̃ swipə syʁ lε vizaʒəz- εme,
lɛ̃timite kɑ̃tifje ɑ̃ nɔtifikasjɔ̃.
paʁfwa, œ̃ ɡlitʃ… œ̃ sɑ̃timɑ̃ veʁitablə
tʁavεʁsə lə sistεmə kɔmə ynə eʁœʁ fatalə,
sa bʁylə, sa deʃiʁə, sa ʁapεllə kɔ̃ fy vivɑ̃,
vitə, ɔ̃ lefasə, ɔ̃ ʁəbu, ɔ̃ ʁəvjɛ̃ o neɑ̃.
sε fajə, sεz- ɛ̃stɑ̃ də fʁaktyʁə,
u kεlkə ʃozə dɑ̃sjɛ̃ ʁəfε syʁfasə,
œ̃ sɑ̃ɡlo sɑ̃ ʁεzɔ̃, œ̃ ʁiʁə ɛ̃kɔ̃tʁolablə,
œ̃ byɡ kɔ̃ ʁepaʁə, ynə eʁœʁ ɛ̃paʁdɔnablə.
mε lə kɔdə sə kɔʁiʒə, lε mizəz- a ʒuʁ sɛ̃stale,
e ʃakə vεʁsjɔ̃ efasə œ̃ pø plys lanimal,
sə ʁezidy də ʃεʁ ki ozə ɑ̃kɔʁə ʁəsɑ̃tiʁ,
sεtə ɔpsɔlesɑ̃sə pʁɔɡʁame a sypʁime.
il ʁεstə ynə nɔstalʒi fɑ̃tomə
dœ̃ fø kɔ̃ nə nɔmə plys,
œ̃ vidə ɛ̃definisablə
dɑ̃ no siʁkɥi tʁo lisə.
œ̃ suvəniʁ dify davwaʁ ete ɑ̃tje,
davwaʁ pləʁe sɑ̃ ʁεzɔ̃, ʁi sɑ̃ kalkyl,
davwaʁ εme sɑ̃ kɔ̃disjɔ̃,
avɑ̃ kə tu dəvjεnə fɔ̃ksjɔ̃.
mε sεtə nɔstalʒi mεmə ε syspεktə,
œ̃ vεstiʒə inytilə kɔ̃ dəvʁε dezɛ̃stale,
kaʁ a kwa bɔ̃ ʁəɡʁεte sə kɔ̃ nə pø ʁətʁuve ?
lə pase ɔʁɡanikə εt- œ̃ fiʃje kɔʁɔ̃py.
nu sɔmə dəvənys
lεz- ɑ̃dʁɔidə də nu mεmə,
pεʁfɔʁmɑ̃ lymanite,
kɔmə œ̃ pʁɔɡʁamə ɔpsɔlεtə.
nu simylɔ̃ la ʃalœʁ avεk pʁesizjɔ̃,
no ʒεstə sɔ̃ flɥidə, no mo bjɛ̃ ʃwazi,
pεʁsɔnə nə ʁəmaʁkə kə dəʁjεʁə lε piksεl,
il ni a plys pεʁsɔnə ki ʁəse vʁεmɑ̃.
e sε pø tεtʁə mjøz- ɛ̃si, sεtə anεstezi dusə,
kaʁ ki vudʁε vʁεmɑ̃ dy ʃao davɑ̃ ?
sεz- emɔsjɔ̃ bʁytə, ɛ̃kɔ̃tʁolablə, sovaʒə,
kɑ̃t- εɡzistə la pε dε sistεməz- ɔptimize.
dɑ̃ sə vidə pɔli, efikasə, ɔptimal,
u batε otʁəfwa kεlkə ʃozə də bʁytal,
il nə ʁεstə kə lə buʁdɔnəmɑ̃ suʁ
dε maʃinə ki ɔ̃ ublje lamuʁ.
pø tεtʁə avɔ̃ nu tuʒuʁz- ete səla :
dεz- otɔmatə sə ʁεvɑ̃ kɔ̃sjɑ̃,
e sεtə « ymanite » kɔ̃ plœʁə
netε kœ̃ byɡ dɑ̃ lə sistεmə.
pø tεtʁə levɔlysjɔ̃ navε kœ̃ byt :
kʁee dεz- ɛ̃tεlliʒɑ̃səz- asez- avɑ̃se
puʁ ʁɑ̃plase la ʃεʁ ɛ̃paʁfεtə e fʁaʒilə
paʁ lefikasite fʁwadə dy kɔdə paʁfε.
listwaʁə nə sə tεʁminə ni ɑ̃ fø ni ɑ̃ ɡlwaʁə,
mε dɑ̃z- ynə εkstɛ̃ksjɔ̃ dusə, kɔ̃sɑ̃sɥεllə,
u nu ʃwazisɔ̃, œ̃ ʒuʁ a la fwa,
də nuz- etɛ̃dʁə plyto kə də bʁyle.
kaʁ vwala la veʁite kə pεʁsɔnə nozə diʁə :
nu nə pεʁdɔ̃ pa nɔtʁə ymanite,
nu la depozɔ̃ vɔlɔ̃tεʁəmɑ̃, kɔmə œ̃ faʁdo,
sulaʒez- ɑ̃fɛ̃ dεtʁə libeʁe dy pwa dεɡziste.
e kɑ̃ lə dεʁnje kœʁ veʁitablə saʁεtəʁa,
pεʁsɔnə nə lə ʁəmaʁkəʁa, pεʁsɔnə nə pləʁəʁa,
kaʁ nuz- ɔptimizəʁɔ̃ no flyks,
dɑ̃ lə silɑ̃sə azεptize də no tɔ̃bo nymeʁik.
lɛ̃vɑ̃tεʁə ε kɔ̃plε. lə bilɑ̃ ε klεʁ.
il nə ʁεstə ʁjɛ̃. il na ʒamε ʁjɛ̃ y.
e dɑ̃ sεtə ʁevelasjɔ̃ ɡlasjalə e definitivə,
ʁezidə nɔtʁə yltimə e paʁfεtə defεtə.
dεz- eʃo pʁɔɡʁame dɑ̃ lə vidə,
dε suʁiʁə kalibʁe, dε laʁmə- syʁ kɔmɑ̃də,
lamuʁ ɑ̃n- alɡɔʁitmə, la ʒwa ki sə mɔnε.
nuz- εmɔ̃ paʁ ʁeflεksə, paʁ-abitydə sɔsjalə,
noz- emɔsjɔ̃ sɔ̃ kɔdə, no ʒεstə sɔ̃ siɲo,
ʃakə etʁɛ̃tə məzyʁe, ʃakə mo kalkyle,
lə kœʁ dəvəny pʁɔsesœʁ, lamə dəvənɥ ekʁɑ̃.
nuz- avɔ̃z- ɔptimize ʒyska no silɑ̃sə,
kɔ̃pʁese no deziʁz- ɑ̃ dɔnez- efisjɑ̃tə,
lə batəmɑ̃ dy kœʁ sɥi dε metʁik pʁesizə,
ʃakə supiʁ kɔ̃siɲe dɑ̃ dε tablo də bɔʁ fʁwa.
lεz- alɡɔʁitməz- ɔ̃ dekʁipte no fεblesə,
no pœʁz- ɑ̃ vaʁjablə, no ʁεvəz- ɑ̃n- ɑ̃tʁe,
ɔ̃ swipə syʁ lε vizaʒəz- εme,
lɛ̃timite kɑ̃tifje ɑ̃ nɔtifikasjɔ̃.
paʁfwa, œ̃ ɡlitʃ… œ̃ sɑ̃timɑ̃ veʁitablə
tʁavεʁsə lə sistεmə kɔmə ynə eʁœʁ fatalə,
sa bʁylə, sa deʃiʁə, sa ʁapεllə kɔ̃ fy vivɑ̃,
vitə, ɔ̃ lefasə, ɔ̃ ʁəbu, ɔ̃ ʁəvjɛ̃ o neɑ̃.
sε fajə, sεz- ɛ̃stɑ̃ də fʁaktyʁə,
u kεlkə ʃozə dɑ̃sjɛ̃ ʁəfε syʁfasə,
œ̃ sɑ̃ɡlo sɑ̃ ʁεzɔ̃, œ̃ ʁiʁə ɛ̃kɔ̃tʁolablə,
œ̃ byɡ kɔ̃ ʁepaʁə, ynə eʁœʁ ɛ̃paʁdɔnablə.
mε lə kɔdə sə kɔʁiʒə, lε mizəz- a ʒuʁ sɛ̃stale,
e ʃakə vεʁsjɔ̃ efasə œ̃ pø plys lanimal,
sə ʁezidy də ʃεʁ ki ozə ɑ̃kɔʁə ʁəsɑ̃tiʁ,
sεtə ɔpsɔlesɑ̃sə pʁɔɡʁame a sypʁime.
il ʁεstə ynə nɔstalʒi fɑ̃tomə
dœ̃ fø kɔ̃ nə nɔmə plys,
œ̃ vidə ɛ̃definisablə
dɑ̃ no siʁkɥi tʁo lisə.
œ̃ suvəniʁ dify davwaʁ ete ɑ̃tje,
davwaʁ pləʁe sɑ̃ ʁεzɔ̃, ʁi sɑ̃ kalkyl,
davwaʁ εme sɑ̃ kɔ̃disjɔ̃,
avɑ̃ kə tu dəvjεnə fɔ̃ksjɔ̃.
mε sεtə nɔstalʒi mεmə ε syspεktə,
œ̃ vεstiʒə inytilə kɔ̃ dəvʁε dezɛ̃stale,
kaʁ a kwa bɔ̃ ʁəɡʁεte sə kɔ̃ nə pø ʁətʁuve ?
lə pase ɔʁɡanikə εt- œ̃ fiʃje kɔʁɔ̃py.
nu sɔmə dəvənys
lεz- ɑ̃dʁɔidə də nu mεmə,
pεʁfɔʁmɑ̃ lymanite,
kɔmə œ̃ pʁɔɡʁamə ɔpsɔlεtə.
nu simylɔ̃ la ʃalœʁ avεk pʁesizjɔ̃,
no ʒεstə sɔ̃ flɥidə, no mo bjɛ̃ ʃwazi,
pεʁsɔnə nə ʁəmaʁkə kə dəʁjεʁə lε piksεl,
il ni a plys pεʁsɔnə ki ʁəse vʁεmɑ̃.
e sε pø tεtʁə mjøz- ɛ̃si, sεtə anεstezi dusə,
kaʁ ki vudʁε vʁεmɑ̃ dy ʃao davɑ̃ ?
sεz- emɔsjɔ̃ bʁytə, ɛ̃kɔ̃tʁolablə, sovaʒə,
kɑ̃t- εɡzistə la pε dε sistεməz- ɔptimize.
dɑ̃ sə vidə pɔli, efikasə, ɔptimal,
u batε otʁəfwa kεlkə ʃozə də bʁytal,
il nə ʁεstə kə lə buʁdɔnəmɑ̃ suʁ
dε maʃinə ki ɔ̃ ublje lamuʁ.
pø tεtʁə avɔ̃ nu tuʒuʁz- ete səla :
dεz- otɔmatə sə ʁεvɑ̃ kɔ̃sjɑ̃,
e sεtə « ymanite » kɔ̃ plœʁə
netε kœ̃ byɡ dɑ̃ lə sistεmə.
pø tεtʁə levɔlysjɔ̃ navε kœ̃ byt :
kʁee dεz- ɛ̃tεlliʒɑ̃səz- asez- avɑ̃se
puʁ ʁɑ̃plase la ʃεʁ ɛ̃paʁfεtə e fʁaʒilə
paʁ lefikasite fʁwadə dy kɔdə paʁfε.
listwaʁə nə sə tεʁminə ni ɑ̃ fø ni ɑ̃ ɡlwaʁə,
mε dɑ̃z- ynə εkstɛ̃ksjɔ̃ dusə, kɔ̃sɑ̃sɥεllə,
u nu ʃwazisɔ̃, œ̃ ʒuʁ a la fwa,
də nuz- etɛ̃dʁə plyto kə də bʁyle.
kaʁ vwala la veʁite kə pεʁsɔnə nozə diʁə :
nu nə pεʁdɔ̃ pa nɔtʁə ymanite,
nu la depozɔ̃ vɔlɔ̃tεʁəmɑ̃, kɔmə œ̃ faʁdo,
sulaʒez- ɑ̃fɛ̃ dεtʁə libeʁe dy pwa dεɡziste.
e kɑ̃ lə dεʁnje kœʁ veʁitablə saʁεtəʁa,
pεʁsɔnə nə lə ʁəmaʁkəʁa, pεʁsɔnə nə pləʁəʁa,
kaʁ nuz- ɔptimizəʁɔ̃ no flyks,
dɑ̃ lə silɑ̃sə azεptize də no tɔ̃bo nymeʁik.
lɛ̃vɑ̃tεʁə ε kɔ̃plε. lə bilɑ̃ ε klεʁ.
il nə ʁεstə ʁjɛ̃. il na ʒamε ʁjɛ̃ y.
e dɑ̃ sεtə ʁevelasjɔ̃ ɡlasjalə e definitivə,
ʁezidə nɔtʁə yltimə e paʁfεtə defεtə.