Poeme : . 12Mm (Volume 2)
A Propos
La fin de la récréation
. 12Mm (Volume 2)
Si tu t’es reconnu, c’est que tu es la cible
Dans mon collimateur, tous sont les bienvenus
Mon calibre est le 12, voici votre menu
N’ayez point de regret, mon flow est invincible
Le plafond s’obscurcit, les oiseaux se sont tus
L’air d’un coup s’épaissit, un belliquieux parfum
Vous étiez en sursis, mais vous êtes têtus
Le loup est indulgent mais il agit par faim
Me voici de retour le roi de la métrique
Le prince du précis, celui qui met la trique
Alors tapis-toi bien, mais ne t’apitoie point
Tu étais prévenu, soit, refaisons le point
Or tu récidivas, ivre de sentiments
-- Vois-y de l’affection, point de ressentiment
Tu sens poindre le glas ? Le divin châtiment ?
Ne t’en fais pas mon grand, j’irai bien gentiment --
Je suis Saddam Hussein qui préside au procès
Asseyez-vous monsieur, voyons donc vos délits
Mais quels sont ces torchons ! quel est votre projet ?
Non ne répondez pas, écoutez l’homélie :
Sachez qu’en écrivant, ainsi et de la sorte
Vous violâtes le corps d’une poésie morte
Comme si l’alexandrin vous l’aviez inventé
Vos rimes défraîchies, vos rythmes éventés
Ce que vous nous pondez, on l’a lu bien ailleurs
Cent fois si ce n’est plus, et par de bien meilleurs
Ça sent un peu le vieux, l’odeur de l’intérieur
Aérez vos mouroirs, levez vos postérieurs
-- Objection votre honneur, j’écris ce que je veux !
-- Objection refusée ! c’est pas toi qui décides,
Tu as commis des mots, tu iras donc au feu,
Ferme-la à présent ! reprenons, je te cite :
« Les oiseaux décorés d’un rai de brume d’or
Tandis que l’aube bleu vêt son manteau encor
Le silence s’étend sur les plaines sans bruit,
Et le jour lentement fait reculer la nuit »
Seigneur dieu que c’est creux, écris-tu à la pelle ?
Tandis qu’en chirurgien, je compose au scalpel
Je vais t’inoculer, en potion de rappel
Un peu de mon venin de Nicolas Flamel
Il faut premièrement perdre un peu de manière
Regarder à l’envers, pêcher dans les égouts
Déchirer les boyaux y sortir la matière
Y plonger les deux mains, savoir y prendre goût
Ce monde fermenté fertile et rocailleux
Ce marécage ancien où sont peints tes aïeux
Tu dois les rassembler, avoir de grands débats
Tout ce qui est en haut, est aussi bien en bas
Alors ils te diront de leurs voix de reptiles
Tout ce que le boueux renferme de subtil
C’est par la transe fils, ces ombres qui défilent
La transfiguration, que tu dénoues le fil
Alors peut-être enfin, ta page brillera
D’un éclat bien distinct de tes rimes plaquées
En plastiques fluo, tes textes tout claqués (franchement)
Alors peut-être enfin le mot scintillera
Arrête avec ta lune, elle luit on a compris
Pitié avec tes vers boiteux et inégaux
Quitte-moi ces habits de torturé épris
Qui joue avec les mots comme avec des Legos
C’est plus le 18e, ainsi relaxe-toi
Ton numéro de cour, impressionnant le roi
Retire ton balai ensuite le chevauches
Vas côtoyer les cieux, viens t’asseoir à ma gauche
Prends un peu de hauteur, vois le monde géant
Bois fleuves et torrents, détourne les ruisseaux
Aies l’appétit de l’ogre et la peur du néant
Réclame-toi du Christ autant que de Rousseau
…
Bref tu m’as fatigué, va me faire un café
Sans sucre, gardes-en pour tes vilaines proses
Remplies jusqu’à vomir de sirop de glucose
Slurp. Attends ! il est froid, non je vais te baffer
Ainsi donc j’ai parlé mon décret est sans faille
Il vous faut une règle jamais y déroger
Regarde dans mon œil tu n’y vois pas de paille
Regarde dans ton cul, ma poutre y est logée
Je plaisante bien sûr, en tout cas à peu près
Je fais ça en loisir, la main dans le calbut
Au fait pour l’addition on verra ça après
On est entre copains, l’argent c’est pas le but
Qui me corrigera ? J’attends le paltoquet
J’exige les cents vers, du Tyson contre Ali
Du poids lourd, une guerre, un crochet et au lit
Le jaguar mangerait bien quelques perroquets
Sans doute allez vous peindre en marron vos culottes
Ou bien baisser les yeux car c’est là votre science
Se remettre en question appelle la jugeote
Tandis que m’ affronter demande l’inconscience
Je reviendrai pourtant, une marée fidèle
Engloutir vos egos et nettoyer la place
Ou comme mélodie ritournelle fugace
J’actionnerai encor vos faciles ficelles
Au bruit de mon galop vous tenterez de fuir
Ou bien m’ignorerez d’une moue indignée
Mais vous êtes polis, gentils et bien soignés
Bien trop accommodants pour songer à vous nuir
Je crois avoir parlé d’une voix assez claire
Malgré ça je connais mes gens et leur orgueil
Moi-même l’orgueilleux, jusqu’à péter le seuil
Ça restera je sais, une parole en l’air
Dans mon collimateur, tous sont les bienvenus
Mon calibre est le 12, voici votre menu
N’ayez point de regret, mon flow est invincible
Le plafond s’obscurcit, les oiseaux se sont tus
L’air d’un coup s’épaissit, un belliquieux parfum
Vous étiez en sursis, mais vous êtes têtus
Le loup est indulgent mais il agit par faim
Me voici de retour le roi de la métrique
Le prince du précis, celui qui met la trique
Alors tapis-toi bien, mais ne t’apitoie point
Tu étais prévenu, soit, refaisons le point
Or tu récidivas, ivre de sentiments
-- Vois-y de l’affection, point de ressentiment
Tu sens poindre le glas ? Le divin châtiment ?
Ne t’en fais pas mon grand, j’irai bien gentiment --
Je suis Saddam Hussein qui préside au procès
Asseyez-vous monsieur, voyons donc vos délits
Mais quels sont ces torchons ! quel est votre projet ?
Non ne répondez pas, écoutez l’homélie :
Sachez qu’en écrivant, ainsi et de la sorte
Vous violâtes le corps d’une poésie morte
Comme si l’alexandrin vous l’aviez inventé
Vos rimes défraîchies, vos rythmes éventés
Ce que vous nous pondez, on l’a lu bien ailleurs
Cent fois si ce n’est plus, et par de bien meilleurs
Ça sent un peu le vieux, l’odeur de l’intérieur
Aérez vos mouroirs, levez vos postérieurs
-- Objection votre honneur, j’écris ce que je veux !
-- Objection refusée ! c’est pas toi qui décides,
Tu as commis des mots, tu iras donc au feu,
Ferme-la à présent ! reprenons, je te cite :
« Les oiseaux décorés d’un rai de brume d’or
Tandis que l’aube bleu vêt son manteau encor
Le silence s’étend sur les plaines sans bruit,
Et le jour lentement fait reculer la nuit »
Seigneur dieu que c’est creux, écris-tu à la pelle ?
Tandis qu’en chirurgien, je compose au scalpel
Je vais t’inoculer, en potion de rappel
Un peu de mon venin de Nicolas Flamel
Il faut premièrement perdre un peu de manière
Regarder à l’envers, pêcher dans les égouts
Déchirer les boyaux y sortir la matière
Y plonger les deux mains, savoir y prendre goût
Ce monde fermenté fertile et rocailleux
Ce marécage ancien où sont peints tes aïeux
Tu dois les rassembler, avoir de grands débats
Tout ce qui est en haut, est aussi bien en bas
Alors ils te diront de leurs voix de reptiles
Tout ce que le boueux renferme de subtil
C’est par la transe fils, ces ombres qui défilent
La transfiguration, que tu dénoues le fil
Alors peut-être enfin, ta page brillera
D’un éclat bien distinct de tes rimes plaquées
En plastiques fluo, tes textes tout claqués (franchement)
Alors peut-être enfin le mot scintillera
Arrête avec ta lune, elle luit on a compris
Pitié avec tes vers boiteux et inégaux
Quitte-moi ces habits de torturé épris
Qui joue avec les mots comme avec des Legos
C’est plus le 18e, ainsi relaxe-toi
Ton numéro de cour, impressionnant le roi
Retire ton balai ensuite le chevauches
Vas côtoyer les cieux, viens t’asseoir à ma gauche
Prends un peu de hauteur, vois le monde géant
Bois fleuves et torrents, détourne les ruisseaux
Aies l’appétit de l’ogre et la peur du néant
Réclame-toi du Christ autant que de Rousseau
…
Bref tu m’as fatigué, va me faire un café
Sans sucre, gardes-en pour tes vilaines proses
Remplies jusqu’à vomir de sirop de glucose
Slurp. Attends ! il est froid, non je vais te baffer
Ainsi donc j’ai parlé mon décret est sans faille
Il vous faut une règle jamais y déroger
Regarde dans mon œil tu n’y vois pas de paille
Regarde dans ton cul, ma poutre y est logée
Je plaisante bien sûr, en tout cas à peu près
Je fais ça en loisir, la main dans le calbut
Au fait pour l’addition on verra ça après
On est entre copains, l’argent c’est pas le but
Qui me corrigera ? J’attends le paltoquet
J’exige les cents vers, du Tyson contre Ali
Du poids lourd, une guerre, un crochet et au lit
Le jaguar mangerait bien quelques perroquets
Sans doute allez vous peindre en marron vos culottes
Ou bien baisser les yeux car c’est là votre science
Se remettre en question appelle la jugeote
Tandis que m’ affronter demande l’inconscience
Je reviendrai pourtant, une marée fidèle
Engloutir vos egos et nettoyer la place
Ou comme mélodie ritournelle fugace
J’actionnerai encor vos faciles ficelles
Au bruit de mon galop vous tenterez de fuir
Ou bien m’ignorerez d’une moue indignée
Mais vous êtes polis, gentils et bien soignés
Bien trop accommodants pour songer à vous nuir
Je crois avoir parlé d’une voix assez claire
Malgré ça je connais mes gens et leur orgueil
Moi-même l’orgueilleux, jusqu’à péter le seuil
Ça restera je sais, une parole en l’air
Dmt667Amzvchrist
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Poème en Phonétique
si ty tε ʁəkɔny, sε kə ty ε la siblə
dɑ̃ mɔ̃ kɔlimatœʁ, tus sɔ̃ lε bjɛ̃vənys
mɔ̃ kalibʁə ε lə duzə, vwasi vɔtʁə məny
nεje pwɛ̃ də ʁəɡʁε, mɔ̃ flɔw εt- ɛ̃vɛ̃siblə
lə plafɔ̃ sɔpskyʁsi, lεz- wazo sə sɔ̃ tys
lεʁ dœ̃ ku sepεsi, œ̃ bεllikjø paʁfœ̃
vuz- etjez- ɑ̃ syʁsi, mε vuz- εtə tεtys
lə lu εt- ɛ̃dylʒe mεz- il aʒi paʁ fɛ̃
mə vwasi də ʁətuʁ lə ʁwa də la metʁikə
lə pʁɛ̃sə dy pʁesi, səlɥi ki mεt la tʁikə
alɔʁ tapi twa bjɛ̃, mε nə tapitwa pwɛ̃
ty etε pʁevəny, swa, ʁəfəzɔ̃ lə pwɛ̃
ɔʁ ty ʁesidiva, ivʁə də sɑ̃timɑ̃
vwaz- i də lafεksjɔ̃, pwɛ̃ də ʁəsɑ̃time
ty sɑ̃s pwɛ̃dʁə lə ɡla ? lə divɛ̃ ʃatime ?
nə tɑ̃ fε pa mɔ̃ ɡʁɑ̃, ʒiʁε bjɛ̃ ʒɑ̃time
ʒə sɥi sadam ysɛ̃ ki pʁezidə o pʁɔsε
asεje vu məsjø, vwajɔ̃ dɔ̃k vo deli
mε kεl sɔ̃ sε tɔʁʃɔ̃ ! kεl ε vɔtʁə pʁɔʒε ?
nɔ̃ nə ʁepɔ̃de pa, ekute lɔmeli :
saʃe kɑ̃n- ekʁivɑ̃, ɛ̃si e də la sɔʁtə
vu vjɔlatə lə kɔʁ dynə pɔezi mɔʁtə
kɔmə si lalεksɑ̃dʁɛ̃ vu lavjez- ɛ̃vɑ̃te
vo ʁimə defʁεʃi, vo ʁitməz- evɑ̃te
sə kə vu nu pɔ̃de, ɔ̃ la ly bjɛ̃ ajœʁ
sɑ̃ fwa si sə nε plys, e paʁ də bjɛ̃ mεjœʁ
sa sɑ̃ œ̃ pø lə vjø, lɔdœʁ də lɛ̃teʁjœʁ
aeʁe vo muʁwaʁ, ləve vo pɔsteʁjœʁ
ɔbʒεksjɔ̃ vɔtʁə ɔnœʁ, ʒekʁi sə kə ʒə vø !
ɔbʒεksjɔ̃ ʁəfyze ! sε pa twa ki desidə,
ty a kɔmi dε mo, ty iʁa dɔ̃k o fø,
fεʁmə la a pʁezɑ̃ ! ʁəpʁənɔ̃, ʒə tə sitə :
« ləs wazo dekɔʁe dœ̃ ʁε də bʁymə dɔʁ
tɑ̃di kə lobə blø vεt sɔ̃ mɑ̃to ɑ̃kɔʁ
lə silɑ̃sə setɑ̃ syʁ lε plεnə sɑ̃ bʁɥi,
e lə ʒuʁ lɑ̃təmɑ̃ fε ʁəkyle la nɥit »
sεɲœʁ djø kə sε kʁø, ekʁi ty a la pεllə ?
tɑ̃di kɑ̃ ʃiʁyʁʒjɛ̃, ʒə kɔ̃pozə o skalpεl
ʒə vε tinɔkyle, ɑ̃ pɔsjɔ̃ də ʁapεl
œ̃ pø də mɔ̃ vənɛ̃ də nikɔla flamεl
il fo pʁəmjεʁəmɑ̃ pεʁdʁə œ̃ pø də manjεʁə
ʁəɡaʁde a lɑ̃vεʁ, pεʃe dɑ̃ lεz- eɡu
deʃiʁe lε bwajoz- i sɔʁtiʁ la matjεʁə
i plɔ̃ʒe lε dø mɛ̃, savwaʁ i pʁɑ̃dʁə ɡu
sə mɔ̃də fεʁmɑ̃te fεʁtilə e ʁɔkajø
sə maʁekaʒə ɑ̃sjɛ̃ u sɔ̃ pɛ̃ tεz- ajø
ty dwa lε ʁasɑ̃ble, avwaʁ də ɡʁɑ̃ deba
tu sə ki εt- ɑ̃-o, εt- osi bjɛ̃ ɑ̃ ba
alɔʁz- il tə diʁɔ̃ də lœʁ vwa də ʁεptilə
tu sə kə lə buø ʁɑ̃fεʁmə də sybtil
sε paʁ la tʁɑ̃zə fis, sεz- ɔ̃bʁə- ki defile
la tʁɑ̃sfiɡyʁasjɔ̃, kə ty denu lə fil
alɔʁ pø tεtʁə ɑ̃fɛ̃, ta paʒə bʁijʁa
dœ̃n- ekla bjɛ̃ distɛ̃ də tε ʁimə plake
ɑ̃ plastik flyo, tε tεkstə tu klakes (fʁɑ̃ʃəmεnt)
alɔʁ pø tεtʁə ɑ̃fɛ̃ lə mo sɛ̃tijʁa
aʁεtə avεk ta lynə, εllə lɥi ɔ̃n- a kɔ̃pʁi
pitje avεk tε vεʁ bwatøz- e ineɡo
kitə mwa sεz- abi də tɔʁtyʁe epʁi
ki ʒu avεk lε mo kɔmə avεk dε ləɡo
sε plys lə diz- ɥit ə, ɛ̃si ʁəlaksə twa
tɔ̃ nymeʁo də kuʁ, ɛ̃pʁesjɔnɑ̃ lə ʁwa
ʁətiʁə tɔ̃ balε ɑ̃sɥitə lə ʃəvoʃə
va kotwaje lε sjø, vjɛ̃ tasəwaʁ a ma ɡoʃə
pʁɑ̃z- œ̃ pø də-otœʁ, vwa lə mɔ̃də ʒeɑ̃
bwa fləvəz- e tɔʁɑ̃, detuʁnə lε ʁɥiso
ε lapeti də lɔɡʁə e la pœʁ dy neɑ̃
ʁeklamə twa dy kʁist otɑ̃ kə də ʁuso
…
bʁεf ty ma fatiɡe, va mə fεʁə œ̃ kafe
sɑ̃ sykʁə, ɡaʁdəz- ɑ̃ puʁ tε vilεnə pʁozə
ʁɑ̃pli ʒyska vɔmiʁ də siʁo də ɡlykozə
slyʁp. atɑ̃ ! il ε fʁwa, nɔ̃ ʒə vε tə bafe
ɛ̃si dɔ̃k ʒε paʁle mɔ̃ dekʁε ε sɑ̃ fajə
il vu fo ynə ʁεɡlə ʒamεz- i deʁɔʒe
ʁəɡaʁdə dɑ̃ mɔ̃n- œj ty ni vwa pa də pajə
ʁəɡaʁdə dɑ̃ tɔ̃ kyl, ma putʁə i ε lɔʒe
ʒə plεzɑ̃tə bjɛ̃ syʁ, ɑ̃ tu ka a pø pʁε
ʒə fε sa ɑ̃ lwaziʁ, la mɛ̃ dɑ̃ lə kalby
o fε puʁ ladisjɔ̃ ɔ̃ veʁa sa apʁε
ɔ̃n- εt- ɑ̃tʁə kɔpɛ̃, laʁʒe sε pa lə byt
ki mə kɔʁiʒəʁa ? ʒatɑ̃ lə paltɔkε
ʒεɡziʒə lε sɑ̃ vεʁ, dy tizɔ̃ kɔ̃tʁə ali
dy pwa luʁ, ynə ɡeʁə, œ̃ kʁoʃε e o li
lə ʒaɡaʁ mɑ̃ʒəʁε bjɛ̃ kεlk peʁɔkε
sɑ̃ dutə ale vu pɛ̃dʁə ɑ̃ maʁɔ̃ vo kylɔtə
u bjɛ̃ bεse lεz- iø kaʁ sε la vɔtʁə sjɑ̃sə
sə ʁəmεtʁə ɑ̃ kεstjɔ̃ apεllə la ʒyʒɔtə
tɑ̃di kə mafʁɔ̃te dəmɑ̃də lɛ̃kɔ̃sjɑ̃sə
ʒə ʁəvjɛ̃dʁε puʁtɑ̃, ynə maʁe fidεlə
ɑ̃ɡlutiʁ voz- əɡoz- e nεtwaje la plasə
u kɔmə melɔdi ʁituʁnεllə fyɡasə
ʒaksjɔnəʁε ɑ̃kɔʁ vo fasilə fisεllə
o bʁɥi də mɔ̃ ɡalo vu tɑ̃təʁe də fɥiʁ
u bjɛ̃ miɲɔʁəʁe dynə mu ɛ̃diɲe
mε vuz- εtə pɔli, ʒɑ̃tilz- e bjɛ̃ swaɲe
bjɛ̃ tʁo akɔmɔdɑ̃ puʁ sɔ̃ʒe a vu nɥiʁ
ʒə kʁwaz- avwaʁ paʁle dynə vwa ase klεʁə
malɡʁe sa ʒə kɔnε mε ʒɑ̃z- e lœʁ ɔʁɡœj
mwa mεmə lɔʁɡœjø, ʒyska pete lə səj
sa ʁεstəʁa ʒə sε, ynə paʁɔlə ɑ̃ lεʁ
dɑ̃ mɔ̃ kɔlimatœʁ, tus sɔ̃ lε bjɛ̃vənys
mɔ̃ kalibʁə ε lə duzə, vwasi vɔtʁə məny
nεje pwɛ̃ də ʁəɡʁε, mɔ̃ flɔw εt- ɛ̃vɛ̃siblə
lə plafɔ̃ sɔpskyʁsi, lεz- wazo sə sɔ̃ tys
lεʁ dœ̃ ku sepεsi, œ̃ bεllikjø paʁfœ̃
vuz- etjez- ɑ̃ syʁsi, mε vuz- εtə tεtys
lə lu εt- ɛ̃dylʒe mεz- il aʒi paʁ fɛ̃
mə vwasi də ʁətuʁ lə ʁwa də la metʁikə
lə pʁɛ̃sə dy pʁesi, səlɥi ki mεt la tʁikə
alɔʁ tapi twa bjɛ̃, mε nə tapitwa pwɛ̃
ty etε pʁevəny, swa, ʁəfəzɔ̃ lə pwɛ̃
ɔʁ ty ʁesidiva, ivʁə də sɑ̃timɑ̃
vwaz- i də lafεksjɔ̃, pwɛ̃ də ʁəsɑ̃time
ty sɑ̃s pwɛ̃dʁə lə ɡla ? lə divɛ̃ ʃatime ?
nə tɑ̃ fε pa mɔ̃ ɡʁɑ̃, ʒiʁε bjɛ̃ ʒɑ̃time
ʒə sɥi sadam ysɛ̃ ki pʁezidə o pʁɔsε
asεje vu məsjø, vwajɔ̃ dɔ̃k vo deli
mε kεl sɔ̃ sε tɔʁʃɔ̃ ! kεl ε vɔtʁə pʁɔʒε ?
nɔ̃ nə ʁepɔ̃de pa, ekute lɔmeli :
saʃe kɑ̃n- ekʁivɑ̃, ɛ̃si e də la sɔʁtə
vu vjɔlatə lə kɔʁ dynə pɔezi mɔʁtə
kɔmə si lalεksɑ̃dʁɛ̃ vu lavjez- ɛ̃vɑ̃te
vo ʁimə defʁεʃi, vo ʁitməz- evɑ̃te
sə kə vu nu pɔ̃de, ɔ̃ la ly bjɛ̃ ajœʁ
sɑ̃ fwa si sə nε plys, e paʁ də bjɛ̃ mεjœʁ
sa sɑ̃ œ̃ pø lə vjø, lɔdœʁ də lɛ̃teʁjœʁ
aeʁe vo muʁwaʁ, ləve vo pɔsteʁjœʁ
ɔbʒεksjɔ̃ vɔtʁə ɔnœʁ, ʒekʁi sə kə ʒə vø !
ɔbʒεksjɔ̃ ʁəfyze ! sε pa twa ki desidə,
ty a kɔmi dε mo, ty iʁa dɔ̃k o fø,
fεʁmə la a pʁezɑ̃ ! ʁəpʁənɔ̃, ʒə tə sitə :
« ləs wazo dekɔʁe dœ̃ ʁε də bʁymə dɔʁ
tɑ̃di kə lobə blø vεt sɔ̃ mɑ̃to ɑ̃kɔʁ
lə silɑ̃sə setɑ̃ syʁ lε plεnə sɑ̃ bʁɥi,
e lə ʒuʁ lɑ̃təmɑ̃ fε ʁəkyle la nɥit »
sεɲœʁ djø kə sε kʁø, ekʁi ty a la pεllə ?
tɑ̃di kɑ̃ ʃiʁyʁʒjɛ̃, ʒə kɔ̃pozə o skalpεl
ʒə vε tinɔkyle, ɑ̃ pɔsjɔ̃ də ʁapεl
œ̃ pø də mɔ̃ vənɛ̃ də nikɔla flamεl
il fo pʁəmjεʁəmɑ̃ pεʁdʁə œ̃ pø də manjεʁə
ʁəɡaʁde a lɑ̃vεʁ, pεʃe dɑ̃ lεz- eɡu
deʃiʁe lε bwajoz- i sɔʁtiʁ la matjεʁə
i plɔ̃ʒe lε dø mɛ̃, savwaʁ i pʁɑ̃dʁə ɡu
sə mɔ̃də fεʁmɑ̃te fεʁtilə e ʁɔkajø
sə maʁekaʒə ɑ̃sjɛ̃ u sɔ̃ pɛ̃ tεz- ajø
ty dwa lε ʁasɑ̃ble, avwaʁ də ɡʁɑ̃ deba
tu sə ki εt- ɑ̃-o, εt- osi bjɛ̃ ɑ̃ ba
alɔʁz- il tə diʁɔ̃ də lœʁ vwa də ʁεptilə
tu sə kə lə buø ʁɑ̃fεʁmə də sybtil
sε paʁ la tʁɑ̃zə fis, sεz- ɔ̃bʁə- ki defile
la tʁɑ̃sfiɡyʁasjɔ̃, kə ty denu lə fil
alɔʁ pø tεtʁə ɑ̃fɛ̃, ta paʒə bʁijʁa
dœ̃n- ekla bjɛ̃ distɛ̃ də tε ʁimə plake
ɑ̃ plastik flyo, tε tεkstə tu klakes (fʁɑ̃ʃəmεnt)
alɔʁ pø tεtʁə ɑ̃fɛ̃ lə mo sɛ̃tijʁa
aʁεtə avεk ta lynə, εllə lɥi ɔ̃n- a kɔ̃pʁi
pitje avεk tε vεʁ bwatøz- e ineɡo
kitə mwa sεz- abi də tɔʁtyʁe epʁi
ki ʒu avεk lε mo kɔmə avεk dε ləɡo
sε plys lə diz- ɥit ə, ɛ̃si ʁəlaksə twa
tɔ̃ nymeʁo də kuʁ, ɛ̃pʁesjɔnɑ̃ lə ʁwa
ʁətiʁə tɔ̃ balε ɑ̃sɥitə lə ʃəvoʃə
va kotwaje lε sjø, vjɛ̃ tasəwaʁ a ma ɡoʃə
pʁɑ̃z- œ̃ pø də-otœʁ, vwa lə mɔ̃də ʒeɑ̃
bwa fləvəz- e tɔʁɑ̃, detuʁnə lε ʁɥiso
ε lapeti də lɔɡʁə e la pœʁ dy neɑ̃
ʁeklamə twa dy kʁist otɑ̃ kə də ʁuso
…
bʁεf ty ma fatiɡe, va mə fεʁə œ̃ kafe
sɑ̃ sykʁə, ɡaʁdəz- ɑ̃ puʁ tε vilεnə pʁozə
ʁɑ̃pli ʒyska vɔmiʁ də siʁo də ɡlykozə
slyʁp. atɑ̃ ! il ε fʁwa, nɔ̃ ʒə vε tə bafe
ɛ̃si dɔ̃k ʒε paʁle mɔ̃ dekʁε ε sɑ̃ fajə
il vu fo ynə ʁεɡlə ʒamεz- i deʁɔʒe
ʁəɡaʁdə dɑ̃ mɔ̃n- œj ty ni vwa pa də pajə
ʁəɡaʁdə dɑ̃ tɔ̃ kyl, ma putʁə i ε lɔʒe
ʒə plεzɑ̃tə bjɛ̃ syʁ, ɑ̃ tu ka a pø pʁε
ʒə fε sa ɑ̃ lwaziʁ, la mɛ̃ dɑ̃ lə kalby
o fε puʁ ladisjɔ̃ ɔ̃ veʁa sa apʁε
ɔ̃n- εt- ɑ̃tʁə kɔpɛ̃, laʁʒe sε pa lə byt
ki mə kɔʁiʒəʁa ? ʒatɑ̃ lə paltɔkε
ʒεɡziʒə lε sɑ̃ vεʁ, dy tizɔ̃ kɔ̃tʁə ali
dy pwa luʁ, ynə ɡeʁə, œ̃ kʁoʃε e o li
lə ʒaɡaʁ mɑ̃ʒəʁε bjɛ̃ kεlk peʁɔkε
sɑ̃ dutə ale vu pɛ̃dʁə ɑ̃ maʁɔ̃ vo kylɔtə
u bjɛ̃ bεse lεz- iø kaʁ sε la vɔtʁə sjɑ̃sə
sə ʁəmεtʁə ɑ̃ kεstjɔ̃ apεllə la ʒyʒɔtə
tɑ̃di kə mafʁɔ̃te dəmɑ̃də lɛ̃kɔ̃sjɑ̃sə
ʒə ʁəvjɛ̃dʁε puʁtɑ̃, ynə maʁe fidεlə
ɑ̃ɡlutiʁ voz- əɡoz- e nεtwaje la plasə
u kɔmə melɔdi ʁituʁnεllə fyɡasə
ʒaksjɔnəʁε ɑ̃kɔʁ vo fasilə fisεllə
o bʁɥi də mɔ̃ ɡalo vu tɑ̃təʁe də fɥiʁ
u bjɛ̃ miɲɔʁəʁe dynə mu ɛ̃diɲe
mε vuz- εtə pɔli, ʒɑ̃tilz- e bjɛ̃ swaɲe
bjɛ̃ tʁo akɔmɔdɑ̃ puʁ sɔ̃ʒe a vu nɥiʁ
ʒə kʁwaz- avwaʁ paʁle dynə vwa ase klεʁə
malɡʁe sa ʒə kɔnε mε ʒɑ̃z- e lœʁ ɔʁɡœj
mwa mεmə lɔʁɡœjø, ʒyska pete lə səj
sa ʁεstəʁa ʒə sε, ynə paʁɔlə ɑ̃ lεʁ