Poeme : Rupture
A Propos
Ce poème évoque une rupture silencieuse, vécue dans la pénombre lunaire. L’amour s’y défait lentement, sans éclat, remplacé par l’ennui et le regret. La nature reflète l’épuisement des cœurs, tandis que la nuit et la lune veillent sur des amants résignés, pris entre passé et désillusion muette et froide.
Rupture
En pleurs, sous la clarté lunaire, la nuit se pâme,
Les arbres frémissants s’inclinent lentement ;
Un souffle ancien descend du ciel silencieusement,
Et l’ombre semble pleurer quelqu’ancien drame.
Les amants vont, rêveurs, sous l’astre hésitant et blême,
Leurs voix tombent tout bas, craintives, à demi ;
Ils parlent du passé bien plus que d’eux-mêmes ;
Leur cœur déjà brisé, vaincu par l’ennui.
La lune, au front voilé, glisse et sème un mystère
Sur leurs traits fatigués d’avoir trop espéré,
L’amour n’est plus qu’un souffle au bord de se taire,
Un regret lancinant qu’on n’a pas su nommer.
Ainsi tout se dissout dans l’instant incertain,
Les baisers se font brume et les serments s’éteignent ;
La nuit ferme les yeux sur l’espoir qui s’étreint :
Seule la lune règne, et les cœurs se résignent.
Les arbres frémissants s’inclinent lentement ;
Un souffle ancien descend du ciel silencieusement,
Et l’ombre semble pleurer quelqu’ancien drame.
Les amants vont, rêveurs, sous l’astre hésitant et blême,
Leurs voix tombent tout bas, craintives, à demi ;
Ils parlent du passé bien plus que d’eux-mêmes ;
Leur cœur déjà brisé, vaincu par l’ennui.
La lune, au front voilé, glisse et sème un mystère
Sur leurs traits fatigués d’avoir trop espéré,
L’amour n’est plus qu’un souffle au bord de se taire,
Un regret lancinant qu’on n’a pas su nommer.
Ainsi tout se dissout dans l’instant incertain,
Les baisers se font brume et les serments s’éteignent ;
La nuit ferme les yeux sur l’espoir qui s’étreint :
Seule la lune règne, et les cœurs se résignent.
Canariwolf
PostScriptum
Il s’agit d’une rupture imaginée bien sûr !
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Poème en Phonétique
ɑ̃ plœʁ, su la klaʁte lynεʁə, la nɥi sə pamə,
lεz- aʁbʁə- fʁemisɑ̃ sɛ̃kline lɑ̃təmɑ̃,
œ̃ suflə ɑ̃sjɛ̃ desɑ̃ dy sjεl silɑ̃sjøzəmɑ̃,
e lɔ̃bʁə sɑ̃blə pləʁe kεlkɑ̃sjɛ̃ dʁamə.
lεz- amɑ̃ vɔ̃, ʁεvœʁ, su lastʁə ezitɑ̃ e blεmə,
lœʁ vwa tɔ̃be tu ba, kʁɛ̃tivə, a dəmi,
il paʁle dy pase bjɛ̃ plys kə dø mεmə,
lœʁ kœʁ deʒa bʁize, vɛ̃ky paʁ lɑ̃nɥi.
la lynə, o fʁɔ̃ vwale, ɡlisə e sεmə œ̃ mistεʁə
syʁ lœʁ tʁε fatiɡe davwaʁ tʁo εspeʁe,
lamuʁ nε plys kœ̃ suflə o bɔʁ də sə tεʁə,
œ̃ ʁəɡʁε lɑ̃sinɑ̃ kɔ̃ na pa sy nɔme.
ɛ̃si tu sə disu dɑ̃ lɛ̃stɑ̃ ɛ̃sεʁtɛ̃,
lε bεze sə fɔ̃ bʁymə e lε sεʁmɑ̃ setεɲe,
la nɥi fεʁmə lεz- iø syʁ lεspwaʁ ki setʁɛ̃ :
sələ la lynə ʁεɲə, e lε kœʁ sə ʁeziɲe.
lεz- aʁbʁə- fʁemisɑ̃ sɛ̃kline lɑ̃təmɑ̃,
œ̃ suflə ɑ̃sjɛ̃ desɑ̃ dy sjεl silɑ̃sjøzəmɑ̃,
e lɔ̃bʁə sɑ̃blə pləʁe kεlkɑ̃sjɛ̃ dʁamə.
lεz- amɑ̃ vɔ̃, ʁεvœʁ, su lastʁə ezitɑ̃ e blεmə,
lœʁ vwa tɔ̃be tu ba, kʁɛ̃tivə, a dəmi,
il paʁle dy pase bjɛ̃ plys kə dø mεmə,
lœʁ kœʁ deʒa bʁize, vɛ̃ky paʁ lɑ̃nɥi.
la lynə, o fʁɔ̃ vwale, ɡlisə e sεmə œ̃ mistεʁə
syʁ lœʁ tʁε fatiɡe davwaʁ tʁo εspeʁe,
lamuʁ nε plys kœ̃ suflə o bɔʁ də sə tεʁə,
œ̃ ʁəɡʁε lɑ̃sinɑ̃ kɔ̃ na pa sy nɔme.
ɛ̃si tu sə disu dɑ̃ lɛ̃stɑ̃ ɛ̃sεʁtɛ̃,
lε bεze sə fɔ̃ bʁymə e lε sεʁmɑ̃ setεɲe,
la nɥi fεʁmə lεz- iø syʁ lεspwaʁ ki setʁɛ̃ :
sələ la lynə ʁεɲə, e lε kœʁ sə ʁeziɲe.