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Poeme : Juste Cinq Minutes, Promis.



A Propos

J’ai écrit ce poème dans un moment de grande réflexion philosophique,
entre deux bâillements profonds et une tentative ratée de faire du café.
Toute ressemblance avec une personne assise en pyjama à midi
serait purement… autobiographique.
Je suis prié de ne pas m’endormir avant la fin,
ou au moins d’avoir la décence de ronfler en rythme.

Juste Cinq Minutes, Promis.

La fatigue m’a pris par surprise
Comme un chat sur un clavier,
Elle s’est assise sur mes valises
Et refuse de s’en aller.

Mon cerveau tourne au ralenti,
Version escargot sous café,
Même mes pensées font la sieste
Avant d’avoir commencé.

Mon réveil sonne comme un drame,
Un opéra en do majeur,
Moi, je joue la scène de la panne
Avec un très grand talent d’acteur.

Je mets du dentifrice sur la brosse,
Enfin… normalement c’était le plan,
Mais je fixe le tube dix secondes
Comme un philosophe hésitant.

Mon café me regarde, fier,
Comme un héros prêt au combat,
Je le bois… puis je m’endors
Avec la tasse dans les bras.

Mes clés ont quitté mon domicile,
Sans laisser d’adresse ni mot,
Elles doivent vivre une vie tranquille
Dans un tiroir que je ne connais pas trop.

Si la sieste était une carrière,
J’aurais déjà dix promotions,
Cadre supérieur de mon canapé,
Responsable de mon coussin rond.

Mais mon lit, ce grand manipulateur,
Me promet : « Juste cinq minutes, promis »,
Et deux heures plus tard, sans pudeur,
Il me dit : « On recommence demain, mon ami. »
Maniho

PostScriptum

Après la rédaction de ce texte,
j’ai courageusement décidé de faire une sieste stratégique.
Cette opération, prévue pour durer dix minutes,
s’est transformée en un stage intensif de quatre heures.

Les résultats sont encourageants :
aucun progrès notable,
mais une excellente relation avec mon oreiller.

Fin du rapport.
Retour sous la couverture.

Validé le 09/02/2026
MANIHO


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Poème en Phonétique

la fatiɡ ma pʁi paʁ syʁpʁizə
kɔmə œ̃ ʃa syʁ œ̃ klavje,
εllə sεt- asizə syʁ mε valizə
e ʁəfyzə də sɑ̃n- ale.

mɔ̃ sεʁvo tuʁnə o ʁalɑ̃ti,
vεʁsjɔ̃ εskaʁɡo su kafe,
mεmə mε pɑ̃se fɔ̃ la sjεstə
avɑ̃ davwaʁ kɔmɑ̃se.

mɔ̃ ʁevεj sɔnə kɔmə œ̃ dʁamə,
œ̃n- ɔpeʁa ɑ̃ do maʒœʁ,
mwa, ʒə ʒu la sεnə də la panə
avεk œ̃ tʁε ɡʁɑ̃ talɑ̃ daktœʁ.

ʒə mεt dy dɑ̃tifʁisə syʁ la bʁɔsə,
ɑ̃fɛ̃… nɔʁmaləmɑ̃ setε lə plɑ̃,
mε ʒə fiksə lə tybə di- səɡɔ̃də
kɔmə œ̃ filozɔfə ezitɑ̃.

mɔ̃ kafe mə ʁəɡaʁdə, fje,
kɔmə œ̃n- eʁo pʁε o kɔ̃ba,
ʒə lə bwa… pɥi ʒə mɑ̃dɔʁ
avεk la tasə dɑ̃ lε bʁa.

mε klez- ɔ̃ kite mɔ̃ dɔmisilə,
sɑ̃ lεse dadʁεsə ni mo,
εllə dwave vivʁə ynə vi tʁɑ̃kjə
dɑ̃z- œ̃ tiʁwaʁ kə ʒə nə kɔnε pa tʁo.

si la sjεstə etε ynə kaʁjεʁə,
ʒoʁε deʒa di- pʁomosjɔ̃,
kadʁə sypeʁjœʁ də mɔ̃ kanape,
ʁεspɔ̃sablə də mɔ̃ kusɛ̃ ʁɔ̃.

mε mɔ̃ li, sə ɡʁɑ̃ manipylatœʁ,
mə pʁɔmε : « ʒystə sɛ̃k minytə, pʁɔmis »,
e dø œʁ plys taʁ, sɑ̃ pydœʁ,
il mə di : « ɔ̃ ʁəkɔmɑ̃sə dəmɛ̃, mɔ̃n- ami. »