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Poeme : « Les Cancres D’hier… Les Sages D’aujourd’hui… »



A Propos

Chers amis, chers anciens élèves,

Avant de commencer, rassurez-vous : ce soir il n’y aura ni dictée, ni calcul mental, ni interrogation surprise !
Le maître n’est plus là pour vérifier si nous avons appris nos leçons… et heureusement pour certains d’entre nous !

Mais si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour une chose très importante :
se souvenir du bon vieux temps.

Le temps des pupitres en bois, du tableau noir couvert de craie, de l’encrier qu’on renversait toujours au mauvais moment, du buvard qui sauvait nos cahiers… et des devoirs qu’on faisait parfois le matin même, juste avant la classe.

Alors le petit poème qui suit n’est qu’un clin d’œil à ces années-là :
à nos bêtises, à nos rires, et surtout à l’amitié qui nous rassemble encore aujourd’hui.

« Les Cancres D’hier… Les Sages D’aujourd’hui… »

Sacré nom d’une école !

Mes chers amis, regardez-nous donc ce soir,
Réunis comme autrefois… mais avec quelques cheveux en moins, faut voir !
Les années ont passé, c’est vrai,
Mais dans nos têtes, la cour d’école n’a jamais fermé.

Ah ! La classe avec le vieux poêle au fond,
Qui chauffait plus nos rêves que nos leçons.
Le maître écrivait à la craie sur le tableau noir,
Et nous on comptait les minutes… en regardant dehors.

Sur le pupitre en bois trônait l’encrier,
Qu’il ne fallait surtout pas renverser.
Mais un jour — patatras ! — la bouteille d’encre est tombée,
Et voilà trois élèves devenus schtroumpfs pour la journée !

Le porte-plume grinçait comme une vieille porte,
Et parfois la plume décidait de faire n’importe quoi.
Une tache d’encre énorme sur le cahier du voisin,
Et tout le monde criait : « Ce n’est pas moi… c’est sa main ! »

Le buvard passait de table en table
Comme un héros des écritures improbables.
Et dans le plumier en bois bien fermé,
Se cachait parfois un bonbon… bien dissimulé.

Sapristi ! Et la récréation !
Quand la cloche sonnait — quelle révolution !
On sortait de la classe plus vite que l’éclair,
Comme si la liberté nous attendait dehors.

Les champions de billes s’installaient dans la poussière,
Les autres couraient partout dans la cour entière.
Et le maître soupirait, les mains sur la tête :
« Sacré nom d’une pipe… quelle drôle de planète ! »

Mais entre les taches d’encre et les devoirs oubliés,
Entre les rires et les bêtises partagées,
Nous avons appris bien plus que des leçons :
L’amitié, les souvenirs… et quelques chansons.

Alors ce soir, mes chers anciens camarades,
Levons nos verres sans trop de parade.
Car malgré les années et les chemins différents,
Nous restons toujours… les élèves d’autrefois, tout simplement.
Maniho

PostScriptum

Et voilà…

Si certains souvenirs ont été un peu arrangés, rassurez-vous :
la mémoire fait parfois son travail… comme nos devoirs autrefois — un peu à sa façon !

Mais une chose est certaine :
malgré les années qui passent, les cheveux qui blanchissent et les lunettes qui apparaissent,
il suffit de se retrouver pour redevenir les élèves d’autrefois.

Merci à vous tous pour ces rires, ces souvenirs et cette belle soirée.
Et surtout… profitez bien, car demain il n’y aura pas école !

MANIHO — 2026


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Poème en Phonétique

sakʁe nɔ̃ dynə ekɔlə !

mε ʃεʁz- ami, ʁəɡaʁde nu dɔ̃k sə swaʁ,
ʁeyni kɔmə otʁəfwa… mεz- avεk kεlk ʃəvøz- ɑ̃ mwɛ̃, fo vwaʁ !
lεz- anez- ɔ̃ pase, sε vʁε,
mε dɑ̃ no tεtə, la kuʁ dekɔlə na ʒamε fεʁme.

a ! la klasə avεk lə vjø pwεlə o fɔ̃,
ki ʃofε plys no ʁεvə kə no ləsɔ̃.
lə mεtʁə ekʁivε a la kʁε syʁ lə tablo nwaʁ,
e nuz- ɔ̃ kɔ̃tε lε minytə… ɑ̃ ʁəɡaʁdɑ̃ dəɔʁ.

syʁ lə pypitʁə ɑ̃ bwa tʁonε lɑ̃kʁje,
kil nə falε syʁtu pa ʁɑ̃vεʁse.
mεz- œ̃ ʒuʁ patatʁa ! la butεjə dɑ̃kʁə ε tɔ̃be,
e vwala tʁwaz- elεvə dəvənys ʃtʁumpf puʁ la ʒuʁne !

lə pɔʁtə plymə ɡʁɛ̃sε kɔmə ynə vjεjə pɔʁtə,
e paʁfwa la plymə desidε də fεʁə nɛ̃pɔʁtə kwa.
ynə taʃə dɑ̃kʁə enɔʁmə syʁ lə kaje dy vwazɛ̃,
e tu lə mɔ̃də kʁjε : « sə nε pa mwa… sε sa mɛ̃ ! »

lə byvaʁ pasε də tablə ɑ̃ tablə
kɔmə œ̃n- eʁo dεz- ekʁityʁəz- ɛ̃pʁɔbablə.
e dɑ̃ lə plymje ɑ̃ bwa bjɛ̃ fεʁme,
sə kaʃε paʁfwaz- œ̃ bɔ̃bɔ̃… bjɛ̃ disimyle.

sapʁisti ! e la ʁekʁeasjɔ̃ !
kɑ̃ la kloʃə sɔnε kεllə ʁevɔlysjɔ̃ !
ɔ̃ sɔʁtε də la klasə plys vitə kə leklεʁ,
kɔmə si la libεʁte nuz- atɑ̃dε dəɔʁ.

lε ʃɑ̃pjɔ̃ də bijə sɛ̃stalε dɑ̃ la pusjεʁə,
lεz- otʁə- kuʁε paʁtu dɑ̃ la kuʁ ɑ̃tjεʁə.
e lə mεtʁə supiʁε, lε mɛ̃ syʁ la tεtə :
« sakʁe nɔ̃ dynə pipə… kεllə dʁolə də planεtə ! »

mεz- ɑ̃tʁə lε taʃə dɑ̃kʁə e lε dəvwaʁz- ublje,
ɑ̃tʁə lε ʁiʁəz- e lε bεtizə paʁtaʒe,
nuz- avɔ̃z- apʁi bjɛ̃ plys kə dε ləsɔ̃ :
lamitje, lε suvəniʁ… e kεlk ʃɑ̃sɔ̃.

alɔʁ sə swaʁ, mε ʃεʁz- ɑ̃sjɛ̃ kamaʁadə,
ləvɔ̃ no veʁə- sɑ̃ tʁo də paʁadə.
kaʁ malɡʁe lεz- anez- e lε ʃəmɛ̃ difeʁɑ̃,
nu ʁεstɔ̃ tuʒuʁ… lεz- elεvə dotʁəfwa, tu sɛ̃pləmɑ̃.