Poeme : Mon Slam Manifeste Pour Ma Mère La Terre
Mon Slam Manifeste Pour Ma Mère La Terre
Loin des dogmes et des peurs vertes,
Des décolos-déconos et des sceptiques figés,
Je pose mon regard sur la trajectoire humaine.
Le constat est là, gravé dans le quotidien :
Nos fièvres capitalistes et nos courses effrénées
Ont fini par dérégler la grande horloge du climat.
Mais levons les yeux.
Il est temps de pousser le bouchon un peu plus loin
Que le bout de notre propre chemin.
Qu’est-ce que notre court passage,
Dans l’infinie partition du temps ?
Le peu que nous savons du grand Big Bang
Et des premiers cris de cette boule bleue,
C’est que la Terre est une habituée des tempêtes.
Elle a traversé des cataclysmes, des colères de feu,
Se reconstruisant sans cesse sur ses propres cendres.
Elle a effacé des mondes, balayé des espèces,
Et, dans un dernier élan, poussant le vice ou l’ironie,
Elle a façonné une créature singulière,
Un animal étrange et fier :
L’Homme.
Un animal dont le constat oblige à voir la dérive,
Lui qui a fait de la belle bleue un océan de plastique,
Où les poissons ne nagent plus… qu’en boîtes de conserve,
Recueillis par les racloirs d’un commerce frénétique.
Nos rivières abandonnées, veines sacrifiées,
Sont devenues les canalisations de la maison poubelle.
Elle y déverse ses poisons, ses flux condamnés,
Pour achever les géants des mers sous la nuit éternelle.
Et ces grands poissons, déboussolés, perdus,
Viennent s’échouer sur le sable pour mourir à la vue du monde.
L’air à nos portes, invisible menace,
S’est chargé de particules de mort.
Il nous empoisonne à petite dose, à l’horizontale,
Une lente homéopathie qui grignote les corps.
Tout comme notre alimentation, devenue un leurre,
Une triche à la pesée, un jeu de dupes froid :
On trompe la balance pour faire le poids,
En y injectant les adjuvants tueurs.
Ne reculant devant rien, ce singulier vivant,
Cet animal étrange doué d’une intelligence rare,
Ne trouve plus sa sève qu’au rythme des dollars,
Motivé par les bourses et les profits géants.
Alors il multiplie les récoltes forcées,
Les fruits, les légumes, les cheptels en sursis.
À coups de poisons légaux, d’engrais, de vaccins dosés,
Il sature la vie, accélère le profit,
Pour achever d’empoisonner notre propre terre.
Claude le disait déjà dans un cri de lucidité :
« Faut-il que l’homme soit macabre ! » Simple constat.
Mais vu d’en haut, à la hauteur de la création,
Cet animal étrange n’était que la parfaite erreur, un faux pas.
Alors allons plus loin, coupons les projecteurs,
Imaginons la suite de nos folles mutations.
Quand l’homme, au bout de ses poisons, finira par s’éteindre,
La Terre, délivrée, entamera sa reconstruction.
Oh, ce sera long, très longtemps, bien après nos mémoires…
Mais un jour, c’est une évidence, la vie reprendra ses droits.
Les végétaux renaîtront des cendres de notre histoire,
Et le monde animal, enfin, revivra sans roi.
Mais le miracle de la création humaine sera-t-il encore là ?
Le doute s’installe, le silence se fait lourd.
Si l’esprit de notre Dieu veille toujours dans les limbes,
Voudra-t-il à nouveau jouer au petit bonhomme de boue ?
Voudra-t-il encore lui souffler dans les narines
Ce précieux et fragile vent de la vie,
Après avoir vu ce que l’on est capable de détruire,
Après avoir contemplé l’ampleur de notre gâchis ?
Nous avons inventé l’image d’un paradis originel,
Un jardin d’Éden où Adam et Ève flânent sous le ciel,
Avec un serpent, un pommier et son fruit défendu…
Mais ça, c’était l’histoire qu’on se racontait, l’histoire lointaine.
En vérité, ce paradis perdu, c’était notre futur.
Nous avions le paradis entre nos mains de chair,
Et dans tous les domaines, nous l’avons euthanasié.
À petit feu, doucement, jusqu’à notre propre fin,
Nous avons éteint les lumières de la Terre entière.
Alors, après un tel crime contre le futur,
Comment pourrait-on encore croire à l’absolution ?
L’homme est devenu un parasite éphémère,
Bien trop arrogant pour mériter ce qu’il a reçu en cadeau.
Pareil à un enfant capricieux, violent et fier,
Il a brisé le beau joyau qui lui servait de berceau.
Son appétit de faire gonfler les bourses du monde
L’a rendu aveugle au point de s’oublier lui-même.
Ce n’est évidemment que le fait de certains, dans cette ronde,
Mais c’est l’humanité entière qui paiera le prix du blasphème…
Car il y a toujours une fracture dans les comptes du destin.
Que voulez-vous ? C’est plus fort que lui, c’est sa nature.
Et c’est bien cela qui me pousse, au milieu de la nuit,
À jeter ces braises brûlantes sur la page blanche.
Ma plume crache sa vérité sur le papier immaculé,
Pour que la bêtise, enfin, fléchisse les hanches.
Et pour finir sur une note d’humour, de rime et de lumière,
Je dirais que je viens simplement d’exprimer…
Une sainte colère.
Des décolos-déconos et des sceptiques figés,
Je pose mon regard sur la trajectoire humaine.
Le constat est là, gravé dans le quotidien :
Nos fièvres capitalistes et nos courses effrénées
Ont fini par dérégler la grande horloge du climat.
Mais levons les yeux.
Il est temps de pousser le bouchon un peu plus loin
Que le bout de notre propre chemin.
Qu’est-ce que notre court passage,
Dans l’infinie partition du temps ?
Le peu que nous savons du grand Big Bang
Et des premiers cris de cette boule bleue,
C’est que la Terre est une habituée des tempêtes.
Elle a traversé des cataclysmes, des colères de feu,
Se reconstruisant sans cesse sur ses propres cendres.
Elle a effacé des mondes, balayé des espèces,
Et, dans un dernier élan, poussant le vice ou l’ironie,
Elle a façonné une créature singulière,
Un animal étrange et fier :
L’Homme.
Un animal dont le constat oblige à voir la dérive,
Lui qui a fait de la belle bleue un océan de plastique,
Où les poissons ne nagent plus… qu’en boîtes de conserve,
Recueillis par les racloirs d’un commerce frénétique.
Nos rivières abandonnées, veines sacrifiées,
Sont devenues les canalisations de la maison poubelle.
Elle y déverse ses poisons, ses flux condamnés,
Pour achever les géants des mers sous la nuit éternelle.
Et ces grands poissons, déboussolés, perdus,
Viennent s’échouer sur le sable pour mourir à la vue du monde.
L’air à nos portes, invisible menace,
S’est chargé de particules de mort.
Il nous empoisonne à petite dose, à l’horizontale,
Une lente homéopathie qui grignote les corps.
Tout comme notre alimentation, devenue un leurre,
Une triche à la pesée, un jeu de dupes froid :
On trompe la balance pour faire le poids,
En y injectant les adjuvants tueurs.
Ne reculant devant rien, ce singulier vivant,
Cet animal étrange doué d’une intelligence rare,
Ne trouve plus sa sève qu’au rythme des dollars,
Motivé par les bourses et les profits géants.
Alors il multiplie les récoltes forcées,
Les fruits, les légumes, les cheptels en sursis.
À coups de poisons légaux, d’engrais, de vaccins dosés,
Il sature la vie, accélère le profit,
Pour achever d’empoisonner notre propre terre.
Claude le disait déjà dans un cri de lucidité :
« Faut-il que l’homme soit macabre ! » Simple constat.
Mais vu d’en haut, à la hauteur de la création,
Cet animal étrange n’était que la parfaite erreur, un faux pas.
Alors allons plus loin, coupons les projecteurs,
Imaginons la suite de nos folles mutations.
Quand l’homme, au bout de ses poisons, finira par s’éteindre,
La Terre, délivrée, entamera sa reconstruction.
Oh, ce sera long, très longtemps, bien après nos mémoires…
Mais un jour, c’est une évidence, la vie reprendra ses droits.
Les végétaux renaîtront des cendres de notre histoire,
Et le monde animal, enfin, revivra sans roi.
Mais le miracle de la création humaine sera-t-il encore là ?
Le doute s’installe, le silence se fait lourd.
Si l’esprit de notre Dieu veille toujours dans les limbes,
Voudra-t-il à nouveau jouer au petit bonhomme de boue ?
Voudra-t-il encore lui souffler dans les narines
Ce précieux et fragile vent de la vie,
Après avoir vu ce que l’on est capable de détruire,
Après avoir contemplé l’ampleur de notre gâchis ?
Nous avons inventé l’image d’un paradis originel,
Un jardin d’Éden où Adam et Ève flânent sous le ciel,
Avec un serpent, un pommier et son fruit défendu…
Mais ça, c’était l’histoire qu’on se racontait, l’histoire lointaine.
En vérité, ce paradis perdu, c’était notre futur.
Nous avions le paradis entre nos mains de chair,
Et dans tous les domaines, nous l’avons euthanasié.
À petit feu, doucement, jusqu’à notre propre fin,
Nous avons éteint les lumières de la Terre entière.
Alors, après un tel crime contre le futur,
Comment pourrait-on encore croire à l’absolution ?
L’homme est devenu un parasite éphémère,
Bien trop arrogant pour mériter ce qu’il a reçu en cadeau.
Pareil à un enfant capricieux, violent et fier,
Il a brisé le beau joyau qui lui servait de berceau.
Son appétit de faire gonfler les bourses du monde
L’a rendu aveugle au point de s’oublier lui-même.
Ce n’est évidemment que le fait de certains, dans cette ronde,
Mais c’est l’humanité entière qui paiera le prix du blasphème…
Car il y a toujours une fracture dans les comptes du destin.
Que voulez-vous ? C’est plus fort que lui, c’est sa nature.
Et c’est bien cela qui me pousse, au milieu de la nuit,
À jeter ces braises brûlantes sur la page blanche.
Ma plume crache sa vérité sur le papier immaculé,
Pour que la bêtise, enfin, fléchisse les hanches.
Et pour finir sur une note d’humour, de rime et de lumière,
Je dirais que je viens simplement d’exprimer…
Une sainte colère.
Pierre Gaillégue
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Poème en Phonétique
lwɛ̃ dε dɔɡməz- e dε pœʁ vεʁtə,
dε dekɔlo dekɔnɔz- e dε sεptik fiʒe,
ʒə pozə mɔ̃ ʁəɡaʁ syʁ la tʁaʒεktwaʁə ymεnə.
lə kɔ̃sta ε la, ɡʁave dɑ̃ lə kɔtidjɛ̃ :
no fjεvʁə- kapitalistəz- e no kuʁsəz- efʁene
ɔ̃ fini paʁ deʁeɡle la ɡʁɑ̃də ɔʁlɔʒə dy klima.
mε ləvɔ̃ lεz- iø.
il ε tɑ̃ də puse lə buʃɔ̃ œ̃ pø plys lwɛ̃
kə lə bu də nɔtʁə pʁɔpʁə ʃəmɛ̃.
kε sə kə nɔtʁə kuʁ pasaʒə,
dɑ̃ lɛ̃fini paʁtisjɔ̃ dy tɑ̃ ?
lə pø kə nu savɔ̃ dy ɡʁɑ̃ biɡ bɑ̃ɡ
e dε pʁəmje kʁi də sεtə bulə blø,
sε kə la teʁə εt- ynə-abitye dε tɑ̃pεtə.
εllə a tʁavεʁse dε kataklismə, dε kɔlεʁə də fø,
sə ʁəkɔ̃stʁɥizɑ̃ sɑ̃ sεsə syʁ sε pʁɔpʁə- sɑ̃dʁə.
εllə a efase dε mɔ̃də, balεje dεz- εspεsə,
e, dɑ̃z- œ̃ dεʁnje elɑ̃, pusɑ̃ lə visə u liʁɔni,
εllə a fasɔne ynə kʁeatyʁə sɛ̃ɡyljεʁə,
œ̃n- animal etʁɑ̃ʒə e fje :
lɔmə.
œ̃n- animal dɔ̃ lə kɔ̃sta ɔbliʒə a vwaʁ la deʁivə,
lɥi ki a fε də la bεllə blø œ̃n- ɔseɑ̃ də plastikə,
u lε pwasɔ̃ nə naʒe plys… kɑ̃ bwatə də kɔ̃sεʁvə,
ʁəkœji paʁ lε ʁaklwaʁ dœ̃ kɔmεʁsə fʁenetikə.
no ʁivjεʁəz- abɑ̃dɔne, vεnə sakʁifje,
sɔ̃ dəvənɥ lε kanalizasjɔ̃ də la mεzɔ̃ pubεllə.
εllə i devεʁsə sε pwazɔ̃, sε flyks kɔ̃damne,
puʁ aʃəve lε ʒeɑ̃ dε mεʁ su la nɥi etεʁnεllə.
e sε ɡʁɑ̃ pwasɔ̃, debusɔle, pεʁdys,
vjεne seʃue syʁ lə sablə puʁ muʁiʁ a la vɥ dy mɔ̃də.
lεʁ a no pɔʁtə, ɛ̃viziblə mənasə,
sε ʃaʁʒe də paʁtikylə də mɔʁ.
il nuz- ɑ̃pwazɔnə a pətitə dozə, a lɔʁizɔ̃talə,
ynə lɑ̃tə ɔmeɔpati ki ɡʁiɲɔtə lε kɔʁ.
tu kɔmə nɔtʁə alimɑ̃tasjɔ̃, dəvənɥ œ̃ ləʁə,
ynə tʁiʃə a la pəze, œ̃ ʒø də dypə fʁwa :
ɔ̃ tʁɔ̃pə la balɑ̃sə puʁ fεʁə lə pwa,
ɑ̃n- i ɛ̃ʒεktɑ̃ lεz- adʒyvɑ̃ tɥœʁ.
nə ʁəkylɑ̃ dəvɑ̃ ʁjɛ̃, sə sɛ̃ɡylje vivɑ̃,
sεt animal etʁɑ̃ʒə due dynə ɛ̃tεlliʒɑ̃sə ʁaʁə,
nə tʁuvə plys sa sεvə ko ʁitmə dε dɔlaʁ,
mɔtive paʁ lε buʁsəz- e lε pʁɔfi ʒeɑ̃.
alɔʁz- il myltipli lε ʁekɔltə fɔʁse,
lε fʁɥi, lε leɡymə, lε ʃεptεlz- ɑ̃ syʁsi.
a ku də pwazɔ̃ leɡo, dɑ̃ɡʁε, də vaksɛ̃ doze,
il satyʁə la vi, akselεʁə lə pʁɔfi,
puʁ aʃəve dɑ̃pwazɔne nɔtʁə pʁɔpʁə teʁə.
klodə lə dizε deʒa dɑ̃z- œ̃ kʁi də lysidite :
« fo til kə lɔmə swa makabʁə ! » sɛ̃plə kɔ̃sta.
mε vy dɑ̃-o, a la-otœʁ də la kʁeasjɔ̃,
sεt animal etʁɑ̃ʒə netε kə la paʁfεtə eʁœʁ, œ̃ fo pa.
alɔʁz- alɔ̃ plys lwɛ̃, kupɔ̃ lε pʁɔʒεktœʁ,
imaʒinɔ̃ la sɥitə də no fɔlə mytasjɔ̃.
kɑ̃ lɔmə, o bu də sε pwazɔ̃, finiʁa paʁ setɛ̃dʁə,
la teʁə, delivʁe, ɑ̃taməʁa sa ʁəkɔ̃stʁyksjɔ̃.
ɔ, sə səʁa lɔ̃, tʁε lɔ̃tɑ̃, bjɛ̃ apʁε no memwaʁə…
mεz- œ̃ ʒuʁ, sεt- ynə evidɑ̃sə, la vi ʁəpʁɑ̃dʁa sε dʁwa.
lε veʒeto ʁənεtʁɔ̃ dε sɑ̃dʁə- də nɔtʁə istwaʁə,
e lə mɔ̃də animal, ɑ̃fɛ̃, ʁəvivʁa sɑ̃ ʁwa.
mε lə miʁaklə də la kʁeasjɔ̃ ymεnə səʁa til ɑ̃kɔʁə la ?
lə dutə sɛ̃stalə, lə silɑ̃sə sə fε luʁ.
si lεspʁi də nɔtʁə djø vεjə tuʒuʁ dɑ̃ lε lɛ̃bə,
vudʁa til a nuvo ʒue o pəti bɔnɔmə də bu ?
vudʁa til ɑ̃kɔʁə lɥi sufle dɑ̃ lε naʁinə
sə pʁesjøz- e fʁaʒilə vɑ̃ də la vi,
apʁεz- avwaʁ vy sə kə lɔ̃n- ε kapablə də detʁɥiʁə,
apʁεz- avwaʁ kɔ̃tɑ̃ple lɑ̃plœʁ də nɔtʁə ɡaʃi ?
nuz- avɔ̃z- ɛ̃vɑ̃te limaʒə dœ̃ paʁadiz- ɔʁiʒinεl,
œ̃ ʒaʁdɛ̃ dedɛ̃ u adam e εvə flane su lə sjεl,
avεk œ̃ sεʁpe, œ̃ pɔmje e sɔ̃ fʁɥi defɑ̃dy…
mε sa, setε listwaʁə kɔ̃ sə ʁakɔ̃tε, listwaʁə lwɛ̃tεnə.
ɑ̃ veʁite, sə paʁadi pεʁdy, setε nɔtʁə fytyʁ.
nuz- avjɔ̃ lə paʁadiz- ɑ̃tʁə no mɛ̃ də ʃεʁ,
e dɑ̃ tus lε dɔmεnə, nu lavɔ̃z- øtanazje.
a pəti fø, dusəmɑ̃, ʒyska nɔtʁə pʁɔpʁə fɛ̃,
nuz- avɔ̃z- etɛ̃ lε lymjεʁə də la teʁə ɑ̃tjεʁə.
alɔʁ, apʁεz- œ̃ tεl kʁimə kɔ̃tʁə lə fytyʁ,
kɔmɑ̃ puʁʁε tɔ̃n- ɑ̃kɔʁə kʁwaʁə a labsɔlysjɔ̃ ?
lɔmə ε dəvəny œ̃ paʁazitə efemεʁə,
bjɛ̃ tʁo aʁɔɡɑ̃ puʁ meʁite sə kil a ʁəsy ɑ̃ kado.
paʁεj a œ̃n- ɑ̃fɑ̃ kapʁisjø, vjɔle e fje,
il a bʁize lə bo ʒwajo ki lɥi sεʁvε də bεʁso.
sɔ̃n- apeti də fεʁə ɡɔ̃fle lε buʁsə- dy mɔ̃də
la ʁɑ̃dy avøɡlə o pwɛ̃ də sublje lɥi mεmə.
sə nεt- evidamɑ̃ kə lə fε də sεʁtɛ̃, dɑ̃ sεtə ʁɔ̃də,
mε sε lymanite ɑ̃tjεʁə ki pεəʁa lə pʁi dy blasfεmə…
kaʁ il i a tuʒuʁz- ynə fʁaktyʁə dɑ̃ lε kɔ̃tə dy dεstɛ̃.
kə vule vu ? sε plys fɔʁ kə lɥi, sε sa natyʁə.
e sε bjɛ̃ səla ki mə pusə, o miljø də la nɥi,
a ʒəte sε bʁεzə bʁylɑ̃tə syʁ la paʒə blɑ̃ʃə.
ma plymə kʁaʃə sa veʁite syʁ lə papje imakyle,
puʁ kə la bεtizə, ɑ̃fɛ̃, fleʃisə lεz- ɑ̃ʃə.
e puʁ finiʁ syʁ ynə nɔtə dymuʁ, də ʁimə e də lymjεʁə,
ʒə diʁε kə ʒə vjɛ̃ sɛ̃pləmɑ̃ dεkspʁime…
ynə sɛ̃tə kɔlεʁə.
dε dekɔlo dekɔnɔz- e dε sεptik fiʒe,
ʒə pozə mɔ̃ ʁəɡaʁ syʁ la tʁaʒεktwaʁə ymεnə.
lə kɔ̃sta ε la, ɡʁave dɑ̃ lə kɔtidjɛ̃ :
no fjεvʁə- kapitalistəz- e no kuʁsəz- efʁene
ɔ̃ fini paʁ deʁeɡle la ɡʁɑ̃də ɔʁlɔʒə dy klima.
mε ləvɔ̃ lεz- iø.
il ε tɑ̃ də puse lə buʃɔ̃ œ̃ pø plys lwɛ̃
kə lə bu də nɔtʁə pʁɔpʁə ʃəmɛ̃.
kε sə kə nɔtʁə kuʁ pasaʒə,
dɑ̃ lɛ̃fini paʁtisjɔ̃ dy tɑ̃ ?
lə pø kə nu savɔ̃ dy ɡʁɑ̃ biɡ bɑ̃ɡ
e dε pʁəmje kʁi də sεtə bulə blø,
sε kə la teʁə εt- ynə-abitye dε tɑ̃pεtə.
εllə a tʁavεʁse dε kataklismə, dε kɔlεʁə də fø,
sə ʁəkɔ̃stʁɥizɑ̃ sɑ̃ sεsə syʁ sε pʁɔpʁə- sɑ̃dʁə.
εllə a efase dε mɔ̃də, balεje dεz- εspεsə,
e, dɑ̃z- œ̃ dεʁnje elɑ̃, pusɑ̃ lə visə u liʁɔni,
εllə a fasɔne ynə kʁeatyʁə sɛ̃ɡyljεʁə,
œ̃n- animal etʁɑ̃ʒə e fje :
lɔmə.
œ̃n- animal dɔ̃ lə kɔ̃sta ɔbliʒə a vwaʁ la deʁivə,
lɥi ki a fε də la bεllə blø œ̃n- ɔseɑ̃ də plastikə,
u lε pwasɔ̃ nə naʒe plys… kɑ̃ bwatə də kɔ̃sεʁvə,
ʁəkœji paʁ lε ʁaklwaʁ dœ̃ kɔmεʁsə fʁenetikə.
no ʁivjεʁəz- abɑ̃dɔne, vεnə sakʁifje,
sɔ̃ dəvənɥ lε kanalizasjɔ̃ də la mεzɔ̃ pubεllə.
εllə i devεʁsə sε pwazɔ̃, sε flyks kɔ̃damne,
puʁ aʃəve lε ʒeɑ̃ dε mεʁ su la nɥi etεʁnεllə.
e sε ɡʁɑ̃ pwasɔ̃, debusɔle, pεʁdys,
vjεne seʃue syʁ lə sablə puʁ muʁiʁ a la vɥ dy mɔ̃də.
lεʁ a no pɔʁtə, ɛ̃viziblə mənasə,
sε ʃaʁʒe də paʁtikylə də mɔʁ.
il nuz- ɑ̃pwazɔnə a pətitə dozə, a lɔʁizɔ̃talə,
ynə lɑ̃tə ɔmeɔpati ki ɡʁiɲɔtə lε kɔʁ.
tu kɔmə nɔtʁə alimɑ̃tasjɔ̃, dəvənɥ œ̃ ləʁə,
ynə tʁiʃə a la pəze, œ̃ ʒø də dypə fʁwa :
ɔ̃ tʁɔ̃pə la balɑ̃sə puʁ fεʁə lə pwa,
ɑ̃n- i ɛ̃ʒεktɑ̃ lεz- adʒyvɑ̃ tɥœʁ.
nə ʁəkylɑ̃ dəvɑ̃ ʁjɛ̃, sə sɛ̃ɡylje vivɑ̃,
sεt animal etʁɑ̃ʒə due dynə ɛ̃tεlliʒɑ̃sə ʁaʁə,
nə tʁuvə plys sa sεvə ko ʁitmə dε dɔlaʁ,
mɔtive paʁ lε buʁsəz- e lε pʁɔfi ʒeɑ̃.
alɔʁz- il myltipli lε ʁekɔltə fɔʁse,
lε fʁɥi, lε leɡymə, lε ʃεptεlz- ɑ̃ syʁsi.
a ku də pwazɔ̃ leɡo, dɑ̃ɡʁε, də vaksɛ̃ doze,
il satyʁə la vi, akselεʁə lə pʁɔfi,
puʁ aʃəve dɑ̃pwazɔne nɔtʁə pʁɔpʁə teʁə.
klodə lə dizε deʒa dɑ̃z- œ̃ kʁi də lysidite :
« fo til kə lɔmə swa makabʁə ! » sɛ̃plə kɔ̃sta.
mε vy dɑ̃-o, a la-otœʁ də la kʁeasjɔ̃,
sεt animal etʁɑ̃ʒə netε kə la paʁfεtə eʁœʁ, œ̃ fo pa.
alɔʁz- alɔ̃ plys lwɛ̃, kupɔ̃ lε pʁɔʒεktœʁ,
imaʒinɔ̃ la sɥitə də no fɔlə mytasjɔ̃.
kɑ̃ lɔmə, o bu də sε pwazɔ̃, finiʁa paʁ setɛ̃dʁə,
la teʁə, delivʁe, ɑ̃taməʁa sa ʁəkɔ̃stʁyksjɔ̃.
ɔ, sə səʁa lɔ̃, tʁε lɔ̃tɑ̃, bjɛ̃ apʁε no memwaʁə…
mεz- œ̃ ʒuʁ, sεt- ynə evidɑ̃sə, la vi ʁəpʁɑ̃dʁa sε dʁwa.
lε veʒeto ʁənεtʁɔ̃ dε sɑ̃dʁə- də nɔtʁə istwaʁə,
e lə mɔ̃də animal, ɑ̃fɛ̃, ʁəvivʁa sɑ̃ ʁwa.
mε lə miʁaklə də la kʁeasjɔ̃ ymεnə səʁa til ɑ̃kɔʁə la ?
lə dutə sɛ̃stalə, lə silɑ̃sə sə fε luʁ.
si lεspʁi də nɔtʁə djø vεjə tuʒuʁ dɑ̃ lε lɛ̃bə,
vudʁa til a nuvo ʒue o pəti bɔnɔmə də bu ?
vudʁa til ɑ̃kɔʁə lɥi sufle dɑ̃ lε naʁinə
sə pʁesjøz- e fʁaʒilə vɑ̃ də la vi,
apʁεz- avwaʁ vy sə kə lɔ̃n- ε kapablə də detʁɥiʁə,
apʁεz- avwaʁ kɔ̃tɑ̃ple lɑ̃plœʁ də nɔtʁə ɡaʃi ?
nuz- avɔ̃z- ɛ̃vɑ̃te limaʒə dœ̃ paʁadiz- ɔʁiʒinεl,
œ̃ ʒaʁdɛ̃ dedɛ̃ u adam e εvə flane su lə sjεl,
avεk œ̃ sεʁpe, œ̃ pɔmje e sɔ̃ fʁɥi defɑ̃dy…
mε sa, setε listwaʁə kɔ̃ sə ʁakɔ̃tε, listwaʁə lwɛ̃tεnə.
ɑ̃ veʁite, sə paʁadi pεʁdy, setε nɔtʁə fytyʁ.
nuz- avjɔ̃ lə paʁadiz- ɑ̃tʁə no mɛ̃ də ʃεʁ,
e dɑ̃ tus lε dɔmεnə, nu lavɔ̃z- øtanazje.
a pəti fø, dusəmɑ̃, ʒyska nɔtʁə pʁɔpʁə fɛ̃,
nuz- avɔ̃z- etɛ̃ lε lymjεʁə də la teʁə ɑ̃tjεʁə.
alɔʁ, apʁεz- œ̃ tεl kʁimə kɔ̃tʁə lə fytyʁ,
kɔmɑ̃ puʁʁε tɔ̃n- ɑ̃kɔʁə kʁwaʁə a labsɔlysjɔ̃ ?
lɔmə ε dəvəny œ̃ paʁazitə efemεʁə,
bjɛ̃ tʁo aʁɔɡɑ̃ puʁ meʁite sə kil a ʁəsy ɑ̃ kado.
paʁεj a œ̃n- ɑ̃fɑ̃ kapʁisjø, vjɔle e fje,
il a bʁize lə bo ʒwajo ki lɥi sεʁvε də bεʁso.
sɔ̃n- apeti də fεʁə ɡɔ̃fle lε buʁsə- dy mɔ̃də
la ʁɑ̃dy avøɡlə o pwɛ̃ də sublje lɥi mεmə.
sə nεt- evidamɑ̃ kə lə fε də sεʁtɛ̃, dɑ̃ sεtə ʁɔ̃də,
mε sε lymanite ɑ̃tjεʁə ki pεəʁa lə pʁi dy blasfεmə…
kaʁ il i a tuʒuʁz- ynə fʁaktyʁə dɑ̃ lε kɔ̃tə dy dεstɛ̃.
kə vule vu ? sε plys fɔʁ kə lɥi, sε sa natyʁə.
e sε bjɛ̃ səla ki mə pusə, o miljø də la nɥi,
a ʒəte sε bʁεzə bʁylɑ̃tə syʁ la paʒə blɑ̃ʃə.
ma plymə kʁaʃə sa veʁite syʁ lə papje imakyle,
puʁ kə la bεtizə, ɑ̃fɛ̃, fleʃisə lεz- ɑ̃ʃə.
e puʁ finiʁ syʁ ynə nɔtə dymuʁ, də ʁimə e də lymjεʁə,
ʒə diʁε kə ʒə vjɛ̃ sɛ̃pləmɑ̃ dεkspʁime…
ynə sɛ̃tə kɔlεʁə.