Poème-France.com

Texte : Remerciement.



A Propos

Un poème.

Remerciement.

Tous les morts sont ivres
au cimetière près du vieux port.
Ils ont tous oublié de vivre,
ils se contentent de leur macabre sort.

Ils chantent, tous réunis,
mendiants, ouvriers, médecins,
notaires, infirmiers, marins,
ils fredonnent tous la même mélodie.

Ils nous attendent,
ils sont si heureux quand on pose
sur leurs tombes quelques roses,
et ils chantent.

N’entendez-vous pas,
là-bas au loin, quelquefois,
cette lointaine mélodie,
qui se mêle au bruit du vent ?

Écoutez-la bien,
du vieux cimetière elle provient.
En fait, ce sont les macchabées
qui entonnent leur mélopée.

Et s’ils font ça, même ivres,
c’est pour vous remercier d’être allés les visiter,
et d’avoir sur leurs tombes posé
ce merveilleux parfum de rose qui les enivre.
Poldereaux

PostScriptum

OK.


Pour mettre un commentaire

Poème en Phonétique

tus lε mɔʁ sɔ̃t- ivʁə
o simətjεʁə pʁε dy vjø pɔʁ.
ilz- ɔ̃ tusz- ublje də vivʁə,
il sə kɔ̃tɑ̃te də lœʁ makabʁə sɔʁ.

il ʃɑ̃te, tus ʁeyni,
mɑ̃djɑ̃, uvʁje, medəsɛ̃,
nɔtεʁə, ɛ̃fiʁmje, maʁɛ̃,
il fʁədɔne tus la mεmə melɔdi.

il nuz- atɑ̃de,
il sɔ̃ si œʁø kɑ̃t- ɔ̃ pozə
syʁ lœʁ tɔ̃bə kεlk ʁozə,
e il ʃɑ̃te.

nɑ̃tɑ̃de vu pa,
la ba o lwɛ̃, kεlkəfwa,
sεtə lwɛ̃tεnə melɔdi,
ki sə mεlə o bʁɥi dy vɑ̃ ?

ekute la bjɛ̃,
dy vjø simətjεʁə εllə pʁɔvjɛ̃.
ɑ̃ fε, sə sɔ̃ lε makabe
ki ɑ̃tɔne lœʁ melɔpe.

e sil fɔ̃ sa, mεmə ivʁə,
sε puʁ vu ʁəmεʁsje dεtʁə ale lε vizite,
e davwaʁ syʁ lœʁ tɔ̃bə poze
sə mεʁvεjø paʁfœ̃ də ʁozə ki lεz- ɑ̃nivʁə.