Poeme : L’endroit Froid
L’endroit Froid
Vois sur ton chemin
Les filles qui marchent vite,
Les vitrines, les chiens,
Les gens qui s’embrassent
Au feu rouge.
Moi, je traîne dans dimanche.
Il pleut.
J’ai ta chemise sur le dos,
Rien dessous,
Et les pieds froids.
J’ai dormi de ton côté,
Bu mon café dans ta tasse,
Retrouvé sous le lit
Une de tes chaussettes.
Je l’ai laissée là.
Elle avait l’air chez elle.
Vois sur ton chemin
Les fenêtres allumées,
Les cuisines où l’on mange debout,
Les femmes qui enlèvent leurs boucles d’oreilles
Avant de se déshabiller.
Je me demande si, dans le métro,
Quand ton téléphone perd le réseau,
Tu regardes parfois tes mains
Comme si elles avaient oublié quelque chose.
Hier, j’ai retrouvé ton briquet.
J’ai ri.
Tu ne fumes plus.
Moi non plus.
On a été raisonnables
À des moments différents.
Il est presque minuit.
Le chauffage tousse.
J’ai froid malgré ta chemise.
J’ai glissé mon pied
À l’endroit où tu mettais le tien.
C’était froid.
J’ai attendu
Que ça se réchauffe.
Les filles qui marchent vite,
Les vitrines, les chiens,
Les gens qui s’embrassent
Au feu rouge.
Moi, je traîne dans dimanche.
Il pleut.
J’ai ta chemise sur le dos,
Rien dessous,
Et les pieds froids.
J’ai dormi de ton côté,
Bu mon café dans ta tasse,
Retrouvé sous le lit
Une de tes chaussettes.
Je l’ai laissée là.
Elle avait l’air chez elle.
Vois sur ton chemin
Les fenêtres allumées,
Les cuisines où l’on mange debout,
Les femmes qui enlèvent leurs boucles d’oreilles
Avant de se déshabiller.
Je me demande si, dans le métro,
Quand ton téléphone perd le réseau,
Tu regardes parfois tes mains
Comme si elles avaient oublié quelque chose.
Hier, j’ai retrouvé ton briquet.
J’ai ri.
Tu ne fumes plus.
Moi non plus.
On a été raisonnables
À des moments différents.
Il est presque minuit.
Le chauffage tousse.
J’ai froid malgré ta chemise.
J’ai glissé mon pied
À l’endroit où tu mettais le tien.
C’était froid.
J’ai attendu
Que ça se réchauffe.
L_Ortie
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Poème en Phonétique
vwa syʁ tɔ̃ ʃəmɛ̃
lε fijə ki maʁʃe vitə,
lε vitʁinə, lε ʃjɛ̃,
lε ʒɑ̃ ki sɑ̃bʁase
o fø ʁuʒə.
mwa, ʒə tʁεnə dɑ̃ dimɑ̃ʃə.
il plø.
ʒε ta ʃəmizə syʁ lə do,
ʁjɛ̃ dəsu,
e lε pje fʁwa.
ʒε dɔʁmi də tɔ̃ kote,
by mɔ̃ kafe dɑ̃ ta tasə,
ʁətʁuve su lə li
ynə də tε ʃosεtə.
ʒə lε lεse la.
εllə avε lεʁ ʃez- εllə.
vwa syʁ tɔ̃ ʃəmɛ̃
lε fənεtʁəz- alyme,
lε kɥizinəz- u lɔ̃ mɑ̃ʒə dəbu,
lε famə ki ɑ̃lεve lœʁ buklə dɔʁεjə
avɑ̃ də sə dezabije.
ʒə mə dəmɑ̃də si, dɑ̃ lə metʁo,
kɑ̃ tɔ̃ telefɔnə pεʁ lə ʁezo,
ty ʁəɡaʁdə- paʁfwa tε mɛ̃
kɔmə si εlləz- avε ublje kεlkə ʃozə.
jεʁ, ʒε ʁətʁuve tɔ̃ bʁikε.
ʒε ʁi.
ty nə fymə plys.
mwa nɔ̃ plys.
ɔ̃n- a ete ʁεzɔnablə
a dε mɔmɑ̃ difeʁɑ̃.
il ε pʁεskə minɥi.
lə ʃofaʒə tusə.
ʒε fʁwa malɡʁe ta ʃəmizə.
ʒε ɡlise mɔ̃ pje
a lɑ̃dʁwa u ty mεtε lə tjɛ̃.
setε fʁwa.
ʒε atɑ̃dy
kə sa sə ʁeʃofə.
lε fijə ki maʁʃe vitə,
lε vitʁinə, lε ʃjɛ̃,
lε ʒɑ̃ ki sɑ̃bʁase
o fø ʁuʒə.
mwa, ʒə tʁεnə dɑ̃ dimɑ̃ʃə.
il plø.
ʒε ta ʃəmizə syʁ lə do,
ʁjɛ̃ dəsu,
e lε pje fʁwa.
ʒε dɔʁmi də tɔ̃ kote,
by mɔ̃ kafe dɑ̃ ta tasə,
ʁətʁuve su lə li
ynə də tε ʃosεtə.
ʒə lε lεse la.
εllə avε lεʁ ʃez- εllə.
vwa syʁ tɔ̃ ʃəmɛ̃
lε fənεtʁəz- alyme,
lε kɥizinəz- u lɔ̃ mɑ̃ʒə dəbu,
lε famə ki ɑ̃lεve lœʁ buklə dɔʁεjə
avɑ̃ də sə dezabije.
ʒə mə dəmɑ̃də si, dɑ̃ lə metʁo,
kɑ̃ tɔ̃ telefɔnə pεʁ lə ʁezo,
ty ʁəɡaʁdə- paʁfwa tε mɛ̃
kɔmə si εlləz- avε ublje kεlkə ʃozə.
jεʁ, ʒε ʁətʁuve tɔ̃ bʁikε.
ʒε ʁi.
ty nə fymə plys.
mwa nɔ̃ plys.
ɔ̃n- a ete ʁεzɔnablə
a dε mɔmɑ̃ difeʁɑ̃.
il ε pʁεskə minɥi.
lə ʃofaʒə tusə.
ʒε fʁwa malɡʁe ta ʃəmizə.
ʒε ɡlise mɔ̃ pje
a lɑ̃dʁwa u ty mεtε lə tjɛ̃.
setε fʁwa.
ʒε atɑ̃dy
kə sa sə ʁeʃofə.