Poeme : La Folie Du Wollentein (Petite Tragédie Valentinie
A Propos
Le mot Wollentein est un jeu d’esprit.
Il naît d’une prononciation volontairement détournée du mot anglais Valentine,
laquelle, par un caprice de la langue, se transforme ici en Wolle — la laine.
Ainsi, ce poème ne célèbre pas seulement la fête des amoureux,
mais aussi le malentendu charmant,
l’attente trop confiante
et ce moment délicat où l’élan du cœur se heurte à la matérialité du monde.
Le Wollentein n’est donc ni une faute ni une moquerie,
mais une petite folie galante :
celle d’un amour qui se croit spirituel
et se révèle… textile.
La Folie Du Wollentein (Petite Tragédie Valentinie
Un galant noble, fin et brillant,
S’avança, l’œil vif et souriant.
Un écrin rond, discret, charmant,
Qu’il offrit d’un geste tremblant.
La belle, les joues doucement en feu,
Soupira : « Quel aveu délicieux ! »
Elle soulève le couvercle, légère,
Espérant sucre, douceur passagère.
Hélas — point de bonbon, point de miel,
Nul parfum d’Éden, rien de céleste en elle.
Mais laine rouge, tendre et fine,
Et ces mots : « Joyeux Wollentein. »
Le temps s’arrête. Nul cri, nul mot.
Un froid discret descend aussitôt.
Le galant s’incline, trop tard, déjà,
Ainsi l’amour s’égare parfois.
Plus de faveur, rien à confier,
Folle est l’âme qui n’ose conseiller.
Nous sourions — si fin, presque rien :
Ainsi s’éteint le doux Wollentein.
S’avança, l’œil vif et souriant.
Un écrin rond, discret, charmant,
Qu’il offrit d’un geste tremblant.
La belle, les joues doucement en feu,
Soupira : « Quel aveu délicieux ! »
Elle soulève le couvercle, légère,
Espérant sucre, douceur passagère.
Hélas — point de bonbon, point de miel,
Nul parfum d’Éden, rien de céleste en elle.
Mais laine rouge, tendre et fine,
Et ces mots : « Joyeux Wollentein. »
Le temps s’arrête. Nul cri, nul mot.
Un froid discret descend aussitôt.
Le galant s’incline, trop tard, déjà,
Ainsi l’amour s’égare parfois.
Plus de faveur, rien à confier,
Folle est l’âme qui n’ose conseiller.
Nous sourions — si fin, presque rien :
Ainsi s’éteint le doux Wollentein.
Jean Dupont
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Poème en Phonétique
œ̃ ɡalɑ̃ nɔblə, fɛ̃ e bʁijɑ̃,
savɑ̃sa, lœj vif e suʁjɑ̃.
œ̃n- ekʁɛ̃ ʁɔ̃, diskʁε, ʃaʁmɑ̃,
kil ɔfʁi dœ̃ ʒεstə tʁɑ̃blɑ̃.
la bεllə, lε ʒu dusəmɑ̃ ɑ̃ fø,
supiʁa : « kεl avø delisjø ! »
εllə sulεvə lə kuvεʁklə, leʒεʁə,
εspeʁɑ̃ sykʁə, dusœʁ pasaʒεʁə.
ela pwɛ̃ də bɔ̃bɔ̃, pwɛ̃ də mjεl,
nyl paʁfœ̃ dedɛ̃, ʁjɛ̃ də selεstə ɑ̃n- εllə.
mε lεnə ʁuʒə, tɑ̃dʁə e finə,
e sε mo : « ʒwajø wɔlɑ̃tɛ̃. »
lə tɑ̃ saʁεtə. nyl kʁi, nyl mo.
œ̃ fʁwa diskʁε desɑ̃t- osito.
lə ɡalɑ̃ sɛ̃klinə, tʁo taʁ, deʒa,
ɛ̃si lamuʁ seɡaʁə paʁfwa.
plys də favœʁ, ʁjɛ̃ a kɔ̃fje,
fɔlə ε lamə ki nozə kɔ̃sεje.
nu suʁjɔ̃ si fɛ̃, pʁεskə ʁjɛ̃ :
ɛ̃si setɛ̃ lə du wɔlɑ̃tɛ̃.
savɑ̃sa, lœj vif e suʁjɑ̃.
œ̃n- ekʁɛ̃ ʁɔ̃, diskʁε, ʃaʁmɑ̃,
kil ɔfʁi dœ̃ ʒεstə tʁɑ̃blɑ̃.
la bεllə, lε ʒu dusəmɑ̃ ɑ̃ fø,
supiʁa : « kεl avø delisjø ! »
εllə sulεvə lə kuvεʁklə, leʒεʁə,
εspeʁɑ̃ sykʁə, dusœʁ pasaʒεʁə.
ela pwɛ̃ də bɔ̃bɔ̃, pwɛ̃ də mjεl,
nyl paʁfœ̃ dedɛ̃, ʁjɛ̃ də selεstə ɑ̃n- εllə.
mε lεnə ʁuʒə, tɑ̃dʁə e finə,
e sε mo : « ʒwajø wɔlɑ̃tɛ̃. »
lə tɑ̃ saʁεtə. nyl kʁi, nyl mo.
œ̃ fʁwa diskʁε desɑ̃t- osito.
lə ɡalɑ̃ sɛ̃klinə, tʁo taʁ, deʒa,
ɛ̃si lamuʁ seɡaʁə paʁfwa.
plys də favœʁ, ʁjɛ̃ a kɔ̃fje,
fɔlə ε lamə ki nozə kɔ̃sεje.
nu suʁjɔ̃ si fɛ̃, pʁεskə ʁjɛ̃ :
ɛ̃si setɛ̃ lə du wɔlɑ̃tɛ̃.