Poème:Églogues Des Roses Mourantes
Le Poème
Ô toi qui passes sous l’arche des nuits blêmes,
Où la lune, lépreuse, ronge son propre sein,
Regarde : les roses, ces vierges, ces blasphèmes,
S’ouvrent en sanglotant sous le ciel assassin.
Leur corolle n’est plus qu’un calice de cendres,
Où suinte, goutte à goutte, un vin noir de douleurs.
Leur parfum, jadis doux comme un souffle qui prend l’âme,
N’est plus qu’un râle étouffé sous les sueurs des fleurs.
Les épines, ces doigts de sorcière avide,
Déchirent l’air trop pur, griffent l’éther trop clair,
Et chaque pétale est une langue qui, livide,
Murmure à l’infini l’horreur d’être à l’air.
Le jardin, ce linceul aux plis de velours noir,
Gémit sous les pas lourds des ombres sans visage.
Les roses y pleurent leur dernier espoir,
Et chaque larme est un adieu, un naufrage.
Car voici l’heure où tout se réveille et se fend :
La beauté n’est qu’un masque aux trous pleins de vers,
Et le monde, ce rêve où l’on croit se perdre,
N’est qu’un charnier fleuri sous les cieux divers.
Poète Oiseau-Lyre
Oiseau-Lyre a publié sur le site 145 écrits. Oiseau-Lyre est membre du site depuis l'année 2025.Lire le profil du poète Oiseau-LyreSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: Églogues Des Roses Mourantes
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et=le=mon=de=ce=rê=ve=où=lon=croit=se=perdre 12
nest=quun=char=ni=er=fleu=ri=sous=les=cieux=di=vers 12
Phonétique : Églogues Des Roses Mourantes
eɡlɔɡ dε ʁozə muʁɑ̃təo twa ki pasə su laʁʃə dε nɥi blεmə,
u la lynə, lepʁøzə, ʁɔ̃ʒə sɔ̃ pʁɔpʁə sɛ̃,
ʁəɡaʁdə : lε ʁozə, sε vjεʁʒə, sε blasfεmə,
suvʁe ɑ̃ sɑ̃ɡlɔtɑ̃ su lə sjεl asasɛ̃.
lœʁ kɔʁɔlə nε plys kœ̃ kalisə də sɑ̃dʁə,
u sɥɛ̃tə, ɡutə a ɡutə, œ̃ vɛ̃ nwaʁ də dulœʁ.
lœʁ paʁfœ̃, ʒadi du kɔmə œ̃ suflə ki pʁɑ̃ lamə,
nε plys kœ̃ ʁalə etufe su lε sɥœʁ dε flœʁ.
lεz- epinə, sε dwa də sɔʁsjεʁə avidə,
deʃiʁe lεʁ tʁo pyʁ, ɡʁife letœʁ tʁo klεʁ,
e ʃakə petalə εt- ynə lɑ̃ɡ ki, lividə,
myʁmyʁə a lɛ̃fini lɔʁœʁ dεtʁə a lεʁ.
lə ʒaʁdɛ̃, sə lɛ̃səl o pli də vəluʁ nwaʁ,
ʒemi su lε pa luʁd dεz- ɔ̃bʁə- sɑ̃ vizaʒə.
lε ʁozəz- i pləʁe lœʁ dεʁnje εspwaʁ,
e ʃakə laʁmə εt- œ̃n- adjø, œ̃ nofʁaʒə.
kaʁ vwasi lœʁ u tu sə ʁevεjə e sə fɑ̃ :
la bote nε kœ̃ maskə o tʁus plɛ̃ də vεʁ,
e lə mɔ̃də, sə ʁεvə u lɔ̃ kʁwa sə pεʁdʁə,
nε kœ̃ ʃaʁnje fləʁi su lε sjø dive.
Syllabes Phonétique : Églogues Des Roses Mourantes
e=ɡlɔɡ=dε=ʁo=zə=mu=ʁɑ̃=tə 8o=twa=ki=pa=sə=su=laʁ=ʃə=dε=nɥi=blε=mə 12
u=la=ly=nə=le=pʁøzə=ʁɔ̃=ʒə=sɔ̃=pʁɔ=pʁə=sɛ̃ 12
ʁə=ɡaʁ=də=lε=ʁo=zə=sε=vjεʁ=ʒə=sε=blas=fεmə 12
su=vʁe=ɑ̃=sɑ̃=ɡlɔ=tɑ̃=su=lə=sjεl=a=sa=sɛ̃ 12
lœʁ=kɔ=ʁɔ=lə=nε=plys=kœ̃=ka=li=sə=də=sɑ̃dʁə 12
u=sɥɛ̃tə=ɡu=təa=ɡu=tə=œ̃=vɛ̃=nwaʁ=də=du=lœʁ 12
lœʁ=paʁ=fœ̃=ʒa=di=du=kɔmə=œ̃=su=flə=ki=pʁɑ̃lamə 12
nε=plys=kœ̃=ʁalə=e=tu=fe=su=lε=sɥœʁ=dε=flœʁ 12
lε=ze=pi=nə=sε=dwa=də=sɔʁ=sjε=ʁə=a=vidə 12
de=ʃi=ʁe=lεʁ=tʁo=pyʁ=ɡʁi=fe=le=tœʁ=tʁo=klεʁ 12
e=ʃakə=pe=ta=lə=ε=ty=nə=lɑ̃ɡ=ki=li=vidə 12
myʁ=myʁə=a=lɛ̃=fi=ni=lɔ=ʁœʁ=dε=tʁə=a=lεʁ 12
lə=ʒaʁ=dɛ̃=sə=lɛ̃=səl=o=pli=də=və=luʁ=nwaʁ 12
ʒe=mi=su=lε=pa=luʁd=dε=zɔ̃=bʁə=sɑ̃=vi=zaʒə 12
lε=ʁo=zə=zi=plə=ʁe=lœʁ=dεʁ=nj=e=εs=pwaʁ 12
e=ʃa=kə=laʁ=mə=ε=tœ̃=na=djø=œ̃=no=fʁaʒə 12
kaʁ=vwa=si=lœʁ=u=tusə=ʁe=vε=jə=e=sə=fɑ̃ 12
la=bo=te=nε=kœ̃=mas=kə=o=tʁus=plɛ̃=də=vεʁ 12
e=lə=mɔ̃=də=sə=ʁε=və=u=lɔ̃=kʁwa=sə=pεʁdʁə 12
nε=kœ̃=ʃaʁ=nj=e=flə=ʁi=su=lε=sjø=di=ve 12
Récompense
Commentaires Sur La Poesie

Honorable Madame, Votre poème "Des Astres Et Des Espoirs" est une véritable symphonie de mélancolie et de douceur. Les mots dansent avec une grâce, comme des feuilles emportées par le vent de l’émotion. Chaque vers est une invitation à rêver et à ressentir la nature dans toute sa profondeur.
Votre poèsie résonne en moi comme une mélodie inoubliable.
Avec toute mon admiration, mes salutations les plus sincières et ma coupe de coeur.
Martin

Oiseau-Lyre,votre poème est une plongée dans une esthétique où le romantisme noir épouse le symbolisme. Les images sont d’une puissance saisissante : les roses ne sont plus seulement des fleurs, elles deviennent les témoins d’une beauté condamnée, d’une innocence qui se consume sous le poids du temps et de la condition humaine.
J’ai particulièrement été touché par cette manière de métamorphoser le jardin en un théâtre funèbre où chaque pétale porte la mémoire d’une douleur universelle. Votre écriture est riche, musicale et profondément évocatrice ; elle rappelle que la poésie peut encore faire surgir le sublime au cœur de la désolation.
Merci pour ce partage d’une rare intensité. Continuez à faire chanter les ombres avec une telle maîtrise des images et des mots.
Avec toute mon admiration,
MANIHO ![]()

Ce tableau, aux aspects criants d’un crève-cœur me touche infiniment par la délicatesse qui fait éclore chaque image. La cruauté devient belle, présentée sur cette palette où les couleurs se meurent. Seraient-ce ces feux maudits qui incendient Dame Nature?
Ceux qui tuent l’éther de leurs fumées irrespirables pour priver les humains des fragrances des roses? Mon coup de cœur absolu pour ce bijou, ce chef-d’œuvre.
Bravo Oiseau-Lyre!