Poème:Nostalgies
Le Poème
Une excroissance du rêve,
Un cancer de notre imaginaire, enlaidit
D’un présent qui nous crève,
Déjà aux temps anciens se regardait avant
Les avantages perdus,
Les plus sages disaient : « demain est décevant,
Jamais nous n’aurions dû ! »
Tandis qu’avec très peu se maintient l’équilibre
Pourquoi vouloir changer ?
Quand certains en profitent les autres de n’être libre
Se mettent en danger !
On ne fait pas d’omelette sans se blesser un peu !
Ainsi les progressistes,
Pour devoir avancer se le répètent entre eux
Tant pis si ça résiste ;
Aujourd’hui notre monde touche à l’irréversible
Il fait l’apologie,
De son propre désastre et devient même la cible,
Future, des nostalgies…
Poète Zeugme
Zeugme a publié sur le site 1415 écrits. Zeugme est membre du site depuis l'année 2022.Lire le profil du poète ZeugmeSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: Nostalgies
bien=tôt=lon=nous=di=ra=que=cest=u=ne=ma=la=die 13u=ne=ex=crois=san=ce=du=rê=ve 9
un=can=cer=de=no=tre=i=ma=gi=nai=re=en=lai=dit 14
dun=pré=sent=qui=nous=crè=ve 7
dé=jà=aux=temps=an=ci=ens=se=re=gar=dait=a=vant 13
les=a=van=ta=ges=per=dus 7
les=plus=sa=ges=di=saient=de=main=est=dé=ce=vant 12
ja=mais=nous=nau=ri=ons=dû 7
tan=dis=qua=vec=très=peu=se=main=tient=lé=qui=li=bre 13
pour=quoi=vou=loir=chan=ger 6
quand=cer=tains=en=pro=fi=tent=les=au=tres=de=nê=tre=libre 14
se=met=tent=en=dan=ger 6
on=ne=fait=pas=do=me=let=te=sans=se=bles=ser=un=peu 14
ain=si=les=pro=gres=sis=tes 7
pour=de=voir=a=van=cer=se=le=ré=pè=tent=en=tre=eux 14
tant=pis=si=ça=ré=sis=te 7
au=jourd=hui=no=tre=mon=de=tou=che=à=lir=ré=ver=sible 14
il=fait=la=po=lo=gie 6
de=son=pro=pre=dé=sas=tre=et=de=vient=mê=me=la=cible 14
fu=tu=re=des=nos=tal=gies 7
Phonétique : Nostalgies
bjɛ̃to lɔ̃ nu diʁa kə sεt- ynə maladiynə εkskʁwasɑ̃sə dy ʁεvə,
œ̃ kɑ̃se də nɔtʁə imaʒinεʁə, ɑ̃lεdi
dœ̃ pʁezɑ̃ ki nu kʁεvə,
deʒa o tɑ̃z- ɑ̃sjɛ̃ sə ʁəɡaʁdε avɑ̃
lεz- avɑ̃taʒə pεʁdys,
lε plys saʒə dizε : « dəmɛ̃ ε desəvɑ̃,
ʒamε nu noʁjɔ̃ dy ! »
tɑ̃di kavεk tʁε pø sə mɛ̃tjɛ̃ lekilibʁə
puʁkwa vulwaʁ ʃɑ̃ʒe ?
kɑ̃ sεʁtɛ̃z- ɑ̃ pʁɔfite lεz- otʁə- də nεtʁə libʁə
sə mεte ɑ̃ dɑ̃ʒe !
ɔ̃ nə fε pa dɔməlεtə sɑ̃ sə blese œ̃ pø !
ɛ̃si lε pʁɔɡʁesistə,
puʁ dəvwaʁ avɑ̃se sə lə ʁepεte ɑ̃tʁə ø
tɑ̃ pi si sa ʁezistə,
oʒuʁdɥi nɔtʁə mɔ̃də tuʃə a liʁevεʁsiblə
il fε lapɔlɔʒi,
də sɔ̃ pʁɔpʁə dezastʁə e dəvjɛ̃ mεmə la siblə,
fytyʁə, dε nɔstalʒi…
Syllabes Phonétique : Nostalgies
bjɛ̃=to=lɔ̃nudiʁakə=sε=ty=nə=ma=la=di 9ynə=εks=kʁw=sɑ̃=sə=dyʁεvə 6
œ̃=kɑ̃se=də=nɔtʁə=i=ma=ʒi=nεʁə=ɑ̃=lε=di 11
dœ̃=pʁe=zɑ̃=ki=nu=kʁεvə 6
de=ʒa=o=tɑ̃=zɑ̃=sj=ɛ̃sə=ʁə=ɡaʁ=dε=a=vɑ̃ 12
lε=za=vɑ̃=taʒə=pεʁ=dys 6
lε=plys=saʒə=di=zε=də=mɛ̃=ε=de=sə=vɑ̃ 11
ʒa=mε=nu=no=ʁjɔ̃=dy 6
tɑ̃=di=ka=vεk=tʁεpøsə=mɛ̃=tjɛ̃=le=kilibʁə 9
puʁ=kwa=vu=lwaʁ=ʃɑ̃=ʒe 6
kɑ̃=sεʁ=tɛ̃=zɑ̃=pʁɔ=fi=te=lεzotʁə=də=nεtʁə=libʁə 11
sə=mε=te=ɑ̃=dɑ̃=ʒe 6
ɔ̃nə=fε=padɔmə=lε=tə=sɑ̃=sə=ble=se=œ̃=pø 11
ɛ̃=si=lε=pʁɔ=ɡʁe=sistə 6
puʁdə=vwaʁ=a=vɑ̃se=sə=lə=ʁe=pε=te=ɑ̃tʁə=ø 11
tɑ̃=pi=si=sa=ʁe=zistə 6
o=ʒuʁ=dɥinɔtʁə=mɔ̃də=tu=ʃəa=li=ʁe=vεʁsiblə 9
il=fε=la=pɔ=lɔ=ʒi 6
də=sɔ̃pʁɔpʁə=de=zas=tʁəe=də=vjɛ̃=mεmə=lasiblə 9
fy=tyʁə=dε=nɔs=tal=ʒi 6
Récompense
Commentaire Sur La Poesie

Cher Zeugme, votre poème m’a touché par la lucidité qu’il porte. Vous parlez de la nostalgie non comme d’un simple regret attendri, mais comme d’un phénomène presque suspect, bientôt pathologisé, comme si regarder en arrière devenait une faute. Cette idée est forte, et elle interroge.
J’apprécie particulièrement la manière dont vous montrez que chaque époque s’est crue à la croisée d’un désastre ou d’une perte irréparable. Les " temps anciens " regardaient déjà hier avec mélancolie. Cela donne à votre texte une profondeur historique : la nostalgie n’est pas une faiblesse moderne, elle est une constante humaine.
Vous posez aussi une vraie question : pourquoi vouloir changer à tout prix quand l’équilibre tient encore ? Derrière vos vers, on sent une inquiétude face à une course en avant qui ne laisse plus le temps de mesurer les conséquences. Votre formule " on ne fait pas d’omelette sans se blesser un peu " détourne habilement l’expression connue, et souligne que le progrès a toujours un coût, parfois payé par ceux qui ne l’ont pas choisi.
La dernière strophe est particulièrement marquante. L’idée que notre monde devienne " la cible future des nostalgies " est belle et troublante : ce que nous critiquons aujourd’hui sera peut-être demain idéalisé. Vous refermez ainsi le cercle avec finesse.
Votre poème ne condamne pas le progrès, mais il invite à la prudence, à la mémoire, à la mesure. Il rappelle que l’enthousiasme du changement ne doit pas étouffer la sagesse du recul.
Merci pour cette réflexion poétique, à la fois critique et profondément humaine.
Amicalement,
Albert
Poème Regret
Du 13/02/2026 07:58
