Poème:La Rivière !
Le Poème
Glisse sur les galets,
Par toi-même emportée,
Dans tes remous en transe !
Où t’en vas-tu pressée ?
Au ras des terres brunes,
Qui tôt le matin fument,
Sans pouvoir t’arrêter.
Mais parfois plus tranquille,
Tu laisses tes abords
Se mirer sur tes ors,
Au large de tes îles !
La lune, la fidèle,
Miroite dans la nuit
Sur tes eaux endormies,
Sa face vers le ciel !
Sans arrêt, tu roucoules
Attirée vers ce cœur
Où se perdent tes sœurs
S’unissant à la houle !
Du gué, je te contemple.
Sur ma coque de noix,
J’aimerais bien, ma foi,
Suivre ta course lente !
Le 2. 01. 26
Poète Bo
Bo a publié sur le site 135 écrits. Bo est membre du site depuis l'année 2020.Lire le profil du poète BoSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: La Rivière !
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sui=vre=ta=cour=se=lente 6
le=deux=point=zé=ro=un=point=vingt=six 9
Phonétique : La Rivière !
kulə, tʁebyʃə, avɑ̃sə,ɡlisə syʁ lε ɡalε,
paʁ twa mεmə ɑ̃pɔʁte,
dɑ̃ tε ʁəmuz- ɑ̃ tʁɑ̃zə !
u tɑ̃ va ty pʁese ?
o ʁa dε teʁə- bʁynə,
ki to lə matɛ̃ fyme,
sɑ̃ puvwaʁ taʁεte.
mε paʁfwa plys tʁɑ̃kjə,
ty lεsə tεz- abɔʁd
sə miʁe syʁ tεz- ɔʁs,
o laʁʒə də tεz- ilə !
la lynə, la fidεlə,
miʁwatə dɑ̃ la nɥi
syʁ tεz- oz- ɑ̃dɔʁmi,
sa fasə vεʁ lə sjεl !
sɑ̃z- aʁε, ty ʁukulə
atiʁe vεʁ sə kœʁ
u sə pεʁde tε sœʁ
synisɑ̃ a la ulə !
dy ɡe, ʒə tə kɔ̃tɑ̃plə.
syʁ ma kɔkə də nwa,
ʒεməʁε bjɛ̃, ma fwa,
sɥivʁə ta kuʁsə lɑ̃tə !
lə dø pwɛ̃ zeʁo œ̃ pwɛ̃ vɛ̃t- sis
Syllabes Phonétique : La Rivière !
kulə=tʁe=by=ʃə=a=vɑ̃sə 6ɡli=sə=syʁ=lε=ɡa=lε 6
paʁ=twa=mεmə=ɑ̃=pɔʁ=te 6
dɑ̃=tε=ʁə=mu=zɑ̃=tʁɑ̃zə 6
u=tɑ̃=va=ty=pʁe=se 6
o=ʁa=dε=te=ʁə=bʁynə 6
ki=tolə=ma=tɛ̃=fy=me 6
sɑ̃=pu=vwaʁ=ta=ʁε=te 6
mε=paʁ=fwa=plys=tʁɑ̃=kjə 6
ty=lε=sə=tε=za=bɔʁd 6
sə=mi=ʁe=syʁ=tε=zɔʁs 6
o=laʁ=ʒə=də=tε=zilə 6
la=ly=nə=la=fi=dεlə 6
mi=ʁwa=tə=dɑ̃=la=nɥi 6
syʁ=tε=zo=zɑ̃=dɔʁ=mi 6
sa=fa=sə=vεʁ=lə=sjεl 6
sɑ̃=za=ʁε=ty=ʁu=kulə 6
a=ti=ʁe=vεʁ=sə=kœʁ 6
u=sə=pεʁ=de=tε=sœʁ 6
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Commentaires Sur La Poesie

Ce poème épouse le mouvement qu’il décrit : on y sent l’eau sous les pieds, l’élan, la perte d’équilibre et la grâce mêlés. Le rythme coule, trébuche, reprend, exactement comme le courant. Les images sont simples et justes, presque physiques : galets, remous, brumes du matin, lune fidèle. Rien d’appuyé, tout est senti.
J’aime beaucoup la tension entre l’élan irrépressible et les instants de calme, quand l’eau se regarde elle-même, quand la lune vient apaiser. Et la chute est très belle : ce désir discret de suivre, non pas pour dominer ou rattraper, mais pour accompagner. Un poème humble et fluide, qui donne envie de marcher lentement le long de l’eau… et d’y rester.

Bernadette, ton poème m’a emporté comme la rivière elle-même. On ressent à chaque vers le mouvement, la force et la douceur de l’eau, cette course inarrêtable qui ne cesse de chercher son chemin. J’aime la façon dont tu fais miroiter la lune sur ses eaux, et comment tu mêles immensité et intimité, cette contemplation paisible depuis ta " coque de noix ". Tes mots font vraiment sentir la liberté et la beauté d’un cours d’eau qui avance sans retenue, et laissent une trace douce dans le cœur du lecteur. Amicalement, Albert.
