Prose:Nectar De L’extase
La Prose
Là où le jour hésite encore.
Le temps ralentit avec moi,
Et les pensées se taisent,
Comme si elles savaient qu’elles n’ont rien à faire ici.
Il n’y a ni manque, ni attente précise,
Juste cet instant suspendu
Où l’on se sent vivant sans avoir besoin de le prouver.
Je reste là, immobile et ouvert,
Laissant venir ce qui vient,
Laissant partir ce qui s’éloigne.
Et dans ce silence offert,
Je reconnais enfin
Ce goût discret et profond :
Nectar de l’extase,
Qui ne se boit qu’en paix,
Dans l’accueil simple de l’instant.
Poète Albertb
Albertb a publié sur le site 162 écrits. Albertb est membre du site depuis l'année 2024.Lire le profil du poète AlbertbSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: Nectar De L’extase
je=scru=te=à=l=ho=ri=zon 8là=où=le=jour=hé=site=en=core 8
le=temps=ra=len=tit=a=vec=moi 8
et=les=pen=sées=se=tai=sent 7
comme=si=elles=sa=vaient=quel=les=nont=rien=à=faire=i=ci 13
il=ny=a=ni=man=que=ni=at=tente=pré=cise 11
jus=te=cet=ins=tant=sus=pen=du 8
où=lon=se=sent=vi=vant=sans=a=voir=be=soin=de=le=prou=ver 15
je=res=te=là=im=mo=bileet=ou=vert 9
lais=sant=ve=nir=ce=qui=vient 7
lais=sant=par=tir=ce=qui=sé=loigne 8
et=dans=ce=si=len=ce=of=fert 8
je=re=con=nais=en=fin 6
ce=goût=dis=cret=et=pro=fond 7
nec=tar=de=lex=ta=se 6
qui=ne=se=boit=quen=paix 6
dans=lac=cueil=sim=ple=de=lins=tant 8
Phonétique : Nectar De L’extase
ʒə skʁytə a lɔʁizɔ̃,la u lə ʒuʁ ezitə ɑ̃kɔʁə.
lə tɑ̃ ʁalɑ̃ti avεk mwa,
e lε pɑ̃se sə tεze,
kɔmə si εllə savε kεllə nɔ̃ ʁjɛ̃ a fεʁə isi.
il ni a ni mɑ̃kə, ni atɑ̃tə pʁesizə,
ʒystə sεt ɛ̃stɑ̃ syspɑ̃dy
u lɔ̃ sə sɑ̃ vivɑ̃ sɑ̃z- avwaʁ bəzwɛ̃ də lə pʁuve.
ʒə ʁεstə la, imɔbilə e uvεʁ,
lεsɑ̃ vəniʁ sə ki vjɛ̃,
lεsɑ̃ paʁtiʁ sə ki selwaɲə.
e dɑ̃ sə silɑ̃sə ɔfεʁ,
ʒə ʁəkɔnεz- ɑ̃fɛ̃
sə ɡu diskʁε e pʁɔfɔ̃ :
nεktaʁ də lεkstazə,
ki nə sə bwa kɑ̃ pε,
dɑ̃ lakœj sɛ̃plə də lɛ̃stɑ̃.
Syllabes Phonétique : Nectar De L’extase
ʒə=skʁy=tə=a=lɔ=ʁi=zɔ̃ 7la=ulə=ʒuʁ=e=zi=tə=ɑ̃=kɔʁə 8
lə=tɑ̃=ʁa=lɑ̃=ti=a=vεk=mwa 8
e=lε=pɑ̃=se=sə=tε=ze 7
kɔmə=siεllə=sa=vεkεllə=nɔ̃=ʁjɛ̃=a=fε=ʁə=i=si 11
il=ni=animɑ̃kə=ni=a=tɑ̃=tə=pʁe=sizə 9
ʒys=tə=sεt=ɛ̃s=tɑ̃=sys=pɑ̃=dy 8
ulɔ̃sə=sɑ̃=vi=vɑ̃=sɑ̃=za=vwaʁbə=zwɛ̃=də=lə=pʁu=ve 12
ʒə=ʁεstə=la=i=mɔ=bi=ləe=u=vεʁ 9
lε=sɑ̃=və=niʁ=sə=ki=vj=ɛ̃ 8
lε=sɑ̃=paʁ=tiʁ=sə=ki=se=lwaɲə 8
e=dɑ̃=sə=si=lɑ̃=sə=ɔ=fεʁ 8
ʒə=ʁə=kɔ=nε=zɑ̃=fɛ̃ 6
sə=ɡu=dis=kʁε=e=pʁɔ=fɔ̃ 7
nεk=taʁ=də=lεk=sta=zə 6
ki=nə=sə=bwa=kɑ̃=pε 6
dɑ̃=la=kœj=sɛ̃=plə=də=lɛ̃s=tɑ̃ 8
Récompense
Commentaires Sur La Poesie

Merci Albertb pour cette magnifique prose poétique qui aborde l’essence de l’extase dans un état de détachement total, de silence et de solitude, en vivant intensément des moments simples où seule la paix intérieure est essentielle.

Dans un autre ciel symbolique, ton poème Albert, devient une constellation humaine,
Chaque extase est une étoile, parfois brillante, parfois vacillante.
La force et la fragilité y orbitent ensemble, le guerrier y croise le papillon, comme si l’homme avançait entre gravité et légèreté.
C’est un univers où l’identité n’est pas figée, mais en mouvement, et c’est là que le texte trouve sa justesse.
Bravo pour ce poème plein de liberté authentique.
Pat

Bravo Albert, et, merci de nous avoir offert ce nectar!
Il faut une force exceptionnelle pour accepter le départ de ce qui s’éloigne, et une grande patience pour attendre ce qui devrait se rapprocher. La poésie et l’écriture deviennent la thérapie qui fera cette transition entre l’accablement et l’extase.
Ce très bel écrit plein de sensibilité et de délicatesse mérite à l’instant mon coup de coeur!

Cher Albertb,
Je te remercie profondément pour le temps et la qualité de présence que tu as accordés à Nectar de l’extase. Ton commentaire ne se contente pas de lire le poème : il l’écoute, il l’habite, et c’est sans doute l’un des plus beaux cadeaux qu’un lecteur puisse offrir à un texte.
Ce que tu soulignes rejoint ce lieu très particulier où le poème s’est écrit : un espace sans tension, sans volonté de saisir ou de démontrer, où l’on consent simplement à être là. Cet instant suspendu, presque fragile, n’existe que parce qu’on accepte de ne rien lui demander.
En te lisant, j’ai eu le sentiment que ce silence partagé — celui du poème et celui du lecteur — continuait de respirer au-delà des mots. Comme si l’extase évoquée n’était pas une exaltation, mais une reconnaissance intime : celle d’un accord discret entre soi et le monde.
Ton regard vient ainsi prolonger le texte, lui offrir une autre profondeur, et me rappeler que la poésie n’est jamais un geste solitaire. Elle circule, elle se transforme, elle trouve d’autres rivages. Merci pour cette résonance juste et pour cette présence attentive qui, à sa manière, fait elle aussi goûter ce nectar rare.
Avec gratitude,
MANIHO
