Poème:Le Chevalier Au Blanc Écu La Queste Du Saint Graal
A Propos du Poeme
Ce poème reprend la forme et l’esprit des anciens romans du Graal : une quête qui n’est pas conquête, mais dépouillement. Il invite le lecteur à suivre un chevalier dont la pureté vaut plus que la prouesse, et dont la route mène vers une lumière qui ne s’impose jamais, mais se donne.
Le Poème
Gardaient l’antique remembrance,
Un chevalier au blanc écu,
Pauvre d’avoir, riche en vertu,
S’en allait par les voies désertes,
Depuis sept ans, les mains ouvertes,
Querant le Graal, saint Vaissel
Dont nul n’est digne, fors le ciel.
La forêt s’ouvrit devant lui
Comme une porte dans la nuit ;
Les chênes de mille ans levaient
Leurs bras que les mousses couvraient ;
Nul sentier : l’herbe avait repris
Le pas des royaumes péris,
Et sous la haute et sombre voûte
Dieu seulement savait la route.
Il n’entendait, au long des jours,
Que l’oisel chantant ses amours,
Et parfois, du fond des ramures,
Une cloche aux paroles pures.
Une fontaine au flot d’argent
Chantait pour Dieu, loin de la gent ;
Le chevalier but à genoux
L’eau qui rend le cœur simple et doux.
Puis il trouva, dessous le lierre,
Une chapelle sans prière
Où l’autel attendait, sans voix,
Gardant l’empreinte de la croix.
Un saint ermite au blanc visage
Sortit de l’ombre du feuillage
Et lui dit, bénissant son front :
« Les orgueilleux ne trouveront
Jamais le Graal ni sa grâce :
Dieu se retire quand on chasse.
Le Graal ne se conquiert mie ;
Il s’offre à l’âme qui mendie.
Laisse l’épée et le renom ;
Va-t’en pauvre, en disant le Nom. »
Le chevalier, sans mot, pleura,
Puis plus léger s’achemina.
Une croix grise, au carrefour,
Bénissait la nuit et le jour ;
Là, sans requête et sans demande,
Il fit de son cœur une offrande.
Or, tandis qu’il priait encor,
Parut, entre les rameaux d’or,
Un grand cerf blanc, à la ramure
Claire comme une eau qui murmure.
Il ne fuyait ni ne craignait,
Mais devant lui, doux, cheminait ;
Le chevalier, sans nul effroi,
Le suivit comme on suit un roi.
Ils vinrent dans une clairière
Où le soir se faisait lumière ;
Nulle branche n’y remuait ;
Le silence même y priait.
Et dans l’air, entre ciel et terre,
Passa, voilé de blanc mystère,
Un vase de clarté vêtu
Que nulle main n’avait tenu.
Une odeur de rose et de miel
Se répandit, venue du ciel,
Et tout le bois, feuille après feuille,
S’inclina comme on se recueille.
Le chevalier tomba, front bas,
Mais il ne le convoita pas,
Car il savait, en sa simplesse,
Que le Graal n’est pas richesse,
Ni conquête, ni los, ni prise,
Mais grâce à l’âme qui s’est mise
Nue et pauvre, livrée aux mains
De Celui qui fait les chemins.
La clarté s’éleva, légère,
Comme l’alouette première,
Et le bois redevint le bois :
Ombre, silence, mousse et croix.
Mais une paix, que nul ne nomme,
Plus douce que sommeil ni somme,
Demeura dedans sa poitrine
Comme une eau de source divine.
Puis il reprit, quand vint la brune,
Sa route où ne luit nulle lune.
Nul ne sait s’il trouva le terme
De la voie où sa foi fut ferme ;
Mais la queste du Saint Graal
Dure encor par mont et par val,
Et durera, dans la lumière,
Tant qu’une âme sera prière.
Daniił Łaźko, Touapsé
PostScriptum
Note critique
« Le Chevalier au Blanc Écu » se donne d’emblée pour ce qu’il est : non le récit d’une conquête, mais celui d’un dépouillement. Le poème épouse la forme même des romans du Graal — l’octosyllabe à rimes plates, mètre du roman courtois — et s’en sert non comme d’une contrainte, mais comme d’un pas régulier, celui d’un marcheur qui avance depuis sept ans sans savoir où le mène sa route. Cette régularité métrique n’est pas ornement : elle est la marche même de la quête, patiente et sans hâte.
La forêt, ici, n’est jamais décor. Dès le second mouvement, elle s’ouvre « comme une porte dans la nuit » : seuil plus que lieu, frontière entre le monde visible et ce qui le déborde. Les chênes millénaires, l’herbe qui a recouvert « le pas des royaumes péris », les sentiers effacés sous la mousse composent un espace où toute trace humaine s’efface pour que subsiste la seule route que « Dieu seulement » connaît. La sombre futaie devient le lieu de l’épreuve intérieure, cette forêt où, selon la tradition, les âmes des chevaliers sont éprouvées loin du regard des hommes.
Le cœur doctrinal du poème est confié à l’ermite, figure obligée du cycle du Graal, mais dont la parole ici renverse la logique héroïque : « Dieu se retire quand on chasse. » Le Graal, dit-il, « ne se conquiert mie ; il s’offre à l’âme qui mendie ». Tout le sens du poème tient dans ce renversement : la quête n’est pas une chasse, et celui qui poursuit perd, tandis que celui qui renonce reçoit. Le motif de la chasse inversée trouve son image la plus juste dans le cerf blanc qui, loin de fuir, précède le chevalier « comme on suit un roi » — l’animal traditionnellement traqué devient guide, et la poursuite se mue en obéissance.
L’apparition du Graal, au terme du chemin, est traitée avec une remarquable économie. Nulle description, nulle possession : un « vase de clarté vêtu que nulle main n’avait tenu », une odeur de rose et de miel, et l’inclinaison de la forêt entière « comme on se recueille ». La vision ne dure pas ; elle s’élève « comme l’alouette première » — image de l’aube et de la résurrection au sein même du soir, sur cette clairière où « le soir se faisait lumière ». Le chevalier ne saisit rien. Sa grandeur est de ne pas convoiter : « il ne le convoita pas ». Ce qui lui demeure n’est pas un objet, mais « une paix, que nul ne nomme », déposée en lui comme « une eau de source divine ».
La spiritualité du poème est partout présente et nulle part appuyée. Elle passe par les objets — la source, la croix de pierre, l’autel « sans voix », le vase de clarté — et jamais par le commentaire. C’est là que le texte se montre le plus fidèle à l’esprit du XIIIe siècle : le sacré n’y est pas expliqué, il est rencontré. Les choses portent le sens ; les images enseignent sans discourir.
Le dénouement, enfin, refuse toute clôture. On ignore si le chevalier atteignit jamais son terme ; la quête « dure encor par mont et par val, et durera, dans la lumière, tant qu’une âme sera prière ». Le poème s’achève ainsi non sur une réponse, mais sur la perpétuation du mystère : la véritable quête ne s’achève pas, parce qu’elle n’était pas dirigée vers un avoir, mais vers un état de l’âme. Le lecteur referme le texte comme le chevalier poursuit sa route — dans le silence de la forêt, sous une lumière qui a lui un instant et qui, désormais, ne s’éteindra plus.
Daniił Łaźko, Touapsé — le 5 juillet 2026
Poète Daniil Lazko
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Syllabes Hyphénique: Le Chevalier Au Blanc Écu La Queste Du Saint Graal
au=temps=où=les=hauts=bois=de=france 8gar=daient=lan=ti=que=re=mem=brance 8
un=che=va=lier=au=blanc=é=cu 8
pau=vre=da=voir=riche=en=ver=tu 8
sen=al=lait=par=les=voies=dé=sertes 8
de=puis=sept=ans=les=mains=ou=vertes 8
que=rant=le=graal=saint=vais=sel 7
dont=nul=nest=di=gne=fors=le=ciel 8
la=fo=rêt=sou=vrit=de=vant=lui 8
com=me=u=ne=porte=dans=la=nuit 8
les=chênes=de=mil=le=ans=le=vaient 8
leurs=bras=que=les=mous=ses=cou=vraient 8
nul=sen=tier=lherbe=a=vait=re=pris 8
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dieu=seu=le=ment=sa=vait=la=route 8
il=nen=ten=dait=au=long=des=jours 8
que=loi=sel=chan=tant=ses=a=mours 8
et=par=fois=du=fond=des=ra=mures 8
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le=che=va=lier=but=à=ge=noux 8
leau=qui=rend=le=cœur=simple=et=doux 8
puis=il=trou=va=des=sous=le=lierre 8
u=ne=cha=pel=le=sans=pri=ère 8
où=lau=tel=at=ten=dait=sans=voix 8
gar=dant=lem=prein=te=de=la=croix 8
un=saint=er=mite=au=blanc=vi=sage 8
sor=tit=de=lom=bre=du=feuilla=ge 8
et=lui=dit=bé=nis=sant=son=front 8
les=or=gueilleux=ne=trou=ve=ront 8
ja=mais=le=graal=ni=sa=grâ=ce 8
dieu=se=re=ti=re=quand=on=chasse 8
le=graal=ne=se=con=quiert=mie 7
il=sof=freà=lâ=me=qui=men=die 8
lais=se=lé=pée=et=le=re=nom 8
va=ten=pauvre=en=di=sant=le=nom 8
le=che=va=lier=sans=mot=pleu=ra 8
puis=plus=lé=ger=sa=che=mi=na 8
une=croix=gri=se=au=car=re=four 8
bé=nis=sait=la=nuit=et=le=jour 8
là=sans=re=quête=et=sans=de=mande 8
il=fit=de=son=cœur=une=of=frande 8
or=tan=dis=quil=pria=it=en=cor 8
pa=rut=en=tre=les=ra=meaux=dor 8
un=grand=cerf=blanc=à=la=ra=mure 8
claire=com=meu=ne=eau=qui=mur=mure 8
il=ne=fu=y=ait=ni=ne=crai=gnait 9
mais=de=vant=lui=doux=che=mi=nait 8
le=che=va=lier=sans=nul=ef=froi 8
le=sui=vit=comme=on=suit=un=roi 8
ils=vin=rent=dans=u=ne=clai=rière 8
où=le=soir=se=fai=sait=lu=mière 8
nul=le=bran=che=ny=re=muait 7
le=si=len=ce=mê=me=y=priait 8
et=dans=lair=en=tre=ciel=et=terre 8
pas=sa=voi=lé=de=blanc=mys=tère 8
un=va=se=de=clar=té=vê=tu 8
que=nul=le=main=na=vait=te=nu 8
uneo=deur=de=ro=se=et=de=miel 8
se=ré=pan=dit=ve=nue=du=ciel 8
et=tout=le=bois=feu=illea=près=feu=ille 9
sin=cli=na=comme=on=se=re=cueille 8
le=che=va=lier=tom=ba=front=bas 8
mais=il=ne=le=con=voi=ta=pas 8
car=il=sa=vait=en=sa=simples=se 8
que=le=graal=nest=pas=ri=ches=se 8
ni=con=quê=te=ni=los=ni=prise 8
mais=grâ=ceà=lâ=me=qui=sest=mise 8
nue=et=pau=vre=li=vrée=aux=mains 8
de=ce=lui=qui=fait=les=che=mins 8
la=clar=té=sé=le=va=lé=gère 8
com=me=la=louet=te=pre=miè=re 8
et=le=bois=re=de=vint=le=bois 8
ombre=si=len=ce=mous=se=et=croix 8
mais=u=ne=paix=que=nul=ne=nomme 8
plus=dou=ce=que=som=meil=ni=somme 8
de=meu=ra=de=dans=sa=poi=trine 8
commeu=ne=eau=de=sour=ce=di=vine 8
puis=il=re=prit=quand=vint=la=brune 8
sa=route=où=ne=luit=nul=le=lune 8
nul=ne=sait=sil=trou=va=le=terme 8
de=la=voie=où=sa=foi=fut=ferme 8
mais=la=ques=te=du=saint=graal 7
dure=en=cor=par=mont=et=par=val 8
et=du=re=ra=dans=la=lu=mière 8
tant=quune=â=me=se=ra=pri=ère 8
da=niił=łaź=ko=tou=ap=sé 7
Phonétique : Le Chevalier Au Blanc Écu La Queste Du Saint Graal
o tɑ̃z- u lεz- o bwa də fʁɑ̃səɡaʁdε lɑ̃tikə ʁəmɑ̃bʁɑ̃sə,
œ̃ ʃəvalje o blɑ̃ eky,
povʁə davwaʁ, ʁiʃə ɑ̃ vεʁty,
sɑ̃n- alε paʁ lε vwa dezεʁtə,
dəpɥi sεt ɑ̃, lε mɛ̃z- uvεʁtə,
kəʁɑ̃ lə ɡʁaal, sɛ̃ vεsεl
dɔ̃ nyl nε diɲə, fɔʁ lə sjεl.
la fɔʁε suvʁi dəvɑ̃ lɥi
kɔmə ynə pɔʁtə dɑ̃ la nɥi,
lε ʃεnə də milə ɑ̃ ləvε
lœʁ bʁa kə lε musə kuvʁε,
nyl sɑ̃tje : lεʁbə avε ʁəpʁi
lə pa dε ʁwajomə peʁi,
e su la-otə e sɔ̃bʁə vutə
djø sələmɑ̃ savε la ʁutə.
il nɑ̃tɑ̃dε, o lɔ̃ dε ʒuʁ,
kə lwazεl ʃɑ̃tɑ̃ sεz- amuʁ,
e paʁfwa, dy fɔ̃ dε ʁamyʁə,
ynə kloʃə o paʁɔlə pyʁə.
ynə fɔ̃tεnə o flo daʁʒe
ʃɑ̃tε puʁ djø, lwɛ̃ də la ʒɑ̃,
lə ʃəvalje byt a ʒənu
lo ki ʁɑ̃ lə kœʁ sɛ̃plə e du.
pɥiz- il tʁuva, dəsu lə ljeʁə,
ynə ʃapεllə sɑ̃ pʁjεʁə
u lotεl atɑ̃dε, sɑ̃ vwa,
ɡaʁdɑ̃ lɑ̃pʁɛ̃tə də la kʁwa.
œ̃ sɛ̃ εʁmitə o blɑ̃ vizaʒə
sɔʁti də lɔ̃bʁə dy fœjaʒə
e lɥi di, benisɑ̃ sɔ̃ fʁɔ̃ :
« ləs ɔʁɡœjø nə tʁuvəʁɔ̃
ʒamε lə ɡʁaal ni sa ɡʁasə :
djø sə ʁətiʁə kɑ̃t- ɔ̃ ʃasə.
lə ɡʁaal nə sə kɔ̃kjεʁ mi,
il sɔfʁə a lamə ki mɑ̃di.
lεsə lepe e lə ʁənɔ̃,
va tɑ̃ povʁə, ɑ̃ dizɑ̃ lə nɔ̃. »
lə ʃəvalje, sɑ̃ mo, pləʁa,
pɥi plys leʒe saʃəmina.
ynə kʁwa ɡʁizə, o kaʁəfuʁ,
benisε la nɥi e lə ʒuʁ,
la, sɑ̃ ʁəkεtə e sɑ̃ dəmɑ̃də,
il fi də sɔ̃ kœʁ ynə ɔfʁɑ̃də.
ɔʁ, tɑ̃di kil pʁjε ɑ̃kɔʁ,
paʁy, ɑ̃tʁə lε ʁamo dɔʁ,
œ̃ ɡʁɑ̃ sεʁf blɑ̃, a la ʁamyʁə
klεʁə kɔmə ynə o ki myʁmyʁə.
il nə fyiε ni nə kʁεɲε,
mε dəvɑ̃ lɥi, du, ʃəminε,
lə ʃəvalje, sɑ̃ nyl efʁwa,
lə sɥivi kɔmə ɔ̃ sɥi œ̃ ʁwa.
il vɛ̃ʁe dɑ̃z- ynə klεʁjεʁə
u lə swaʁ sə fəzε lymjεʁə,
nylə bʁɑ̃ʃə ni ʁəmɥε,
lə silɑ̃sə mεmə i pʁjε.
e dɑ̃ lεʁ, ɑ̃tʁə sjεl e teʁə,
pasa, vwale də blɑ̃ mistεʁə,
œ̃ vazə də klaʁte vεty
kə nylə mɛ̃ navε təny.
ynə ɔdœʁ də ʁozə e də mjεl
sə ʁepɑ̃di, vənɥ dy sjεl,
e tu lə bwa, fœjə apʁε fœjə,
sɛ̃klina kɔmə ɔ̃ sə ʁəkœjə.
lə ʃəvalje tɔ̃ba, fʁɔ̃ ba,
mεz- il nə lə kɔ̃vwata pa,
kaʁ il savε, ɑ̃ sa sɛ̃plεsə,
kə lə ɡʁaal nε pa ʁiʃεsə,
ni kɔ̃kεtə, ni los, ni pʁizə,
mε ɡʁasə a lamə ki sε mizə
nɥ e povʁə, livʁe o mɛ̃
də səlɥi ki fε lε ʃəmɛ̃.
la klaʁte seləva, leʒεʁə,
kɔmə laluεtə pʁəmjεʁə,
e lə bwa ʁədəvɛ̃ lə bwa :
ɔ̃bʁə, silɑ̃sə, musə e kʁwa.
mεz- ynə pε, kə nyl nə nɔmə,
plys dusə kə sɔmεj ni sɔmə,
dəməʁa dədɑ̃ sa pwatʁinə
kɔmə ynə o də suʁsə divinə.
pɥiz- il ʁəpʁi, kɑ̃ vɛ̃ la bʁynə,
sa ʁutə u nə lɥi nylə lynə.
nyl nə sε sil tʁuva lə tεʁmə
də la vwa u sa fwa fy fεʁmə,
mε la kεstə dy sɛ̃ ɡʁaal
dyʁə ɑ̃kɔʁ paʁ mɔ̃ e paʁ val,
e dyʁəʁa, dɑ̃ la lymjεʁə,
tɑ̃ kynə amə səʁa pʁjεʁə.
danji ako, tuapse
Syllabes Phonétique : Le Chevalier Au Blanc Écu La Queste Du Saint Graal
o=tɑ̃=zu=lε=zo=bwa=də=fʁɑ̃sə 8ɡaʁ=dε=lɑ̃=ti=kə=ʁə=mɑ̃=bʁɑ̃sə 8
œ̃=ʃə=va=lje=o=blɑ̃=e=ky 8
povʁə=da=vwaʁ=ʁi=ʃə=ɑ̃=vεʁ=ty 8
sɑ̃=na=lε=paʁ=lε=vwa=de=zεʁtə 8
dəp=ɥi=sεt=ɑ̃=lε=mɛ̃=zu=vεʁtə 8
kə=ʁɑ̃=lə=ɡʁa=al=sɛ̃=vε=sεl 8
dɔ̃=nyl=nε=di=ɲə=fɔʁ=lə=sjεl 8
la=fɔ=ʁε=su=vʁi=də=vɑ̃=lɥi 8
kɔmə=y=nə=pɔʁ=tə=dɑ̃=la=nɥi 8
lε=ʃεnə=də=mi=lə=ɑ̃=lə=vε 8
lœʁ=bʁa=kə=lε=mu=sə=ku=vʁε 8
nyl=sɑ̃=tje=lεʁbə=a=vε=ʁə=pʁi 8
lə=pa=dε=ʁwa=jo=mə=pe=ʁi 8
e=su=la-otə=e=sɔ̃=bʁə=vutə 8
djø=sə=lə=mɑ̃=sa=vε=la=ʁutə 8
il=nɑ̃=tɑ̃=dε=o=lɔ̃=dε=ʒuʁ 8
kə=lwa=zεl=ʃɑ̃=tɑ̃=sε=za=muʁ 8
e=paʁ=fwa=dy=fɔ̃=dε=ʁa=myʁə 8
ynə=klo=ʃə=o=pa=ʁɔ=lə=pyʁə 8
y=nə=fɔ̃=tεnə=o=flo=daʁ=ʒe 8
ʃɑ̃=tε=puʁ=djø=lwɛ̃=də=la=ʒɑ̃ 8
lə=ʃə=va=lje=byt=a=ʒə=nu 8
lo=ki=ʁɑ̃lə=kœʁ=sɛ̃=plə=e=du 8
pɥi=zil=tʁu=vadə=su=lə=lje=ʁə 8
y=nə=ʃa=pεl=lə=sɑ̃=pʁi=jεʁ 8
u=lo=tεl=a=tɑ̃=dε=sɑ̃=vwa 8
ɡaʁ=dɑ̃=lɑ̃=pʁɛ̃=tə=də=la=kʁwa 8
œ̃=sɛ̃=εʁ=mitə=o=blɑ̃=vi=zaʒə 8
sɔʁ=ti=də=lɔ̃=bʁə=dy=fœ=jaʒə 8
e=lɥi=di=be=ni=sɑ̃=sɔ̃=fʁɔ̃ 8
ləs=ɔʁ=ɡœjø=nə=tʁu=və=ʁɔ̃ 8
ʒa=mε=lə=ɡʁa=al=ni=sa=ɡʁasə 8
djø=sə=ʁə=ti=ʁə=kɑ̃=tɔ̃=ʃasə 8
lə=ɡʁa=al=nə=sə=kɔ̃=kjεʁ=mi 8
il=sɔfʁə=a=la=mə=ki=mɑ̃=di 8
lε=sə=le=pe=e=lə=ʁə=nɔ̃ 8
va=tɑ̃=povʁə=ɑ̃=di=zɑ̃=lə=nɔ̃ 8
lə=ʃə=va=lje=sɑ̃=mo=plə=ʁa 8
pɥi=plys=le=ʒe=sa=ʃə=mi=na 8
y=nə=kʁwa=ɡʁizə=o=ka=ʁə=fuʁ 8
be=ni=sε=la=nɥi=e=lə=ʒuʁ 8
la=sɑ̃=ʁə=kεtə=e=sɑ̃=də=mɑ̃də 8
il=fidə=sɔ̃=kœʁ=y=nə=ɔ=fʁɑ̃də 8
ɔʁ=tɑ̃=di=kil=pʁj=ε=ɑ̃=kɔʁ 8
pa=ʁy=ɑ̃=tʁə=lε=ʁa=mo=dɔʁ 8
œ̃=ɡʁɑ̃=sεʁf=blɑ̃=a=la=ʁa=myʁə 8
klεʁə=kɔ=məy=nə=o=ki=myʁ=myʁə 8
il=nə=fy=i=ε=ninə=kʁε=ɲε 8
mε=də=vɑ̃=lɥi=du=ʃə=mi=nε 8
lə=ʃə=va=lje=sɑ̃=nyl=e=fʁwa 8
lə=sɥi=vi=kɔmə=ɔ̃=sɥi=œ̃=ʁwa 8
il=vɛ̃=ʁe=dɑ̃=zy=nə=klε=ʁjεʁə 8
u=lə=swaʁ=sə=fə=zε=ly=mjεʁə 8
ny=lə=bʁɑ̃=ʃə=ni=ʁəm=ɥε 7
lə=si=lɑ̃=sə=mε=mə=i=pʁjε 8
e=dɑ̃=lεʁ=ɑ̃tʁə=sjεl=e=te=ʁə 8
pa=sa=vwa=le=də=blɑ̃=mis=tεʁə 8
œ̃=va=zə=də=klaʁ=te=vε=ty 8
kə=ny=lə=mɛ̃=na=vε=tə=ny 8
ynəɔ=dœʁ=də=ʁo=zə=e=də=mjεl 8
sə=ʁe=pɑ̃=di=vənɥ=dy=sjεl 7
e=tulə=bwa=fœ=jə=a=pʁε=fœjə 8
sɛ̃=kli=na=kɔmə=ɔ̃=sə=ʁə=kœjə 8
lə=ʃə=va=lje=tɔ̃=ba=fʁɔ̃=ba 8
mε=zil=nə=lə=kɔ̃=vwa=ta=pa 8
kaʁ=il=sa=vε=ɑ̃=sa=sɛ̃=plεsə 8
kə=lə=ɡʁa=al=nε=pa=ʁi=ʃεsə 8
ni=kɔ̃=kε=tə=ni=los=ni=pʁizə 8
mε=ɡʁasə=a=la=mə=ki=sε=mizə 8
nɥ=e=po=vʁə=li=vʁe=o=mɛ̃ 8
də=səl=ɥi=ki=fε=lε=ʃə=mɛ̃ 8
la=klaʁ=te=se=lə=va=le=ʒεʁə 8
kɔ=mə=la=lu=ε=tə=pʁə=mjεʁə 8
e=lə=bwa=ʁə=də=vɛ̃=lə=bwa 8
ɔ̃bʁə=si=lɑ̃=sə=mu=sə=e=kʁwa 8
mε=zy=nə=pε=kə=nyl=nə=nɔmə 8
plys=du=sə=kə=sɔ=mεj=ni=sɔmə 8
də=mə=ʁa=də=dɑ̃=sa=pwa=tʁinə 8
kɔmə=y=nə=o=də=suʁ=sə=divinə 8
pɥi=zil=ʁə=pʁi=kɑ̃=vɛ̃=la=bʁynə 8
sa=ʁu=tə=unə=lɥi=ny=lə=lynə 8
nyl=nə=sε=sil=tʁu=va=lə=tεʁmə 8
də=la=vwa=u=sa=fwa=fy=fεʁmə 8
mε=la=kεs=tə=dy=sɛ̃=ɡʁa=al 8
dyʁə=ɑ̃=kɔʁ=paʁ=mɔ̃=e=paʁ=val 8
e=dy=ʁə=ʁa=dɑ̃=la=ly=mjεʁə 8
tɑ̃=ky=nə=amə=sə=ʁa=pʁi=jεʁ 8
da=nj=i=a=ko=tu=ap=se 8
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