Texte:Flocons
Le Texte
La neige arrive doucement sur la pointe des flocons dans l’air froid et humide de l’hiver qui impose au temps une pause, elle habille avec délicatesse toute chose de son éternel et éphémère voile de mariée, transformant tous les paysages en carte postale pour longuement se laisser admirer dans le souvenir de ce jour élégant. Elle nous force au silence dans la clarté de la méditation de ses fins cristaux virevoltants comme une nuée de lucioles. Nous redevenons cet enfant magicien qui la fait disparaitre dans le creux de la main après l’avoir saisie au vol.
Elle blanchit même le charbon de son manteau immaculé, suggère une vie de pureté lorsqu’elle recouvre nos immondices et nos constructions dénaturées avant d’être piétinée et souillée par notre immoralité mercantile. Elle glisse sous nos pas en maitresse de notre équilibre provisoire, masquant les écueils de nos pensées sous son apaisement.
Elle crée ce vaste océan d’écume blanche dont les monts et montagnes sont les déferlantes, et les avalanches les signes de notre insignifiance. Elle nous trompe facilement dans les brumes qui la grisaillent pour nous déboussoler et nous perdre dans les tourments de nos illusions, en contrepartie elle illumine les nuits obscures prêtes à nous égarer dans les hurlements de nos peurs.
Sa beauté trop abondante nous paralyse et nous fait craindre des jours de malheur où l’amour se transforme en haine destructrice tant nous avons horreur de l’immobilisme. Elle fait craquer les arbres et les toits par sa légèreté amoncelée. Trompe notre perception en formant avec le vent le mirage d’un pays de labyrinthes fait de congères maléfiques. Elle déploie son linceul blanc sur les tombes de nos âmes pour cacher notre misère et l’orgueil de nos champs de batailles qu’elle ne peut tous ensevelir tant ils sont nombreux et incessants ; nous perdons ainsi les vies passées, nos noms et notre avenir incertain.
Elle se retire, comme elle est venue, sans bruit dans son évanescence, en petites sources d’eau fraiche absorbée par les sols assoiffés, puisque ce qui est né doit disparaitre…
Elle blanchit même le charbon de son manteau immaculé, suggère une vie de pureté lorsqu’elle recouvre nos immondices et nos constructions dénaturées avant d’être piétinée et souillée par notre immoralité mercantile. Elle glisse sous nos pas en maitresse de notre équilibre provisoire, masquant les écueils de nos pensées sous son apaisement.
Elle crée ce vaste océan d’écume blanche dont les monts et montagnes sont les déferlantes, et les avalanches les signes de notre insignifiance. Elle nous trompe facilement dans les brumes qui la grisaillent pour nous déboussoler et nous perdre dans les tourments de nos illusions, en contrepartie elle illumine les nuits obscures prêtes à nous égarer dans les hurlements de nos peurs.
Sa beauté trop abondante nous paralyse et nous fait craindre des jours de malheur où l’amour se transforme en haine destructrice tant nous avons horreur de l’immobilisme. Elle fait craquer les arbres et les toits par sa légèreté amoncelée. Trompe notre perception en formant avec le vent le mirage d’un pays de labyrinthes fait de congères maléfiques. Elle déploie son linceul blanc sur les tombes de nos âmes pour cacher notre misère et l’orgueil de nos champs de batailles qu’elle ne peut tous ensevelir tant ils sont nombreux et incessants ; nous perdons ainsi les vies passées, nos noms et notre avenir incertain.
Elle se retire, comme elle est venue, sans bruit dans son évanescence, en petites sources d’eau fraiche absorbée par les sols assoiffés, puisque ce qui est né doit disparaitre…
Écrivain Gp
Gp a publié sur le site 202 écrits. Gp est membre du site depuis l'année 2020.Lire le profil de l'auteur poète GpSyllabation De L'Écrit
Phonétique : Flocons
la nεʒə aʁivə dusəmɑ̃ syʁ la pwɛ̃tə dε flɔkɔ̃ dɑ̃ lεʁ fʁwa e ymidə də livεʁ ki ɛ̃pozə o tɑ̃z- ynə pozə, εllə-abijə avεk delikatεsə tutə ʃozə də sɔ̃n- etεʁnεl e efemεʁə vwalə də maʁje, tʁɑ̃sfɔʁmɑ̃ tus lε pεizaʒəz- ɑ̃ kaʁtə pɔstalə puʁ lɔ̃ɡəmɑ̃ sə lεse admiʁe dɑ̃ lə suvəniʁ də sə ʒuʁ eleɡɑ̃. εllə nu fɔʁsə o silɑ̃sə dɑ̃ la klaʁte də la meditasjɔ̃ də sε fɛ̃ kʁisto viʁəvɔltɑ̃ kɔmə ynə nye də lysjɔlə. nu ʁədəvənɔ̃ sεt ɑ̃fɑ̃ maʒisjɛ̃ ki la fε dispaʁεtʁə dɑ̃ lə kʁø də la mɛ̃ apʁε lavwaʁ sεzi o vɔl.εllə blɑ̃ʃi mεmə lə ʃaʁbɔ̃ də sɔ̃ mɑ̃to imakyle, syɡʒεʁə ynə vi də pyʁəte lɔʁskεllə ʁəkuvʁə noz- imɔ̃disəz- e no kɔ̃stʁyksjɔ̃ denatyʁez- avɑ̃ dεtʁə pjetine e suje paʁ nɔtʁə imɔʁalite mεʁkɑ̃tilə. εllə ɡlisə su no pa ɑ̃ mεtʁεsə də nɔtʁə ekilibʁə pʁɔvizwaʁə, maskɑ̃ lεz- ekɥεj də no pɑ̃se su sɔ̃n- apεsəmɑ̃.
εllə kʁe sə vastə ɔseɑ̃ dekymə blɑ̃ʃə dɔ̃ lε mɔ̃z- e mɔ̃taɲə sɔ̃ lε defεʁlɑ̃tə, e lεz- avalɑ̃ʃə lε siɲə də nɔtʁə ɛ̃siɲifjɑ̃sə. εllə nu tʁɔ̃pə fasiləmɑ̃ dɑ̃ lε bʁymə ki la ɡʁizaje puʁ nu debusɔle e nu pεʁdʁə dɑ̃ lε tuʁmɑ̃ də noz- ilyzjɔ̃, ɑ̃ kɔ̃tʁəpaʁti εllə ilyminə lε nɥiz- ɔpskyʁə pʁεtəz- a nuz- eɡaʁe dɑ̃ lεz- yʁləmɑ̃ də no pœʁ.
sa bote tʁo abɔ̃dɑ̃tə nu paʁalizə e nu fε kʁɛ̃dʁə dε ʒuʁ də malœʁ u lamuʁ sə tʁɑ̃sfɔʁmə ɑ̃-εnə dεstʁyktʁisə tɑ̃ nuz- avɔ̃z- ɔʁœʁ də limɔbilismə. εllə fε kʁake lεz- aʁbʁəz- e lε twa paʁ sa leʒεʁəte amɔ̃səle. tʁɔ̃pə nɔtʁə pεʁsεpsjɔ̃ ɑ̃ fɔʁmɑ̃ avεk lə vɑ̃ lə miʁaʒə dœ̃ pεi də labiʁɛ̃tə fε də kɔ̃ʒεʁə malefik. εllə deplwa sɔ̃ lɛ̃səl blɑ̃ syʁ lε tɔ̃bə də noz- amə puʁ kaʃe nɔtʁə mizεʁə e lɔʁɡœj də no ʃɑ̃ də batajə kεllə nə pø tusz- ɑ̃səvəliʁ tɑ̃ il sɔ̃ nɔ̃bʁøz- e ɛ̃sesɑ̃, nu pεʁdɔ̃z- ɛ̃si lε vi pase, no nɔ̃z- e nɔtʁə avəniʁ ɛ̃sεʁtɛ̃.
εllə sə ʁətiʁə, kɔmə εllə ε vənɥ, sɑ̃ bʁɥi dɑ̃ sɔ̃n- evanesɑ̃sə, ɑ̃ pətitə suʁsə- do fʁεʃə absɔʁbe paʁ lε sɔlz- aswafe, pɥiskə sə ki ε ne dwa dispaʁεtʁə…
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Poesie sans commentaire

04/05/2026Poeme-France
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Texte Nature
Du 04/05/2026 07:29
L'écrit contient 352 mots qui sont répartis dans 2 strophes.