Poème:L’écho Du Silence
A Propos du Poeme
Certains soirs de silence assourdissent.
Maricar
Le Poème
Pose en demi-pause
Le parfum des roses
Ton regard intense.
Tes yeux pleins d’absence
Se noient dans les ondes
Aphone est la ronde
Qui suit ton errance.
Sans bruit vient la nuit.
Un rayon de lune
Caresse la dune.
Ton visage fuit.
Une cloche sonne
Tintent tes mots tus
Messages non lus,
Mes maux et… Personne
Toute issue fermée
Toute ligne éteinte
Comme une complainte
Vers un être aimé…
PostScriptum
16-02-2026
Maria Duhin-Carnélos
Le soda des ados
Poète Maricarmelle
Maricarmelle a publié sur le site 177 écrits. Maricarmelle est membre du site depuis l'année 2020.Lire le profil du poète MaricarmelleSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: L’écho Du Silence
é=cris=ton=si=len=ce 6po=se=en=de=mi=pause 6
le=par=fum=des=ro=ses 6
ton=re=gard=in=ten=se 6
tes=y=eux=pleins=dab=sence 6
se=noient=dans=les=on=des 6
apho=ne=est=la=ron=de 6
qui=suit=ton=er=ran=ce 6
sans=bruit=vient=la=nuit 5
un=ray=on=de=lu=ne 6
ca=res=se=la=du=ne 6
ton=vi=sa=ge=fuit 5
u=ne=clo=che=son=ne 6
tin=tent=tes=mots=tus 5
mes=sa=ges=non=lus 5
mes=maux=et=per=son=ne 6
tou=te=is=sue=fer=mée 6
tou=te=li=gne=é=teinte 6
com=me=u=ne=com=plainte 6
vers=un=ê=tre=ai=mé 6
Phonétique : L’écho Du Silence
ekʁi tɔ̃ silɑ̃sə !pozə ɑ̃ dəmi pozə
lə paʁfœ̃ dε ʁozə
tɔ̃ ʁəɡaʁ ɛ̃tɑ̃sə.
tεz- iø plɛ̃ dabsɑ̃sə
sə nwae dɑ̃ lεz- ɔ̃də
afɔnə ε la ʁɔ̃də
ki sɥi tɔ̃n- eʁɑ̃sə.
sɑ̃ bʁɥi vjɛ̃ la nɥi.
œ̃ ʁεjɔ̃ də lynə
kaʁεsə la dynə.
tɔ̃ vizaʒə fɥi.
ynə kloʃə sɔnə
tɛ̃te tε mo tys
mesaʒə nɔ̃ ly,
mε moz- e… pεʁsɔnə
tutə isɥ fεʁme
tutə liɲə etɛ̃tə
kɔmə ynə kɔ̃plɛ̃tə
vεʁz- œ̃n- εtʁə εme…
Syllabes Phonétique : L’écho Du Silence
e=kʁi=tɔ̃=si=lɑ̃=sə 6po=zə=ɑ̃=də=mi=pozə 6
lə=paʁ=fœ̃=dε=ʁo=zə 6
tɔ̃=ʁə=ɡaʁ=ɛ̃=tɑ̃=sə 6
tε=zi=ø=plɛ̃=dab=sɑ̃sə 6
sə=nwa=dɑ̃=lε=zɔ̃=də 6
a=fɔ=nə=ε=la=ʁɔ̃də 6
ki=sɥi=tɔ̃=ne=ʁɑ̃=sə 6
sɑ̃=bʁɥi=vj=ɛ̃=la=nɥi 6
œ̃=ʁε=jɔ̃=də=ly=nə 6
ka=ʁε=sə=la=dy=nə 6
tɔ̃=vi=za=ʒə=fɥi 5
y=nə=klo=ʃə=sɔ=nə 6
tɛ̃=te=tε=mo=tys 5
me=sa=ʒə=nɔ̃=ly 5
mε=mo=ze=pεʁ=sɔ=nə 6
tu=tə=isɥ=fεʁ=me 5
tu=tə=li=ɲə=e=tɛ̃tə 6
kɔ=mə=y=nə=kɔ̃=plɛ̃tə 6
vεʁ=zœ̃=nε=tʁə=ε=me 6
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Commentaires Sur La Poesie

Le silence donne raison, il libère, évite les querelles, rend l’adversaire stupide, ami de l’humilité, merveilleux silence.

Le silence tue...
Combien d’âmes torturée en silence...
Cela me fait penser à une chanson : Pleure en silence, de Kery James.
Bel écrit Maria

Le silence de l’absence est tres difficile à vivre et vous l’avez bien exprimé dans votre texte. Merci Maricarmelle pour ce partage.

Auteur de Poésie
17/02/2026 20:49Anya
Desolee Maria pour le.commentaire qui suit Il ́ne concerne pas ton poème, admirable .comme toujours, mais celui d’un autre poète Le tien est magnifquement écrit,.nostalgique et mélodieux,très émouvant car la pudeur ́’ne peut entièremét.voiler la douleur Toute mon admiration. Anya. ps: je suis desolee aussi de prendre la place de ta réponse à Herivale mais tu trouveras sans doute un moyen de la remercier pour son commentaire

Maria, dans " L’Écho du silence ", tu fais du silence une matière vivante, presque vibrante. Dès l’ouverture, tu installes un paradoxe saisissant : ce silence qui " assourdit " n’est pas vide, il est plein — plein d’absence, de retenue, de mots empêchés. Tu transformes ce qui ne se dit pas en substance poétique, et c’est là toute la force de ton écriture.
Lorsque tu écris " Écris ton silence ! ", tu poses un défi magnifique : comment donner forme à l’indicible ? Tu sembles chercher à libérer la parole, mais aussitôt les mots se heurtent à l’absence : ils sont " tus ", " non lus ", perdus dans une " ligne éteinte ". Cette tension entre le besoin de dire et l’impossibilité d’être entendue donne à ton poème une profondeur bouleversante.
Tu utilises la nature avec une grande délicatesse. La lune, la dune, la nuit, les roses ne sont pas de simples images : elles deviennent le miroir de ton état intérieur. Le rayon de lune qui caresse contraste avec la solitude qui s’installe. Tout est douceur apparente, mais cette douceur enveloppe une douleur sourde. Tu murmures plus que tu ne cries — et ce murmure touche d’autant plus.
Le vers " Mes maux et… Personne " est particulièrement fort. Tu joues subtilement sur l’écho entre les " mots " et les " maux ", comme si le langage lui-même se fissurait sous le poids de la souffrance. Les points de suspension prolongent le vide, laissent résonner l’attente, accentuent l’absence de réponse.
Ta musicalité, simple et fluide, crée un véritable écho intérieur. Chaque strophe semble se répondre, comme une onde dans le silence que tu décris. Tu ne décris pas seulement la solitude : tu la fais ressentir.
À travers ce poème, tu montres que le silence n’est jamais neutre. Il peut être douleur, attente, amour retenu. Et en le transformant en poésie, tu lui donnes une voix — fragile, pudique, mais profondément humaine.
Nino