Texte:Le Lion, Le Vautour Et Le Castor
Le Texte
Un Lion, pour régner, s’était mis en tête
De bâtir une Roue, immense et parfaite.
Il l’élevait aux cieux, splendide comme un arc,
Pour graisser les rouages de sa sombre baraque.
« Il faut du Grain qui brille à tout-va ! » hurlait le tyran,
Pour faire tourner l’Engrenage et chasser l’occupant.
Il fit croire aux zèbres, par un vieux récit,
Que leur sang était pur, mais leur pain trop petit,
À cause d’un blaireau ou d’un rat de passage,
Tandis qu’il pillait l’or au fond des marécages.
Près de là, un Vautour, niché dans sa tour,
Pesait ses profits, plus rapace toujours.
Au Lion des promesses de plumes il prêtait
Contre leurs Grains d’Or, que la Roue subsumait.
Sous le joug, les zèbres couraient exaltés,
De l’or plein les poches croyant récolter.
« Croissez ! Multipliez ! » disait le rapace,
« Pour payer vos dettes, il faut de la masse ! »
Délaissant le pain pour cet absurde labeur,
Adorant la Machine, ce nouveau Seigneur.
Le Castor, reculé, loin de ce grand bruit,
Pétrissait son pain au calme, épanoui.
« Ton levain est lent ! Ton effort est vain ! »
Lui criait le Lion, ivre de son dessein.
« Sois fier, sois guerrier, oublie ton voisin,
L’étranger nous guette, il veut ton pétrin ! »
Mais le Castor voyait bien, sous le fard du discours,
Qu’ à coup sûr, l’or du Lion finissait chez le Vautour.
Il refusait l’arc et les plumes de vent,
Préférant le vrai au patte-pelu charlatan.
Un jour, par ambition, la Roue s’emballa fort,
Laissant le troupeau seul face à son sort.
Le Lion perdit pied, le Vautour s’envola,
Et le sombre Édifice en éclats s’écroula.
Les zèbres affamés, sans dieu ni bannières,
Virent que l’Idole n’était que poussière.
L’odeur de l’or refit place au doux levain :
Au fond des vallées, on sentait le vrai pain.
Moralité :
On croit se glorifier pour la bannière ou pour l’or, quand on ne fait qu’engraisser le coffre du plus fort. La Roue qui nous broie n’est faite que d’idées ; mieux vaut un vrai pain que poussière marchandée. L’autoritarisme, en abrutissant les rangs, fait le miel des discordes où trônent les tyrans.
De bâtir une Roue, immense et parfaite.
Il l’élevait aux cieux, splendide comme un arc,
Pour graisser les rouages de sa sombre baraque.
« Il faut du Grain qui brille à tout-va ! » hurlait le tyran,
Pour faire tourner l’Engrenage et chasser l’occupant.
Il fit croire aux zèbres, par un vieux récit,
Que leur sang était pur, mais leur pain trop petit,
À cause d’un blaireau ou d’un rat de passage,
Tandis qu’il pillait l’or au fond des marécages.
Près de là, un Vautour, niché dans sa tour,
Pesait ses profits, plus rapace toujours.
Au Lion des promesses de plumes il prêtait
Contre leurs Grains d’Or, que la Roue subsumait.
Sous le joug, les zèbres couraient exaltés,
De l’or plein les poches croyant récolter.
« Croissez ! Multipliez ! » disait le rapace,
« Pour payer vos dettes, il faut de la masse ! »
Délaissant le pain pour cet absurde labeur,
Adorant la Machine, ce nouveau Seigneur.
Le Castor, reculé, loin de ce grand bruit,
Pétrissait son pain au calme, épanoui.
« Ton levain est lent ! Ton effort est vain ! »
Lui criait le Lion, ivre de son dessein.
« Sois fier, sois guerrier, oublie ton voisin,
L’étranger nous guette, il veut ton pétrin ! »
Mais le Castor voyait bien, sous le fard du discours,
Qu’ à coup sûr, l’or du Lion finissait chez le Vautour.
Il refusait l’arc et les plumes de vent,
Préférant le vrai au patte-pelu charlatan.
Un jour, par ambition, la Roue s’emballa fort,
Laissant le troupeau seul face à son sort.
Le Lion perdit pied, le Vautour s’envola,
Et le sombre Édifice en éclats s’écroula.
Les zèbres affamés, sans dieu ni bannières,
Virent que l’Idole n’était que poussière.
L’odeur de l’or refit place au doux levain :
Au fond des vallées, on sentait le vrai pain.
Moralité :
On croit se glorifier pour la bannière ou pour l’or, quand on ne fait qu’engraisser le coffre du plus fort. La Roue qui nous broie n’est faite que d’idées ; mieux vaut un vrai pain que poussière marchandée. L’autoritarisme, en abrutissant les rangs, fait le miel des discordes où trônent les tyrans.
Écrivain Mémé Senstyle
Mémé Senstyle a publié sur le site 7 écrits. Mémé Senstyle est membre du site depuis l'année 2020.Lire le profil de l'auteur poète Mémé SenstyleSyllabation De L'Écrit
Phonétique : Le Lion, Le Vautour Et Le Castor
œ̃ ljɔ̃, puʁ ʁeɲe, setε miz- ɑ̃ tεtədə batiʁ ynə ʁu, imɑ̃sə e paʁfεtə.
il leləvε o sjø, splɑ̃didə kɔmə œ̃n- aʁk,
puʁ ɡʁεse lε ʁuaʒə də sa sɔ̃bʁə baʁakə.
« il fo dy ɡʁɛ̃ ki bʁijə a tu va ! » yʁlε lə tiʁɑ̃,
puʁ fεʁə tuʁne lɑ̃ɡʁənaʒə e ʃase lɔkypɑ̃.
il fi kʁwaʁə o zεbʁə, paʁ œ̃ vjø ʁesi,
kə lœʁ sɑ̃ etε pyʁ, mε lœʁ pɛ̃ tʁo pəti,
a kozə dœ̃ blεʁo u dœ̃ ʁa də pasaʒə,
tɑ̃di kil pijε lɔʁ o fɔ̃ dε maʁekaʒə.
pʁε də la, œ̃ votuʁ, niʃe dɑ̃ sa tuʁ,
pəzε sε pʁɔfi, plys ʁapasə tuʒuʁ.
o ljɔ̃ dε pʁɔmesə də plyməz- il pʁεtε
kɔ̃tʁə lœʁ ɡʁɛ̃ dɔʁ, kə la ʁu sybsymε.
su lə ʒuɡ, lε zεbʁə- kuʁε εɡzalte,
də lɔʁ plɛ̃ lε poʃə kʁwajɑ̃ ʁekɔlte.
« kʁwase ! myltiplje ! » dizε lə ʁapasə,
« puʁ pεje vo dεtə, il fo də la masə ! »
delεsɑ̃ lə pɛ̃ puʁ sεt absyʁdə labœʁ,
adɔʁɑ̃ la maʃinə, sə nuvo sεɲœʁ.
lə kastɔʁ, ʁəkyle, lwɛ̃ də sə ɡʁɑ̃ bʁɥi,
petʁisε sɔ̃ pɛ̃ o kalmə, epanui.
« tɔ̃ ləvɛ̃ ε lɑ̃ ! tɔ̃n- efɔʁ ε vɛ̃ ! »
lɥi kʁjε lə ljɔ̃, ivʁə də sɔ̃ desɛ̃.
« swa fje, swa ɡeʁje, ubli tɔ̃ vwazɛ̃,
letʁɑ̃ʒe nu ɡεtə, il vø tɔ̃ petʁɛ̃ ! »
mε lə kastɔʁ vwajε bjɛ̃, su lə faʁ dy diskuʁ,
ka ku syʁ, lɔʁ dy ljɔ̃ finisε ʃe lə votuʁ.
il ʁəfyzε laʁk e lε plymə də vɑ̃,
pʁefeʁɑ̃ lə vʁε o patə pəly ʃaʁlatɑ̃.
œ̃ ʒuʁ, paʁ ɑ̃bisjɔ̃, la ʁu sɑ̃bala fɔʁ,
lεsɑ̃ lə tʁupo səl fasə a sɔ̃ sɔʁ.
lə ljɔ̃ pεʁdi pje, lə votuʁ sɑ̃vɔla,
e lə sɔ̃bʁə edifisə ɑ̃n- ekla sekʁula.
lε zεbʁəz- afame, sɑ̃ djø ni banjεʁə,
viʁe kə lidɔlə netε kə pusjεʁə.
lɔdœʁ də lɔʁ ʁəfi plasə o du ləvɛ̃ :
o fɔ̃ dε vale, ɔ̃ sɑ̃tε lə vʁε pɛ̃.
mɔʁalite :
ɔ̃ kʁwa sə ɡlɔʁifje puʁ la banjεʁə u puʁ lɔʁ, kɑ̃t- ɔ̃ nə fε kɑ̃ɡʁεse lə kɔfʁə dy plys fɔʁ. la ʁu ki nu bʁwa nε fεtə kə dide, mjø vo œ̃ vʁε pɛ̃ kə pusjεʁə maʁʃɑ̃de. lotɔʁitaʁismə, ɑ̃n- abʁytisɑ̃ lε ʁɑ̃ɡ, fε lə mjεl dε diskɔʁdəz- u tʁone lε tiʁɑ̃.
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Poesie sans commentaire

13/03/2026Poeme-France
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Texte Servitude
Du 13/03/2026 21:01
L'écrit contient 375 mots qui sont répartis dans 5 strophes.