Texte:Au Maître James Pittágoras
A Propos du Texte
L’écrit contient 144 mots qui sont répartis en forme de texte narratif comme prose poétique.
Le Texte
Chercheur talentueux et éminent dans le domaine des troubles du mouvement, notamment la maladie de Parkinson, il fut un pionnier de la thérapie par la lévodopa à Rio de Janeiro et auteur de nombreuses publications.
Doté d’un talent pédagogique exceptionnel, d’une éloquence élégante et persuasive, il enseignait l’apprentissage avec une maîtrise singulière et une objectivité remarquable, usant de nuances saisissantes pour construire une sémiologie neurologique inoubliable.
Dans ce contexte, son talent brillait au sein d’une constellation qui avait aussi ses étoiles favorites. Ainsi, parmi une pléiade d’hommes cultivés, dans la vraisemblance de sa propre compréhension du monde, il
incarnait une personnalité analytique.
Malheureusement, dans l’hiver de la vie, une tempête insidieuse s’abattit, obscurcissant son aube
mnésique, flétrissant les fleurs de son printemps cognitif, où des milliards de neurones s’échouèrent dans une cybernétique biologique déjà dégénérée.
Par conséquent, ses précieuses structures hippocampiques sont transformés en déserts atrophiés, où ni ses précieux circuits neuronaux, ni les phénomènes de l’ingénieuse neuroplasticité ne pourraient plus circuler. Désormais, ses disciples auront encore le privilège de lui rendre visite en rêve, où du haut d’une chaire splendide, il enseignera la neurologie aux anges…
Ainsi, immortalisés dans ses propres enseignements, nous le contemplerons dans la belle
aquarelle des souvenirs, sous les lumières de la poésie et de la nôtre immense gratitude. [
PostScriptum
À mon cher professeur James Pittágoras de Mattos, qui souffrait de la maladie d’Alzheimer et qui est décédé récemment.
Écrivain Printemps
Printemps a publié sur le site 188 écrits. Printemps est membre du site depuis l'année 2016.Lire le profil de l'auteur poète PrintempsSyllabation De L'Écrit
Phonétique : Au Maître James Pittágoras
vwasi œ̃ mεtʁə lε plys ʁεspεkte dɑ̃ la nəʁɔlɔʒi bʁeziljεnə. œ̃n- ɔmə ki a onoʁe sa ʃεʁə a ynə epɔkə u lεksεllɑ̃sə ʁəpʁezɑ̃tε lə symɔm dy savwaʁ akademikə.ʃεʁʃœʁ talɑ̃tɥøz- e emine dɑ̃ lə dɔmεnə dε tʁublə dy muvəmɑ̃, nɔtamɑ̃ la maladi də paʁkɛ̃sɔ̃, il fy œ̃ pjɔnje də la teʁapi paʁ la levɔdɔpa a ʁjo də ʒanεʁo e otœʁ də nɔ̃bʁøzə pyblikasjɔ̃.
dɔte dœ̃ talɑ̃ pedaɡɔʒikə εksεpsjɔnεl, dynə elɔkɑ̃sə eleɡɑ̃tə e pεʁsɥazivə, il ɑ̃sεɲε lapʁɑ̃tisaʒə avεk ynə mεtʁizə sɛ̃ɡyljεʁə e ynə ɔbʒεktivite ʁəmaʁkablə, yzɑ̃ də nɥɑ̃sə sεzisɑ̃tə puʁ kɔ̃stʁɥiʁə ynə semjɔlɔʒi nəʁɔlɔʒikə inubljablə.
dɑ̃ sə kɔ̃tεkstə, sɔ̃ talɑ̃ bʁijε o sɛ̃ dynə kɔ̃stεllasjɔ̃ ki avε osi sεz- etwalə favɔʁitə. ɛ̃si, paʁmi ynə plejadə dɔmə kyltive, dɑ̃ la vʁεsɑ̃blɑ̃sə də sa pʁɔpʁə kɔ̃pʁeɑ̃sjɔ̃ dy mɔ̃də, il
ɛ̃kaʁnε ynə pεʁsɔnalite analitikə.
maləʁøzəmɑ̃, dɑ̃ livεʁ də la vi, ynə tɑ̃pεtə ɛ̃sidjøzə sabati, ɔpskyʁsisɑ̃ sɔ̃n- obə
mnezikə, fletʁisɑ̃ lε flœʁ də sɔ̃ pʁɛ̃tɑ̃ kɔɲitif, u dε miljaʁd də nəʁɔnə seʃuεʁe dɑ̃z- ynə sibεʁnetikə bjɔlɔʒikə deʒa deʒeneʁe.
paʁ kɔ̃seke, sε pʁesjøzə stʁyktyʁəz- ipɔkɑ̃pik sɔ̃ tʁɑ̃sfɔʁmez- ɑ̃ dezεʁz- atʁɔfje, u ni sε pʁesjø siʁkɥi nəʁɔno, ni lε fenɔmεnə də lɛ̃ʒenjøzə nəʁɔplastisite nə puʁʁε plys siʁkyle. dezɔʁmε, sε disipləz- oʁɔ̃ ɑ̃kɔʁə lə pʁivilεʒə də lɥi ʁɑ̃dʁə vizitə ɑ̃ ʁεvə, u dy-o dynə ʃεʁə splɑ̃didə, il ɑ̃sεɲəʁa la nəʁɔlɔʒi oz- ɑ̃ʒə…
ɛ̃si, imɔʁtalize dɑ̃ sε pʁɔpʁəz- ɑ̃sεɲəmɑ̃, nu lə kɔ̃tɑ̃pləʁɔ̃ dɑ̃ la bεllə
akaʁεllə dε suvəniʁ, su lε lymjεʁə də la pɔezi e də la notʁə imɑ̃sə ɡʁatitydə. uvʁə kʁoʃε
Récompense
Commentaires Sur La Poesie
Bravo Printemps et ce Maitre, comment s’apelle t-il ?

Merci infiniment, Printemps, pour ce texte d’une grande intensité.
On y sent à la fois l’admiration profonde que vous portiez à votre professeur, mais aussi une forme de pudeur face à ce qu’il a traversé. Cela rend votre hommage d’autant plus touchant.
J’ai été particulièrement sensible à la manière dont vous évoquez la dégradation progressive de la mémoire, sans jamais perdre de vue la grandeur de l’homme qu’il était. Vous parvenez à faire coexister la rigueur scientifique et une véritable émotion, ce qui n’est pas chose facile.
Au-delà du parcours remarquable du professeur, c’est aussi la relation entre le maître et ses élèves qui transparaît, comme un lien qui ne disparaît pas, même face à la maladie. Et cette idée qu’il continue d’enseigner "ailleurs", d’une certaine manière, donne au texte une belle élévation.
Merci pour ce partage sincère et habité. Bien à vous, Albert.

Merci Albert d’avoir lu et apprécié ce simple hommage, et surtout d’avoir toujours su saisir l’essence de ce que nous essayons d’exprimer.

Chère Poétesse Printemps,
Votre poème " Au Maître James Pittágoras " est d’une profondeur remarquable et d’une rare élégance littéraire. Vous avez su unir avec une grande finesse la rigueur du langage neurologique à la sensibilité poétique, créant ainsi un hommage aussi intellectuel qu’émouvant.
Chaque passage révèle une admiration sincère pour ce maître d’exception, dont vous peignez le portrait avec noblesse et délicatesse. Les métaphores liées à la mémoire, aux neurones et à l’hippocampe donnent à votre texte une identité unique, où la science devient poésie et où la poésie éclaire la fragilité humaine.
Votre manière d’évoquer le déclin cognitif est particulièrement touchante : sans jamais perdre la dignité du personnage, vous transformez la souffrance en beauté méditative. La dernière image, celle du maître enseignant " la neurologie aux anges ", est d’une grande puissance symbolique et laisse au lecteur une émotion durable.
Votre plume est cultivée, sensible et lumineuse. Vous démontrez que la poésie peut non seulement célébrer un homme, mais aussi immortaliser son héritage spirituel et intellectuel.
Recevez toute mon admiration pour cette œuvre empreinte de respect, de gratitude et d’humanité.
Maniho ![]()
