Poème:Quitter Bruxelles
Le Poème
Je quitterai Bruxelles avant qu’il ne soit tard,
Avant que sa tristesse n’entre au fond de mon âme ;
Je cherche encore en vain son ancien doux regard,
Et je ne retrouve plus que l’ombre de sa flamme.
Je me souviens encor de ses paisibles soirs,
Des cloches qui montaient dans la brume légère ;
La pluie faisait briller les vieux pavés si noirs,
Et la ville semblait moins triste et moins étrangère.
Les poubelles, les déchets ont terni ses couleurs ;
La crasse des chemins monte jusqu’aux fenêtres ;
Et je crois voir parfois, sous ces nouveaux malheurs,
Une ancienne beauté qui n’ose plus paraître.
Aujourd’hui tout se tait, tout paraît se faner ;
Les herbes vont poussant sur les pierres usées ;
On voit les vieux quartiers lentement s’abandonner,
Comme un jardin désert aux portes mal fermées.
Une obscure inquiétude habite chaque rue ;
Le soir tombe plus vite et pèse sur les cœurs ;
Et l’on marche parfois comme en terre inconnue,
Au milieu du silence et des vagues frayeurs.
Tout y parle d’oubli, de fatigue et de fin ;
L’air a le goût du froid, de la pluie et des cendres ;
On dirait qu’une main s’acharne, soir et matin,
À défaire en secret ce qu’on espérait défendre.
Je partirai pourtant avec un long regret ;
Car je l’aimais jadis comme on aime une amie.
Je laisse derrière moi son douloureux secret :
Une ville qui meurt sans bruit et sans patrie.
Avant que sa tristesse n’entre au fond de mon âme ;
Je cherche encore en vain son ancien doux regard,
Et je ne retrouve plus que l’ombre de sa flamme.
Je me souviens encor de ses paisibles soirs,
Des cloches qui montaient dans la brume légère ;
La pluie faisait briller les vieux pavés si noirs,
Et la ville semblait moins triste et moins étrangère.
Les poubelles, les déchets ont terni ses couleurs ;
La crasse des chemins monte jusqu’aux fenêtres ;
Et je crois voir parfois, sous ces nouveaux malheurs,
Une ancienne beauté qui n’ose plus paraître.
Aujourd’hui tout se tait, tout paraît se faner ;
Les herbes vont poussant sur les pierres usées ;
On voit les vieux quartiers lentement s’abandonner,
Comme un jardin désert aux portes mal fermées.
Une obscure inquiétude habite chaque rue ;
Le soir tombe plus vite et pèse sur les cœurs ;
Et l’on marche parfois comme en terre inconnue,
Au milieu du silence et des vagues frayeurs.
Tout y parle d’oubli, de fatigue et de fin ;
L’air a le goût du froid, de la pluie et des cendres ;
On dirait qu’une main s’acharne, soir et matin,
À défaire en secret ce qu’on espérait défendre.
Je partirai pourtant avec un long regret ;
Car je l’aimais jadis comme on aime une amie.
Je laisse derrière moi son douloureux secret :
Une ville qui meurt sans bruit et sans patrie.
Poète Stefan Warest-Szczypek Podgórski
Stefan Warest-Szczypek Podgórski a publié sur le site 8 écrits. Stefan Warest-Szczypek Podgórski est membre du site depuis l'année 2023.Lire le profil du poète Stefan Warest-Szczypek PodgórskiSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: Quitter Bruxelles
je=quit=te=rai=bruxel=les=a=vant=quil=ne=soit=tard 12avant=que=sa=tristes=se=nen=treau=fond=de=mon=â=me 12
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les=pou=bel=les=les=déchets=ont=ter=ni=ses=cou=leurs 12
la=cras=se=des=che=mins=mon=te=jus=quaux=fe=nêtres 12
et=je=crois=voir=par=fois=sous=ces=nou=veaux=mal=heurs 12
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au=jourd=hui=tout=se=tait=tout=pa=raît=se=fa=ner 12
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on=voit=les=vieux=quar=tiers=lente=ment=sa=ban=don=ner 12
comme=un=jar=din=dé=sert=aux=por=tes=mal=fer=mées 12
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le=soir=tombe=plus=vi=te=et=pè=se=sur=les=cœurs 12
et=lon=mar=che=par=fois=commeen=ter=re=in=con=nue 12
au=mi=lieu=du=si=len=ce=et=des=va=gues=frayeurs 12
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lair=a=le=goût=du=froid=de=la=pluie=et=des=cendres 12
on=di=rait=quune=main=sa=char=ne=soir=et=ma=tin 12
à=dé=faireen=se=cret=ce=quon=es=pé=rait=dé=fendre 12
je=par=ti=rai=pour=tant=a=vec=un=long=re=gret 12
car=je=lai=mais=ja=dis=commeon=aime=u=ne=a=mie 12
je=laisse=der=riè=re=moi=son=dou=lou=reux=se=cret 12
u=ne=vil=le=qui=meurt=sans=bruit=et=sans=pa=trie 12
Phonétique : Quitter Bruxelles
ʒə kitəʁε bʁyksεlləz- avɑ̃ kil nə swa taʁ,avɑ̃ kə sa tʁistεsə nɑ̃tʁə o fɔ̃ də mɔ̃n- amə,
ʒə ʃεʁʃə ɑ̃kɔʁə ɑ̃ vɛ̃ sɔ̃n- ɑ̃sjɛ̃ du ʁəɡaʁ,
e ʒə nə ʁətʁuvə plys kə lɔ̃bʁə də sa flamə.
ʒə mə suvjɛ̃z- ɑ̃kɔʁ də sε pεziblə swaʁ,
dε kloʃə ki mɔ̃tε dɑ̃ la bʁymə leʒεʁə,
la plɥi fəzε bʁije lε vjø pave si nwaʁ,
e la vilə sɑ̃blε mwɛ̃ tʁistə e mwɛ̃z- etʁɑ̃ʒεʁə.
lε pubεllə, lε deʃεz- ɔ̃ tεʁni sε kulœʁ,
la kʁasə dε ʃəmɛ̃ mɔ̃tə ʒysko fənεtʁə,
e ʒə kʁwa vwaʁ paʁfwa, su sε nuvo malœʁ,
ynə ɑ̃sjεnə bote ki nozə plys paʁεtʁə.
oʒuʁdɥi tu sə tε, tu paʁε sə fane,
lεz- εʁbə- vɔ̃ pusɑ̃ syʁ lε pjeʁəz- yze,
ɔ̃ vwa lε vjø kaʁtje lɑ̃təmɑ̃ sabɑ̃dɔne,
kɔmə œ̃ ʒaʁdɛ̃ dezεʁ o pɔʁtə- mal fεʁme.
ynə ɔpskyʁə ɛ̃kjetydə-abitə ʃakə ʁy,
lə swaʁ tɔ̃bə plys vitə e pεzə syʁ lε kœʁ,
e lɔ̃ maʁʃə paʁfwa kɔmə ɑ̃ teʁə ɛ̃kɔnɥ,
o miljø dy silɑ̃sə e dε vaɡ fʁεjœʁ.
tut- i paʁlə dubli, də fatiɡ e də fɛ̃,
lεʁ a lə ɡu dy fʁwa, də la plɥi e dε sɑ̃dʁə,
ɔ̃ diʁε kynə mɛ̃ saʃaʁnə, swaʁ e matɛ̃,
a defεʁə ɑ̃ sεkʁε sə kɔ̃n- εspeʁε defɑ̃dʁə.
ʒə paʁtiʁε puʁtɑ̃ avεk œ̃ lɔ̃ ʁəɡʁε,
kaʁ ʒə lεmε ʒadi kɔmə ɔ̃n- εmə ynə ami.
ʒə lεsə dəʁjεʁə mwa sɔ̃ duluʁø sεkʁε :
ynə vilə ki məʁ sɑ̃ bʁɥi e sɑ̃ patʁi.
Syllabes Phonétique : Quitter Bruxelles
ʒə=kitə=ʁε=bʁyk=sεl=lə=za=vɑ̃=kil=nə=swa=taʁ 12a=vɑ̃kə=sa=tʁis=tε=sə=nɑ̃=tʁə=o=fɔ̃=də=mɔ̃namə 12
ʒə=ʃεʁʃəɑ̃=kɔ=ʁə=ɑ̃=vɛ̃=sɔ̃=nɑ̃=sjɛ̃=du=ʁə=ɡaʁ 12
e=ʒə=nə=ʁə=tʁuvə=plys=kə=lɔ̃=bʁə=də=sa=flamə 12
ʒə=mə=su=vjɛ̃=zɑ̃=kɔʁ=də=sε=pε=zi=blə=swaʁ 12
dε=klo=ʃə=ki=mɔ̃=tε=dɑ̃=la=bʁy=mə=le=ʒεʁə 12
la=plɥi=fə=zε=bʁi=je=lε=vjø=pa=ve=si=nwaʁ 12
e=la=vilə=sɑ̃=blε=mwɛ̃=tʁis=tə=e=mwɛ̃=ze=tʁɑ̃ʒεʁə 12
lε=pu=bεllə=lε=de=ʃε=zɔ̃=tεʁ=ni=sε=ku=lœʁ 12
la=kʁa=sə=dε=ʃə=mɛ̃=mɔ̃=tə=ʒys=ko=fə=nεtʁə 12
e=ʒə=kʁwa=vwaʁ=paʁ=fwa=su=sε=nu=vo=ma=lœʁ 12
ynə=ɑ̃=sjε=nə=bo=te=ki=no=zə=plys=pa=ʁεtʁə 12
o=ʒuʁ=dɥi=tu=sə=tε=tu=pa=ʁε=sə=fa=ne 12
lε=zεʁ=bə=vɔ̃=pu=sɑ̃=syʁ=lε=pje=ʁə=zy=ze 12
ɔ̃=vwa=lε=vjø=kaʁ=tje=lɑ̃tə=mɑ̃=sa=bɑ̃=dɔ=ne 12
kɔmə=œ̃=ʒaʁ=dɛ̃=de=zεʁ=o=pɔʁ=tə=mal=fεʁ=me 12
ynəɔp=skyʁə=ɛ̃=kje=ty=də-a=bi=tə=ʃa=kə=ʁy 12
lə=swaʁ=tɔ̃=bə=plys=vitə=e=pε=zə=syʁ=lε=kœʁ 12
e=lɔ̃=maʁʃə=paʁ=fwa=kɔ=mə=ɑ̃=teʁə=ɛ̃=kɔ=nəɥ 12
o=mi=ljø=dy=si=lɑ̃sə=e=dε=va=ɡə=fʁε=jœʁ 12
tu=ti=paʁ=lə=du=blidə=fa=ti=ɡə=e=də=fɛ̃ 12
lεʁ=a=lə=ɡu=dy=fʁwa=də=la=plɥi=e=dε=sɑ̃dʁə 12
ɔ̃=di=ʁε=kynə=mɛ̃=sa=ʃaʁ=nə=swaʁ=e=ma=tɛ̃ 12
a=de=fεʁəɑ̃=sε=kʁε=sə=kɔ̃=nεs=pe=ʁε=de=fɑ̃dʁə 12
ʒə=paʁ=ti=ʁε=puʁ=tɑ̃=a=vεk=œ̃=lɔ̃=ʁə=ɡʁε 12
kaʁʒə=lε=mε=ʒa=di=kɔməɔ̃=nε=mə=y=nə=a=mi 12
ʒə=lεsə=də=ʁjε=ʁə=mwa=sɔ̃=du=lu=ʁø=sε=kʁε 12
y=nə=vi=lə=ki=məʁ=sɑ̃=bʁɥi=e=sɑ̃=pa=tʁi 12
Récompense
Poesie sans commentaire

30/06/2026Poeme-France
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Poème Déception
Du 29/06/2026 22:38
L'écrit contient 248 mots qui sont répartis dans 7 strophes. Toutes les strophes sont composés de 4 vers. Il est possible que le texte suive une forme de poésie classique.