Prose:Bruxelles
La Prose
Bruxelles est une ville qui meurt debout. Voilà longtemps que je la regarde mourir. Il ne reste d’elle qu’un souffle glacé errant entre des pierres qui ne croient plus au matin. Une fatigue ancienne s’est déposée sur ses rues comme une cendre éternelle, et chaque aurore ressemble à celle de la veille, comme si le temps lui-même s’était lassé d’avancer. La pluie paraît sale lorsqu’elle tombe sur cette cité abandonnée des hommes et, qui sait, peut-être déjà de Dieu. Je la traverse souvent avec le cœur serré. Elle est devenue étrangère à elle-même, comme un être qui cherche son propre visage sans jamais le retrouver.
Les trottoirs portent leurs pauvres reliques : des sacs blancs, bleus et roses, rangés comme les linceuls dérisoires d’un royaume qui n’a même plus la force d’enterrer sa honte. Le vent les ouvre, les disperse, les pousse contre les portes ; ils s’éventrent, répandent leur misère, et personne ne s’en étonne plus. Les regards glissent sur eux avec cette lassitude qui précède les grandes ruines. J’y vois, moi, les cendres d’une civilisation qui ne croit plus en elle-même.
Les herbes folles montent le long des façades, entourent les lampadaires, glissent entre les pavés avec la patience des tombeaux. Elles avancent sans bruit, sans colère. Elles savent que le temps est leur allié. Les hommes ont renoncé avant elles. Un jour, il ne restera peut-être plus que leur silence.
Les maisons sont devenues des visages sans âme. Leurs fenêtres ressemblent à des yeux morts. Les murs portent les rides d’une vieillesse que plus personne ne regarde. Les monuments eux-mêmes ont perdu leur majesté. Je les vois comme de vieux géants condamnés à assister, immobiles, à la décomposition de leur propre royaume. Ils n’inspirent plus le respect mais seulement une immense pitié.
Puis vient la Gare du Midi. Quel nom étrange, quel nom presque cruel. On y attendrait la lumière… on n’y rencontre qu’une plaie ouverte. On y respire la poussière, les détritus, la lassitude, l’abandon. Les murs semblent retenir toutes les odeurs d’une cité qui ne se lave plus. Chaque quai paraît conduire non vers un ailleurs, mais vers une solitude plus profonde encore. J’en ressors toujours avec le sentiment d’avoir traversé non une gare, mais le vestibule d’un monde qui s’éteint.
Dans ces rues marchent des êtres qui ne regardent plus le ciel. Beaucoup vivent parmi les déchets comme si la saleté était devenue l’ordre naturel des choses. D’autres rient de Bruxelles avec cette cruauté que l’on réserve aux vieilles mères dont on a honte. Ils se moquent des places, des arbres, des pierres. Il n’y a plus d’amour… seulement l’habitude. Et l’habitude est parfois plus triste que la haine.
Au-dessus de cette lente décomposition règne une étrange immobilité. Les palais demeurent éclairés tandis que les rues s’éteignent. Les promesses tombent les unes après les autres comme des feuilles mortes que personne ne ramasse. Les intrigues prospèrent dans les couloirs du pouvoir ; elles s’y accrochent comme les moisissures à une vieille demeure fermée depuis trop longtemps. Les intérêts particuliers étouffent le bien commun, et l’inaction finit par ressembler à une loi. Le Roi demeure dans son silence, silhouette lointaine derrière les grilles. Je voudrais croire qu’il entend encore battre le cœur de cette capitale. Mais le silence est plus fort que les cloches.
Le Parc Royal lui-même porte un deuil que nul ne veut nommer. On dit qu’il coûta tant d’efforts et tant d’argent ; pourtant ses allées respirent déjà l’abandon. Les feuilles mortes se mêlent aux détritus, les vieux bancs attendent des promeneurs qui n’osent plus s’y asseoir, et les arbres lèvent leurs branches comme de pauvres suppliants vers un ciel fermé. Tout y parle d’une beauté perdue avant même d’avoir été sauvée.
Lorsque la nuit descend, Bruxelles cesse d’être une ville ; elle devient une inquiétude. Les ombres s’étendent comme une eau noire entre les rues désertes. Les pas se hâtent. Les regards se détournent. Chacun emporte avec lui une peur silencieuse. L’insécurité n’est plus un accident ; elle habite les lieux comme le brouillard habite les marais.
Alors je regarde cette capitale aux façades grises, aux places désertées, aux statues couvertes de la poussière du temps. J’ai parfois l’impression d’être le dernier à lui parler. Les autres passent sans la voir, comme on passe devant une tombe dont le nom s’est effacé. Bruxelles n’est plus seulement une ville oubliée ; elle est une âme qui se retire, une cloche qui sonne dans une église vide, un royaume qui se dissout lentement dans la boue et les cendres, sous le regard distrait des puissants et le silence obstiné du ciel. Et pourtant, malgré tout, je ne puis détourner les yeux d’elle. On n’abandonne pas ce que l’on a aimé. On en porte le deuil.
Les trottoirs portent leurs pauvres reliques : des sacs blancs, bleus et roses, rangés comme les linceuls dérisoires d’un royaume qui n’a même plus la force d’enterrer sa honte. Le vent les ouvre, les disperse, les pousse contre les portes ; ils s’éventrent, répandent leur misère, et personne ne s’en étonne plus. Les regards glissent sur eux avec cette lassitude qui précède les grandes ruines. J’y vois, moi, les cendres d’une civilisation qui ne croit plus en elle-même.
Les herbes folles montent le long des façades, entourent les lampadaires, glissent entre les pavés avec la patience des tombeaux. Elles avancent sans bruit, sans colère. Elles savent que le temps est leur allié. Les hommes ont renoncé avant elles. Un jour, il ne restera peut-être plus que leur silence.
Les maisons sont devenues des visages sans âme. Leurs fenêtres ressemblent à des yeux morts. Les murs portent les rides d’une vieillesse que plus personne ne regarde. Les monuments eux-mêmes ont perdu leur majesté. Je les vois comme de vieux géants condamnés à assister, immobiles, à la décomposition de leur propre royaume. Ils n’inspirent plus le respect mais seulement une immense pitié.
Puis vient la Gare du Midi. Quel nom étrange, quel nom presque cruel. On y attendrait la lumière… on n’y rencontre qu’une plaie ouverte. On y respire la poussière, les détritus, la lassitude, l’abandon. Les murs semblent retenir toutes les odeurs d’une cité qui ne se lave plus. Chaque quai paraît conduire non vers un ailleurs, mais vers une solitude plus profonde encore. J’en ressors toujours avec le sentiment d’avoir traversé non une gare, mais le vestibule d’un monde qui s’éteint.
Dans ces rues marchent des êtres qui ne regardent plus le ciel. Beaucoup vivent parmi les déchets comme si la saleté était devenue l’ordre naturel des choses. D’autres rient de Bruxelles avec cette cruauté que l’on réserve aux vieilles mères dont on a honte. Ils se moquent des places, des arbres, des pierres. Il n’y a plus d’amour… seulement l’habitude. Et l’habitude est parfois plus triste que la haine.
Au-dessus de cette lente décomposition règne une étrange immobilité. Les palais demeurent éclairés tandis que les rues s’éteignent. Les promesses tombent les unes après les autres comme des feuilles mortes que personne ne ramasse. Les intrigues prospèrent dans les couloirs du pouvoir ; elles s’y accrochent comme les moisissures à une vieille demeure fermée depuis trop longtemps. Les intérêts particuliers étouffent le bien commun, et l’inaction finit par ressembler à une loi. Le Roi demeure dans son silence, silhouette lointaine derrière les grilles. Je voudrais croire qu’il entend encore battre le cœur de cette capitale. Mais le silence est plus fort que les cloches.
Le Parc Royal lui-même porte un deuil que nul ne veut nommer. On dit qu’il coûta tant d’efforts et tant d’argent ; pourtant ses allées respirent déjà l’abandon. Les feuilles mortes se mêlent aux détritus, les vieux bancs attendent des promeneurs qui n’osent plus s’y asseoir, et les arbres lèvent leurs branches comme de pauvres suppliants vers un ciel fermé. Tout y parle d’une beauté perdue avant même d’avoir été sauvée.
Lorsque la nuit descend, Bruxelles cesse d’être une ville ; elle devient une inquiétude. Les ombres s’étendent comme une eau noire entre les rues désertes. Les pas se hâtent. Les regards se détournent. Chacun emporte avec lui une peur silencieuse. L’insécurité n’est plus un accident ; elle habite les lieux comme le brouillard habite les marais.
Alors je regarde cette capitale aux façades grises, aux places désertées, aux statues couvertes de la poussière du temps. J’ai parfois l’impression d’être le dernier à lui parler. Les autres passent sans la voir, comme on passe devant une tombe dont le nom s’est effacé. Bruxelles n’est plus seulement une ville oubliée ; elle est une âme qui se retire, une cloche qui sonne dans une église vide, un royaume qui se dissout lentement dans la boue et les cendres, sous le regard distrait des puissants et le silence obstiné du ciel. Et pourtant, malgré tout, je ne puis détourner les yeux d’elle. On n’abandonne pas ce que l’on a aimé. On en porte le deuil.
Poète Stefan Warest-Szczypek Podgórski
Stefan Warest-Szczypek Podgórski a publié sur le site 11 écrits. Stefan Warest-Szczypek Podgórski est membre du site depuis l'année 2023.Lire le profil du poète Stefan Warest-Szczypek PodgórskiSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: Bruxelles
bruxel=les=est=u=ne=vil=le=qui=meurt=de=bout=voi=là=long=temps=que=je=la=re=gar=de=mou=rir=il=ne=res=te=del=le=quun=souf=fle=gla=cé=er=rant=en=tre=des=pier=res=qui=ne=croient=plus=au=ma=tin=une=fa=ti=gue=an=ci=en=ne=sest=dé=po=sée=sur=ses=rues=com=me=u=ne=cen=dre=é=ter=nel=le=et=cha=que=au=ro=re=res=sem=ble=à=cel=le=de=la=vei=lle=com=me=si=le=temps=lui=mê=me=sé=tait=las=sé=da=van=cer=la=pluie=pa=raît=sa=le=lors=quel=le=tom=be=sur=cet=te=ci=té=a=ban=don=née=des=hom=mes=et=qui=sait=peut=tê=tre=dé=jà=de=dieu=je=la=tra=ver=se=sou=vent=a=vec=le=cœur=ser=ré=el=le=est=de=ve=nue=é=tran=gè=re=à=el=le=mê=me=com=me=un=ê=tre=qui=cher=che=son=pro=pre=vi=sa=ge=sans=ja=mais=le=re=trou=ver 186les=trot=toirs=por=tent=leurs=pau=vres=re=li=ques=des=sacs=blancs=bleus=et=ro=ses=ran=gés=com=me=les=lin=ceuls=dé=ri=soi=res=dun=ro=yau=me=qui=na=mê=me=plus=la=for=ce=den=ter=rer=sa=hon=te=le=vent=les=ou=vre=les=dis=per=se=les=pous=se=con=tre=les=por=tes=ils=sé=ven=trent=ré=pan=dent=leur=mi=sè=re=et=per=son=ne=ne=sen=é=ton=ne=plus=les=re=gards=glis=sent=sur=eux=a=vec=cet=te=las=si=tu=de=qui=pré=cè=de=les=gran=des=rui=nes=jy=vois=moi=les=cen=dres=du=ne=ci=vi=li=sa=ti=on=qui=ne=croit=plus=en=el=le=mê=me 132
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Phonétique : Bruxelles
bʁyksεlləz- εt- ynə vilə ki məʁ dəbu. vwala lɔ̃tɑ̃ kə ʒə la ʁəɡaʁdə muʁiʁ. il nə ʁεstə dεllə kœ̃ suflə ɡlase eʁɑ̃ ɑ̃tʁə dε pjeʁə- ki nə kʁwae plysz- o matɛ̃. ynə fatiɡ ɑ̃sjεnə sε depoze syʁ sε ʁy kɔmə ynə sɑ̃dʁə etεʁnεllə, e ʃakə oʁɔʁə ʁəsɑ̃blə a sεllə də la vεjə, kɔmə si lə tɑ̃ lɥi mεmə setε lase davɑ̃se. la plɥi paʁε salə lɔʁskεllə tɔ̃bə syʁ sεtə site abɑ̃dɔne dεz- ɔməz- e, ki sε, pø tεtʁə deʒa də djø. ʒə la tʁavεʁsə suvɑ̃ avεk lə kœʁ seʁe. εllə ε dəvənɥ etʁɑ̃ʒεʁə a εllə mεmə, kɔmə œ̃n- εtʁə ki ʃεʁʃə sɔ̃ pʁɔpʁə vizaʒə sɑ̃ ʒamε lə ʁətʁuve.lε tʁɔtwaʁ pɔʁte lœʁ povʁə- ʁəlik : dε sak blɑ̃, bløsz- e ʁozə, ʁɑ̃ʒe kɔmə lε lɛ̃səl deʁizwaʁə dœ̃ ʁwajomə ki na mεmə plys la fɔʁsə dɑ̃teʁe sa ɔ̃tə. lə vɑ̃ lεz- uvʁə, lε dispεʁsə, lε pusə kɔ̃tʁə lε pɔʁtə, il sevɑ̃tʁe, ʁepɑ̃de lœʁ mizεʁə, e pεʁsɔnə nə sɑ̃n- etɔnə plys. lε ʁəɡaʁd ɡlise syʁ øz- avεk sεtə lasitydə ki pʁesεdə lε ɡʁɑ̃də ʁɥinə. ʒi vwa, mwa, lε sɑ̃dʁə- dynə sivilizasjɔ̃ ki nə kʁwa plysz- ɑ̃n- εllə mεmə.
lεz- εʁbə- fɔlə mɔ̃te lə lɔ̃ dε fasadə, ɑ̃tuʁe lε lɑ̃padεʁə, ɡlise ɑ̃tʁə lε pavez- avεk la pasjɑ̃sə dε tɔ̃bo. εlləz- avɑ̃se sɑ̃ bʁɥi, sɑ̃ kɔlεʁə. εllə save kə lə tɑ̃z- ε lœʁ alje. lεz- ɔməz- ɔ̃ ʁənɔ̃se avɑ̃ εllə. œ̃ ʒuʁ, il nə ʁεstəʁa pø tεtʁə plys kə lœʁ silɑ̃sə.
lε mεzɔ̃ sɔ̃ dəvənɥ dε vizaʒə sɑ̃z- amə. lœʁ fənεtʁə- ʁəsɑ̃ble a dεz- iø mɔʁ. lε myʁ pɔʁte lε ʁidə dynə vjεjεsə kə plys pεʁsɔnə nə ʁəɡaʁdə. lε mɔnymɑ̃z- ø mεməz- ɔ̃ pεʁdy lœʁ maʒεste. ʒə lε vwa kɔmə də vjø ʒeɑ̃ kɔ̃damnez- a asiste, imɔbilə, a la dekɔ̃pozisjɔ̃ də lœʁ pʁɔpʁə ʁwajomə. il nɛ̃spiʁe plys lə ʁεspε mε sələmɑ̃ ynə imɑ̃sə pitje.
pɥi vjɛ̃ la ɡaʁə dy midi. kεl nɔ̃ etʁɑ̃ʒə, kεl nɔ̃ pʁεskə kʁyεl. ɔ̃n- i atɑ̃dʁε la lymjεʁə… ɔ̃ ni ʁɑ̃kɔ̃tʁə kynə plε uvεʁtə. ɔ̃n- i ʁεspiʁə la pusjεʁə, lε detʁitys, la lasitydə, labɑ̃dɔ̃. lε myʁ sɑ̃ble ʁətəniʁ tutə lεz- ɔdœʁ dynə site ki nə sə lavə plys. ʃakə kε paʁε kɔ̃dɥiʁə nɔ̃ vεʁz- œ̃n- ajœʁ, mε vεʁz- ynə sɔlitydə plys pʁɔfɔ̃də ɑ̃kɔʁə. ʒɑ̃ ʁəsɔʁ tuʒuʁz- avεk lə sɑ̃timɑ̃ davwaʁ tʁavεʁse nɔ̃ ynə ɡaʁə, mε lə vεstibylə dœ̃ mɔ̃də ki setɛ̃.
dɑ̃ sε ʁy maʁʃe dεz- εtʁə- ki nə ʁəɡaʁde plys lə sjεl. boku vive paʁmi lε deʃε kɔmə si la saləte etε dəvənɥ lɔʁdʁə natyʁεl dε ʃozə. dotʁə- ʁje də bʁyksεlləz- avεk sεtə kʁɥote kə lɔ̃ ʁezεʁvə o vjεjə mεʁə dɔ̃ ɔ̃n- a ɔ̃tə. il sə mɔke dε plasə, dεz- aʁbʁə, dε pjeʁə. il ni a plys damuʁ… sələmɑ̃ labitydə. e labitydə ε paʁfwa plys tʁistə kə la-εnə.
o dəsy də sεtə lɑ̃tə dekɔ̃pozisjɔ̃ ʁεɲə ynə etʁɑ̃ʒə imɔbilite. lε palε dəməʁe eklεʁe tɑ̃di kə lε ʁy setεɲe. lε pʁɔmesə tɔ̃be lεz- ynəz- apʁε lεz- otʁə- kɔmə dε fœjə mɔʁtə- kə pεʁsɔnə nə ʁamasə. lεz- ɛ̃tʁiɡ pʁɔspεʁe dɑ̃ lε kulwaʁ dy puvwaʁ, εllə si akʁoʃe kɔmə lε mwazisyʁəz- a ynə vjεjə dəməʁə fεʁme dəpɥi tʁo lɔ̃tɑ̃. lεz- ɛ̃teʁε paʁtikyljez- etufe lə bjɛ̃ kɔmœ̃, e linaksjɔ̃ fini paʁ ʁəsɑ̃ble a ynə lwa. lə ʁwa dəməʁə dɑ̃ sɔ̃ silɑ̃sə, siluεtə lwɛ̃tεnə dəʁjεʁə lε ɡʁijə. ʒə vudʁε kʁwaʁə kil ɑ̃tɑ̃t- ɑ̃kɔʁə batʁə lə kœʁ də sεtə kapitalə. mε lə silɑ̃sə ε plys fɔʁ kə lε kloʃə.
lə paʁk ʁwajal lɥi mεmə pɔʁtə œ̃ dəj kə nyl nə vø nɔme. ɔ̃ di kil kuta tɑ̃ defɔʁz- e tɑ̃ daʁʒe, puʁtɑ̃ sεz- ale ʁεspiʁe deʒa labɑ̃dɔ̃. lε fœjə mɔʁtə- sə mεle o detʁitys, lε vjø bɑ̃z- atɑ̃de dε pʁɔmənœʁ ki noze plys si asəwaʁ, e lεz- aʁbʁə- lεve lœʁ bʁɑ̃ʃə kɔmə də povʁə- sypljɑ̃ vεʁz- œ̃ sjεl fεʁme. tut- i paʁlə dynə bote pεʁdɥ avɑ̃ mεmə davwaʁ ete sove.
lɔʁskə la nɥi desɑ̃, bʁyksεllə sεsə dεtʁə ynə vilə, εllə dəvjɛ̃ ynə ɛ̃kjetydə. lεz- ɔ̃bʁə- setɑ̃de kɔmə ynə o nwaʁə ɑ̃tʁə lε ʁy dezεʁtə. lε pa sə ate. lε ʁəɡaʁd sə detuʁne. ʃakœ̃ ɑ̃pɔʁtə avεk lɥi ynə pœʁ silɑ̃sjøzə. lɛ̃sekyʁite nε plysz- œ̃n- aksidɑ̃, εllə-abitə lε ljø kɔmə lə bʁujaʁ-abitə lε maʁε.
alɔʁ ʒə ʁəɡaʁdə sεtə kapitalə o fasadə ɡʁizə, o plasə dezεʁte, o statɥ kuvεʁtə- də la pusjεʁə dy tɑ̃. ʒε paʁfwa lɛ̃pʁesjɔ̃ dεtʁə lə dεʁnje a lɥi paʁle. lεz- otʁə- pase sɑ̃ la vwaʁ, kɔmə ɔ̃ pasə dəvɑ̃ ynə tɔ̃bə dɔ̃ lə nɔ̃ sεt- efase. bʁyksεllə nε plys sələmɑ̃ ynə vilə ublje, εllə εt- ynə amə ki sə ʁətiʁə, ynə kloʃə ki sɔnə dɑ̃z- ynə eɡlizə vidə, œ̃ ʁwajomə ki sə disu lɑ̃təmɑ̃ dɑ̃ la bu e lε sɑ̃dʁə, su lə ʁəɡaʁ distʁε dε pɥisɑ̃z- e lə silɑ̃sə ɔpstine dy sjεl. e puʁtɑ̃, malɡʁe tu, ʒə nə pɥi detuʁne lεz- iø dεllə. ɔ̃ nabɑ̃dɔnə pa sə kə lɔ̃n- a εme. ɔ̃n- ɑ̃ pɔʁtə lə dəj.
Syllabes Phonétique : Bruxelles
bʁyk=sεllə=zεtynə=vilə=ki=məʁ=də=bu=vwa=la=lɔ̃=tɑ̃=kə=ʒə=la=ʁə=ɡaʁ=də=mu=ʁiʁ=il=nə=ʁεs=tə=dεllə=kœ̃=su=flə=ɡla=se=e=ʁɑ̃=ɑ̃=tʁə=dε=pje=ʁə=ki=nə=kʁwa=plys=zo=ma=tɛ̃=y=nə=fa=ti=ɡəɑ̃=sjε=nə=sε=de=po=ze=syʁ=sε=ʁy=kɔ=məy=nə=sɑ̃=dʁəe=tεʁ=nεllə=e=ʃa=kə=o=ʁɔ=ʁə=ʁə=sɑ̃=blə=a=sεl=lə=də=la=vεjə=kɔ=mə=si=lə=tɑ̃=lɥi=mε=mə=se=tε=la=se=da=vɑ̃=se=la=plɥi=pa=ʁε=sa=lə=lɔʁ=skεl=lə=tɔ̃=bə=syʁ=sε=tə=si=te=a=bɑ̃=dɔ=ne=dε=zɔ=mə=ze=ki=sε=pø=tε=tʁə=de=ʒa=də=djø=ʒə=la=tʁa=vεʁ=sə=su=vɑ̃=a=vεk=lə=kœʁ=se=ʁe=εl=lə=ε=də=vənɥ=e=tʁɑ̃=ʒε=ʁə=a=εl=lə=mε=mə=kɔ=mə=œ̃=nε=tʁə=ki=ʃεʁ=ʃə=sɔ̃=pʁɔ=pʁə=vi=za=ʒə=sɑ̃=ʒa=mε=lə=ʁə=tʁu=ve 176lε=tʁɔ=twaʁ=pɔʁ=te=lœʁ=povʁə=ʁə=lik=dε=sak=blɑ̃=bløs=ze=ʁozə=ʁɑ̃=ʒe=kɔmə=lε=lɛ̃=səl=de=ʁi=zwa=ʁə=dœ̃=ʁwa=jo=mə=ki=na=mε=mə=plys=la=fɔʁ=sə=dɑ̃=te=ʁe=sa=ɔ̃=tə=lə=vɑ̃=lε=zu=vʁə=lε=dis=pεʁ=sə=lε=pu=sə=kɔ̃=tʁə=lε=pɔʁ=tə=il=se=vɑ̃=tʁe=ʁe=pɑ̃=de=lœʁ=mi=zε=ʁə=e=pεʁ=sɔ=nə=nə=sɑ̃=ne=tɔ=nə=plys=lε=ʁə=ɡaʁd=ɡli=se=syʁ=ø=za=vεk=sε=tə=la=si=ty=də=ki=pʁe=sε=də=lε=ɡʁɑ̃=də=ʁɥi=nə=ʒi=vwa=mwa=lε=sɑ̃=dʁə=dy=nə=si=vi=li=za=sjɔ̃=ki=nə=kʁwa=plys=zɑ̃=nεllə=mεmə 125
lε=zεʁ=bə=fɔ=lə=mɔ̃=te=lə=lɔ̃=dε=fa=sa=də=ɑ̃=tu=ʁe=lε=lɑ̃=pa=dε=ʁə=ɡli=se=ɑ̃=tʁə=lε=pa=ve=za=vεk=la=pa=sj=ɑ̃=sə=dε=tɔ̃=bo=εl=lə=za=vɑ̃=se=sɑ̃=bʁɥi=sɑ̃=kɔ=lε=ʁə=εl=lə=sa=ve=kə=lə=tɑ̃=zε=lœ=ʁə=a=lj=e=lε=zɔ=mə=zɔ̃=ʁə=nɔ̃=se=a=vɑ̃=εl=lə=œ̃=ʒuʁ=il=nə=ʁεs=tə=ʁa=pø=tε=tʁə=plys=kə=lœ=ʁə=si=lɑ̃=sə 90
lε=mε=zɔ̃=sɔ̃=də=vənɥ=dε=vi=za=ʒə=sɑ̃=za=mə=lœʁ=fə=nε=tʁə=ʁə=sɑ̃=ble=a=dε=zi=ø=mɔʁ=lε=myʁ=pɔʁ=te=lε=ʁi=də=dy=nə=vjε=jε=sə=kə=plys=pεʁ=sɔ=nə=nə=ʁə=ɡaʁ=də=lε=mɔ=ny=mɑ̃=zø=mε=mə=zɔ̃=pεʁ=dy=lœʁ=ma=ʒεs=te=ʒə=lε=vwa=kɔ=mə=də=vjø=ʒe=ɑ̃=kɔ̃=dan=za=a=sis=te=i=mɔ=bi=lə=a=la=de=kɔ̃=po=zi=sjɔ̃=də=lœʁ=pʁɔ=pʁə=ʁwa=jo=mə=il=nɛ̃s=pi=ʁe=plys=lə=ʁεs=pε=mε=sə=lə=mɑ̃=y=nə=i=mɑ̃=sə=pi=tje 112
pɥi=vjɛ̃laɡaʁə=dy=mi=di=kεl=nɔ̃=e=tʁɑ̃=ʒə=kεl=nɔ̃=pʁεs=kə=kʁy=εl=ɔ̃=ni=a=tɑ̃=dʁε=la=ly=mjε=ʁə=ɔ̃=ni=ʁɑ̃=kɔ̃=tʁə=ky=nə=plε=u=vεʁ=tə=ɔ̃=ni=ʁεs=pi=ʁə=la=pu=sjε=ʁə=lε=de=tʁi=tys=la=la=si=ty=də=la=bɑ̃=dɔ̃=lε=myʁ=sɑ̃=ble=ʁə=tə=niʁ=tu=tə=lε=zɔ=dœʁ=dy=nə=si=te=ki=nə=sə=la=və=plys=ʃa=kə=kε=pa=ʁε=kɔ̃d=ɥi=ʁə=nɔ̃=vεʁ=zœ̃=na=jœʁ=mε=vεʁ=zy=nə=sɔ=li=ty=də=plys=pʁɔ=fɔ̃=dəɑ̃=kɔ=ʁə=ʒɑ̃=ʁə=sɔʁ=tu=ʒuʁ=za=vεk=lə=sɑ̃=ti=mɑ̃=da=vwaʁ=tʁa=vεʁ=se=nɔ̃=y=nə=ɡa=ʁə=mε=lə=vεs=ti=by=lə=dœ̃=mɔ̃=də=ki=se=tɛ̃ 139
dɑ̃=sε=ʁy=maʁ=ʃe=dε=zε=tʁə=ki=nə=ʁə=ɡaʁ=de=plys=lə=sjεl=bo=ku=vi=ve=paʁ=mi=lε=de=ʃε=kɔ=mə=si=la=sa=lə=te=e=tε=də=vənɥ=lɔʁ=dʁə=na=ty=ʁεl=dε=ʃo=zə=do=tʁə=ʁje=də=bʁyk=sεl=lə=za=vεk=sε=tə=kʁɥo=te=kə=lɔ̃=ʁe=zεʁ=və=o=vjε=jə=mε=ʁə=dɔ̃=ɔ̃=na=ɔ̃=tə=il=sə=mɔ=ke=dε=pla=sə=dε=zaʁ=bʁə=dε=pje=ʁə=il=ni=a=plys=da=muʁ=sə=lə=mɑ̃=la=bi=ty=də=e=la=bi=ty=də=ε=paʁ=fwa=plys=tʁis=tə=kə=la-εnə 112
odə=sydə=sεtə=lɑ̃=tə=de=kɔ̃=po=zi=sjɔ̃=ʁε=ɲəy=nəe=tʁɑ̃=ʒə=i=mɔ=bi=li=te=lε=pa=lε=də=mə=ʁe=e=klε=ʁe=tɑ̃=di=kə=lε=ʁy=se=tε=ɲe=lε=pʁɔ=me=sə=tɔ̃=be=lε=zy=nə=za=pʁε=lε=zo=tʁə=kɔ=mə=dε=fœjə=mɔʁ=tə=kə=pεʁ=sɔ=nə=nə=ʁa=ma=sə=lε=zɛ̃=tʁiɡ=pʁɔs=pε=ʁe=dɑ̃=lε=ku=lwaʁ=dy=pu=vwaʁ=εl=lə=si=a=kʁo=ʃe=kɔ=mə=lε=mwa=zi=sy=ʁə=za=y=nə=vjεjə=də=mə=ʁə=fεʁ=me=dəp=ɥi=tʁo=lɔ̃=tɑ̃=lε=zɛ̃=te=ʁε=paʁ=ti=ky=lje=ze=tu=fe=lə=bjɛ̃=kɔ=mœ̃=e=li=nak=sjɔ̃=fi=ni=paʁ=ʁə=sɑ̃=ble=a=y=nə=lwa=lə=ʁwa=də=mə=ʁə=dɑ̃=sɔ̃=si=lɑ̃=sə=si=lu=ε=tə=lwɛ̃=tε=nə=də=ʁjε=ʁə=lε=ɡʁi=jə=ʒə=vu=dʁε=kʁwa=ʁə=kil=ɑ̃=tɑ̃=tɑ̃=kɔ=ʁə=ba=tʁə=lə=kœʁ=də=sε=tə=ka=pi=ta=lə=mε=lə=si=lɑ̃=səε=plys=fɔʁ=kə=lεkloʃə 188
lə=paʁk=ʁwa=jal=lɥi=mε=mə=pɔʁ=tə=œ̃=dəj=kə=nyl=nə=vø=nɔ=me=ɔ̃=di=kil=ku=ta=tɑ̃=de=fɔʁ=ze=tɑ̃=daʁ=ʒe=puʁ=tɑ̃=sε=za=le=ʁεs=pi=ʁe=de=ʒa=la=bɑ̃=dɔ̃=lε=fœ=jə=mɔʁ=tə=sə=mε=le=o=de=tʁi=tys=lε=vjø=bɑ̃=za=tɑ̃=de=dε=pʁɔ=mə=nœʁ=ki=no=ze=plys=si=a=sə=waʁ=e=lε=zaʁ=bʁə=lε=ve=lœʁ=bʁɑ̃=ʃə=kɔ=mə=də=po=vʁə=sy=pljɑ̃=vεʁ=zœ̃=sjεl=fεʁ=me=tu=ti=paʁ=lə=dy=nə=bo=te=pεʁdɥ=a=vɑ̃=mε=mə=da=vwaʁ=e=te=so=ve 112
lɔʁ=skə=la=nɥi=de=sɑ̃=bʁyk=sεl=lə=sε=sə=dε=tʁə=y=nə=vi=lə=εl=lə=də=vj=ɛ̃=y=nə=ɛ̃=kj=e=ty=də=lε=zɔ̃=bʁə=se=tɑ̃=de=kɔ=mə=y=nə=o=nwa=ʁə=ɑ̃=tʁə=lε=ʁy=de=zεʁ=tə=lε=pa=sə=a=te=lε=ʁə=ɡaʁd=sə=de=tuʁ=ne=ʃa=kœ̃=ɑ̃=pɔʁ=tə=a=vεk=lɥi=y=nə=pœ=ʁə=si=lɑ̃=sj=ø=zə=lɛ̃=se=ky=ʁi=te=nε=plys=zœ̃=nak=si=dɑ̃=εl=lə-a=bi=tə=lε=lj=ø=kɔ=mə=lə=bʁu=jaʁ-a=bi=tə=lε=ma=ʁε 108
alɔʁʒə=ʁə=ɡaʁdə=sε=tə=ka=pi=ta=ləo=fa=sa=də=ɡʁi=zə=o=pla=sə=de=zεʁ=te=o=statɥ=ku=vεʁ=tə=də=la=pu=sjε=ʁə=dy=tɑ̃=ʒε=paʁ=fwa=lɛ̃=pʁe=sjɔ̃=dε=tʁə=lə=dεʁ=nje=a=lɥi=paʁ=le=lε=zo=tʁə=pa=se=sɑ̃=la=vwaʁ=kɔ=məɔ̃=pa=sə=də=vɑ̃=y=nə=tɔ̃=bə=dɔ̃=lə=nɔ̃=sε=te=fa=se=bʁyk=sεllə=nε=plys=sə=lə=mɑ̃=y=nə=vi=ləu=blje=εl=lə=ε=ty=nə=a=mə=ki=sə=ʁə=ti=ʁə=y=nə=klo=ʃə=ki=sɔ=nə=dɑ̃=zy=nə=e=ɡli=zə=vi=də=œ̃=ʁwa=jo=mə=ki=sə=di=su=lɑ̃=tə=mɑ̃=dɑ̃=la=bu=e=lε=sɑ̃=dʁə=su=lə=ʁə=ɡaʁ=dis=tʁε=dε=pɥi=sɑ̃=ze=lə=si=lɑ̃=sə=ɔp=sti=ne=dy=sjεl=e=puʁ=tɑ̃=mal=ɡʁe=tu=ʒə=nə=pɥi=de=tuʁ=ne=lε=ziø=dεllə=ɔ̃=na=bɑ̃=dɔ=nə=pa=sə=kə=lɔ̃=na=ε=me=ɔ̃=nɑ̃=pɔʁ=tə=lə=dəj 181
Historique des Modifications
01/07/2026 15:20
01/07/2026 15:16
01/07/2026 14:46
Récompense
Poesie sans commentaire

15/08/2026Poeme-France
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Prose Déception
Du 29/06/2026 22:38
L'écrit contient 847 mots qui sont répartis dans 10 strophes. Toutes les strophes sont composés de 1 vers.