Univers de poésie d'un auteur

Poème:Lui

Le Poème

Il courait jadis dans les couloirs dorés des saisons claires,
Le cœur rempli de soleils immenses et de matins incendiés,
Parmi les herbes hautes baignées d’une innocence légère,
Comme si rien au monde ne pouvait encore se briser.

Le vent glissait doucement contre les vitres pâles de la maison,
Les jardins s’endormaient dans une lente odeur de pluie,
Et ses yeux d’enfant cherchaient déjà derrière l’horizon
Quelque chose d’invisible qu’il ne comprenait pas encore aujourd’hui.

Puis vint la nuit ramper dans les draps froids de la demeure,
Les voix des adultes montaient comme des bêtes dans le soir,
L’amour se décomposait lentement d’heure en heure,
Laissant dans chaque pièce une fatigue sans espoir.

Les portes tremblaient sous les colères et les silences de pierre,
Les assiettes éclataient dans une lumière de fin du monde,
Et l’enfant voyait mourir son reflet dans les éclats de verre,
Comme une âme engloutie dans une eau profonde.

On l’a nourri d’absences, de regards vides et de fièvres anciennes,
Du goût des abandons collé aux murs et aux saisons fanées,
Chaque blessure ouvrait en lui des chapelles souterraines
Où les rêves semblaient déjà vouloir s’agenouiller.

Alors il devint semblable aux revenants des gares désertées,
Un adolescent perdu dans des saisons sans respiration,
Cherchant dans des mondes fictifs des lumières inventées,
Pour fuir l’éternel naufrage et le deuil de la maison.

Les nuits coulaient dans ses veines comme une liturgie maladive,
Sous des néons blafards pareils à des astres mourants,
Il bâtissait d’immenses royaumes aux frontières fugitives
Comme on invente un paradis lorsqu’on n’attend plus rien du vivant.

Une vieille cassette tournait jusqu’à l’aube dans la chambre immobile,
Mêlant aux murs ternis des refrains couverts de poussière,
Comme une voix venue des cryptes ou d’une cathédrale fragile,
Descendant lentement vers son âme funéraire.

Puis vint l’âge adulte avec ses routes pâles et ses matins d’orage,
Les corps traversés sans amour dans des relents de néant,
La liberté prenait parfois le visage d’un mirage,
Sous les draps froids des chambres où s’endormait le temps.

Il avançait parmi les foules avec des chansons dans le sang,
Portant des parfums de pluie, de tabac froid et de poussière,
Traînant derrière ses pas les ombres de l’enfant d’avant,
Comme un vieux cortège perdu dans le souffle des cimetières.

Car le passé ne meurt jamais dans les meubles abandonnés,
Il survit dans les vieux disques et les fragrances oubliés,
Dans certaines mélodies capables de rouvrir les années
Comme des cicatrices qu’aucun hiver n’a refermées.

Aujourd’hui il marche encore dans une existence silencieuse,
Le regard traversé de visages, de gravats et de feux,
Comme un homme revenu de traversées mystérieuses
Qui aurait laissé derrière lui des continents douloureux.

Il vit simplement parmi ses souvenirs et ses présences discrètes,
Avec parfois des voix anciennes remontant du lointain,
Comme si les morts murmuraient encore dans les tempêtes
À travers les rideaux fatigués du matin.

Et dans cette obscurité lente où les heures deviennent prières,
Deux flammes demeurent vivantes au milieu du passé,
Ses grand-mères aux mains usées par le froid et la lumière,
Celles qui surent doucement empêcher son cœur de sombrer.

Elles furent les sanctuaires dressés dans ses saisons de ruine,
Les dernières terres sacrées au milieu des douleurs,
Quand les nuits devenaient trop lourdes pour porter sa poitrine
Et que son âme s’enlisait dans les marécages de la peur.

Leurs prières sentaient la cire, le linge ancien et les dimanches austères,
Elles parlaient à Dieu comme on parle aux disparus,
Et c’est dans leurs gestes fatigués, dans leur tendresse presque monastère,
Qu’il apprit à survivre lorsqu’il ne s’aimait plus.

Alors il garde leurs visages comme des icônes dans sa mémoire,
Deux saintes aux mains de clarté perdues dans les tempêtes du temps,
Celles qui l’ont guidé hors des gouffres et des territoires noirs
Jusqu’à cet homme silencieux qu’il est devenu maintenant.

Et lorsque la nuit devient immense au-dessus des villes endormies,
Que les chansons d’autrefois remontent comme des psaumes anciens,
Il parle à Dieu dans le silence fragile de l’insomnie
Avec la foi tremblante des êtres qui reviennent de loin.

Car sous la cendre des années, parmi les spectres et les flammes,
Il croit que les morts continuent de marcher près des vivants,
Et que Dieu recueille un jour les enfants perdus et les âmes
Dans un royaume apaisé où le chagrin devient absent.
Partage du Poème avec vos contacts
Poeme de Stefan Warest-Szczypek Podgórski

Poète Stefan Warest-Szczypek Podgórski

Stefan Warest-Szczypek Podgórski a publié sur le site 7 écrits. Stefan Warest-Szczypek Podgórski est membre du site depuis l'année 2023.

Syllabation De L'Écrit

Syllabes Hyphénique: Luiil=cou=rait=ja=dis=dans=les=cou=loirs=do=rés=des=sai=sons=clai=res 16
le=cœur=rem=pli=de=so=leils=immen=ses=et=de=ma=tins=in=cen=diés 16
par=mi=les=herbes=hau=tes=bai=gnées=du=ne=in=no=cen=ce=lé=gère 16
com=me=si=rien=au=mon=de=ne=pou=vait=en=co=re=se=bri=ser 16

le=vent=glis=sait=douce=ment=contre=les=vi=tres=pâ=les=de=la=mai=son 16
les=jar=dins=sen=dor=maient=dans=u=ne=len=te=o=deur=de=pluie 15
et=ses=y=eux=den=fant=cher=chaient=dé=jà=der=rière=l=ho=ri=zon 16
quel=que=chose=din=vi=sible=quil=ne=com=pre=nait=pas=en=co=reau=jourdhui 16

puis=vint=la=nuit=ram=per=dans=les=draps=froids=de=la=de=meu=re 15
les=voix=des=a=dul=tes=mon=taient=com=me=des=bê=tes=dans=le=soir 16
la=mour=se=dé=com=po=sait=len=te=ment=d=heu=re=en=heu=re 16
lais=sant=dans=cha=que=pi=è=ce=u=ne=fa=ti=gue=sans=es=poir 16

les=portes=trem=blaient=sous=les=co=lè=res=et=les=si=len=ces=de=pierre 16
les=as=siettes=é=cla=taient=dans=u=ne=lu=miè=re=de=fin=du=monde 16
et=len=fant=vo=yait=mou=rir=son=re=flet=dans=les=é=clats=de=verre 16
com=me=u=ne=â=me=en=glou=tie=dans=u=ne=eau=pro=fon=de 16

on=la=nour=ri=dab=sences=de=re=gards=vides=et=de=fièvres=an=ci=ennes 16
du=goût=des=a=ban=dons=col=lé=aux=murs=et=aux=sai=sons=fa=nées 16
cha=que=bles=su=re=ou=vrait=en=lui=des=cha=pel=les=sou=ter=raines 16
où=les=rê=ves=sem=blaient=dé=jà=vou=loir=sa=ge=nouil=ler 14

a=lors=il=de=vint=sem=blableaux=re=ve=nants=des=ga=res=dé=ser=tées 16
un=a=do=les=cent=per=du=dans=des=sai=sons=sans=res=pi=ra=tion 16
cher=chant=dans=des=mon=des=fic=tifs=des=lu=mi=è=res=in=ven=tées 16
pour=fu=ir=lé=ter=nel=nau=fra=ge=et=le=deuil=de=la=mai=son 16

les=nuits=cou=laient=dans=ses=veines=com=meu=ne=li=tur=gie=ma=la=dive 16
sous=des=néons=bla=fards=pa=reils=à=des=as=tres=mou=rants 13
il=bâ=tis=sait=dimmen=ses=ro=yau=mes=aux=fron=tiè=res=fu=gi=tives 16
commeon=inven=te=un=pa=ra=dis=lors=quon=nat=tend=plus=rien=du=vi=vant 16

une=vieille=casset=te=tour=nait=jus=quà=lau=be=dans=la=cham=breim=mo=bile 16
mê=lant=aux=murs=ter=nis=des=re=frains=cou=verts=de=pous=si=è=re 16
commeune=voix=ve=nue=des=cryp=tes=ou=du=ne=ca=thé=dra=le=fra=gile 16
des=cen=dant=len=te=ment=vers=son=â=me=fu=né=rai=re 14

puis=vint=lâ=gea=dul=tea=vec=ses=routes=pâ=les=et=ses=ma=tins=do=rage 17
les=corps=tra=ver=sés=sans=a=mour=dans=des=re=lents=de=né=ant 15
la=li=ber=té=pre=nait=par=fois=le=vi=sa=ge=dun=mi=ra=ge 16
sous=les=draps=froids=des=cham=bres=où=sen=dor=mait=le=temps 13

il=a=van=çait=par=mi=les=foules=a=vec=des=chan=sons=dans=le=sang 16
por=tant=des=par=fums=de=pluie=de=ta=bac=froid=et=de=pous=siè=re 16
traî=nant=der=ri=è=re=ses=pas=les=om=bres=de=len=fant=da=vant 16
comme=un=vieux=cor=tè=ge=per=du=dans=le=souf=fle=des=ci=me=tières 16

car=le=pas=sé=ne=meurt=ja=mais=dans=les=meu=bles=a=ban=don=nés 16
il=sur=vit=dans=les=vieux=dis=ques=et=les=fra=gran=ces=ou=bli=és 16
dans=cer=tai=nes=mé=lo=dies=ca=pa=bles=de=rou=vrir=les=an=nées 16
com=me=des=ci=ca=tri=ces=quau=cun=hi=ver=na=re=fer=mées 15

au=jourdhui=il=mar=che=en=core=dans=u=ne=exis=ten=ce=si=len=cieuse 16
le=re=gard=tra=ver=sé=de=vi=sa=ges=de=gra=vats=et=de=feux 16
com=me=un=hom=me=re=ve=nu=de=tra=ver=sées=mys=té=rieu=ses 16
qui=au=rait=lais=sé=der=riè=re=lui=des=con=ti=nents=dou=lou=reux 16

il=vit=simple=ment=par=mi=ses=souve=nirs=et=ses=pré=sen=ces=dis=crètes 16
a=vec=par=fois=des=voix=an=ci=en=nes=re=mon=tant=du=loin=tain 16
com=me=si=les=morts=mur=mu=raient=en=co=re=dans=les=tem=pê=tes 16
à=tra=vers=les=ri=deaux=fa=ti=gués=du=ma=tin 12

et=dans=cetteobs=cu=ri=té=len=te=où=les=heu=res=de=vien=nent=prières 16
deux=flam=mes=de=meu=rent=vi=van=tes=au=mi=lieu=du=pas=sé 15
ses=grand=mè=res=aux=mains=u=sées=par=le=froid=et=la=lu=miè=re 16
cel=les=qui=su=rent=dou=ce=ment=em=pê=cher=son=cœur=de=som=brer 16

el=les=fu=rent=les=sanc=tuai=res=dres=sés=dans=ses=sai=sons=de=ruine 16
les=der=ni=è=res=ter=res=sa=crées=au=mi=lieu=des=dou=leurs 15
quand=les=nuits=de=ve=naient=trop=lour=des=pour=por=ter=sa=poi=tri=ne 16
et=que=son=â=me=sen=li=sait=dans=les=ma=ré=cages=de=la=peur 16

leurs=prières=sen=taient=la=cire=le=lin=gean=ci=en=et=les=di=manches=aus=tères 17
el=les=par=laient=à=dieu=com=me=on=par=le=aux=dis=pa=rus 15
et=cest=dans=leurs=ges=tes=fa=ti=gués=dans=leur=tendres=se=pres=que=mo=nas=tère 18
quil=ap=prit=à=sur=vi=vre=lors=quil=ne=sai=mait=plus 13

a=lors=il=gar=de=leurs=vi=sages=comme=des=i=cônes=dans=sa=mé=moire 16
deux=saintes=aux=mains=de=clar=té=per=dues=dans=les=tem=pê=tes=du=temps 16
cel=les=qui=lont=gui=dé=hors=des=gouf=fres=et=des=ter=ri=toires=noirs 16
jus=quà=cet=hom=me=si=len=cieux=quil=est=de=ve=nu=main=te=nant 16

et=lors=que=la=nuit=de=vient=immen=seau=des=sus=des=villes=en=dor=mies 16
que=les=chan=sons=dautre=fois=re=montent=comme=des=p=sau=mes=an=ci=ens 16
il=par=le=à=dieu=dans=le=silen=ce=fra=gi=le=de=lin=som=nie 16
a=vec=la=foi=trem=blan=te=des=ê=tres=qui=re=vien=nent=de=loin 16

car=sous=la=cendre=des=an=nées=par=mi=les=s=pec=tres=et=les=flammes 16
il=croit=que=les=morts=con=ti=nuent=de=mar=cher=près=des=vi=vants 15
et=que=dieu=re=cuei=lle=un=jour=les=en=fants=per=dus=et=les=âmes 16
dans=un=ro=yau=me=a=pai=sé=où=le=cha=grin=de=vient=ab=sent 16
Phonétique : Luiil kuʁε ʒadi dɑ̃ lε kulwaʁ dɔʁe dε sεzɔ̃ klεʁə,
lə kœʁ ʁɑ̃pli də sɔlεjz- imɑ̃səz- e də matɛ̃z- ɛ̃sɑ̃dje,
paʁmi lεz- εʁbə- otə bεɲe dynə inɔsɑ̃sə leʒεʁə,
kɔmə si ʁjɛ̃ o mɔ̃də nə puvε ɑ̃kɔʁə sə bʁize.

lə vɑ̃ ɡlisε dusəmɑ̃ kɔ̃tʁə lε vitʁə- palə də la mεzɔ̃,
lε ʒaʁdɛ̃ sɑ̃dɔʁmε dɑ̃z- ynə lɑ̃tə ɔdœʁ də plɥi,
e sεz- iø dɑ̃fɑ̃ ʃεʁʃε deʒa dəʁjεʁə lɔʁizɔ̃
kεlkə ʃozə dɛ̃viziblə kil nə kɔ̃pʁənε pa ɑ̃kɔʁə oʒuʁdɥi.

pɥi vɛ̃ la nɥi ʁɑ̃pe dɑ̃ lε dʁa fʁwa də la dəməʁə,
lε vwa dεz- adyltə mɔ̃tε kɔmə dε bεtə dɑ̃ lə swaʁ,
lamuʁ sə dekɔ̃pozε lɑ̃təmɑ̃ dœʁ ɑ̃n- œʁ,
lεsɑ̃ dɑ̃ ʃakə pjεsə ynə fatiɡ sɑ̃z- εspwaʁ.

lε pɔʁtə- tʁɑ̃blε su lε kɔlεʁəz- e lε silɑ̃sə də pjeʁə,
lεz- asjεtəz- eklatε dɑ̃z- ynə lymjεʁə də fɛ̃ dy mɔ̃də,
e lɑ̃fɑ̃ vwajε muʁiʁ sɔ̃ ʁəflε dɑ̃ lεz- ekla də veʁə,
kɔmə ynə amə ɑ̃ɡluti dɑ̃z- ynə o pʁɔfɔ̃də.

ɔ̃ la nuʁʁi dabsɑ̃sə, də ʁəɡaʁd vidəz- e də fjεvʁəz- ɑ̃sjεnə,
dy ɡu dεz- abɑ̃dɔ̃ kɔle o myʁz- e o sεzɔ̃ fane,
ʃakə blesyʁə uvʁε ɑ̃ lɥi dε ʃapεllə suteʁεnə
u lε ʁεvə sɑ̃blε deʒa vulwaʁ saʒənuje.

alɔʁz- il dəvɛ̃ sɑ̃blablə o ʁəvənɑ̃ dε ɡaʁə dezεʁte,
œ̃n- adɔlesɑ̃ pεʁdy dɑ̃ dε sεzɔ̃ sɑ̃ ʁεspiʁasjɔ̃,
ʃεʁʃɑ̃ dɑ̃ dε mɔ̃də fiktif dε lymjεʁəz- ɛ̃vɑ̃te,
puʁ fɥiʁ letεʁnεl nofʁaʒə e lə dəj də la mεzɔ̃.

lε nɥi kulε dɑ̃ sε vεnə kɔmə ynə lityʁʒi maladivə,
su dε neɔ̃ blafaʁd paʁεjz- a dεz- astʁə- muʁɑ̃,
il batisε dimɑ̃sə ʁwajoməz- o fʁɔ̃tjεʁə fyʒitivə
kɔmə ɔ̃n- ɛ̃vɑ̃tə œ̃ paʁadi lɔʁskɔ̃ natɑ̃ plys ʁjɛ̃ dy vivɑ̃.

ynə vjεjə kasεtə tuʁnε ʒyska lobə dɑ̃ la ʃɑ̃bʁə imɔbilə,
mεlɑ̃ o myʁ tεʁni dε ʁəfʁɛ̃ kuvεʁ də pusjεʁə,
kɔmə ynə vwa vənɥ dε kʁiptəz- u dynə katedʁalə fʁaʒilə,
desɑ̃dɑ̃ lɑ̃təmɑ̃ vεʁ sɔ̃n- amə fyneʁεʁə.

pɥi vɛ̃ laʒə adyltə avεk sε ʁutə paləz- e sε matɛ̃ dɔʁaʒə,
lε kɔʁ tʁavεʁse sɑ̃z- amuʁ dɑ̃ dε ʁəlɑ̃ də neɑ̃,
la libεʁte pʁənε paʁfwa lə vizaʒə dœ̃ miʁaʒə,
su lε dʁa fʁwa dε ʃɑ̃bʁəz- u sɑ̃dɔʁmε lə tɑ̃.

il avɑ̃sε paʁmi lε fuləz- avεk dε ʃɑ̃sɔ̃ dɑ̃ lə sɑ̃,
pɔʁtɑ̃ dε paʁfœ̃ də plɥi, də taba fʁwa e də pusjεʁə,
tʁεnɑ̃ dəʁjεʁə sε pa lεz- ɔ̃bʁə- də lɑ̃fɑ̃ davɑ̃,
kɔmə œ̃ vjø kɔʁtεʒə pεʁdy dɑ̃ lə suflə dε simətjεʁə.

kaʁ lə pase nə məʁ ʒamε dɑ̃ lε məbləz- abɑ̃dɔne,
il syʁvi dɑ̃ lε vjø diskz- e lε fʁaɡʁɑ̃səz- ublje,
dɑ̃ sεʁtεnə melɔdi kapablə də ʁuvʁiʁ lεz- ane
kɔmə dε sikatʁisə kokœ̃ ivεʁ na ʁəfεʁme.

oʒuʁdɥi il maʁʃə ɑ̃kɔʁə dɑ̃z- ynə εɡzistɑ̃sə silɑ̃sjøzə,
lə ʁəɡaʁ tʁavεʁse də vizaʒə, də ɡʁavaz- e də fø,
kɔmə œ̃n- ɔmə ʁəvəny də tʁavεʁse misteʁjøzə
ki oʁε lεse dəʁjεʁə lɥi dε kɔ̃tinɑ̃ duluʁø.

il vit sɛ̃pləmɑ̃ paʁmi sε suvəniʁz- e sε pʁezɑ̃sə diskʁεtə,
avεk paʁfwa dε vwa ɑ̃sjεnə ʁəmɔ̃tɑ̃ dy lwɛ̃tɛ̃,
kɔmə si lε mɔʁ myʁmyʁε ɑ̃kɔʁə dɑ̃ lε tɑ̃pεtə
a tʁavεʁ lε ʁido fatiɡe dy matɛ̃.

e dɑ̃ sεtə ɔpskyʁite lɑ̃tə u lεz- œʁ dəvjεne pʁjεʁə,
dø flamə dəməʁe vivɑ̃təz- o miljø dy pase,
sε ɡʁɑ̃ mεʁəz- o mɛ̃z- yze paʁ lə fʁwa e la lymjεʁə,
sεllə ki syʁe dusəmɑ̃ ɑ̃pεʃe sɔ̃ kœʁ də sɔ̃bʁe.

εllə fyʁe lε sɑ̃ktɥεʁə dʁese dɑ̃ sε sεzɔ̃ də ʁɥinə,
lε dεʁnjεʁə teʁə- sakʁez- o miljø dε dulœʁ,
kɑ̃ lε nɥi dəvənε tʁo luʁdə- puʁ pɔʁte sa pwatʁinə
e kə sɔ̃n- amə sɑ̃lizε dɑ̃ lε maʁekaʒə də la pœʁ.

lœʁ pʁjεʁə sɑ̃tε la siʁə, lə lɛ̃ʒə ɑ̃sjɛ̃ e lε dimɑ̃ʃəz- ostεʁə,
εllə paʁlε a djø kɔmə ɔ̃ paʁlə o dispaʁys,
e sε dɑ̃ lœʁ ʒεstə fatiɡe, dɑ̃ lœʁ tɑ̃dʁεsə pʁεskə mɔnastεʁə,
kil apʁi a syʁvivʁə lɔʁskil nə sεmε plys.

alɔʁz- il ɡaʁdə lœʁ vizaʒə kɔmə dεz- ikonə dɑ̃ sa memwaʁə,
dø sɛ̃təz- o mɛ̃ də klaʁte pεʁdɥ dɑ̃ lε tɑ̃pεtə dy tɑ̃,
sεllə ki lɔ̃ ɡide ɔʁ dε ɡufʁəz- e dε teʁitwaʁə nwaʁ
ʒyska sεt ɔmə silɑ̃sjø kil ε dəvəny mɛ̃tənɑ̃.

e lɔʁskə la nɥi dəvjɛ̃ imɑ̃sə o dəsy dε viləz- ɑ̃dɔʁmi,
kə lε ʃɑ̃sɔ̃ dotʁəfwa ʁəmɔ̃te kɔmə dε psoməz- ɑ̃sjɛ̃,
il paʁlə a djø dɑ̃ lə silɑ̃sə fʁaʒilə də lɛ̃sɔmni
avεk la fwa tʁɑ̃blɑ̃tə dεz- εtʁə- ki ʁəvjεne də lwɛ̃.

kaʁ su la sɑ̃dʁə dεz- ane, paʁmi lε spεktʁəz- e lε flamə,
il kʁwa kə lε mɔʁ kɔ̃tinɥe də maʁʃe pʁε dε vivɑ̃,
e kə djø ʁəkœjə œ̃ ʒuʁ lεz- ɑ̃fɑ̃ pεʁdysz- e lεz- amə
dɑ̃z- œ̃ ʁwajomə apεze u lə ʃaɡʁɛ̃ dəvjɛ̃ absɑ̃.
Syllabes Phonétique : Luiil=ku=ʁε=ʒa=di=dɑ̃=lε=ku=lwaʁ=dɔ=ʁe=dε=sε=zɔ̃=klε=ʁə 16
lə=kœʁ=ʁɑ̃=plidə=sɔ=lεj=zi=mɑ̃=sə=ze=də=ma=tɛ̃=zɛ̃=sɑ̃=dje 16
paʁ=mi=lε=zεʁbə=o=tə=bε=ɲe=dy=nə=i=nɔ=sɑ̃=sə=le=ʒεʁə 16
kɔ=mə=si=ʁjɛ̃=o=mɔ̃=də=nə=pu=vε=ɑ̃=kɔ=ʁə=sə=bʁi=ze 16

lə=vɑ̃=ɡli=sεdusə=mɑ̃=kɔ̃=tʁə=lε=vi=tʁə=pa=lə=də=la=mε=zɔ̃ 16
lε=ʒaʁ=dɛ̃=sɑ̃=dɔʁ=mε=dɑ̃=zy=nə=lɑ̃=tə=ɔ=dœ=ʁə=də=plɥi 16
e=sε=zi=ø=dɑ̃=fɑ̃=ʃεʁ=ʃε=de=ʒa=də=ʁjε=ʁə=lɔ=ʁi=zɔ̃ 16
kεl=kə=ʃozə=dɛ̃=viziblə=kil=nə=kɔ̃=pʁə=nε=pa=ɑ̃=kɔ=ʁəo=ʒuʁ=dɥi 16

pɥi=vɛ̃=la=nɥi=ʁɑ̃=pe=dɑ̃=lε=dʁa=fʁwa=də=la=də=mə=ʁə 15
lε=vwa=dε=za=dyl=tə=mɔ̃=tε=kɔ=mə=dε=bε=tə=dɑ̃=lə=swaʁ 16
la=muʁ=sə=de=kɔ̃=po=zε=lɑ̃=tə=mɑ̃=dœ=ʁə=ɑ̃=nœ=ʁə 15
lε=sɑ̃=dɑ̃=ʃa=kə=pj=ε=sə=y=nə=fa=ti=ɡə=sɑ̃=zεs=pwaʁ 16

lε=pɔʁtə=tʁɑ̃=blε=su=lε=kɔ=lε=ʁə=ze=lε=si=lɑ̃=sə=də=pjeʁə 16
lε=za=sjεtə=ze=kla=tε=dɑ̃=zy=nə=ly=mjε=ʁə=də=fɛ̃=dy=mɔ̃də 16
e=lɑ̃=fɑ̃=vwa=jε=mu=ʁiʁ=sɔ̃ʁə=flε=dɑ̃=lε=ze=kla=də=ve=ʁə 16
kɔ=mə=y=nə=a=mə=ɑ̃=ɡlu=ti=dɑ̃=zy=nə=o=pʁɔ=fɔ̃=də 16

ɔ̃=la=nuʁ=ʁi=dab=sɑ̃sə=dəʁə=ɡaʁd=vi=də=ze=də=fjε=vʁə=zɑ̃=sjεnə 16
dy=ɡu=dε=za=bɑ̃=dɔ̃=kɔ=le=o=myʁ=ze=o=sε=zɔ̃=fa=ne 16
ʃa=kə=ble=sy=ʁə=u=vʁε=ɑ̃=lɥi=dε=ʃa=pεl=lə=su=te=ʁεnə 16
u=lε=ʁε=və=sɑ̃=blε=de=ʒa=vu=lwaʁ=sa=ʒə=nu=j=e 15

a=lɔʁ=zil=də=vɛ̃=sɑ̃=blabləo=ʁə=və=nɑ̃=dε=ɡa=ʁə=de=zεʁ=te 16
œ̃=na=dɔ=le=sɑ̃=pεʁ=dy=dɑ̃=dε=sε=zɔ̃=sɑ̃=ʁεs=pi=ʁa=sjɔ̃ 16
ʃεʁ=ʃɑ̃=dɑ̃=dε=mɔ̃=də=fik=tif=dε=ly=mj=ε=ʁə=zɛ̃=vɑ̃=te 16
puʁ=fɥ=iʁ=le=tεʁ=nεl=no=fʁa=ʒə=e=lə=dəj=də=la=mε=zɔ̃ 16

lε=nɥi=ku=lε=dɑ̃=sε=vεnə=kɔ=məy=nə=li=tyʁ=ʒi=ma=la=divə 16
su=dε=ne=ɔ̃=bla=faʁd=pa=ʁεj=za=dε=zas=tʁə=mu=ʁɑ̃ 14
il=ba=ti=sε=di=mɑ̃sə=ʁwa=jo=mə=zo=fʁɔ̃=tjε=ʁə=fy=ʒi=tivə 16
kɔməɔ̃=nɛ̃=vɑ̃tə=œ̃=pa=ʁa=di=lɔʁ=skɔ̃=na=tɑ̃=plys=ʁjɛ̃=dy=vi=vɑ̃ 16

ynə=vjεjə=ka=sεtə=tuʁ=nε=ʒys=ka=lo=bə=dɑ̃=la=ʃɑ̃=bʁə=i=mɔbilə 16
mε=lɑ̃=o=myʁ=tεʁ=ni=dε=ʁə=fʁɛ̃=ku=vεʁ=də=pu=sjεʁ=ə 15
kɔməy=nə=vwa=vənɥ=dε=kʁip=tə=zu=dy=nə=ka=te=dʁa=lə=fʁa=ʒilə 16
de=sɑ̃=dɑ̃=lɑ̃=tə=mɑ̃=vεʁ=sɔ̃=na=mə=fy=ne=ʁε=ʁə 14

pɥi=vɛ̃=laʒəa=dyl=tə=a=vεk=sε=ʁutə=pa=lə=ze=sε=ma=tɛ̃=dɔʁaʒə 16
lε=kɔʁ=tʁa=vεʁ=se=sɑ̃=za=muʁ=dɑ̃=dε=ʁə=lɑ̃=də=ne=ɑ̃ 15
la=li=bεʁ=te=pʁə=nε=paʁ=fwa=lə=vi=za=ʒə=dœ̃=mi=ʁa=ʒə 16
su=lε=dʁa=fʁwa=dε=ʃɑ̃=bʁə=zu=sɑ̃=dɔʁ=mε=lə=tɑ̃ 13

il=a=vɑ̃=sε=paʁ=mi=lε=fulə=za=vεk=dε=ʃɑ̃=sɔ̃=dɑ̃=lə=sɑ̃ 16
pɔʁ=tɑ̃=dε=paʁ=fœ̃=də=plɥi=də=ta=ba=fʁwa=e=də=pu=sjεʁ=ə 16
tʁε=nɑ̃=də=ʁj=ε=ʁə=sε=pa=lε=zɔ̃=bʁə=də=lɑ̃=fɑ̃=da=vɑ̃ 16
kɔmə=œ̃=vjø=kɔʁ=tε=ʒə=pεʁ=dy=dɑ̃=lə=su=flə=dε=si=mə=tjεʁə 16

kaʁ=lə=pa=se=nə=məʁ=ʒa=mε=dɑ̃=lε=mə=blə=za=bɑ̃=dɔ=ne 16
il=syʁ=vi=dɑ̃=lε=vj=ø=dis=kze=lε=fʁa=ɡʁɑ̃=sə=zu=blj=e 16
dɑ̃=sεʁ=tε=nə=me=lɔ=di=ka=pa=blə=də=ʁu=vʁiʁ=lε=za=ne 16
kɔ=mə=dε=si=ka=tʁi=sə=ko=kœ̃=i=vεʁ=na=ʁə=fεʁ=me 15

o=ʒuʁ=dɥi=il=maʁʃəɑ̃=kɔʁə=dɑ̃=zy=nə=εɡ=zis=tɑ̃=sə=si=lɑ̃=sjøzə 16
lə=ʁə=ɡaʁ=tʁa=vεʁ=se=də=vi=za=ʒə=də=ɡʁa=va=ze=də=fø 16
kɔ=mə=œ̃=nɔ=mə=ʁə=və=ny=də=tʁa=vεʁ=se=mis=te=ʁjø=zə 16
ki=o=ʁε=lε=se=də=ʁjε=ʁə=lɥi=dε=kɔ̃=ti=nɑ̃=du=lu=ʁø 16

il=vit=sɛ̃plə=mɑ̃=paʁ=mi=sε=su=və=niʁ=ze=sε=pʁe=zɑ̃=sə=diskʁεtə 16
a=vεk=paʁ=fwa=dε=vwa=ɑ̃=sj=ε=nə=ʁə=mɔ̃=tɑ̃=dy=lwɛ̃=tɛ̃ 16
kɔ=mə=si=lε=mɔʁ=myʁ=my=ʁε=ɑ̃=kɔ=ʁə=dɑ̃=lε=tɑ̃=pε=tə 16
a=tʁa=vεʁ=lε=ʁi=do=fa=ti=ɡe=dy=ma=tɛ̃ 12

e=dɑ̃=sεtəɔp=sky=ʁi=te=lɑ̃=tə=u=lε=zœʁ=də=vjε=ne=pʁi=jεʁ 16
dø=fla=mə=də=mə=ʁe=vi=vɑ̃=tə=zo=mi=lj=ø=dy=pa=se 16
sε=ɡʁɑ̃=mε=ʁə=zo=mɛ̃=zy=ze=paʁ=lə=fʁwa=e=la=ly=mjε=ʁə 16
sεl=lə=ki=sy=ʁe=du=sə=mɑ̃=ɑ̃=pε=ʃe=sɔ̃=kœʁ=də=sɔ̃=bʁe 16

εl=lə=fy=ʁe=lε=sɑ̃k=tɥε=ʁə=dʁe=se=dɑ̃=sε=sε=zɔ̃=də=ʁɥinə 16
lε=dεʁ=nj=ε=ʁə=te=ʁə=sa=kʁe=zo=mi=ljø=dε=du=lœ=ʁə 16
kɑ̃=lε=nɥi=də=və=nε=tʁo=luʁ=də=puʁ=pɔʁ=te=sa=pwa=tʁi=nə 16
e=kə=sɔ̃=namə=sɑ̃=li=zε=dɑ̃=lε=ma=ʁe=ka=ʒə=də=la=pœʁ 16

lœʁ=pʁi=jεʁ=sɑ̃=tεlasiʁə=lə=lɛ̃=ʒəɑ̃=sjɛ̃=e=lε=di=mɑ̃=ʃə=zos=tεʁə 16
εl=lə=paʁ=lε=a=dj=ø=kɔ=mə=ɔ̃=paʁ=lə=o=dis=pa=ʁys 16
e=sε=dɑ̃=lœʁ=ʒεstə=fa=ti=ɡe=dɑ̃=lœʁ=tɑ̃dʁεsə=pʁεs=kə=mɔ=nas=tεʁə 16
kil=a=pʁi=a=syʁ=vi=vʁə=lɔʁ=skil=nə=sε=mε=plys 13

a=lɔʁ=zil=ɡaʁdə=lœʁ=vizaʒə=kɔ=mə=dε=zi=ko=nə=dɑ̃=sa=me=mwaʁə 16
dø=sɛ̃=tə=zo=mɛ̃=də=klaʁ=te=pεʁdɥ=dɑ̃=lε=tɑ̃=pε=tə=dy=tɑ̃ 16
sεl=lə=ki=lɔ̃=ɡi=de=ɔʁ=dε=ɡufʁə=ze=dε=te=ʁi=twa=ʁə=nwaʁ 16
ʒys=ka=sεt=ɔ=mə=si=lɑ̃=sjø=kil=ε=də=və=ny=mɛ̃=tə=nɑ̃ 16

e=lɔʁskə=la=nɥidə=vjɛ̃=i=mɑ̃=səo=də=sy=dε=vi=lə=zɑ̃=dɔʁ=mi 16
kə=lε=ʃɑ̃=sɔ̃=dotʁə=fwa=ʁə=mɔ̃=te=kɔ=mə=dε=pso=mə=zɑ̃=sjɛ̃ 16
il=paʁlə=a=djø=dɑ̃=lə=si=lɑ̃=sə=fʁa=ʒi=lə=də=lɛ̃=sɔm=ni 16
a=vεk=la=fwa=tʁɑ̃=blɑ̃=tə=dε=zε=tʁə=ki=ʁə=vjε=ne=də=lwɛ̃ 16

kaʁ=su=la=sɑ̃=dʁə=dε=za=ne=paʁ=mi=lε=spεk=tʁə=ze=lε=flamə 16
il=kʁwa=kə=lε=mɔʁ=kɔ̃=tin=ɥe=də=maʁ=ʃe=pʁε=dε=vi=vɑ̃ 15
e=kə=djø=ʁə=kœjə=œ̃=ʒuʁ=lε=zɑ̃=fɑ̃=pεʁ=dys=ze=lε=za=mə 16
dɑ̃=zœ̃=ʁwa=jo=mə=a=pε=ze=u=lə=ʃa=ɡʁɛ̃=də=vjɛ̃=ab=sɑ̃ 16

Récompense

Coup de coeur: 0
J’aime: 0
J’aime pas: 0

Poesie sans commentaire

Commentaire poème
24/05/2026Poeme-France
En mettant un commentaire, vous pourrez exprimer sur cet écrit : votre ressenti, un encouragement, un conseil ou simplement dire que vous l'avez lu.
De plus si vous écrivez aussi sur le site, vous gagnerez des liens vers vos écrits...
Pour mettre des commentaires vous devez être membre ou poète du site. Un simple inscription suffit pour le devenir.

Poème Espoir
Du 24/05/2026 19:46

L'écrit contient 763 mots qui sont répartis dans 19 strophes. Toutes les strophes sont composés de 4 vers. Il est possible que le texte suive une forme de poésie classique.