Poeme-France : Lecture Écrit - Sans Thème -

Prose : L’Insuffisance Du Langage

Prose - Sans Thème -
Publié le 14/03/2014 04:27

L'écrit contient 468 mots qui sont répartis dans 1 strophes.

Poete : Raynaldo Ivre

L’Insuffisance Du Langage

Tu sais poète : pour corroder le métal de mon âme, j’ai eu recours à l’écriture. S’exacerber dans le bocage des mages, à outrance l’on se bouquine. Et la mémoire bourbeuse : réfléchit la lourde lumière, des astres-voyageurs… Illumination de vases. Supernova de sangs. Fioritures-fournitures. Ô novation ! Thématique exanthématique, où les mots se régalent de la jouissance en enfer. Conceptualiser l’écriture sans méthode, et pêle-mêle, je : jongleur brasse les mots, tels matériaux dérisoires… Ceci est un poème pour dire… , que le langage n’est jamais suffisant. Un poème cumulo-nimbus. Véritable cure-pipe de ma pipe de mots. Je suis monté, sur le ventre de l’humanité, pour quereller avec l’existence. Je m’ignore quelquefois, ignore les innombrables interrogations existentielles, et vis de manière plus vague, dans toute la lumière m’embrasant, dans le creux furtif des saisons…
Moi j’écris pour me saigner… , me blesser rudement… , pour que la plaie soit plus rouge, et la pierre plus austère ; que les branches de l’arbre soient planches, dans le festin de la nuit blanche. Je tapote la porte des désirs béants, azur-blessures cicatrisées. J’ai la géographie des papillons. J’ai la rouge iconographie des automnes. Et ceci est bien mon poème, tarabiscoté, travesti en visages multiples… Terrasser l’hiver dans sa marche absurde. Oui mon poème. Un poème mille pattes, déposant ses pieds partout dans le non-lieu. Mon poème ne finit pas. Nulle finitude. Et l’espace –temps en est trop petit, je vis hors-temps, hors d’espace, forger un milieu sans largeur ni longueur, pour me perdre et me pendre à contre-courant. Cette immensité est donc trop étroite. Oui je vis hors-temps, où les calculs d’heure n’existent guère. C’est une infinité de millénaires, collée au front de mon poème, mon poème, oui mon poème, pour dire l’insuffisance du langage. Ensiler l’été de l’encre. Gravitent les vapeurs… , en sens vertical du rêve.
Je navigue entre mers et villes, me libère et m’emprisonne. Je coiffe l’exil, ô exode demi-consciente. Je rature ce siècle, de hiéroglyphes palpables… , les scribes reviennent à l’ère moderne. Clairon. Clairon. La lyre se promène dans les montagnes du cerveau. J’interpelle la démence, dans la spirale de l’opium. Ivresse. Toujours ivresse. Saoulerie d’un ivrogne acharné. Évoé ! ! ! Oui, et la mémoire divague, de sphères en sphères. J’ai ma main plus vaste que moi, plus têtue que moi, perdue aux pays virtuels ; alors les abeilles rôdent, aux alentours de ma main. Errer. Vaguer. Voguer. Vautrer. L’on s’en fou désormais, la quête intérieure continue. Je suis un animal dans la nuit, un nuage qui passe, un météore éblouissant. Et mon poème s’évade avec moi-même, tel papillon de mai…
  • Phonétique : L’Insuffisance Du Langage

    ty sε pɔεtə : puʁ kɔʁɔde lə metal də mɔ̃n- amə, ʒε y ʁəkuʁz- a lekʁityʁə. sεɡzasεʁbe dɑ̃ lə bɔkaʒə dε maʒə, a utʁɑ̃sə lɔ̃ sə bukinə. e la memwaʁə buʁbøzə : ʁefleʃi la luʁdə lymjεʁə, dεz- astʁə- vwajaʒœʁ… ilyminasjɔ̃ də vazə. sypεʁnɔva də sɑ̃ɡ. fjɔʁityʁə fuʁnityʁə. o nɔvasjɔ̃ ! tematikə εɡzɑ̃tematikə, u lε mo sə ʁeɡalɑ̃ də la ʒuisɑ̃sə ɑ̃n- ɑ̃fe. kɔ̃sεptɥalize lekʁityʁə sɑ̃ metɔdə, e pεlə mεlə, ʒə : ʒɔ̃ɡlœʁ bʁasə lε mo, tεl mateʁjo deʁizwaʁə… səsi εt- œ̃ pɔεmə puʁ diʁə… , kə lə lɑ̃ɡaʒə nε ʒamε syfizɑ̃. œ̃ pɔεmə kymylo nɛ̃bys. veʁitablə kyʁə pipə də ma pipə də mo. ʒə sɥi mɔ̃te, syʁ lə vɑ̃tʁə də lymanite, puʁ kəʁεlle avεk lεɡzistɑ̃sə. ʒə miɲɔʁə kεlkəfwa, iɲɔʁə lεz- inɔ̃bʁabləz- ɛ̃teʁɔɡasjɔ̃z- εɡzistɑ̃sjεllə, e vis də manjεʁə plys vaɡ, dɑ̃ tutə la lymjεʁə mɑ̃bʁazɑ̃, dɑ̃ lə kʁø fyʁtif dε sεzɔ̃…
    mwa ʒekʁi puʁ mə sεɲe… , mə blese ʁydəmɑ̃… , puʁ kə la plε swa plys ʁuʒə, e la pjeʁə plysz- ostεʁə, kə lε bʁɑ̃ʃə də laʁbʁə swae plɑ̃ʃə, dɑ̃ lə fεstɛ̃ də la nɥi blɑ̃ʃə. ʒə tapɔtə la pɔʁtə dε deziʁ beɑ̃, azyʁ blesyʁə sikatʁize. ʒε la ʒeɔɡʁafi dε papijɔ̃. ʒε la ʁuʒə ikɔnɔɡʁafi dεz- otɔmnə. e səsi ε bjɛ̃ mɔ̃ pɔεmə, taʁabiskɔte, tʁavεsti ɑ̃ vizaʒə myltiplə… teʁase livεʁ dɑ̃ sa maʁʃə absyʁdə. ui mɔ̃ pɔεmə. œ̃ pɔεmə milə patə, depozɑ̃ sε pje paʁtu dɑ̃ lə nɔ̃ ljø. mɔ̃ pɔεmə nə fini pa. nylə finitydə. e lεspasə tɑ̃z- ɑ̃n- ε tʁo pəti, ʒə vis ɔʁ tɑ̃, ɔʁ dεspasə, fɔʁʒe œ̃ miljø sɑ̃ laʁʒœʁ ni lɔ̃ɡœʁ, puʁ mə pεʁdʁə e mə pɑ̃dʁə a kɔ̃tʁə kuʁɑ̃. sεtə imɑ̃site ε dɔ̃k tʁo etʁwatə. ui ʒə vis ɔʁ tɑ̃, u lε kalkyl dœʁ nεɡziste ɡεʁə. sεt- ynə ɛ̃finite də milenεʁə, kɔle o fʁɔ̃ də mɔ̃ pɔεmə, mɔ̃ pɔεmə, ui mɔ̃ pɔεmə, puʁ diʁə lɛ̃syfizɑ̃sə dy lɑ̃ɡaʒə. ɑ̃sile lete də lɑ̃kʁə. ɡʁavite lε vapœʁ… , ɑ̃ sɑ̃s vεʁtikal dy ʁεvə.
    ʒə naviɡ ɑ̃tʁə mεʁz- e vilə, mə libεʁə e mɑ̃pʁizɔnə. ʒə kwafə lεɡzil, o εɡzɔdə dəmi kɔ̃sjɑ̃tə. ʒə ʁatyʁə sə sjεklə, də jeʁɔɡlifə palpablə… , lε skʁibə ʁəvjεne a lεʁə mɔdεʁnə. klεʁɔ̃. klεʁɔ̃. la liʁə sə pʁɔmεnə dɑ̃ lε mɔ̃taɲə dy sεʁvo. ʒɛ̃tεʁpεllə la demɑ̃sə, dɑ̃ la spiʁalə də lɔpjɔm. ivʁεsə. tuʒuʁz- ivʁεsə. sauləʁi dœ̃n- ivʁɔɲə aʃaʁne. evɔe ! ! ! ui, e la memwaʁə divaɡ, də sfεʁəz- ɑ̃ sfεʁə. ʒε ma mɛ̃ plys vastə kə mwa, plys tεtɥ kə mwa, pεʁdɥ o pεi viʁtɥεl, alɔʁ lεz- abεjə ʁode, oz- alɑ̃tuʁ də ma mɛ̃. eʁe. vaɡe. vɔɡe. votʁe. lɔ̃ sɑ̃ fu dezɔʁmε, la kεtə ɛ̃teʁjəʁə kɔ̃tinɥ. ʒə sɥiz- œ̃n- animal dɑ̃ la nɥi, œ̃ nɥaʒə ki pasə, œ̃ meteɔʁə ebluisɑ̃. e mɔ̃ pɔεmə sevadə avεk mwa mεmə, tεl papijɔ̃ də mε…

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Texte des commentateurs

Commentaires Sur La Poesie


Auteur de Poésie
14/03/2014 08:54Antoine38

Une plume insolente de nervosité qui reste très agréable à lire, la pensée est
le fruit d’un poème, pour récolter de beaux fruits, il faut savoir élaguer,
si on écrit d’abord pour soi, c’est dans le regard de l’autre qu’il faut
chercher la solution.

Auteur de Poésie
16/03/2014 02:27Raynaldo Ivre

Merci bcp à vous les amis... Vos commentaires me parviennent jusqu´au coeur.