Poeme-France : Lecture Écrit Société

Poeme : L’Infortune Des Pauvres Gens

Poème Société
Publié le 14/11/2012 23:32

L'écrit contient 197 mots qui sont répartis dans 3 strophes.

Poete : Gramo

L’Infortune Des Pauvres Gens

Oyez bonnes gens, travailleurs et ouvriers
Ne regardez plus à l’horizon
Car dans la brume des affaires de raison
Le bon vivre s’est avarié
Oyez laborieux et colporteurs des campagnes
Allez le dire, l’or ne roule plus
Sa perte affecte la confiance qui stagne
En marchés où rare est le flux
Oyez les nobles Don Quichotte, les moulins
Sont en mains de cupides châtelains
Secourez, assistez veuves et orphelins [1]
Minots, cagoles et bambins [2]
Oyez imposés, taxés et pauvres hommes
Vos maîtres vont requérir
Et vous cèderez vos liards sans coup férir [3]
En taxes, impôts, triste binôme
Que ne puissiez-vous pas fuir en pays de Justice
Où l’or roi ne serait plus vendu
Car il souille ceux qui ne s’en affranchissent
Ne pleurez pas sur le superflu perdu
Pauvres hères, cessez de vous laisser faire
Les Seigneurs sont en embuscade pour l’escalade
Ce sont des requins qui vous foutent en cagade [4]
Réveillez-vous les grabataires.

GRAMO
14 novembre 2012

[1] Minot : Enfant en français de Marseille
[2] Cagole : fille de joie en français de Marseille
[3] Ancienne pièce de monnaie
[4] Cagade : « merdier » en français de Marseille
  • Pieds Hyphénique: L’Infortune Des Pauvres Gens

    oyez=bon=nes=gens=tra=vail=leurs=et=ou=vriers 10
    ne=re=gar=dez=plus=à=l=ho=ri=zon 10
    car=dans=la=brume=des=af=fai=res=de=rai=son 11
    le=bon=vi=vre=sest=a=va=ri=é 9
    oyez=la=bo=rieux=et=col=por=teurs=des=cam=pagnes 11
    al=lez=le=di=re=lor=ne=rou=le=plus 10
    sa=perteaf=fec=te=la=con=fian=ce=qui=stagne 10
    en=mar=chés=où=ra=re=est=le=flux 9
    oyez=les=nobles=don=qui=chot=te=les=mou=lins 10
    sont=en=mains=de=cu=pi=des=châ=te=lains 10
    se=cou=rez=as=sis=tez=veuves=et=or=phe=lins=ou=vre=cro=chet=un=fer=me=crochet 19
    mi=nots=ca=goles=et=bam=bins=ou=vre=cro=chet=deux=fer=me=crochet 15
    oyez=im=po=sés=taxés=et=pau=vres=hom=mes 10
    vos=maî=tres=vont=re=qué=rir 7
    et=vous=cède=rez=vos=liards=sans=coup=fé=rir=ou=vre=cro=chet=trois=fer=me=crochet 18
    en=ta=xes=im=pôts=tris=te=bi=nô=me 10
    que=ne=puis=siez=vous=pas=fu=ir=en=pa=ys=de=jus=tice 14
    où=lor=roi=ne=se=rait=plus=ven=du 9
    car=il=souille=ceux=qui=ne=sen=af=fran=chissent 10
    ne=pleu=rez=pas=sur=le=su=per=flu=per=du 11
    pauvres=hè=res=ces=sez=de=vous=lais=ser=faire 10
    les=sei=gneurs=sont=en=em=bus=cade=pour=les=ca=lade 12
    ce=sont=des=re=quins=qui=vous=foutent=en=ca=ga=deou=vre=cro=chet=qua=tre=fer=me=crochet 20
    ré=veil=lez=vous=les=gra=ba=tai=res 9

    gra=mo 2
    qua=tor=ze=no=vem=bre=deux=mil=le=douze 10

    ouvre=cro=chet=un=fer=me=cro=chet=mi=not=en=fant=en=fran=çais=de=mar=seille 18
    ouvre=cro=chet=deux=fer=me=cro=chet=ca=go=le=fille=de=joieen=fran=çais=de=mar=seille 19
    ouvre=cro=chet=trois=fer=me=cro=chet=an=ci=en=ne=piè=ce=de=mon=naie 17
    ouvre=cro=chet=qua=tre=fer=me=cro=chet=ca=ga=de=mer=dier=en=fran=çais=de=mar=seille 20
  • Phonétique : L’Infortune Des Pauvres Gens

    waje bɔnə ʒɑ̃, tʁavajœʁz- e uvʁje
    nə ʁəɡaʁde plysz- a lɔʁizɔ̃
    kaʁ dɑ̃ la bʁymə dεz- afεʁə də ʁεzɔ̃
    lə bɔ̃ vivʁə sεt- avaʁje
    waje labɔʁjøz- e kɔlpɔʁtœʁ dε kɑ̃paɲə
    ale lə diʁə, lɔʁ nə ʁulə plys
    sa pεʁtə afεktə la kɔ̃fjɑ̃sə ki staɲə
    ɑ̃ maʁʃez- u ʁaʁə ε lə flyks
    waje lε nɔblə dɔ̃ kiʃɔtə, lε mulɛ̃
    sɔ̃t- ɑ̃ mɛ̃ də kypidə ʃatəlɛ̃
    səkuʁe, asiste vəvəz- e ɔʁfəlɛ̃z- uvʁə kʁoʃε œ̃ fεʁmə kʁoʃε
    mino, kaɡɔləz- e bɑ̃bɛ̃z- uvʁə kʁoʃε dø fεʁmə kʁoʃε
    wajez- ɛ̃poze, taksez- e povʁə- ɔmə
    vo mεtʁə- vɔ̃ ʁəkeʁiʁ
    e vu sεdəʁe vo ljaʁd sɑ̃ ku feʁiʁ uvʁə kʁoʃε tʁwa fεʁmə kʁoʃε
    ɑ̃ taksə, ɛ̃po, tʁistə binomə
    kə nə pɥisje vu pa fɥiʁ ɑ̃ pεi də ʒystisə
    u lɔʁ ʁwa nə səʁε plys vɑ̃dy
    kaʁ il sujə sø ki nə sɑ̃n- afʁɑ̃ʃise
    nə pləʁe pa syʁ lə sypεʁfly pεʁdy
    povʁə- εʁə, sese də vu lεse fεʁə
    lε sεɲœʁ sɔ̃t- ɑ̃n- ɑ̃byskadə puʁ lεskaladə
    sə sɔ̃ dε ʁəkɛ̃ ki vu fute ɑ̃ kaɡadə uvʁə kʁoʃε katʁə fεʁmə kʁoʃε
    ʁevεje vu lε ɡʁabatεʁə.

    ɡʁamo
    katɔʁzə nɔvɑ̃bʁə dø milə duzə

    uvʁə kʁoʃε œ̃ fεʁmə kʁoʃε mino : ɑ̃fɑ̃ ɑ̃ fʁɑ̃sε də maʁsεjə
    uvʁə kʁoʃε dø fεʁmə kʁoʃε kaɡɔlə : fijə də ʒwa ɑ̃ fʁɑ̃sε də maʁsεjə
    uvʁə kʁoʃε tʁwa fεʁmə kʁoʃε ɑ̃sjεnə pjεsə də mɔnε
    uvʁə kʁoʃε katʁə fεʁmə kʁoʃε kaɡadə : « mεʁdjəʁ » εn fʁɑ̃sε də maʁsεjə
  • Pieds Phonétique : L’Infortune Des Pauvres Gens

    wa=je=bɔ=nə=ʒɑ̃=tʁa=va=jœʁ=ze=u=vʁj=e 12
    nə=ʁə=ɡaʁ=de=plys=za=lɔ=ʁi=zɔ̃ 9
    kaʁ=dɑ̃=la=bʁy=mə=dε=za=fε=ʁə=də=ʁε=zɔ̃ 12
    lə=bɔ̃=vi=vʁə=sε=ta=va=ʁj=e 9
    wa=je=la=bɔ=ʁjø=ze=kɔl=pɔʁ=tœʁ=dε=kɑ̃=paɲə 12
    a=le=lə=di=ʁə=lɔʁ=nə=ʁu=lə=plys 10
    sa=pεʁ=tə=a=fεk=tə=la=kɔ̃=fjɑ̃=sə=ki=staɲə 12
    ɑ̃=maʁ=ʃe=zu=ʁa=ʁə=ε=lə=flyks 9
    wa=je=lε=nɔ=blə=dɔ̃=ki=ʃɔ=tə=lε=mu=lɛ̃ 12
    sɔ̃=tɑ̃=mɛ̃=də=ky=pi=də=ʃa=tə=lɛ̃ 10
    sə=ku=ʁe=a=sis=te=və=və=ze=ɔʁfə=lɛ̃=zu=vʁə=kʁo=ʃε=œ̃=fεʁ=mə=kʁo=ʃε 20
    mi=no=ka=ɡɔlə=ze=bɑ̃=bɛ̃=zu=vʁə=kʁo=ʃε=dø=fεʁ=mə=kʁo=ʃε 16
    wa=je=zɛ̃=po=ze=tak=se=ze=po=vʁə=ɔ=mə 12
    vo=mε=tʁə=vɔ̃=ʁə=ke=ʁiʁ 7
    e=vu=sεdə=ʁe=vo=ljaʁd=sɑ̃=ku=fe=ʁiʁ=u=vʁə=kʁo=ʃε=tʁwa=fεʁ=mə=kʁo=ʃε 19
    ɑ̃=tak=sə=ɛ̃=po=tʁis=tə=bi=no=mə 10
    kə=nə=pɥi=sje=vu=pa=fɥ=iʁ=ɑ̃=pε=idə=ʒys=tisə 13
    u=lɔʁ=ʁwa=nə=sə=ʁε=plys=vɑ̃=dy 9
    kaʁ=il=su=jə=sø=ki=nə=sɑ̃=na=fʁɑ̃=ʃi=se 12
    nə=plə=ʁe=pa=syʁ=lə=sy=pεʁ=fly=pεʁ=dy 11
    po=vʁə=ε=ʁə=se=se=də=vu=lε=se=fε=ʁə 12
    lε=sε=ɲœʁ=sɔ̃=tɑ̃=nɑ̃=bys=kadə=puʁ=lεs=ka=ladə 12
    sə=sɔ̃=dεʁə=kɛ̃=ki=vu=fu=te=ɑ̃=ka=ɡa=dəu=vʁə=kʁo=ʃε=ka=tʁə=fεʁ=mə=kʁo=ʃε 21
    ʁe=vε=j=e=vu=lε=ɡʁa=ba=tεʁ=ə 10

    ɡʁa=mo 2
    ka=tɔʁ=zə=nɔ=vɑ̃=bʁə=dø=mi=lə=du=zə 11

    uvʁə=kʁo=ʃε=œ̃=fεʁ=mə=kʁo=ʃε=mi=no=ɑ̃=fɑ̃=ɑ̃=fʁɑ̃=sε=də=maʁ=sεjə 18
    uvʁə=kʁo=ʃε=dø=fεʁ=mə=kʁo=ʃε=ka=ɡɔ=lə=fi=jə=də=ʒwa=ɑ̃=fʁɑ̃=sε=də=maʁ=sεjə 21
    uvʁə=kʁo=ʃε=tʁwa=fεʁ=mə=kʁo=ʃε=ɑ̃=sjε=nə=pjε=sə=də=mɔ=nε 16
    uvʁə=kʁo=ʃε=ka=tʁə=fεʁ=mə=kʁo=ʃε=ka=ɡa=də=mεʁ=djəʁ=εn=fʁɑ̃=sε=də=maʁ=sεjə 20

PostScriptum

Salut à vous tous et toutes

J’ai écris cette poésie, (mais en est-ce bien une ? ) en octobre écoulé au vu du pourrisement des économies européennes allemagne exclue.
Les manifestations des travailleurs de ce 14 novembre me donne l’occasion de le révéler et de vous le soumettre.

Amitiés

GRAMO

Commentaires Sur La Poesie


Auteur de Poésie
15/11/2012 01:29Eden33

J’aime le style, les mots et toutes les vérités de ton poème
cela sera un coup de coeur, le dernier pour aujourd’hui (heu pour cette nuit lol)
amicalement

Auteur de Poésie
15/11/2012 11:40Loup Gris

Ton texte colle àu moment présent, de plus il est très plaisant, amitiés, Loup

Auteur de Poésie
15/11/2012 12:38Skrame2014

Très bien écrit et un beau moment de réflexion....Amitie!

Auteur de Poésie
15/11/2012 13:44Tulipe Noire

Hello Mon ami Gramo, je lisais ton super poème comme si j’ai lu un des grands poètes de l’age baroque et combien j’ai trouvé beaucoup de plaisir en le lisant, oh mon Ami tu as une si belle plume, à ce que je vois, bravo pour ce très joli poème qui parle de notre monde et de la grande crise qui l’engloutisse, merci.

Auteur de Poésie
15/11/2012 20:14Jandot Poésie

bravo l’aml pour ce poème sur l’un des plus gros problème de notre société. fort en ressentit ....
amitiés

Auteur de Poésie
15/11/2012 20:44Gramo

Hello GMLavie

Merci pour ton appréciation; c’est vrai ce poème a un style différent des autres.
Pas socialo...ni communo...: révolutionnaire !

Allons enfants de la Patrie il est temps de changer la donne, dans l’hexagone !

GRAMO

Auteur de Poésie
15/11/2012 20:49Gramo

Hello Loup Gris

J’avais ce poème au bout de la plume depuis un certain temps.
Après avoir quelque peu gratté sur le sujet je l’ai concrétisé en octobre puis la grève est arrivée en novembre...
Merci pour ton appréciation.

GRAMO

Auteur de Poésie
15/11/2012 20:51Gramo

Coucou SKRAME
Merci pour ton avis qui me fait plaisir.
GRAMO

Auteur de Poésie
15/11/2012 20:57Gramo

Hello Tulipe noire

Merci beaucoup d’être venu me lire.
Je ne sais pas si j’ai une belle plume comme tu dis. Tu sais je m’esquinte beaucoup à présenter des textes cohérents, en conformité avec ma pensée. Cela ne coule pas de source, mais lorsque je lis des appréciations telle la tienne, cela paye tous les efforts et le temps consenti a écrire ces quelques lignes.

Amitiés

GRAMO

Auteur de Poésie
15/11/2012 21:02Gramo

Hello Lucky
Merci de m’honorer de ta présence et de ton commentaire.
GRAMO

Auteur de Poésie
15/11/2012 21:04Gramo

Merci Jandot

Ce sujet n’a pas fini de tarabuster la société; tu as de ce point de vue tout à fait raison.
Mais vers quoi allons nous ?
Amitiés

GRAMO

Auteur de Poésie
05/05/2014 18:16Antoine38

Hélas trois hélas, tu as raison et pourtant elle s’évapore de plus
en plus la révolution.

Amitiés

Auteur de Poésie
09/08/2015 10:13Lemmiath

Croire qu’en Allemagne tout est rose serait qu’une illusion.

Auteur de Poésie
09/08/2015 16:55Gramo

Hello Lemmiath
Parfaitement raison , malgré les grosses Mercédès qui tracent en vitesse sur nos autoroutes, il y a là aussi des pauvres hères travaillant pour le prix d’un petit chômage.
Bonne semaine.
Emile