Poème:La Rumore
Le Poème
Car la rumeur la pointait fille facile
A 13 ans, amoureuse elle se dévêtit
Sur la forte insistance de son petit ami.
A lui seule elle pensait dévoiler son corps
Le début d’une courte descente vers la mort.
La photo vite balancée sur les réseaux
Traitée de pute elle fut frappée et violée
Sidérée, incapable même de pleurer
La police a cru qu’elle avait inventé.
Elle déménagea, ils ont recommencé
Une nouvelle plainte tout aussi ignorée
2 ans plus tard elle pensa trouver l’amour
Une bague reçue, c’était pour toujours.
Elle tomba enceinte, voulu garder l’enfant.
Alors il n’hésita pas un seul instant
6 coups de couteau et puis un corps brûlé
Pour une fille « facile » c’était bien mérité
A la télé le frère vient témoigner
Laver des viles rumeurs sa sœur tant aimée
Quand les garçons des cités comprendront ils
Qu’ils sont victimes des préjugés nuisibles ?
« Ni putes ni soumises » un mouvement était né
Un jour pour le respect et pour l’égalité
5 ans que le calvaire avait commencé
Les agresseurs le tueur sont en liberté
Pour les parents douleur à perpétuité
Ne reste de Sheina qu’une bague calcinée
Juste enroulée dans un morceau de papier.
Qu’est ce que cela dit de notre société ?
Poète Anya
Anya a publié sur le site 194 écrits. Anya est membre du site depuis l'année 2020.Lire le profil du poète AnyaSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: La Rumore
shei=na=quin=ze=ans=dans=sa=ci=té=brû=lée=vive 12car=la=ru=meur=la=poin=tait=fi=lle=fa=ci=le 12
a=treize=ans=a=mou=reu=se=elle=se=dé=vê=tit 12
sur=la=fortein=sis=tan=ce=de=son=pe=tit=a=mi 12
a=lui=seule=el=le=pen=sait=dé=voi=ler=son=corps 12
le=dé=but=dune=cour=te=des=cen=te=vers=la=mort 12
la=pho=to=vi=te=ba=lan=cée=sur=les=ré=seaux 12
trai=tée=de=pute=el=le=fut=frap=pée=et=vio=lée 12
si=dé=rée=in=ca=pa=ble=mê=me=de=pleu=rer 12
la=po=lice=a=cru=quel=le=a=vait=in=ven=té 12
el=le=dé=mé=na=gea=ils=ont=re=com=men=cé 12
u=ne=nou=vel=le=plainte=tout=aus=si=i=gno=rée 12
deux=ans=plus=tard=el=le=pen=sa=trou=ver=la=mour 12
u=ne=ba=gue=re=çue=cé=tait=pour=tou=jours 11
el=le=tom=ba=en=ceinte=vou=lu=gar=der=len=fant 12
a=lors=il=n=hé=si=ta=pas=un=seul=ins=tant 12
six=coups=de=cou=teau=et=puis=un=corps=brû=lé 11
pour=u=ne=fille=fa=cile=cé=tait=bien=mé=ri=té 12
a=la=té=lé=le=frè=re=vient=té=moi=gner 11
la=ver=des=vi=les=ru=meurs=sa=sœur=tant=ai=mée 12
quand=les=gar=çons=des=ci=tés=com=pren=dront=ils 11
quils=sont=vic=ti=mes=des=pré=ju=gés=nui=si=bles 12
ni=putes=ni=sou=mises=un=mouve=ment=é=tait=né 12
un=jour=pour=le=res=pect=et=pour=lé=ga=li=té 12
cinq=ans=que=le=cal=vai=re=a=vait=com=men=cé 12
les=a=gres=seurs=le=tueur=sont=en=li=ber=té 11
pour=les=pa=rents=dou=leur=à=per=pé=tui=té 11
ne=res=te=de=shei=na=quune=ba=gue=cal=ci=née 12
jus=te=en=rou=lée=dans=un=mor=ceau=de=pa=pier 12
quest=ce=que=ce=la=dit=de=notre=so=ci=é=té 12
Phonétique : La Rumore
ʃεna kɛ̃zə ɑ̃, dɑ̃ sa site bʁyle vivə,kaʁ la ʁymœʁ la pwɛ̃tε fijə fasilə
a tʁεzə ɑ̃, amuʁøzə εllə sə devεti
syʁ la fɔʁtə ɛ̃sistɑ̃sə də sɔ̃ pəti ami.
a lɥi sələ εllə pɑ̃sε devwale sɔ̃ kɔʁ
lə deby dynə kuʁtə desɑ̃tə vεʁ la mɔʁ.
la fɔto vitə balɑ̃se syʁ lε ʁezo
tʁεte də pytə εllə fy fʁape e vjɔle
sideʁe, ɛ̃kapablə mεmə də pləʁe
la pɔlisə a kʁy kεllə avε ɛ̃vɑ̃te.
εllə demenaʒa, ilz- ɔ̃ ʁəkɔmɑ̃se
ynə nuvεllə plɛ̃tə tut- osi iɲɔʁe
døz- ɑ̃ plys taʁ εllə pɑ̃sa tʁuve lamuʁ
ynə baɡ ʁəsɥ, setε puʁ tuʒuʁ.
εllə tɔ̃ba ɑ̃sɛ̃tə, vuly ɡaʁde lɑ̃fɑ̃.
alɔʁz- il nezita pa œ̃ səl ɛ̃stɑ̃
si- ku də kuto e pɥiz- œ̃ kɔʁ bʁyle
puʁ ynə fijə « fasilə » setε bjɛ̃ meʁite
a la tele lə fʁεʁə vjɛ̃ temwaɲe
lave dε vilə ʁymœʁ sa sœʁ tɑ̃ εme
kɑ̃ lε ɡaʁsɔ̃ dε site kɔ̃pʁɑ̃dʁɔ̃ il
kil sɔ̃ viktimə dε pʁeʒyʒe nɥiziblə ?
« ni pytə ni sumizəs » œ̃ muvəmɑ̃ etε ne
œ̃ ʒuʁ puʁ lə ʁεspε e puʁ leɡalite
sɛ̃k ɑ̃ kə lə kalvεʁə avε kɔmɑ̃se
lεz- aɡʁesœʁ lə tɥœʁ sɔ̃t- ɑ̃ libεʁte
puʁ lε paʁɑ̃ dulœʁ a pεʁpetɥite
nə ʁεstə də ʃεna kynə baɡ kalsine
ʒystə ɑ̃ʁule dɑ̃z- œ̃ mɔʁso də papje.
kε sə kə səla di də nɔtʁə sɔsjete ?
Syllabes Phonétique : La Rumore
ʃε=na=kɛ̃=zə=ɑ̃=dɑ̃=sa=si=te=bʁy=le=vivə 12kaʁ=la=ʁy=mœʁ=la=pwɛ̃=tε=fi=jə=fa=si=lə 12
a=tʁεzə=ɑ̃=a=mu=ʁø=zə=εllə=sə=de=vε=ti 12
syʁ=la=fɔʁtəɛ̃=sis=tɑ̃=sə=də=sɔ̃=pə=ti=a=mi 12
a=lɥisə=lə=εl=lə=pɑ̃=sε=de=vwa=le=sɔ̃=kɔʁ 12
lə=de=by=dy=nə=kuʁtə=de=sɑ̃=tə=vεʁ=la=mɔʁ 12
la=fɔ=to=vi=tə=ba=lɑ̃=se=syʁ=lε=ʁe=zo 12
tʁε=te=də=pytə=εl=lə=fy=fʁa=pe=e=vjɔ=le 12
si=de=ʁe=ɛ̃=ka=pa=blə=mε=mə=də=plə=ʁe 12
la=pɔ=lisə=a=kʁy=kεl=lə=a=vε=ɛ̃=vɑ̃=te 12
εl=lə=de=me=na=ʒa=il=zɔ̃=ʁə=kɔ=mɑ̃=se 12
y=nə=nu=vεl=lə=plɛ̃tə=tu=to=si=i=ɲɔ=ʁe 12
dø=zɑ̃=plys=taʁ=εl=lə=pɑ̃=sa=tʁu=ve=la=muʁ 12
y=nə=baɡ=ʁəsɥ=se=tε=puʁ=tu=ʒuʁ 9
εl=lə=tɔ̃=ba=ɑ̃=sɛ̃tə=vu=ly=ɡaʁ=de=lɑ̃=fɑ̃ 12
a=lɔʁ=zil=ne=zi=ta=pa=œ̃=səl=ɛ̃s=tɑ̃ 11
si=ku=də=ku=to=e=pɥi=zœ̃=kɔʁ=bʁy=le 11
puʁynə=fi=jə=fa=si=lə=se=tε=bjɛ̃=me=ʁi=te 12
a=la=te=le=lə=fʁεʁ=ə=vj=ɛ̃=te=mwa=ɲe 12
la=ve=dε=vi=lə=ʁy=mœʁ=sa=sœʁ=tɑ̃=ε=me 12
kɑ̃=lε=ɡaʁ=sɔ̃=dε=si=te=kɔ̃=pʁɑ̃=dʁɔ̃=il 11
kil=sɔ̃=vik=ti=mə=dε=pʁe=ʒy=ʒe=nɥi=zi=blə 12
nipytə=ni=su=mi=zəs=œ̃=muvə=mɑ̃=e=tε=ne 12
œ̃=ʒuʁ=puʁ=lə=ʁεs=pε=e=puʁ=le=ɡa=li=te 12
sɛ̃k=ɑ̃=kə=lə=kal=vε=ʁə=a=vε=kɔ=mɑ̃=se 12
lε=za=ɡʁe=sœ=ʁə=lə=tɥœʁ=sɔ̃=tɑ̃=li=bεʁ=te 12
puʁ=lε=pa=ʁɑ̃=du=lœ=ʁə=a=pεʁ=pet=ɥi=te 12
nə=ʁεs=tə=də=ʃε=na=ky=nə=baɡ=kal=si=ne 12
ʒys=tə=ɑ̃=ʁu=le=dɑ̃=zœ̃=mɔʁ=so=də=pa=pje 12
kε=sə=kə=sə=la=di=də=nɔ=tʁə=sɔ=sje=te 12
Récompense
Commentaires Sur La Poesie

les tragédies devraient être juges, car leur impartialité est la seule qui impose le respect ! merci Anya pour ce poème

Bravo Anya pour ce poème qui dénonce les limites de la justice. On attend toujours la catastrophe pour changer les choses mais c’est souvent trop tard...

Je viens juste de lire ton touchant et très joli poème sur cette petite innocente petite fille qui a trouvé une mort que je ne trouve pas les mots et les paroles pour dire pour quoi ! quel sauvagerie, quel barbarie, elle m’a beaucoup choqué, comme la petite qui a été tué par un fou dernièrement après avoir abusé d’elle, ces diables au sens propre du mot méritent une mort atroce pour que personne n’osait refaire des crimes que ni le bon dieu ni ses humains l’acceptent, à la place des autorités judiciaires, je les fusillerait en plein public, un poème que je trouve très bien dit en de si belles mots et paroles et pensées parlantes de ta belle plume sur la belle forme de nouvelle, merci amie Anya pour ta fidèle plume et pour ce plaisir de lecture, merci pour le partage avec mon respect et mon coup de cœur bien mérité.

Ton poème telle une nouvelle me choque par tous ses atrocités qu’a vécu cette petite Sheina. Il dénonce bien les injustices et la barbarie commises sur une jeune fille diffamée sur les réseaux entraînant sa mort plus tard. En effet elle a payé le prix fort pour des préjugés. Et la justice n’a même pas agit en son sens. Et les agresseurs et tueurs toujours en liberté. Dans notre Société vois tu la justice bâcle parfois les règles et elle a deux vitesses pour certaines personnes. Merci pour ton poème qui let bien l’accent sur les limites de la justice. 🥰

Désolée, je voulais m’exprimer. Je ne peux pas ! C’est trop dur de mettre le mot sur ce que j’ai ressenti. Il n’y a pas même un mot pour dire combien j’ai mal. Merci ! Merci pour elle !
Tant que la justice sera aussi laxiste hélas ces actes crapuleux continueront . À quand des sanctions exemplaires et dissuasives. Beau poème , si triste qui décrit bien les douleurs causées par ces crimes odieux et innommables. Mon coup de cœur …et au plaisir. Belle soirée et amitiés

Je viens juste de lire il y a peu de temps d’ici que des réseaux mafieux exploitent , via certains sites internet , des jeunes filles sensibles , fragilisées , dont , parfois même , certaines se suicident !
J’ai entendu parler d’une jeune femme brûlée vive dans une cité française par son ex-fiancé , en fait une arabe je crois , mais ce ne doit pas être la même histoire .
Un poème sincère , très bien écrit , où l’on ressent bien l’intensité dramatique . Un coup de coeur sans hésiter !

Cette tragique histoire de vie de cette fille qui n’a pas eu la chance d’être heureuse et qui a payé de sa propre vie d’avoir fait confiance à un faux amour qui fut aussi son bourreau est bien triste. Malheureusement, la justice n’a pas utilisé la plus juste dosimétrie dans sa punition. Un coup de cœur poétique, Anya!
Merci printemps

Sujet très difficile, histoire triste et touchante que tu as su nous donner à travers ces quelques lignes. La justice est parfois mal faite et nous voyons très bien ses limites coup de cœur.