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Poème:Le Roi Pêcheur

A Propos du Poeme

Préface de l’auteur
De toutes les figures que la matière de Bretagne a léguées à la poésie européenne, le Roi Pêcheur est peut-être la plus silencieuse. Il ne combat pas, il ne voyage pas, il ne triomphe pas : il attend. Blessé d’une blessure qui ne se referme pas, il règne sur une terre que la même blessure a rendue stérile, et sa guérison ne dépend ni d’un remède ni d’une victoire, mais d’une parole que personne n’a encore su dire.
Ce qui m’a retenu dans cette légende n’est pas le Graal, mais la question. Toute la tradition tient dans ce renversement : le royaume ne sera pas délivré par le meilleur des chevaliers, mais par celui qui aura cessé, un instant, de penser à lui-même pour demander à un autre où il souffre. La prouesse ne guérit rien ; la compassion, oui. C’est là, me semble-t-il, l’un des plus anciens et des plus modernes enseignements que l’Occident se soit donnés à lui-même.
J’ai donc écrit un poème où le Graal n’est jamais nommé. Il n’y paraît qu’une fois, sous la forme d’une clarté voilée qui passe de main en main et ne se laisse pas définir. Il m’a semblé que le nommer eût été le perdre : un objet précieux se possède, un mystère ne s’approche que de biais. De même, la fin ne guérit pas tout. La terre respire de nouveau, l’eau recommence sa chanson, une aurore discrète se lève ; mais rien n’est achevé, et c’est précisément à cet inachèvement que se reconnaît, je crois, l’action de la grâce.
Le poème ne cherche à imiter aucun texte médiéval. Sa langue est celle de la tradition classique française, et sa forme celle de l’alexandrin à rimes croisées ; ses dettes vont à Péguy pour la lenteur liturgique du temps, à Claudel pour la présence biblique de l’eau, à Heredia pour la charpente du quatrain, à La Tour du Pin pour la clarté voilée du sacré, à La Ville de Mirmont pour la mélancolie des départs sur le fleuve. Il ne s’agit pas de pastiche : il s’agit d’une langue héritée qu’on essaie de parler encore.
D. Ł.

Le Poème

I
Le fleuve coule à peine entre les joncs d’automne,
Le soir pose sur l’eau sa longue main d’argent,
Et la plus haute tour, qu’aucun feu ne couronne,
Regarde s’éloigner la barque du couchant.
Nul vent. Les peupliers retiennent leur feuillage ;
La cloche ne dit plus les heures aux marais ;
Le pays tout entier semble un pèlerinage
Qui se serait figé sans achever jamais.
Les terres sont en friche où levaient les semailles,
Le blé ne connaît plus le chemin du soleil,
Et la ronce a monté ses lentes funérailles
Sur les jardins fermés qui gardent leur sommeil.
II
Là, dans la salle haute aux piliers de nuit grise,
Le Roi Pêcheur attend près du feu pâlissant ;
Sa plaie est une nuit que rien ne cicatrise,
Et tout le pays souffre avec lui, languissant.
Le jour, on le conduit au bord de l’eau tranquille ;
Il pêche, et le fil d’or tremble au-dessus des flots ;
Il ne prend nulle proie, il demeure immobile,
Comme s’il apaisait d’invisibles sanglots.
Il attend. Depuis quand ? Nulle heure n’est nouvelle ;
Nul n’ose lui parler de son mal sans pareil ;
Mais quand un pas de fer sonne sous la tourelle,
Quelque chose en son sang se souvient du soleil.
III
Or, un soir de brouillard, parut sur l’autre rive
Un chevalier sans nom, jeune et mystérieux,
Menant par le licol sa monture pensive,
Et portant avec lui le silence des cieux.
La barque le reçut sans que nul ne l’appelle ;
L’eau s’ouvrit devant lui comme un chemin certain ;
Et le château, dressant sa plus haute chandelle,
L’accueillit comme on rompt, le soir venu, le pain.
Il vit, la nuit tombée, passer comme une onde
Une clarté voilée allant de main en main,
Quelque chose de pur comme l’aube du monde,
Qui ne se nommait pas et savait son chemin.
Le vieux Roi le reçut à sa table sans joie ;
Il vit le front penché, le regard accablé,
Et sentit un appel qui cherchait une voie
Entre l’orgueil appris et l’humble cœur troublé.
IV
Il veilla cette nuit près de la meurtrière ;
Il entendit gémir le fleuve et les roseaux ;
Et toute la douleur de la terre entière
Battait contre son cœur comme les grandes eaux.
Le fer dormait au mur comme une croix déserte ;
Aucun clairon, au loin, n’appelait aux tournois ;
Et dans son âme ouverte ainsi qu’une eau offerte,
Une pitié montait plus haute que les rois.
Quand le premier rayon toucha les eaux dormantes,
Il s’approcha du Roi, s’agenouilla sans bruit,
Et de sa jeune voix, sous les lampes tremblantes,
Dit : « Sire, qu’avez-vous ? et quel mal vous poursuit ? »
V
Ce n’était presque rien : une simple parole ;
Mais on eût dit qu’un souffle avait passé sur l’eau,
Que l’antique douleur, comme un oiseau, s’envole,
Comme aux premiers matins d’un royaume nouveau.
Tout n’était pas guéri. Mais aux jachères mortes
Un frisson de verdure annonçait le retour ;
Et l’eau recommençait sa chanson sous les portes,
Comme si le pays réapprenait le jour.
Et sur le fleuve, au loin, une aurore discrète
Se levait lentement comme un premier pardon ;
Et le Roi, soulevé sur sa couche muette,
Regardait la lumière et bénissait le don.
Et dans le grand silence où la grâce chemine,
Le royaume, en dormant, respirait doucement ;
Mais l’eau, de proche en proche, à peine s’illumine,
Comme sous le regard d’un autre firmament.

Daniił Łaźko — Touapsé, le 3 août 2026
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PostScriptum

Analyse littéraire

  1. La forme
    Le poème compte dix-sept quatrains d’alexandrins, répartis en cinq parties inégales (3-3-4-3-4) . Les rimes sont croisées et l’alternance des rimes féminines et masculines est tenue d’un bout à l’autre, y compris d’une strophe à l’autre : cette régularité, héritée de la prosodie classique, produit une respiration continue que rien n’interrompt — ce qui convient à un sujet dont la matière même est l’attente.
    La césure après la sixième syllabe est partout respectée, et la coupe est le plus souvent syntaxique, de sorte que l’hémistiche fonctionne comme une unité de sens autonome (« Il attend. Depuis quand ? », « Tout n’était pas guéri. ») . Quelques élisions classiques à la césure — « d’une eau offerte », « un souffle avait passé », « de verdure annonçait » — assouplissent la mécanique du vers sans rompre le mètre. Les diérèses sont conformes à l’usage classique (peupli-ers, mystéri-eux) .
    Le choix de l’alexandrin plutôt que de l’octosyllabe — mètre du roman arthurien médiéval — est délibéré. L’octosyllabe eût conduit au pastiche narratif ; l’alexandrin, mètre de la méditation française depuis Racine jusqu’à Claudel, situe d’emblée le poème dans le registre contemplatif plutôt que romanesque.
  2. La structure en cinq mouvements
    La composition suit une courbe simple et rigoureuse : I, la terre stérile ; II, le roi blessé ; III, l’arrivée du chevalier et la procession de lumière ; IV, la veille et la conversion intérieure ; V, le commencement de la guérison. Aucune partie ne raconte un exploit. Le seul événement du poème est une question de douze syllabes, placée exactement à la fin de la quatrième partie — c’est-à-dire au point de la structure classique où le drame attend son coup de théâtre.
    Ce déplacement est le sujet même de l’œuvre. Le récit chevaleresque promet une épreuve et donne une parole ; il promet une conquête et donne un agenouillement. La quatrième partie, qui devrait contenir le combat, contient une veille, un silence, et une arme qui dort.
  3. Le Graal comme absence
    Le mot « Graal » ne figure pas dans le poème. La procession de la troisième partie n’offre au regard qu’ « une clarté voilée allant de main en main », puis une définition qui se dérobe : « Quelque chose de pur comme l’aube du monde, /Qui ne se nommait pas et savait son chemin. » Le vers ne dit pas ce que c’est ; il dit seulement que cela se refuse au nom et connaît sa direction.
    Cette réticence n’est pas un ornement : elle est structurelle. Le divin n’apparaît dans ce poème que par des vides grammaticaux — une clarté sans nom, un don sans donateur (« bénissait le don ») , une eau offerte sans destinataire, une grâce qui « chemine » sans qu’on dise vers où. Nommer l’un de ces termes reviendrait à transformer le mystère en objet, c’est-à-dire à commettre l’erreur exacte que la légende reproche à ses chevaliers.
  4. Le réseau symbolique de l’eau
    L’eau traverse le poème du premier vers au dernier et change quatre fois de valeur. Elle est d’abord stagnation — un fleuve qui « coule à peine », des marais que la cloche a cessé d’appeler. Elle devient ensuite chemin : « L’eau s’ouvrit devant lui comme un chemin certain », réminiscence discrète du passage de la mer Rouge et du Jourdain. Elle est, dans la quatrième partie, à la fois douleur du monde (« comme les grandes eaux », expression psalmique) et offrande (« une eau offerte ») , c’est-à-dire matière du sacrifice. Elle redevient enfin chant et lumière : « l’eau recommençait sa chanson sous les portes », « l’eau, de proche en proche, à peine s’illumine ».
    Le roi pêche au-dessus de cette eau, sans jamais rien prendre. Son fil d’or, qui « tremble au-dessus des flots », est une image de la prière autant que de l’attente : un lien tendu vers ce qui ne se laisse pas saisir. La pêche est ici l’inverse exact d’une prise.
  5. Le fer et la croix
    Le retournement central du poème tient en un vers : « Le fer dormait au mur comme une croix déserte ». L’épée pendue à la muraille dessine la forme d’une croix, mais d’une croix vide : ni le corps du supplicié ni la main du guerrier ne l’occupent. L’arme n’est pas brisée, elle est désœuvrée — ce qui est plus grave, et plus doux.
    La strophe entière est bâtie sur une chaîne d’objets et non sur une thèse : le fer (l’arme) , la croix (l’arme transfigurée) , l’eau offerte (l’oblation) , la pitié (le terme de la conversion) . Aucun verbe de connaissance n’y paraît. Le chevalier ne « comprend » pas que les armes sont vaines : il les voit dormir, et cela suffit. C’est le point du poème où la pensée est le plus entièrement remise aux choses.
  6. La question
    « Sire, qu’avez-vous ? et quel mal vous poursuit ? » — le vers est volontairement dépourvu d’éclat. Aucune image, aucune inversion, aucun mot rare ; c’est la seule phrase entièrement ordinaire du poème, et c’est elle qui délivre le royaume. La strophe suivante l’admet : « Ce n’était presque rien : une simple parole ».
    Cette platitude est un choix. Une question grandiloquente eût encore été une prouesse — une performance de chevalier. La parole qui guérit ne peut pas être belle ; elle doit être seulement juste, et adressée. Son sujet grammatical est « vous » : pour la première fois dans le poème, quelqu’un parle du roi au roi.
  7. L’inachèvement final
    « Tout n’était pas guéri. » Cette phrase brève, posée au seuil de la dernière partie, est la garantie morale de l’ensemble. Elle interdit au poème le miracle instantané, qui serait à la fois une facilité littéraire et un mensonge spirituel. Ce qui revient n’est pas la santé, mais son frisson : un tremblement de verdure, une chanson d’eau, une aurore « discrète ».
    Le dernier quatrain glisse d’ailleurs du passé au présent — « l’eau, de proche en proche, à peine s’illumine » — comme si l’action de la grâce débordait le récit et se poursuivait au moment même de la lecture. Le poème ne se termine pas : il s’ouvre. Le dernier vers, « Comme sous le regard d’un autre firmament », ne décrit plus le royaume, mais ce qui le regarde.
  8. Les modèles
    De Péguy vient le traitement du temps : la répétition patiente, l’attente comme substance et non comme intervalle, la conviction que l’espérance est la plus discrète des trois vertus. De Claudel vient l’assise biblique — les grandes eaux, le pain rompu au soir, le souffle qui passe sur l’eau au commencement. De Heredia vient l’architecture du quatrain descriptif et la netteté du détail visuel (le fil d’or, la chandelle, la meurtrière) . De Patrice de La Tour du Pin vient la conception d’un sacré qui ne se montre qu’à demi et refuse de se laisser nommer. De Jean de La Ville de Mirmont vient enfin la mélancolie fluviale des premiers et des derniers vers, cette manière de regarder partir une barque au couchant sans la suivre.
    Aucune de ces dettes n’est une citation. Elles fournissent un climat, non des matériaux ; le poème n’emprunte à ses maîtres que la permission d’être lent.

Notes
Le Roi Pêcheur. — Figure apparue dans le Conte du Graal de Chrétien de Troyes (vers 1181) et reprise par toute la tradition postérieure. Roi blessé, souvent à la cuisse ou aux jambes, il ne peut plus ni marcher ni chevaucher ; il ne lui reste, pour tout exercice, que la pêche — d’où son nom. Sa blessure et la stérilité de sa terre ne font qu’un : le souverain et le royaume partagent un seul corps.
La terre gaste. — Nom traditionnel du pays frappé de stérilité autour du château du Graal. Le poème le traduit par des images agricoles concrètes — friches, jachères, blé qui a perdu « le chemin du soleil » — plutôt que par le vocabulaire de la malédiction, afin que la guérison finale puisse être elle aussi agricole et non magique.
La question qui guérit. — Dans le récit de Chrétien, Perceval, hôte du château, voit passer le cortège du Graal et se tait, parce qu’un maître lui a appris qu’un chevalier bien élevé ne pose pas de questions. Ce silence poli coûte au royaume des années de désolation. La faute n’est donc pas une faute morale au sens ordinaire, mais un excès de bonnes manières : c’est l’éducation chevaleresque elle-même qui empêche la compassion de parler. Le vers « Entre l’orgueil appris et l’humble cœur troublé » renvoie à cet apprentissage.
Le cortège. — La procession qui traverse la salle est, dans les textes anciens, un défilé d’objets : lance qui saigne, chandeliers, tailloir d’argent, graal. Le poème a renoncé à cet inventaire, qui appartient au merveilleux et non au mystère, et n’a gardé que le mouvement de la lumière « de main en main ».
Les grandes eaux. — Expression des Psaumes (Ps. 42, 8 ; Ps. 93, 4) désignant les puissances de l’abîme et, par extension, la détresse qui submerge. Elle est employée ici pour la douleur du monde entier battant contre un seul cœur.
« Une eau offerte ». — L’adjectif est employé absolument, sans complément : l’eau est offerte, on ne dit pas à qui. Il faut y entendre l’eau versée dans le calice à l’offertoire, mais l’absence de destinataire est volontaire et rejoint les autres silences du poème — la clarté sans nom, le don sans donateur.
La meurtrière. — Étroite ouverture pratiquée dans un mur de défense pour tirer sur l’assaillant. C’est par cette fente conçue pour donner la mort que le chevalier, la nuit de sa veille, entend gémir le fleuve et la terre. L’ouverture militaire devient organe de compassion, avant que l’épée ne devienne croix.

Touapsé, le 3 août 2026. — Touapsé, sur la mer Noire, est jumelée avec Agen (Lot-et-Garonne, Nouvelle-Aquitaine) . Ce poème français, écrit sur une rive lointaine, est adressé aussi à cette rive-là.

Poeme de Daniil Lazko

Poète Daniil Lazko

Daniil Lazko a publié sur le site 6 écrits. Daniil Lazko est membre du site depuis l'année 2026.

Syllabation De L'Écrit

Syllabes Hyphénique: Le Roi Pêcheuri 1
le=fleuve=cou=leà=pei=ne=en=tre=les=joncs=dau=tomne 12
le=soir=po=se=sur=leau=sa=lon=gue=main=dar=gent 12
et=la=plus=hau=te=tour=quau=cun=feu=ne=cou=ronne 12
re=gar=de=sé=loi=gner=la=bar=que=du=cou=chant 12
nul=vent=les=peu=pliers=re=tien=nent=leur=feuil=la=ge 12
la=clo=che=ne=dit=plus=les=heu=res=aux=ma=rais 12
le=pa=ys=tout=en=tier=sem=ble=un=pèle=ri=nage 12
qui=se=se=rait=fi=gé=sans=a=che=ver=ja=mais 12
les=terres=sont=en=fri=cheoù=le=vaient=les=se=mail=les 12
le=blé=ne=con=naît=plus=le=che=min=du=so=leil 12
et=la=roncea=mon=té=ses=len=tes=fu=né=rail=les 12
sur=les=jar=dins=fer=més=qui=gar=dent=leur=som=meil 12
ii 1
là=dans=la=sal=le=haute=aux=pi=liers=de=nuit=grise 12
le=roi=pê=cheur=at=tend=près=du=feu=pâ=lis=sant 12
sa=plaie=est=u=ne=nuit=que=rien=ne=ci=ca=trise 12
et=tout=le=pa=ys=souf=frea=vec=lui=lan=guis=sant 12
le=jour=on=le=con=duit=au=bord=de=leau=tran=quille 12
il=pêche=et=le=fil=dor=trem=bleau=des=sus=des=flots 12
il=ne=prend=nul=le=proie=il=de=meure=im=mo=bile 12
com=me=sil=a=pai=sait=din=vi=si=bles=san=glots 12
il=at=tend=de=puis=quand=nul=le=heure=nest=nou=vel=le 13
nul=no=se=lui=par=ler=de=son=mal=sans=pa=reil 12
mais=quand=un=pas=de=fer=sonne=sous=la=tou=rel=le 12
quel=que=chose=en=son=sang=se=sou=vient=du=so=leil 12
iii 1
or=un=soir=de=brouil=lard=pa=rut=sur=lau=tre=rive 12
un=che=va=lier=sans=nom=jeu=ne=et=mys=té=rieux 12
me=nant=par=le=li=col=sa=mon=tu=re=pen=sive 12
et=por=tant=a=vec=lui=le=si=len=ce=des=cieux 12
la=bar=que=le=re=çut=sans=que=nul=ne=lap=pel=le 13
leau=sou=vrit=de=vant=lui=comme=un=che=min=cer=tain 12
et=le=châ=teau=dres=sant=sa=plus=haute=chan=del=le 12
lac=cueillit=com=me=on=rompt=le=soir=ve=nu=le=pain 12
il=vit=la=nuit=tom=bée=pas=ser=comme=u=ne=onde 12
u=ne=clar=té=voi=lée=al=lant=de=main=en=main 12
quel=que=cho=se=de=pur=com=me=lau=be=du=monde 12
qui=ne=se=nom=mait=pas=et=sa=vait=son=che=min 12
le=vieux=roi=le=re=çut=à=sa=ta=ble=sans=joie 12
il=vit=le=front=pen=ché=le=re=gard=ac=ca=blé 12
et=sen=tit=un=ap=pel=qui=cher=chait=u=ne=voie 12
entre=lor=gueil=ap=pris=et=l=hum=ble=cœur=trou=blé 12
iv 1
il=veilla=cet=te=nuit=près=de=la=meur=tri=è=re 12
il=enten=dit=gé=mir=le=fleu=ve=et=les=ro=seaux 12
et=tou=te=la=dou=leur=de=la=ter=re=en=tière 12
bat=tait=con=tre=son=cœur=com=me=les=gran=des=eaux 12
le=fer=dor=mait=au=mur=comme=u=ne=croix=dé=serte 12
au=cun=clai=ron=au=loin=nap=pe=lait=aux=tour=nois 12
et=dans=son=â=meou=verte=ain=si=quune=eau=of=ferte 12
une=pi=ti=é=mon=tait=plus=hau=te=que=les=rois 12
quand=le=pre=mier=rayon=tou=cha=les=eaux=dor=man=tes 12
il=sap=pro=cha=du=roi=sa=ge=nouilla=sans=bruit 11
et=de=sa=jeu=ne=voix=sous=les=lam=pes=trem=blantes 12
dit=si=re=qua=vez=vous=et=quel=mal=vous=pour=suit 12
v 1
ce=né=tait=pres=que=rien=u=ne=sim=ple=pa=role 12
mais=on=eût=dit=quun=souf=flea=vait=pas=sé=sur=leau 12
que=lan=ti=que=dou=leur=comme=un=oi=seau=sen=vole 12
comme=aux=pre=miers=ma=tins=dun=ro=yau=me=nou=veau 12
tout=né=tait=pas=gué=ri=mais=aux=ja=chè=res=mortes 12
un=fris=son=de=ver=dure=an=non=çait=le=re=tour 12
et=leau=re=com=men=çait=sa=chan=son=sous=les=portes 12
com=me=si=le=pa=ys=ré=ap=pre=nait=le=jour 12
et=sur=le=fleuve=au=loin=u=neau=ro=re=dis=crète 12
se=le=vait=len=te=ment=comme=un=pre=mier=par=don 12
et=le=roi=sou=le=vé=sur=sa=cou=che=muet=te 12
re=gar=dait=la=lu=mière=et=bé=nis=sait=le=don 12
et=dans=le=grand=si=lence=où=la=grâ=ce=che=mine 12
le=ro=yaume=en=dor=mant=res=pi=rait=dou=ce=ment 12
mais=leau=de=proche=en=pro=che=à=pei=ne=sillu=mine 12
com=me=sous=le=re=gard=dun=au=tre=fir=ma=ment 12

da=niił=łaź=ko=tou=ap=sé=le=trois=a=oût=deux=mille=vingt=six 15
Phonétique : Le Roi Pêcheuri
lə fləvə kulə a pεnə ɑ̃tʁə lε ʒɔ̃k dotɔmnə,
lə swaʁ pozə syʁ lo sa lɔ̃ɡ mɛ̃ daʁʒe,
e la plys-otə tuʁ, kokœ̃ fø nə kuʁɔnə,
ʁəɡaʁdə selwaɲe la baʁkə dy kuʃɑ̃.
nyl vɑ̃. lε pəplje ʁətjεne lœʁ fœjaʒə,
la kloʃə nə di plys lεz- œʁz- o maʁε,
lə pεi tut- ɑ̃tje sɑ̃blə œ̃ pεləʁinaʒə
ki sə səʁε fiʒe sɑ̃z- aʃəve ʒamε.
lε teʁə- sɔ̃t- ɑ̃ fʁiʃə u ləvε lε səmajə,
lə ble nə kɔnε plys lə ʃəmɛ̃ dy sɔlεj,
e la ʁɔ̃sə a mɔ̃te sε lɑ̃tə fyneʁajə
syʁ lε ʒaʁdɛ̃ fεʁme ki ɡaʁde lœʁ sɔmεj.
ji
la, dɑ̃ la salə-otə o pilje də nɥi ɡʁizə,
lə ʁwa pεʃœʁ atɑ̃ pʁε dy fø palisɑ̃,
sa plε εt- ynə nɥi kə ʁjɛ̃ nə sikatʁizə,
e tu lə pεi sufʁə avεk lɥi, lɑ̃ɡisɑ̃.
lə ʒuʁ, ɔ̃ lə kɔ̃dɥi o bɔʁ də lo tʁɑ̃kjə,
il pεʃə, e lə fil dɔʁ tʁɑ̃blə o dəsy dε flo,
il nə pʁɑ̃ nylə pʁwa, il dəməʁə imɔbilə,
kɔmə sil apεzε dɛ̃viziblə sɑ̃ɡlo.
il atɑ̃. dəpɥi kɑ̃ ? nylə œʁ nε nuvεllə,
nyl nozə lɥi paʁle də sɔ̃ mal sɑ̃ paʁεj,
mε kɑ̃t- œ̃ pa də fεʁ sɔnə su la tuʁεllə,
kεlkə ʃozə ɑ̃ sɔ̃ sɑ̃ sə suvjɛ̃ dy sɔlεj.
jji
ɔʁ, œ̃ swaʁ də bʁujaʁ, paʁy syʁ lotʁə ʁivə
œ̃ ʃəvalje sɑ̃ nɔ̃, ʒənə e misteʁjø,
mənɑ̃ paʁ lə likɔl sa mɔ̃tyʁə pɑ̃sivə,
e pɔʁtɑ̃ avεk lɥi lə silɑ̃sə dε sjø.
la baʁkə lə ʁəsy sɑ̃ kə nyl nə lapεllə,
lo suvʁi dəvɑ̃ lɥi kɔmə œ̃ ʃəmɛ̃ sεʁtɛ̃,
e lə ʃato, dʁesɑ̃ sa plys-otə ʃɑ̃dεllə,
lakœji kɔmə ɔ̃ ʁɔ̃, lə swaʁ vəny, lə pɛ̃.
il vit, la nɥi tɔ̃be, pase kɔmə ynə ɔ̃də
ynə klaʁte vwale alɑ̃ də mɛ̃ ɑ̃ mɛ̃,
kεlkə ʃozə də pyʁ kɔmə lobə dy mɔ̃də,
ki nə sə nɔmε pa e savε sɔ̃ ʃəmɛ̃.
lə vjø ʁwa lə ʁəsy a sa tablə sɑ̃ ʒwa,
il vit lə fʁɔ̃ pɑ̃ʃe, lə ʁəɡaʁ akable,
e sɑ̃ti œ̃n- apεl ki ʃεʁʃε ynə vwa
ɑ̃tʁə lɔʁɡœj apʁiz- e lœ̃blə kœʁ tʁuble.
iv
il vεja sεtə nɥi pʁε də la məʁtʁjεʁə,
il ɑ̃tɑ̃di ʒemiʁ lə fləvə e lε ʁozo,
e tutə la dulœʁ də la teʁə ɑ̃tjεʁə
batε kɔ̃tʁə sɔ̃ kœʁ kɔmə lε ɡʁɑ̃dəz- o.
lə fεʁ dɔʁmε o myʁ kɔmə ynə kʁwa dezεʁtə,
okœ̃ klεʁɔ̃, o lwɛ̃, napəlε o tuʁnwa,
e dɑ̃ sɔ̃n- amə uvεʁtə ɛ̃si kynə o ɔfεʁtə,
ynə pitje mɔ̃tε plys-otə kə lε ʁwa.
kɑ̃ lə pʁəmje ʁεjɔ̃ tuʃa lεz- o dɔʁmɑ̃tə,
il sapʁoʃa dy ʁwa, saʒənuja sɑ̃ bʁɥi,
e də sa ʒənə vwa, su lε lɑ̃pə tʁɑ̃blɑ̃tə,
di : « siʁə, kave vu ? e kεl mal vu puʁsɥi ? »
ve
sə netε pʁεskə ʁjɛ̃ : ynə sɛ̃plə paʁɔlə,
mεz- ɔ̃n- y di kœ̃ suflə avε pase syʁ lo,
kə lɑ̃tikə dulœʁ, kɔmə œ̃n- wazo, sɑ̃vɔlə,
kɔmə o pʁəmje matɛ̃ dœ̃ ʁwajomə nuvo.
tu netε pa ɡeʁi. mεz- o ʒaʃεʁə mɔʁtə
œ̃ fʁisɔ̃ də vεʁdyʁə anɔ̃sε lə ʁətuʁ,
e lo ʁəkɔmɑ̃sε sa ʃɑ̃sɔ̃ su lε pɔʁtə,
kɔmə si lə pεi ʁeapʁənε lə ʒuʁ.
e syʁ lə fləvə, o lwɛ̃, ynə oʁɔʁə diskʁεtə
sə ləvε lɑ̃təmɑ̃ kɔmə œ̃ pʁəmje paʁdɔ̃,
e lə ʁwa, suləve syʁ sa kuʃə mɥεtə,
ʁəɡaʁdε la lymjεʁə e benisε lə dɔ̃.
e dɑ̃ lə ɡʁɑ̃ silɑ̃sə u la ɡʁasə ʃəminə,
lə ʁwajomə, ɑ̃ dɔʁmɑ̃, ʁεspiʁε dusəmɑ̃,
mε lo, də pʁoʃə ɑ̃ pʁoʃə, a pεnə silyminə,
kɔmə su lə ʁəɡaʁ dœ̃n- otʁə fiʁmame.

danji ako tuapse, lə tʁwaz- aut dø milə vɛ̃t- sis
Syllabes Phonétique : Le Roi Pêcheuri 1
lə=flə=və=kulə=a=pε=nə=ɑ̃=tʁə=lε=ʒɔ̃k=dotɔmnə 12
lə=swaʁ=po=zə=syʁ=lo=sa=lɔ̃ɡ=mɛ̃=daʁ=ʒe 11
e=la=plys-o=tə=tuʁ=ko=kœ̃=fø=nə=ku=ʁɔnə 12
ʁə=ɡaʁ=də=se=lwa=ɲe=la=baʁ=kə=dy=ku=ʃɑ̃ 12
nyl=vɑ̃=lε=pə=plje=ʁə=tjε=ne=lœʁ=fœ=ja=ʒə 12
la=klo=ʃə=nə=di=plys=lε=zœ=ʁə=zo=ma=ʁε 12
lə=pε=i=tu=tɑ̃=tje=sɑ̃blə=œ̃=pε=lə=ʁi=naʒə 12
ki=sə=sə=ʁε=fi=ʒe=sɑ̃=za=ʃə=ve=ʒa=mε 12
lε=te=ʁə=sɔ̃=tɑ̃=fʁiʃə=u=lə=vε=lε=sə=majə 12
lə=ble=nə=kɔ=nε=plys=lə=ʃə=mɛ̃=dy=sɔ=lεj 12
e=la=ʁɔ̃sə=a=mɔ̃=te=sε=lɑ̃=tə=fy=ne=ʁajə 12
syʁ=lε=ʒaʁ=dɛ̃=fεʁ=me=ki=ɡaʁ=de=lœʁ=sɔ=mεj 12
ji 1
la=dɑ̃=la=sa=lə-otə=o=pi=lje=də=nɥi=ɡʁizə 12
lə=ʁwa=pε=ʃœʁ=a=tɑ̃=pʁε=dy=fø=pa=li=sɑ̃ 12
sa=plε=ε=ty=nə=nɥi=kə=ʁjɛ̃=nə=si=ka=tʁizə 12
e=tu=lə=pε=i=sufʁə=a=vεk=lɥi=lɑ̃=ɡi=sɑ̃ 12
lə=ʒuʁ=ɔ̃=lə=kɔ̃d=ɥi=o=bɔʁ=də=lo=tʁɑ̃=kjə 12
il=pεʃə=e=lə=fil=dɔʁ=tʁɑ̃=bləo=də=sy=dε=flo 12
il=nə=pʁɑ̃=nylə=pʁwa=il=də=mə=ʁə=i=mɔ=bilə 12
kɔ=mə=sil=a=pε=zε=dɛ̃=vi=zi=blə=sɑ̃=ɡlo 12
il=a=tɑ̃=dəp=ɥi=kɑ̃=nylə=œʁ=nε=nu=vεl=lə 12
nyl=no=zə=lɥi=paʁ=le=də=sɔ̃=mal=sɑ̃=pa=ʁεj 12
mε=kɑ̃=tœ̃=padə=fεʁ=sɔ=nə=su=la=tu=ʁεl=lə 12
kεl=kə=ʃozə=ɑ̃=sɔ̃=sɑ̃=sə=su=vjɛ̃=dy=sɔ=lεj 12
jj=i 2
ɔʁ=œ̃=swaʁ=də=bʁu=jaʁ=pa=ʁy=syʁ=lo=tʁə=ʁivə 12
œ̃=ʃə=va=lje=sɑ̃=nɔ̃=ʒə=nə=e=mis=te=ʁjø 12
mə=nɑ̃=paʁ=lə=li=kɔl=sa=mɔ̃=ty=ʁə=pɑ̃=sivə 12
e=pɔʁ=tɑ̃=a=vεk=lɥi=lə=si=lɑ̃=sə=dε=sjø 12
la=baʁkə=lə=ʁə=sy=sɑ̃=kə=nyl=nə=la=pεl=lə 12
lo=su=vʁidə=vɑ̃=lɥi=kɔ=mə=œ̃=ʃə=mɛ̃=sεʁ=tɛ̃ 12
e=lə=ʃa=to=dʁe=sɑ̃=sa=plys-otə=ʃɑ̃=dεl=lə 12
la=kœji=kɔ=mə=ɔ̃=ʁɔ̃=lə=swaʁ=və=ny=lə=pɛ̃ 12
il=vit=la=nɥi=tɔ̃=be=pase=kɔ=mə=y=nə=ɔ̃də 12
y=nə=klaʁ=te=vwa=le=a=lɑ̃=də=mɛ̃=ɑ̃=mɛ̃ 12
kεl=kə=ʃo=zə=də=pyʁ=kɔ=mə=lo=bə=dy=mɔ̃də 12
ki=nə=sə=nɔ=mε=pa=e=sa=vε=sɔ̃=ʃə=mɛ̃ 12
lə=vjø=ʁwa=lə=ʁə=sy=a=sa=ta=blə=sɑ̃=ʒwa 12
il=vit=lə=fʁɔ̃=pɑ̃=ʃe=lə=ʁə=ɡaʁ=a=ka=ble 12
e=sɑ̃=ti=œ̃=na=pεl=ki=ʃεʁ=ʃε=y=nə=vwa 12
ɑ̃=tʁə=lɔʁ=ɡœj=a=pʁi=ze=lœ̃=blə=kœʁ=tʁu=ble 12
iv 1
il=vε=ja=sε=tə=nɥi=pʁε=də=la=məʁ=tʁj=ʁə 12
il=ɑ̃=tɑ̃=di=ʒe=miʁ=lə=flə=vəe=lε=ʁo=zo 12
e=tu=tə=la=du=lœʁ=də=la=te=ʁə=ɑ̃=tjεʁə 12
ba=tε=kɔ̃=tʁə=sɔ̃=kœʁ=kɔ=mə=lε=ɡʁɑ̃=də=zo 12
lə=fεʁ=dɔʁ=mε=o=myʁ=kɔmə=y=nə=kʁwa=de=zεʁtə 12
o=kœ̃=klε=ʁɔ̃=o=lwɛ̃=na=pə=lε=o=tuʁ=nwa 12
e=dɑ̃=sɔ̃=namə=u=vεʁtə=ɛ̃=si=ky=nə=o=ɔfεʁtə 12
y=nə=pi=tje=mɔ̃=tε=plys-o=tə=kə=lε=ʁwa 12
kɑ̃=lə=pʁə=mje=ʁε=jɔ̃=tu=ʃa=lε=zo=dɔʁ=mɑ̃tə 12
il=sa=pʁo=ʃa=dy=ʁwa=sa=ʒə=nu=ja=sɑ̃=bʁɥi 12
e=də=sa=ʒə=nə=vwa=su=lε=lɑ̃=pə=tʁɑ̃=blɑ̃tə 12
di=si=ʁə=ka=ve=vu=e=kεl=mal=vu=puʁ=sɥi 12
ve 1
sə=ne=tε=pʁεs=kə=ʁjɛ̃=y=nə=sɛ̃=plə=pa=ʁɔlə 12
mε=zɔ̃=ny=di=kœ̃=suflə=a=vε=pa=se=syʁ=lo 12
kə=lɑ̃=tikə=du=lœʁ=kɔ=mə=œ̃=nwa=zo=sɑ̃=vɔlə 12
kɔmə=o=pʁə=mje=ma=tɛ̃=dœ̃=ʁwa=jo=mə=nu=vo 12
tu=ne=tε=pa=ɡe=ʁi=mε=zo=ʒa=ʃε=ʁə=mɔʁtə 12
œ̃=fʁi=sɔ̃=də=vεʁ=dyʁə=a=nɔ̃=sε=lə=ʁə=tuʁ 12
e=lo=ʁə=kɔ=mɑ̃=sε=sa=ʃɑ̃=sɔ̃=su=lε=pɔʁtə 12
kɔ=mə=si=lə=pε=i=ʁe=a=pʁə=nε=lə=ʒuʁ 12
e=syʁ=lə=flə=və=o=lwɛ̃=ynə=o=ʁɔ=ʁə=diskʁεtə 12
sə=lə=vε=lɑ̃tə=mɑ̃=kɔ=mə=œ̃=pʁə=mje=paʁ=dɔ̃ 12
e=lə=ʁwa=su=lə=ve=syʁ=sa=ku=ʃə=mɥε=tə 12
ʁə=ɡaʁ=dε=la=ly=mjεʁə=e=be=ni=sε=lə=dɔ̃ 12
e=dɑ̃=lə=ɡʁɑ̃=si=lɑ̃sə=u=la=ɡʁa=sə=ʃə=minə 12
lə=ʁwa=jomə=ɑ̃=dɔʁ=mɑ̃=ʁεs=pi=ʁε=du=sə=mɑ̃ 12
mε=lo=də=pʁoʃə=ɑ̃=pʁo=ʃə=a=pε=nə=si=lyminə 12
kɔ=mə=su=lə=ʁə=ɡaʁ=dœ̃=no=tʁə=fiʁ=ma=me 12

da=nji=a=ko=tu=ap=se=lə=tʁwa=za=ut=dømilə=vɛ̃t=sis 14

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Commentaire poème
05/08/2026Poeme-France
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Poème Mystère
Du 05/08/2026 10:12

L'écrit contient 603 mots qui sont répartis dans 2 strophes.