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Poème:L’ermitage

A Propos du Poeme

Poème
suivi d’une analyse littéraire et d’une note sur le Graal

Touapsé
le 3 septembre 2026

Le Poème

L’ERMITAGE
I
Longtemps il a suivi les routes de la guerre,
Les fleuves sans passeur, les royaumes sans roi ;
Il a vu la rançon, le serment, la bannière,
Et l’orgueil des vivants s’écrouler sous leur poids.
II
Il a connu l’amour et ses brèves chimères,
Et le deuil qui survit à ses morts désarmés ;
Il a vu les grands rois s’endormir sous les pierres,
Et les siècles sur eux lentement refermés.
III
Il ne cherche plus rien qu’un signe sur la route,
Un seuil, une clarté, le terme du chemin ;
Mais le soir vient toujours, et la forêt l’écoute,
Et l’aube, chaque fois, le rend au lendemain.
IV
Or un jour, vers le nord, sous d’immenses ramures,
Il entra dans le bois dont nul ne revenait.
La mousse avait couvert les bornes, les sculptures,
Et le sentier mourait sous le pas qui l’ouvrait.
V
Des hêtres, par milliers, montaient dans le silence
Comme un peuple debout qui n’a jamais parlé ;
Et la clarté tombait de branche en branche, immense,
Comme au fond d’un vaisseau que nul n’a profané.
VI
Au sommet d’un rocher que la brume environne,
Il vit se dessiner un mur, un toit de joncs,
Et la croix d’un clocher que personne ne sonne,
Et l’ombre d’un jardin sur le bord des vallons.
VII
Une source coulait sous la pierre brisée,
Et la mousse montait le long des vieux piliers ;
L’air avait la douceur de la terre apaisée,
Et le vent s’arrêtait au seuil des grands halliers.
VIII
Un vieillard attendait, debout dans l’embrasure,
Sans arme, sans bâton, sans hâte et sans rumeur.
Il n’eut pas un regard pour le fer ni l’armure,
Ni pour l’écu fendu, ni pour l’ancien honneur.
IX
« Je cherche le Graal, dit-il, depuis l’enfance ;
On m’a dit qu’un chemin s’ouvrait près de ces lieux. »
Le vieillard répondit : « Ce n’est pas la distance
Qui t’a tenu si loin, mais l’orgueil de tes yeux.
X
» Dépose ici ton fer au seuil de la chapelle ;
Tu n’entreras qu’à jeun de gloire et de pouvoir ;
Ce que tu viens chercher, aucun bras ne l’appelle,
Et nul ne l’a tenu par force ou par savoir. "
XI
Longtemps il regarda la garde et la poignée,
Le fer qui l’avait fait seigneur et souverain,
La marque des combats sur la lame écornée,
Et son nom, qui pesait plus lourd que le destin.
XII
Puis il ôta son gant, et posa sur la pierre
L’épée et le mépris qu’il portait aux vaincus.
Il n’était rien de plus qu’un homme sans prière ;
Et la porte s’ouvrit sur des murs blancs et nus.
XIII
La pierre de l’autel était froide et polie ;
Une lampe mourait, sans flamme et sans témoin ;
Quelques feuillets rongés, une croix appauvrie,
Et la nuit qui montait de la vallée, au loin.
XIV
Il veilla. Nul secours, nulle voix, nul message ;
Il ne demanda rien, ni signe, ni pardon ;
Les heures descendaient sur son ancien courage
Comme un long fleuve gris sous l’arche d’un vieux pont.
XV
Il revit les vaincus, les tours, les incendies,
Les serments, les tombeaux, les royaumes perdus ;
Et sa gloire, et son nom, et ses vaines folies
S’assirent près de lui comme des inconnus.
XVI
Il n’attendit plus rien : il cessa de comprendre,
Et les choses, sans bruit, cessèrent de mentir.
Le fer était le fer, et la cendre, la cendre,
Et la nuit fut la nuit, qu’il fallait soutenir.
XVII
Vers l’heure où les oiseaux ne chantent pas encore,
Quand la brume s’endort au plus creux du val noir,
Une clarté monta, qui n’était pas l’aurore,
Ni la lampe, ni rien que l’homme puisse voir.
XVIII
Elle était sur le mur et n’éclairait personne ;
Elle était le regard de ce qui ne meurt pas.
Le vieil homme à genoux, que l’orgueil abandonne,
Ne demanda plus rien et ne tendit les bras.
XIX
Il comprit que le don n’est jamais une prise,
Que le feu qu’on saisit n’est plus qu’un peu de bois,
Que la neige, à la main, n’est bientôt qu’une eau grise ;
Et, sans savoir comment, il desserra les doigts.
XX
Il ne demanda pas où demeurait la Grâce.
Le froid du petit jour entra jusqu’à son cœur ;
La lumière, en montant, ne laissa pas de trace,
Et la vitre blanchit d’une simple lueur.
XXI
Au matin, il sortit. Le vieillard, sur la porte,
Lui rendit le fer nu comme on tend un flambeau.
Il le prit simplement, tel qu’un homme rapporte
Le poids d’un vieux serment, ou le nom d’un tombeau.
XXII
Le sentier descendait sous la brume légère ;
Et le val, lentement, s’emplissait de clarté ;
Et la cloche là-haut sonna, grave et dernière,
Et l’aube la reçut dans son immensité.
XXIII
Il ne rapportait rien : ni relique, ni gage,
Ni preuve, ni témoin de son dernier séjour.
Mais l’homme qui montait resta dans l’ermitage,
Et l’autre descendit, seul, au-devant du jour.
XXIV
La brume a lentement repris le sanctuaire,
Le mur, puis le rocher, puis le toit, puis la croix ;
Le sentier, devant lui, descend vers la lumière,
Et ce qu’il n’a pas pris marche avec lui, sans voix.

Daniił Łaźko — Touapsé, le 3 septembre 2026
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PostScriptum

ANALYSE LITTÉRAIRE
I. L’architecture
Vingt-quatre quatrains d’alexandrins, en rimes croisées, distribuent le poème en cinq mouvements d’inégale longueur mais d’égale nécessité : l’errance du chevalier (strophes I-III) , l’entrée dans la forêt et la découverte du lieu (IV-VII) , la rencontre de l’ermite et le dépouillement (VIII-XII) , la veille, le silence et la lumière (XIII-XX) , enfin le retour (XXI-XXIV) .
La courbe générale conduit du mouvement à l’immobilité, puis de l’immobilité à une marche d’une autre nature. Les trois premières strophes sont saturées de verbes de trajet et de durée : suivre, voir, chercher, revenir. Au centre du poème, un seul verbe suffit — « Il veilla » — et il n’est suivi d’aucun complément. Le sommet de l’action n’est pas un événement, mais la fin du désir d’événement : « Il n’attendit plus rien ». Ce n’est qu’après cette suspension que la lumière peut paraître, et elle paraît sans être demandée.
Aucune phrase ne franchit la frontière strophique : chaque quatrain forme une unité syntaxique close. Ce choix, tenu sans exception sur quatre-vingt-seize vers, donne au poème une allure de procession, où chaque strophe est une station plutôt qu’un épisode. Le récit avance par arrêts, à la manière d’un chemin balisé de croix de pierre.
II. La versification
Le mètre est l’alexandrin classique à césure médiane, la coupe tombant sur une frontière de mot sans e muet enjambant l’hémistiche. L’alternance des rimes féminines et masculines est observée dans les vingt-quatre strophes, sur le schéma constant féminine-masculine-féminine-masculine ; élisions et hiatus suivent l’usage classique.
La rime n’est jamais recherchée pour elle-même : elle sert la trame des images. Ainsi « ses morts désarmés », à la deuxième strophe, prépare de très loin l’injonction de l’ermite, « Dépose ici ton fer » ; et le couple flambeau/tombeau, à la strophe XXI, fait passer l’épée du champ sémantique de la guerre à celui de la lumière au moment précis où elle est rendue à son propriétaire. Là où le choix se posait entre une rime plus riche et une image plus juste, c’est l’image qui l’a emporté.
La musique du poème repose moins sur les allitérations que sur les reprises de structure : les séries d’attributs sans verbe (« un seuil, une clarté, le terme du chemin ») , les énumérations nominales de la strophe XV, la répétition frontale de la strophe XVI, où le vers se referme sur lui-même : « Le fer était le fer, et la cendre, la cendre ».
III. Le système des symboles
Sept motifs organisent le poème, et aucun n’est jamais commenté.
L’épée est la volonté de conquête ; elle n’est pas brisée, seulement posée, puis rendue — le renoncement n’est pas une destruction. La forêt est l’égarement et la profondeur de l’âme : on y entre par un sentier qui « mourait sous le pas qui l’ouvrait », c’est-à-dire qui n’existe qu’au moment où on le fait. L’ermitage est le retrait du monde, bâti sur le roc, entre la brume d’en bas et le ciel. La nuit est l’épreuve, définie par ce qu’elle refuse : ni secours, ni voix, ni message. La source, discrète, coule sous la pierre brisée : la vie continue sous la ruine. La cloche est l’appel — elle ne sonne qu’une fois, et au moment du départ, quand elle n’appelle plus à rien. L’aube, enfin, est la grâce : elle ne récompense pas, elle survient.
Un huitième motif traverse les autres : la main. Elle tient l’épée, la pose, se referme, et desserre enfin les doigts sans que le chevalier sache comment. Toute la conversion du personnage tient dans ce geste, et le poème se garde de l’expliquer.
IV. Le traitement du Graal
Le mot n’apparaît qu’une fois, au vers 33, et il est prononcé par le chevalier lui-même : c’est le vocabulaire de celui qui cherche encore un objet. L’ermite ne le reprend jamais. À partir de là, le poème s’interdit toute description.
Ce qui paraît à l’aube n’est nommé que par négations — « qui n’était pas l’aurore, /ni la lampe, ni rien que l’homme puisse voir » — et par un paradoxe : « Elle était sur le mur et n’éclairait personne ». Une seule formule affirmative est accordée à cette lumière, et elle la déplace d’un ordre à l’autre : « elle était le regard de ce qui ne meurt pas ». C’est l’unique énoncé métaphysique direct du poème ; son isolement fait sa force. Multipliée, une telle formule tournerait à la doctrine ; unique, elle devient l’axe autour duquel tout le reste s’organise.
Le Graal n’est donc ni décrit, ni obtenu, ni même localisé. La dernière strophe laisse ouverte la question de savoir s’il demeure encore dans la chapelle. Ce qui est acquis n’est pas un objet, mais un rapport nouveau à ce qui ne se prend pas.
V. La grammaire du renoncement
La négation est le principal instrument grammatical du poème, et elle y remplit trois fonctions distinctes. Elle sert d’abord de portrait : l’ermite n’est décrit que par ce qu’il n’a pas — « sans arme, sans bâton, sans hâte et sans rumeur » — parce qu’une figure de pauvreté ne se peint pas autrement. Elle sert ensuite d’épreuve : « Nul secours, nulle voix, nul message » mesure le vide de la nuit. Elle sert enfin de bilan : « ni relique, ni gage, /ni preuve, ni témoin ». Trois degrés, donc, et non trois répétitions.
À cette grammaire répond un motif verbal qui scande la transformation du personnage : « il ne demanda rien », « ne demanda plus rien », « Il ne demanda pas où demeurait la Grâce ». Le même verbe revient trois fois, chaque fois plus dépouillé, jusqu’à ce que l’objet de la demande disparaisse tout à fait.
Symétriquement, le mot orgueil compose à lui seul l’arc du héros : « l’orgueil des vivants » (constat général) , « l’orgueil de tes yeux » (diagnostic de l’ermite) , « que l’orgueil abandonne » (délivrance) . Trois occurrences, trois positions du même homme.
VI. Le partage de l’homme
La strophe XXIII contient la seule affirmation forte du dénouement, et elle est donnée sous forme d’image, non de commentaire :
Mais l’homme qui montait resta dans l’ermitage,
et l’autre descendit, seul, au-devant du jour.
Le poème ne dit pas que le chevalier a changé ; il fait de lui deux hommes, dont l’un demeure et l’autre s’en va. La conversion est ainsi rendue visible sans être analysée, et le lecteur achève lui-même le sens.
VII. La clôture
La dernière strophe défait le décor dans l’ordre inverse de son apparition : la brume reprend le sanctuaire, puis le mur, le rocher, le toit, la croix. Le lieu s’efface comme s’il n’avait été qu’un passage. Reste le chemin, qui descend vers la lumière, et le dernier vers, qui referme le poème sur ce qui n’a pas eu lieu :
et ce qu’il n’a pas pris marche avec lui, sans voix.
La formule est rigoureusement paradoxale : ce qui accompagne le chevalier est précisément ce qu’il a laissé. Le silence final — « sans voix » — interdit toute morale explicite et rend au mystère la place qu’il occupait au début, mais déplacée : elle n’est plus devant le personnage, elle est à côté de lui.
VIII. Filiations
Le poème ne reprend ni personnages, ni épisodes, ni formules des romans du Graal : le chevalier est anonyme, l’ermite sans nom, le lieu sans géographie. Les dettes sont d’un autre ordre.
À Chrétien de Troyes revient l’idée que l’aventure extérieure n’est que la figure d’une transformation intérieure, et que le sort d’une quête peut tenir à ce que l’on demande ou ne demande pas. À Robert de Boron et aux auteurs du cycle du Lancelot-Graal, la dimension chrétienne du vase et la logique de l’élection par le dépouillement plutôt que par la prouesse. À Leconte de Lisle, la gravité du paysage et la lenteur monumentale du vers ; à Heredia, la volonté de faire tenir une scène entière dans quatorze ou seize vers de matière compacte. À Claudel et à Péguy, enfin, l’idée que la grâce se manifeste dans l’ordinaire — une vitre qui blanchit, une cloche qui sonne une dernière fois — et que la mémoire chrétienne d’un pays tient dans ses pierres et ses chemins plus que dans ses récits.
De ces héritages, le poème tire une thèse qui lui appartient : la quête ne s’achève ni par la possession ni par l’échec, mais par la découverte que l’objet cherché n’était pas de l’ordre des choses que l’on emporte.

LE GRAAL
Note historique et littéraire
Le mot
L’ancien français graal vient du latin médiéval gradalis ou gradale, qui désigne un plat large et creux, du type de ceux que l’on présentait à table. Le mot n’a d’abord rien de sacré : c’est un ustensile. Toute l’histoire littéraire du Graal consiste à charger progressivement cet objet domestique d’un sens qu’il ne portait pas.
Chrétien de Troyes
La première apparition connue se trouve dans le Conte du Graal, ou Perceval, de Chrétien de Troyes, composé vers 1180-1190 et laissé inachevé. Au château du Roi Pêcheur, Perceval assiste à un cortège où passent une lance qui saigne et « un graal » — l’article indéfini est capital — porté par une jeune fille. L’objet est riche, lumineux, mais il n’est pas défini ; il sert à porter une hostie destinée au père infirme du maître des lieux. Perceval, mal conseillé sur la retenue qui sied à un chevalier, ne pose pas la question qui aurait guéri le roi et restauré la terre. Le récit s’interrompt avant toute élucidation, et c’est ce silence même qui ouvrira des siècles de continuations.
Robert de Boron et la christianisation
Peu après 1200, Robert de Boron, dans son Joseph d’Arimathie, donne à l’objet une identité chrétienne complète : le graal devient le vase de la Cène, dans lequel Joseph d’Arimathie aurait recueilli le sang du Christ, puis un objet confié à une lignée de gardiens et transporté vers l’Occident. Ce que Chrétien avait laissé indéterminé devient relique, et la quête devient histoire sainte.
Le cycle du Lancelot-Graal
Les vastes proses anonymes composées vers 1215-1235 — l’ensemble que l’on nomme cycle du Lancelot-Graal ou cycle Vulgate — poussent cette logique jusqu’au bout. Dans la Queste del Saint Graal, d’inspiration cistercienne, la chevalerie terrestre est jugée à l’aune d’une chevalerie céleste : Lancelot, le meilleur des chevaliers, est écarté par son péché ; Galaad, chaste et prédestiné, achève la quête ; Perceval et Bohort l’accompagnent. Les ermites y tiennent le rôle d’interprètes : ils expliquent aux chevaliers le sens des visions qu’ils viennent d’avoir, et rappellent que l’exploit ne vaut rien sans conversion. Le Perlesvaus, à peu près contemporain, mêle à cette veine une violence et une étrangeté plus grandes.
Les branches voisines
En pays germanique, le Parzival de Wolfram von Eschenbach, écrit dans les mêmes années, donne au Graal une tout autre nature : une pierre, gardée par un ordre de chevaliers, qui nourrit et prolonge la vie. Cette variante rappelle que l’indétermination de l’objet est constitutive : plat, vase, pierre, lumière — le Graal est défini par sa fonction, non par sa matière. En Angleterre, Thomas Malory reprendra la matière des proses françaises dans son Morte Darthur, imprimé par Caxton en 1485, qui servira de source à presque toute la postérité anglophone.
Postérité
Après une longue éclipse, le Graal revient au XIXe siècle avec la redécouverte du Moyen Âge : éditions savantes, adaptations, puis le Parsifal de Wagner en 1882, qui impose durablement une lecture de la quête comme purification. En France, la fin du XIXe siècle et le début du XXe l’associent à la méditation chrétienne — la mémoire médiévale chez Péguy, la lumière et la grâce chez Claudel — plutôt qu’à l’aventure. Le XXe siècle en fera aussi, par une dérive spectaculaire, une énigme d’ésotérisme et un objet de fictions populaires ; l’essentiel de la tradition littéraire, pourtant, va dans l’autre sens : plus le Graal se précise, moins il signifie.
Position du présent poème
L’Ermitage se rattache à la ligne de la Queste — celle où la quête se résout en dépouillement — mais en supprime l’appareil : ni élection, ni généalogie, ni chevalier prédestiné, ni révélation finale. Le chevalier y est vieux et anonyme, l’ermite ne commente aucune vision, et le Graal n’est ni montré ni obtenu. De la tradition, le poème retient une seule proposition, la plus ancienne et peut-être la plus difficile : que ce qui manque à celui qui cherche n’est pas un lieu, mais une disposition ; et qu’au terme d’une telle recherche, on ne rapporte rien.

Daniił Łaźko — Touapsé, le 3 septembre 2026

Poeme de Daniil Lazko

Poète Daniil Lazko

Daniil Lazko a publié sur le site 10 écrits. Daniil Lazko est membre du site depuis l'année 2026.

Syllabation De L'Écrit

Syllabes Hyphénique: L’ermitageler=mi=ta=ge 4
i 1
long=temps=il=a=sui=vi=les=rou=tes=de=la=guerre 12
les=fleu=ves=sans=pas=seur=les=ro=yau=mes=sans=roi 12
il=a=vu=la=ran=çon=le=ser=ment=la=ban=nière 12
et=lor=gueil=des=vi=vants=sé=crou=ler=sous=leur=poids 12
ii 1
il=a=con=nu=la=mour=et=ses=brè=ves=chi=mères 12
et=le=deuil=qui=sur=vit=à=ses=morts=dé=sar=més 12
il=a=vu=les=grands=rois=sen=dor=mir=sous=les=pierres 12
et=les=siè=cles=sur=eux=len=te=ment=re=fer=més 12
iii 1
il=ne=cher=che=plus=rien=quun=si=gne=sur=la=route 12
un=seuil=u=ne=clar=té=le=ter=me=du=che=min 12
mais=le=soir=vient=tou=jours=et=la=fo=rêt=lé=coute 12
et=lau=be=cha=que=fois=le=rend=au=len=de=main 12
iv 1
or=un=jour=vers=le=nord=sous=dim=men=ses=ra=mures 12
il=en=tra=dans=le=bois=dont=nul=ne=re=ve=nait 12
la=mous=sea=vait=cou=vert=les=bornes=les=s=culp=tures 12
et=le=sen=tier=mou=rait=sous=le=pas=qui=lou=vrait 12
v 1
des=hê=tres=par=mil=liers=mon=taient=dans=le=si=lence 12
comme=un=peu=ple=de=bout=qui=na=ja=mais=par=lé 12
et=la=clar=té=tom=bait=de=brancheen=bran=che=im=mense 12
comme=au=fond=dun=vais=seau=que=nul=na=pro=fa=né 12
vi 1
au=sommet=dun=ro=cher=que=la=bru=me=en=vi=ronne 12
il=vit=se=des=si=ner=un=mur=un=toit=de=joncs 12
et=la=croix=dun=clo=cher=que=per=son=ne=ne=sonne 12
et=lom=bre=dun=jar=din=sur=le=bord=des=val=lons 12
vii 1
u=ne=sour=ce=cou=lait=sous=la=pier=re=bri=sée 12
et=la=mous=se=mon=tait=le=long=des=vieux=pi=liers 12
lair=a=vait=la=dou=ceur=de=la=terre=a=pai=sée 12
et=le=vent=sar=rê=tait=au=seuil=des=grands=hal=liers 12
viii 1
un=vieil=lard=at=ten=dait=de=bout=dans=lem=bra=sure 12
sans=ar=me=sans=bâ=ton=sans=hâ=teet=sans=ru=meur 12
il=neut=pas=un=re=gard=pour=le=fer=ni=lar=mure 12
ni=pour=lé=cu=fen=du=ni=pour=lan=ci=en=hon=neur 13
ix 1
je=cher=che=le=graal=dit=til=de=puis=len=fance 12
on=ma=dit=quun=che=min=sou=vrait=près=de=ces=lieux 12
le=vieil=lard=ré=pon=dit=ce=nest=pas=la=dis=tance 12
qui=ta=te=nu=si=loin=mais=lor=gueil=de=tes=yeux 12
x 1
dé=pose=i=ci=ton=fer=au=seuil=de=la=cha=pel=le 14
tu=nentre=ras=quà=jeun=de=gloi=re=et=de=pou=voir 12
ce=que=tu=viens=cher=cher=au=cun=bras=ne=lap=pel=le 13
et=nul=ne=la=te=nu=par=force=ou=par=sa=voir 12
xi 1
long=temps=il=re=gar=da=la=gar=deet=la=poi=gnée 12
le=fer=qui=la=vait=fait=sei=gneur=et=sou=ve=rain 12
la=mar=que=des=com=bats=sur=la=lame=é=cor=née 12
et=son=nom=qui=pe=sait=plus=lourd=que=le=des=tin 12
xii 1
puis=il=ô=ta=son=gant=et=po=sa=sur=la=pierre 12
lé=pée=et=le=mé=pris=quil=por=tait=aux=vain=cus 12
il=né=tait=rien=de=plus=quun=hom=me=sans=priè=re 12
et=la=por=te=sou=vrit=sur=des=murs=blancs=et=nus 12
xiii 1
la=pierre=de=lau=tel=é=tait=froi=de=et=po=lie 12
une=lam=pe=mou=rait=sans=flam=me=et=sans=té=moin 12
quel=ques=feu=illets=ron=gés=u=ne=croix=ap=pau=vrie 12
et=la=nuit=qui=mon=tait=de=la=val=lée=au=loin 12
xiv 1
il=veilla=nul=se=cours=nul=le=voix=nul=mes=sa=ge 12
il=ne=de=man=da=rien=ni=si=gne=ni=par=don 12
les=heures=des=cen=daient=sur=son=an=ci=en=cou=rage 12
comme=un=long=fleu=ve=gris=sous=lar=che=dun=vieux=pont 12
x=v 2
il=re=vit=les=vain=cus=les=tours=les=in=cen=dies 12
les=ser=ments=les=tom=beaux=les=ro=yau=mes=per=dus 12
et=sa=gloire=et=son=nom=et=ses=vai=nes=fo=lies 12
sas=si=rent=près=de=lui=com=me=des=in=con=nus 12
xvi 1
il=nat=ten=dit=plus=rien=il=ces=sa=de=com=prendre 12
et=les=cho=ses=sans=bruit=ces=sè=rent=de=men=tir 12
le=fer=é=tait=le=fer=et=la=cen=dre=la=cendre 12
et=la=nuit=fut=la=nuit=quil=fal=lait=sou=te=nir 12
xvii 1
vers=lheure=où=les=oi=seaux=ne=chan=tent=pas=en=core 12
quand=la=bru=me=sen=dort=au=plus=creux=du=val=noir 12
u=ne=clar=té=mon=ta=qui=né=tait=pas=lau=rore 12
ni=la=lampe=ni=rien=que=l=hom=me=puis=se=voir 12
xviii 1
elle=é=tait=sur=le=mur=et=né=clai=rait=per=sonne 12
elle=é=tait=le=re=gard=de=ce=qui=ne=meurt=pas 12
le=vieil=homme=à=ge=noux=que=lor=gueil=a=ban=donne 12
ne=de=man=da=plus=rien=et=ne=ten=dit=les=bras 12
xix 1
il=com=prit=que=le=don=nest=ja=mais=u=ne=prise 12
que=le=feu=quon=sai=sit=nest=plus=quun=peu=de=bois 12
que=la=neige=à=la=main=nest=bien=tôt=quune=eau=grise 12
et=sans=sa=voir=com=ment=il=des=ser=ra=les=doigts 12
x=x 2
il=ne=de=man=da=pas=où=de=meu=rait=la=grâce 12
le=froid=du=pe=tit=jour=en=tra=jus=quà=son=cœur 12
la=lu=mière=en=mon=tant=ne=lais=sa=pas=de=trace 12
et=la=vi=tre=blan=chit=du=ne=sim=ple=lueur 11
xxi 1
au=ma=tin=il=sor=tit=le=vieil=lard=sur=la=porte 12
lui=ren=dit=le=fer=nu=comme=on=tend=un=flam=beau 12
il=le=prit=sim=ple=ment=tel=quun=hom=me=rap=porte 12
le=poids=dun=vieux=ser=ment=ou=le=nom=dun=tom=beau 12
xxii 1
le=sen=tier=des=cen=dait=sous=la=bru=me=lé=gère 12
et=le=val=len=te=ment=sem=plis=sait=de=clar=té 12
et=la=cloche=là=haut=son=na=gra=ve=et=der=nière 12
et=lau=be=la=re=çut=dans=son=im=men=si=té 12
xxiii 1
il=ne=rap=por=tait=rien=ni=re=li=que=ni=gage 12
ni=preu=ve=ni=té=moin=de=son=der=nier=sé=jour 12
mais=l=homme=qui=mon=tait=res=ta=dans=ler=mi=tage 12
et=lau=tre=des=cen=dit=seul=au=de=vant=du=jour 12
xxiv 1
la=bru=me=a=len=te=ment=re=pris=le=sanc=tuaire 12
le=mur=puis=le=ro=cher=puis=le=toit=puis=la=croix 12
le=sen=tier=de=vant=lui=des=cend=vers=la=lu=mière 12
et=ce=quil=na=pas=pris=mar=chea=vec=lui=sans=voix 12

da=niił=łaź=ko=tou=ap=sé=le=trois=sep=tem=bre=deux=mille=vingt=six 16
Phonétique : L’ermitagelεʁmitaʒə
i
lɔ̃tɑ̃z- il a sɥivi lε ʁutə də la ɡeʁə,
lε fləvə sɑ̃ pasœʁ, lε ʁwajomə sɑ̃ ʁwa,
il a vy la ʁɑ̃sɔ̃, lə sεʁme, la banjεʁə,
e lɔʁɡœj dε vivɑ̃ sekʁule su lœʁ pwa.
ji
il a kɔny lamuʁ e sε bʁεvə ʃimεʁə,
e lə dəj ki syʁvi a sε mɔʁ dezaʁme,
il a vy lε ɡʁɑ̃ ʁwa sɑ̃dɔʁmiʁ su lε pjeʁə,
e lε sjεklə syʁ ø lɑ̃təmɑ̃ ʁəfεʁme.
jji
il nə ʃεʁʃə plys ʁjɛ̃ kœ̃ siɲə syʁ la ʁutə,
œ̃ səj, ynə klaʁte, lə tεʁmə dy ʃəmɛ̃,
mε lə swaʁ vjɛ̃ tuʒuʁ, e la fɔʁε lekutə,
e lobə, ʃakə fwa, lə ʁɑ̃t- o lɑ̃dəmɛ̃.
iv
ɔʁ œ̃ ʒuʁ, vεʁ lə nɔʁ, su dimɑ̃sə ʁamyʁə,
il ɑ̃tʁa dɑ̃ lə bwa dɔ̃ nyl nə ʁəvənε.
la musə avε kuvεʁ lε bɔʁnə, lε skylptyʁə,
e lə sɑ̃tje muʁε su lə pa ki luvʁε.
ve
dεz- εtʁə, paʁ milje, mɔ̃tε dɑ̃ lə silɑ̃sə
kɔmə œ̃ pəplə dəbu ki na ʒamε paʁle,
e la klaʁte tɔ̃bε də bʁɑ̃ʃə ɑ̃ bʁɑ̃ʃə, imɑ̃sə,
kɔmə o fɔ̃ dœ̃ vεso kə nyl na pʁɔfane.
vi
o sɔmε dœ̃ ʁoʃe kə la bʁymə ɑ̃viʁɔnə,
il vit sə desine œ̃ myʁ, œ̃ twa də ʒɔ̃k,
e la kʁwa dœ̃ kloʃe kə pεʁsɔnə nə sɔnə,
e lɔ̃bʁə dœ̃ ʒaʁdɛ̃ syʁ lə bɔʁ dε valɔ̃.
vji
ynə suʁsə kulε su la pjeʁə bʁize,
e la musə mɔ̃tε lə lɔ̃ dε vjø pilje,
lεʁ avε la dusœʁ də la teʁə apεze,
e lə vɑ̃ saʁεtε o səj dε ɡʁɑ̃-alje.
vjji
œ̃ vjεjaʁ atɑ̃dε, dəbu dɑ̃ lɑ̃bʁazyʁə,
sɑ̃z- aʁmə, sɑ̃ batɔ̃, sɑ̃z- atə e sɑ̃ ʁymœʁ.
il ny pa œ̃ ʁəɡaʁ puʁ lə fεʁ ni laʁmyʁə,
ni puʁ leky fɑ̃dy, ni puʁ lɑ̃sjɛ̃ ɔnœʁ.
iks
« ʒə ʃεʁʃə lə ɡʁaal, di til, dəpɥi lɑ̃fɑ̃sə,
ɔ̃ ma di kœ̃ ʃəmɛ̃ suvʁε pʁε də sε ljø. »
lə vjεjaʁ ʁepɔ̃di : « sə nε pa la distɑ̃sə
ki ta təny si lwɛ̃, mε lɔʁɡœj də tεz- iø.
iks
» depozə isi tɔ̃ fεʁ o səj də la ʃapεllə,
ty nɑ̃tʁəʁa ka ʒən də ɡlwaʁə e də puvwaʁ,
sə kə ty vjɛ̃ ʃεʁʃe, okœ̃ bʁa nə lapεllə,
e nyl nə la təny paʁ fɔʁsə u paʁ savwaʁ. "
ksi
lɔ̃tɑ̃z- il ʁəɡaʁda la ɡaʁdə e la pwaɲe,
lə fεʁ ki lavε fε sεɲœʁ e suvəʁɛ̃,
la maʁkə dε kɔ̃ba syʁ la lamə ekɔʁne,
e sɔ̃ nɔ̃, ki pəzε plys luʁ kə lə dεstɛ̃.
ksji
pɥiz- il ota sɔ̃ ɡɑ̃, e poza syʁ la pjeʁə
lepe e lə mepʁi kil pɔʁtε o vɛ̃kys.
il netε ʁjɛ̃ də plys kœ̃n- ɔmə sɑ̃ pʁjεʁə,
e la pɔʁtə suvʁi syʁ dε myʁ blɑ̃z- e nys.
ksjji
la pjeʁə də lotεl etε fʁwadə e pɔli,
ynə lɑ̃pə muʁε, sɑ̃ flamə e sɑ̃ temwɛ̃,
kεlk fœjε ʁɔ̃ʒe, ynə kʁwa apovʁi,
e la nɥi ki mɔ̃tε də la vale, o lwɛ̃.
ksiv
il vεja. nyl səkuʁ, nylə vwa, nyl mesaʒə,
il nə dəmɑ̃da ʁjɛ̃, ni siɲə, ni paʁdɔ̃,
lεz- œʁ desɑ̃dε syʁ sɔ̃n- ɑ̃sjɛ̃ kuʁaʒə
kɔmə œ̃ lɔ̃ fləvə ɡʁi su laʁʃə dœ̃ vjø pɔ̃.
iks ve
il ʁəvi lε vɛ̃kys, lε tuʁ, lεz- ɛ̃sɑ̃di,
lε sεʁmɑ̃, lε tɔ̃bo, lε ʁwajomə pεʁdys,
e sa ɡlwaʁə, e sɔ̃ nɔ̃, e sε vεnə fɔli
sasiʁe pʁε də lɥi kɔmə dεz- ɛ̃kɔnys.
ksvi
il natɑ̃di plys ʁjɛ̃ : il sesa də kɔ̃pʁɑ̃dʁə,
e lε ʃozə, sɑ̃ bʁɥi, sesεʁe də mɑ̃tiʁ.
lə fεʁ etε lə fεʁ, e la sɑ̃dʁə, la sɑ̃dʁə,
e la nɥi fy la nɥi, kil falε sutəniʁ.
ksvji
vεʁ lœʁ u lεz- wazo nə ʃɑ̃te pa ɑ̃kɔʁə,
kɑ̃ la bʁymə sɑ̃dɔʁ o plys kʁø dy val nwaʁ,
ynə klaʁte mɔ̃ta, ki netε pa loʁɔʁə,
ni la lɑ̃pə, ni ʁjɛ̃ kə lɔmə pɥisə vwaʁ.
ksvjji
εllə etε syʁ lə myʁ e neklεʁε pεʁsɔnə,
εllə etε lə ʁəɡaʁ də sə ki nə məʁ pa.
lə vjεj ɔmə a ʒənu, kə lɔʁɡœj abɑ̃dɔnə,
nə dəmɑ̃da plys ʁjɛ̃ e nə tɑ̃di lε bʁa.
ksiks
il kɔ̃pʁi kə lə dɔ̃ nε ʒamεz- ynə pʁizə,
kə lə fø kɔ̃ sεzi nε plys kœ̃ pø də bwa,
kə la nεʒə, a la mɛ̃, nε bjɛ̃to kynə o ɡʁizə,
e, sɑ̃ savwaʁ kɔmɑ̃, il deseʁa lε dwa.
iks iks
il nə dəmɑ̃da pa u dəməʁε la ɡʁasə.
lə fʁwa dy pəti ʒuʁ ɑ̃tʁa ʒyska sɔ̃ kœʁ,
la lymjεʁə, ɑ̃ mɔ̃tɑ̃, nə lεsa pa də tʁasə,
e la vitʁə blɑ̃ʃi dynə sɛ̃plə lɥœʁ.
ksksi
o matɛ̃, il sɔʁti. lə vjεjaʁ, syʁ la pɔʁtə,
lɥi ʁɑ̃di lə fεʁ ny kɔmə ɔ̃ tɑ̃t- œ̃ flɑ̃bo.
il lə pʁi sɛ̃pləmɑ̃, tεl kœ̃n- ɔmə ʁapɔʁtə
lə pwa dœ̃ vjø sεʁme, u lə nɔ̃ dœ̃ tɔ̃bo.
ksksji
lə sɑ̃tje desɑ̃dε su la bʁymə leʒεʁə,
e lə val, lɑ̃təmɑ̃, sɑ̃plisε də klaʁte,
e la kloʃə la-o sɔna, ɡʁavə e dεʁnjεʁə,
e lobə la ʁəsy dɑ̃ sɔ̃n- imɑ̃site.
ksksjji
il nə ʁapɔʁtε ʁjɛ̃ : ni ʁəlikə, ni ɡaʒə,
ni pʁəvə, ni temwɛ̃ də sɔ̃ dεʁnje seʒuʁ.
mε lɔmə ki mɔ̃tε ʁεsta dɑ̃ lεʁmitaʒə,
e lotʁə desɑ̃di, səl, o dəvɑ̃ dy ʒuʁ.
ksksiv
la bʁymə a lɑ̃təmɑ̃ ʁəpʁi lə sɑ̃ktɥεʁə,
lə myʁ, pɥi lə ʁoʃe, pɥi lə twa, pɥi la kʁwa,
lə sɑ̃tje, dəvɑ̃ lɥi, desɑ̃ vεʁ la lymjεʁə,
e sə kil na pa pʁi maʁʃə avεk lɥi, sɑ̃ vwa.

danji ako tuapse, lə tʁwa sεptɑ̃bʁə dø milə vɛ̃t- sis
Syllabes Phonétique : L’ermitagelεʁ=mi=ta=ʒə 4
i 1
lɔ̃=tɑ̃=zil=a=sɥi=vi=lε=ʁutə=də=la=ɡe=ʁə 12
lε=flə=və=sɑ̃=pa=sœʁ=lε=ʁwa=jo=mə=sɑ̃=ʁwa 12
il=a=vy=la=ʁɑ̃=sɔ̃=lə=sεʁ=me=la=ba=njεʁə 12
e=lɔʁ=ɡœj=dε=vi=vɑ̃=se=kʁu=le=su=lœʁ=pwa 12
ji 1
il=a=kɔ=ny=la=muʁ=e=sε=bʁε=və=ʃi=mεʁə 12
e=lə=dəj=ki=syʁ=vi=a=sε=mɔʁ=de=zaʁ=me 12
il=a=vy=lε=ɡʁɑ̃=ʁwa=sɑ̃=dɔʁ=miʁ=su=lε=pjeʁə 12
e=lε=sjε=klə=syʁ=ø=lɑ̃=tə=mɑ̃=ʁə=fεʁ=me 12
jj=i 2
il=nə=ʃεʁ=ʃə=plys=ʁjɛ̃=kœ̃=si=ɲə=syʁ=la=ʁutə 12
œ̃=səj=y=nə=klaʁ=te=lə=tεʁ=mə=dy=ʃə=mɛ̃ 12
mε=lə=swaʁ=vjɛ̃=tu=ʒuʁ=e=la=fɔ=ʁε=le=kutə 12
e=lo=bə=ʃa=kə=fwa=lə=ʁɑ̃=to=lɑ̃=də=mɛ̃ 12
iv 1
ɔʁ=œ̃=ʒuʁ=vεʁ=lə=nɔʁ=su=di=mɑ̃=sə=ʁa=myʁə 12
il=ɑ̃=tʁa=dɑ̃=lə=bwa=dɔ̃=nyl=nə=ʁə=və=nε 12
la=musə=a=vε=ku=vεʁ=lε=bɔʁ=nə=lε=skyl=ptyʁə 12
e=lə=sɑ̃=tje=mu=ʁε=su=lə=pa=ki=lu=vʁε 12
ve 1
dε=zε=tʁə=paʁ=mi=lje=mɔ̃=tε=dɑ̃=lə=si=lɑ̃sə 12
kɔmə=œ̃=pə=plə=də=bu=ki=na=ʒa=mε=paʁ=le 12
e=la=klaʁ=te=tɔ̃=bεdə=bʁɑ̃=ʃə=ɑ̃=bʁɑ̃=ʃə=imɑ̃sə 12
kɔmə=o=fɔ̃=dœ̃=vε=so=kə=nyl=na=pʁɔ=fa=ne 12
vi 1
o=sɔ=mε=dœ̃=ʁo=ʃe=kə=la=bʁymə=ɑ̃=vi=ʁɔnə 12
il=vit=sə=de=si=ne=œ̃=myʁ=œ̃=twa=də=ʒɔ̃k 12
e=la=kʁwa=dœ̃=klo=ʃe=kə=pεʁ=sɔ=nə=nə=sɔnə 12
e=lɔ̃=bʁə=dœ̃=ʒaʁ=dɛ̃=syʁ=lə=bɔʁ=dε=va=lɔ̃ 12
vj=i 2
y=nə=suʁ=sə=ku=lε=su=la=pje=ʁə=bʁi=ze 12
e=la=mu=sə=mɔ̃=tε=lə=lɔ̃=dε=vjø=pi=lje 12
lεʁ=a=vε=la=du=sœʁ=də=la=teʁə=a=pε=ze 12
e=lə=vɑ̃=sa=ʁε=tε=o=səj=dε=ɡʁɑ̃-a=lje 12
vjj=i 2
œ̃=vjε=jaʁ=a=tɑ̃=dε=də=bu=dɑ̃=lɑ̃=bʁa=zyʁə 12
sɑ̃=zaʁmə=sɑ̃=ba=tɔ̃=sɑ̃=za=tə=e=sɑ̃=ʁy=mœʁ 12
il=ny=pa=œ̃=ʁə=ɡaʁ=puʁ=lə=fεʁ=ni=laʁ=myʁə 12
ni=puʁ=le=ky=fɑ̃=dy=ni=puʁ=lɑ̃=sjɛ̃=ɔ=nœʁ 12
iks 1
ʒə=ʃεʁʃə=lə=ɡʁa=al=di=til=dəp=ɥi=lɑ̃=fɑ̃sə 12
ɔ̃=ma=di=kœ̃=ʃə=mɛ̃=su=vʁε=pʁε=də=sε=ljø 12
lə=vjε=jaʁ=ʁe=pɔ̃=di=sə=nε=pa=la=dis=tɑ̃sə 12
ki=tatə=ny=si=lwɛ̃=mε=lɔʁ=ɡœj=də=tε=zi=ø 12
iks 1
de=pozə=i=si=tɔ̃=fεʁ=o=səj=də=la=ʃapεllə 12
ty=nɑ̃tʁə=ʁa=ka=ʒən=də=ɡlwa=ʁə=e=də=pu=vwaʁ 12
sə=kə=ty=vjɛ̃=ʃεʁ=ʃe=o=kœ̃=bʁanə=la=pεl=lə 12
e=nyl=nə=latə=ny=paʁ=fɔʁ=sə=u=paʁ=sa=vwaʁ 12
ksi 1
lɔ̃=tɑ̃=zil=ʁə=ɡaʁ=da=la=ɡaʁdə=e=la=pwa=ɲe 12
lə=fεʁ=ki=la=vε=fε=sε=ɲœʁ=e=su=və=ʁɛ̃ 12
la=maʁkə=dε=kɔ̃=ba=syʁ=la=la=mə=e=kɔʁ=ne 12
e=sɔ̃=nɔ̃=ki=pə=zε=plys=luʁ=kə=lə=dεs=tɛ̃ 12
ksj=i 2
pɥi=zil=o=ta=sɔ̃=ɡɑ̃=e=po=za=syʁ=la=pjeʁə 12
le=pe=e=lə=me=pʁi=kil=pɔʁ=tε=o=vɛ̃=kys 12
il=ne=tε=ʁjɛ̃=də=plys=kœ̃=nɔ=mə=sɑ̃=pʁi=jεʁ 12
e=la=pɔʁ=tə=su=vʁi=syʁ=dε=myʁ=blɑ̃=ze=nys 12
ksjj=i 2
la=pje=ʁə=də=lo=tεl=e=tε=fʁwadə=e=pɔ=li 12
ynə=lɑ̃=pə=mu=ʁε=sɑ̃=fla=mə=e=sɑ̃=te=mwɛ̃ 12
kεl=kə=fœj=ε=ʁɔ̃=ʒe=y=nə=kʁwa=a=po=vʁi 12
e=la=nɥi=ki=mɔ̃=tε=də=la=va=le=o=lwɛ̃ 12
ksiv 1
il=vε=ja=nyl=sə=kuʁ=ny=lə=vwa=nyl=me=saʒə 12
il=nə=də=mɑ̃=da=ʁjɛ̃=ni=si=ɲə=ni=paʁ=dɔ̃ 12
lε=zœʁ=de=sɑ̃=dε=syʁ=sɔ̃=nɑ̃=sj=ɛ̃=ku=ʁaʒə 12
kɔmə=œ̃=lɔ̃=flə=və=ɡʁi=su=laʁ=ʃə=dœ̃=vjø=pɔ̃ 12
iks=ve 2
il=ʁə=vi=lε=vɛ̃=kys=lε=tuʁ=lε=zɛ̃=sɑ̃=di 12
lε=sεʁ=mɑ̃=lε=tɔ̃=bo=lε=ʁwa=jo=mə=pεʁ=dys 12
e=sa=ɡlwaʁə=e=sɔ̃=nɔ̃=e=sε=vε=nə=fɔ=li 12
sa=si=ʁe=pʁε=də=lɥi=kɔ=mə=dε=zɛ̃=kɔ=nys 12
ksvi 1
il=na=tɑ̃=di=plys=ʁjɛ̃=il=se=sa=də=kɔ̃=pʁɑ̃dʁə 12
e=lε=ʃo=zə=sɑ̃=bʁɥi=se=sε=ʁe=də=mɑ̃=tiʁ 12
lə=fεʁ=e=tε=lə=fεʁ=e=la=sɑ̃=dʁə=la=sɑ̃dʁə 12
e=la=nɥi=fy=la=nɥi=kil=fa=lε=su=tə=niʁ 12
ksvj=i 2
vεʁ=lœʁ=u=lε=zwa=zo=nə=ʃɑ̃=te=pa=ɑ̃=kɔʁə 12
kɑ̃=la=bʁy=mə=sɑ̃=dɔʁ=o=plys=kʁø=dy=val=nwaʁ 12
y=nə=klaʁ=te=mɔ̃=ta=ki=ne=tε=pa=lo=ʁɔʁə 12
ni=la=lɑ̃=pə=ni=ʁjɛ̃=kə=lɔ=mə=pɥi=sə=vwaʁ 12
ksvjj=i 2
εl=lə=e=tε=syʁ=lə=myʁ=e=ne=klε=ʁε=pεʁsɔnə 12
εl=lə=e=tεlə=ʁə=ɡaʁ=də=sə=ki=nə=məʁ=pa 12
lə=vjεj=ɔmə=a=ʒə=nu=kə=lɔʁ=ɡœj=a=bɑ̃=dɔnə 12
nə=də=mɑ̃=da=plys=ʁjɛ̃=e=nə=tɑ̃=di=lε=bʁa 12
ksiks 1
il=kɔ̃=pʁi=kə=lə=dɔ̃=nε=ʒa=mε=zy=nə=pʁizə 12
kə=lə=fø=kɔ̃=sε=zi=nε=plys=kœ̃=pø=də=bwa 12
kə=la=nεʒə=a=la=mɛ̃=nε=bjɛ̃=to=ky=nə=oɡʁizə 12
e=sɑ̃=sa=vwaʁ=kɔ=mɑ̃=il=de=se=ʁa=lε=dwa 12
iks=iks 2
il=nə=də=mɑ̃=da=pa=u=də=mə=ʁε=la=ɡʁasə 12
lə=fʁwa=dy=pə=ti=ʒuʁ=ɑ̃=tʁa=ʒys=ka=sɔ̃=kœʁ 12
la=ly=mjεʁə=ɑ̃=mɔ̃=tɑ̃=nə=lε=sa=pa=də=tʁasə 12
e=la=vi=tʁə=blɑ̃=ʃi=dy=nə=sɛ̃=plə=lɥœ=ʁə 12
ksksi 1
o=ma=tɛ̃=il=sɔʁ=ti=lə=vjε=jaʁ=syʁ=la=pɔʁtə 12
lɥi=ʁɑ̃=dilə=fεʁ=ny=kɔ=mə=ɔ̃=tɑ̃=tœ̃=flɑ̃=bo 12
il=lə=pʁi=sɛ̃=plə=mɑ̃=tεl=kœ̃=nɔ=mə=ʁa=pɔʁtə 12
lə=pwa=dœ̃=vjø=sεʁ=me=u=lə=nɔ̃=dœ̃=tɔ̃=bo 12
ksksj=i 2
lə=sɑ̃=tje=de=sɑ̃=dε=su=la=bʁy=mə=le=ʒεʁə 12
e=lə=val=lɑ̃=tə=mɑ̃=sɑ̃=pli=sε=də=klaʁ=te 12
e=la=kloʃə=la-o=sɔ=na=ɡʁa=və=e=dεʁ=njεʁə 12
e=lo=bə=la=ʁə=sy=dɑ̃=sɔ̃=ni=mɑ̃=si=te 12
ksksjj=i 2
il=nə=ʁa=pɔʁ=tε=ʁjɛ̃=ni=ʁə=li=kə=ni=ɡaʒə 12
ni=pʁə=və=ni=te=mwɛ̃=də=sɔ̃=dεʁ=nje=se=ʒuʁ 12
mε=lɔ=mə=ki=mɔ̃=tε=ʁεs=ta=dɑ̃=lεʁ=mi=taʒə 12
e=lo=tʁə=de=sɑ̃=di=səl=o=də=vɑ̃=dy=ʒuʁ 12
ksksiv 1
la=bʁy=mə=a=lɑ̃=tə=mɑ̃=ʁə=pʁi=lə=sɑ̃k=tɥεʁə 12
lə=myʁ=pɥi=lə=ʁo=ʃe=pɥi=lə=twa=pɥi=la=kʁwa 12
lə=sɑ̃=tje=də=vɑ̃=lɥi=de=sɑ̃=vεʁ=la=ly=mjεʁə 12
e=sə=kil=na=pa=pʁi=maʁʃə=a=vεk=lɥi=sɑ̃=vwa 12

da=nji=a=ko=tu=ap=se=lə=tʁwa=sεp=tɑ̃bʁə=dømilə=vɛ̃t=sis 14

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Commentaire poème
03/09/2026Poeme-France
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Poème Mystère
Du 03/09/2026 13:54

L'écrit contient 932 mots qui sont répartis dans 3 strophes.