Poeme-France : Lecture Écrit Amour

Prose : Un Coeur Dans Une Main

Prose Amour
Publié le 21/05/2017 16:04

L'écrit contient 1316 mots qui sont répartis dans 5 strophes.

Poete : Guillaume Racidet

Un Coeur Dans Une Main

I
Le soleil encore frais par la nuit venait à peine de montrer le sommet de sa tête jaune, que la sonnerie retentit et les enfants se précipitèrent ou pas vers la froide porte de la classe, où cette dernière chauffe grâce aux rayons lumineux traversant les fenêtres.
Moi je marchais seul, derrière, observant les pas retentissant dans l’étroit couloir qui ressemblais étrangement pour moi à la ligne verte.
J’étais nouveau dans cette classe.
II
Quand tout le monde fut rentré, la professeure referma la porte dans un lourd claquement qui fut assez féroce pour que des élèves bouchèrent leurs oreilles. Au fond, pas très à l’aise je posai ma tête sur mes bras, jetant un coup d’œil à travers la classe. Non, j’étais définitivement seul, pas un ou une que je connaisse.
Ce fut le moment de l’appel, quand mon nom fut appelé une première fois, une deuxième, une troisième, je sortis de mon rêve, je détachai mon regard de la fenêtre et je montai mes yeux vers la prof, puis leva honteusement et timidement la main. La professeure me dit :
-Ah c’est vous. C’est la nuit où il faut rêver pas en cours de Maths.
Mon visage devenu pâle, après d’un rouge vif à une vitesse hallucinante. Je baissai les yeux et mes oreilles n’entendirent que les ricanements de mes camarades. Je me sentais observé et bête. Quand mes yeux eurent assez de courage pour se relever, ils tombèrent nez à nez avec quelque chose qui me fit encore plus rougir que les moqueries stupides des autres enfants. Je rabaissai les yeux immédiatement comme si j’avais vu la sainte Marie et ça n’en fut pas loin. Je remontai une nouvelle fois mes yeux pour bien voir ce que j’avais cru voir.
Et oui, c’était bien vrai ! Qu’est-ce qu’elle était jolie, une fleur tombée de l’ancien paradis. Je n’en croyais pas mes yeux, j’ai cru au début que la honte les avait trompés, mais non, c’était réel.
III
Elle était d’une beauté à en faire rougir le soleil et à en faire rager la sainte Marie elle-même. Elle avait les cheveux d’un or pur, le visage petit et rond où ses joues rouges avaient une forme parfaite, ses lèvres ressemblaient aux lèvres bien roses d’enfant qui baigné encore dans la candeur, le sourire à en désarmer le plus incorrigible tueur, et ses yeux… Ah, ses yeux ! Ils étaient d’un bleu si absorbant, que l’on y plongeait avec tous les astres et toutes les étoiles filantes qu’il y avait à l’intérieur.
Mon corps avait chaud, il était brulant. Et mon cœur battait de plus en plus vite, il était brulant lui aussi, et donnait à tout mon être une sensation extrêmement bizarre et agréable. Qu’est-ce que c’était ? Cette sensation éveilla toutes les émotions de mon âme. Qu’est-ce que cette fille m’avait fait ?
Ma rougeur était telle que bientôt tout le monde la remarqua, mon enseignante me demanda si j’allais bien, la responsable de la plus étrange et mystérieuse sensation que j’avais connue de toute ma vie, se retourna vers moi avec une mèche dorée sur le front, elle m’observa de ses grands yeux bleus, je pris la fuite et partis de la salle à moitié en courant.
Quand je fus dans les toilettes devant le miroir, je m’observai le visage mouillé et me demanda :
-Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Qu’est-ce que c’est ? Cette sensation…
IV
Des jours, des semaines, des mois sont passés, et j’ai su un peu plus de détails sur ma sainte et mystérieuse demoiselle aux cheveux de la couleur du soleil.
Elle s’appelait Charlotte.
Ô Charlotte…
La sensation était encore beaucoup trop pesante pour que j’ose allait lui parler en face. Alors je lui parlais grâce à mon téléphone. Elle hantait mes nuits, mes jours, mes rêves. La sensation était à la fois très magique mais aussi très malsaine.
Un jour, vu que je n’arrivais pas à lui décrire la sensation qu’elle me provoquait, je l’ai écrit ! …
Je l’ai nommé Mystique Sensation :
Mystique sensation
Mais pour quelle raison
Oh, viens-tu dérobé
Mon corps, et absorber
Ma simple chair et âme ?
Pour quoi… Pour cette femme
Ah ! Mais quelle fille… Aux courbes si fines
Mais quelle fleur…
Qui a empoisonné par son épine
Mon faible cœur !
V
Puis un jour, j’ouvris dans ma main mon cœur pour pouvoir renverser et dire toute la sensation à Charlotte.
J’attendis sa réponse, angoissé d’imaginer.
Pendant ce que j’ai cru une éternité plus rien ne bougea, plus un chant d’oiseau, plus un soufflement des courants d’airs, plus une brise du vent. Lorsque la réponse vint :
-Je préfère en parler demain en face à face.
Ça y est l’heure que je redoutais et que j’imaginais le plus va arriver. Me retrouver avec la sensation dans tout le corps devant elle. Ça sera le moment parfait pour lui donner mon poème.
VI
Le lendemain, à la récréation, on s’écarta de tous regards indiscrets. Elle commença à scruter mon visage tel une lionne observant sa proie. Les yeux dans les yeux. Je sentais tellement mon cœur sous mon manteau que j’avais l’impression de le tenir dans ma main. Elle brisa le silence et me lança une phrase qui même encore aujourd’hui… Me terrifie !
Le choc était tel que mes oreilles n’ont entendu que :
-Désolé… Tu es archi gentil et mignon mais blablabla…
Et enfin le plus cruel de tous les mots qu’elle m’a dit :
-Non…
Quand elle s’en alla, me laissant seul encore sonné par la phrase, le ciel, la Terre, le soleil, la lune, les étoiles, les planètes, l’univers tout entier tombèrent sur moi d’un seul coup !
Frappé, blessé, fracassé, je resta là, sans bouger, sans parler, sans comprendre, je resta là simplement, debout extérieurement, mais brisé en mille morceaux intérieurement. Le poème était toujours là où je l’avais mis, près de mon cœur pour me donner de la force.
Ce fut le coup le plus douloureux, le plus atroce, le plus horrible que je n’ai jamais subi.
Et après un instant, je retournai lentement, sans dire un mot, vide, dans la récré, tout seul, ravalant les larmes qui montaient, abattu tel un loup la patte prise dans un piège et que l’on a arraché sans une once de pitié la fierté.
VII
Quand je fus de retour chez moi, je me laissai tombé sur mon lit, silencieux, toujours et à jamais silencieux.
Jusqu’à ce que mon corps réagisse :
-Si c’est ça ce qu’on appelle l’amour, alors moi je dis que l’amour est amer et qu’il me répugne, je hais l’amour, je le hais, je lui crache dessus !
Et je retombai une nouvelle fois sur mon lit épuisé.
Mais vrai, cette fois j’ai pleuré plus que toute l’eau du monde !
Et mon cœur a saigné plus que tous les infirmes de toutes les guerres !

Jusqu’au moment où la haine se mêla aux larmes, mon corps et mon âme furent aussi violents que le chaos primitif. J’ai tellement injurié le ciel et Dieu que mes lèvres saignèrent, que ma langue fut mordu par mes dents plusieurs fois, que Jésus tomba de sa croix, et que Satan lui-même avait béni ma profanation.

Maintenant des années plus tard, je chéris encore les mots sortis de sa sainte bouche :

-Tu es archi gentil, et tu es mignon.

Mon Dieu ! Ces mots-là, je les garderai dans mon cœur toute ma vie et les emporterai jusque dans le saint Paradis !
  • Phonétique : Un Coeur Dans Une Main

    i
    lə sɔlεj ɑ̃kɔʁə fʁε paʁ la nɥi vənε a pεnə də mɔ̃tʁe lə sɔmε də sa tεtə ʒonə, kə la sɔnəʁi ʁətɑ̃ti e lεz- ɑ̃fɑ̃ sə pʁesipitεʁe u pa vεʁ la fʁwadə pɔʁtə də la klasə, u sεtə dεʁnjεʁə ʃofə ɡʁasə o ʁεjɔ̃ lyminø tʁavεʁsɑ̃ lε fənεtʁə.
    mwa ʒə maʁʃε səl, dəʁjεʁə, ɔpsεʁvɑ̃ lε pa ʁətɑ̃tisɑ̃ dɑ̃ letʁwa kulwaʁ ki ʁəsɑ̃blεz- etʁɑ̃ʒəmɑ̃ puʁ mwa a la liɲə vεʁtə.
    ʒetε nuvo dɑ̃ sεtə klasə.
    ji
    kɑ̃ tu lə mɔ̃də fy ʁɑ̃tʁe, la pʁɔfesəʁə ʁəfεʁma la pɔʁtə dɑ̃z- œ̃ luʁ klakəmɑ̃ ki fy ase feʁɔsə puʁ kə dεz- elεvə buʃεʁe lœʁz- ɔʁεjə. o fɔ̃, pa tʁεz- a lεzə ʒə pozε ma tεtə syʁ mε bʁa, ʒətɑ̃ œ̃ ku dœj a tʁavεʁ la klasə. nɔ̃, ʒetε definitivəmɑ̃ səl, pa œ̃n- u ynə kə ʒə kɔnεsə.
    sə fy lə mɔmɑ̃ də lapεl, kɑ̃ mɔ̃ nɔ̃ fy apəle ynə pʁəmjεʁə fwa, ynə døzjεmə, ynə tʁwazjεmə, ʒə sɔʁti də mɔ̃ ʁεvə, ʒə detaʃε mɔ̃ ʁəɡaʁ də la fənεtʁə e ʒə mɔ̃tε mεz- iø vεʁ la pʁɔf, pɥi ləva ɔ̃tøzəmɑ̃ e timidəmɑ̃ la mɛ̃. la pʁɔfesəʁə mə di :
    a sε vu. sε la nɥi u il fo ʁεve pa ɑ̃ kuʁ də mat.
    mɔ̃ vizaʒə dəvəny palə, apʁε dœ̃ ʁuʒə vif a ynə vitεsə-alysinɑ̃tə. ʒə bεsε lεz- iøz- e mεz- ɔʁεjə nɑ̃tɑ̃diʁe kə lε ʁikanəmɑ̃ də mε kamaʁadə. ʒə mə sɑ̃tεz- ɔpsεʁve e bεtə. kɑ̃ mεz- iøz- əʁe ase də kuʁaʒə puʁ sə ʁələve, il tɔ̃bεʁe nez- a nez- avεk kεlkə ʃozə ki mə fi ɑ̃kɔʁə plys ʁuʒiʁ kə lε mɔkəʁi stypidə dεz- otʁəz- ɑ̃fɑ̃. ʒə ʁabεsε lεz- iøz- imedjatəmɑ̃ kɔmə si ʒavε vy la sɛ̃tə maʁi e sa nɑ̃ fy pa lwɛ̃. ʒə ʁəmɔ̃tε ynə nuvεllə fwa mεz- iø puʁ bjɛ̃ vwaʁ sə kə ʒavε kʁy vwaʁ.
    e ui, setε bjɛ̃ vʁε ! kε sə kεllə etε ʒɔli, ynə flœʁ tɔ̃be də lɑ̃sjɛ̃ paʁadi. ʒə nɑ̃ kʁwajε pa mεz- iø, ʒε kʁy o deby kə la ɔ̃tə lεz- avε tʁɔ̃pe, mε nɔ̃, setε ʁeεl.
    jji
    εllə etε dynə bote a ɑ̃ fεʁə ʁuʒiʁ lə sɔlεj e a ɑ̃ fεʁə ʁaʒe la sɛ̃tə maʁi εllə mεmə. εllə avε lε ʃəvø dœ̃n- ɔʁ pyʁ, lə vizaʒə pəti e ʁɔ̃t- u sε ʒu ʁuʒəz- avε ynə fɔʁmə paʁfεtə, sε lεvʁə- ʁəsɑ̃blε o lεvʁə- bjɛ̃ ʁozə dɑ̃fɑ̃ ki bεɲe ɑ̃kɔʁə dɑ̃ la kɑ̃dœʁ, lə suʁiʁə a ɑ̃ dezaʁme lə plysz- ɛ̃kɔʁiʒiblə tɥœʁ, e sεz- iø… a, sεz- iø ! ilz- etε dœ̃ blø si absɔʁbɑ̃, kə lɔ̃n- i plɔ̃ʒε avεk tus lεz- astʁəz- e tutə lεz- etwalə filɑ̃tə kil i avε a lɛ̃teʁjœʁ.
    mɔ̃ kɔʁz- avε ʃo, il etε bʁylɑ̃. e mɔ̃ kœʁ batε də plysz- ɑ̃ plys vitə, il etε bʁylɑ̃ lɥi osi, e dɔnε a tu mɔ̃n- εtʁə ynə sɑ̃sasjɔ̃ εkstʁεməmɑ̃ bizaʁə e aɡʁeablə. kε sə kə setε ? sεtə sɑ̃sasjɔ̃ evεja tutə lεz- emɔsjɔ̃ də mɔ̃n- amə. kε sə kə sεtə fijə mavε fε ?
    ma ʁuʒœʁ etε tεllə kə bjɛ̃to tu lə mɔ̃də la ʁəmaʁka, mɔ̃n- ɑ̃sεɲɑ̃tə mə dəmɑ̃da si ʒalε bjɛ̃, la ʁεspɔ̃sablə də la plysz- etʁɑ̃ʒə e misteʁjøzə sɑ̃sasjɔ̃ kə ʒavε kɔnɥ də tutə ma vi, sə ʁətuʁna vεʁ mwa avεk ynə mεʃə dɔʁe syʁ lə fʁɔ̃, εllə mɔpsεʁva də sε ɡʁɑ̃z- iø bløs, ʒə pʁi la fɥitə e paʁti də la salə a mwatje ɑ̃ kuʁɑ̃.
    kɑ̃ ʒə fy dɑ̃ lε twalεtə dəvɑ̃ lə miʁwaʁ, ʒə mɔpsεʁvε lə vizaʒə muje e mə dəmɑ̃da :
    kε sə kil maʁivə ? kε sə kə sε ? sεtə sɑ̃sasjɔ̃…
    iv
    dε ʒuʁ, dε səmεnə, dε mwa sɔ̃ pase, e ʒε sy œ̃ pø plys də detaj syʁ ma sɛ̃tə e misteʁjøzə dəmwazεllə o ʃəvø də la kulœʁ dy sɔlεj.
    εllə sapəlε ʃaʁlɔtə.
    o ʃaʁlɔtə…
    la sɑ̃sasjɔ̃ etε ɑ̃kɔʁə boku tʁo pəzɑ̃tə puʁ kə ʒozə alε lɥi paʁle ɑ̃ fasə. alɔʁ ʒə lɥi paʁlε ɡʁasə a mɔ̃ telefɔnə. εllə-ɑ̃tε mε nɥi, mε ʒuʁ, mε ʁεvə. la sɑ̃sasjɔ̃ etε a la fwa tʁε maʒikə mεz- osi tʁε malsεnə.
    œ̃ ʒuʁ, vy kə ʒə naʁivε pa a lɥi dekʁiʁə la sɑ̃sasjɔ̃ kεllə mə pʁɔvɔkε, ʒə lε ekʁi ! …
    ʒə lε nɔme mistikə sɑ̃sasjɔ̃ :
    mistikə sɑ̃sasjɔ̃
    mε puʁ kεllə ʁεzɔ̃
    ɔ, vjɛ̃ ty deʁɔbe
    mɔ̃ kɔʁ, e absɔʁbe
    ma sɛ̃plə ʃεʁ e amə ?
    puʁ kwa… puʁ sεtə famə
    a ! mε kεllə fijə… o kuʁbə- si finə
    mε kεllə flœʁ…
    ki a ɑ̃pwazɔne paʁ sɔ̃n- epinə
    mɔ̃ fεblə kœʁ !
    ve
    pɥiz- œ̃ ʒuʁ, ʒuvʁi dɑ̃ ma mɛ̃ mɔ̃ kœʁ puʁ puvwaʁ ʁɑ̃vεʁse e diʁə tutə la sɑ̃sasjɔ̃ a ʃaʁlɔtə.
    ʒatɑ̃di sa ʁepɔ̃sə, ɑ̃ɡwase dimaʒine.
    pɑ̃dɑ̃ sə kə ʒε kʁy ynə etεʁnite plys ʁjɛ̃ nə buʒa, plysz- œ̃ ʃɑ̃ dwazo, plysz- œ̃ sufləmɑ̃ dε kuʁɑ̃ dεʁ, plysz- ynə bʁizə dy vɑ̃. lɔʁskə la ʁepɔ̃sə vɛ̃ :
    ʒə pʁefεʁə ɑ̃ paʁle dəmɛ̃ ɑ̃ fasə a fasə.
    sa i ε lœʁ kə ʒə ʁədutεz- e kə ʒimaʒinε lə plys va aʁive. mə ʁətʁuve avεk la sɑ̃sasjɔ̃ dɑ̃ tu lə kɔʁ dəvɑ̃ εllə. sa səʁa lə mɔmɑ̃ paʁfε puʁ lɥi dɔne mɔ̃ pɔεmə.
    vi
    lə lɑ̃dəmɛ̃, a la ʁekʁeasjɔ̃, ɔ̃ sekaʁta də tus ʁəɡaʁdz- ɛ̃diskʁε. εllə kɔmɑ̃sa a skʁyte mɔ̃ vizaʒə tεl ynə ljɔnə ɔpsεʁvɑ̃ sa pʁwa. lεz- iø dɑ̃ lεz- iø. ʒə sɑ̃tε tεllmɑ̃ mɔ̃ kœʁ su mɔ̃ mɑ̃to kə ʒavε lɛ̃pʁesjɔ̃ də lə təniʁ dɑ̃ ma mɛ̃. εllə bʁiza lə silɑ̃sə e mə lɑ̃sa ynə fʁazə ki mεmə ɑ̃kɔʁə oʒuʁdɥi… mə teʁifi !
    lə ʃɔk etε tεl kə mεz- ɔʁεjə nɔ̃ ɑ̃tɑ̃dy kə :
    dezɔle… ty ε aʁʃi ʒɑ̃til e miɲɔ̃ mε blablabla…
    e ɑ̃fɛ̃ lə plys kʁyεl də tus lε mo kεllə ma di :
    nɔ̃…
    kɑ̃t- εllə sɑ̃n- ala, mə lεsɑ̃ səl ɑ̃kɔʁə sɔne paʁ la fʁazə, lə sjεl, la teʁə, lə sɔlεj, la lynə, lεz- etwalə, lε planεtə, lynive tut- ɑ̃tje tɔ̃bεʁe syʁ mwa dœ̃ səl ku !
    fʁape, blese, fʁakase, ʒə ʁεsta la, sɑ̃ buʒe, sɑ̃ paʁle, sɑ̃ kɔ̃pʁɑ̃dʁə, ʒə ʁεsta la sɛ̃pləmɑ̃, dəbu εksteʁjəʁəmɑ̃, mε bʁize ɑ̃ milə mɔʁsoz- ɛ̃teʁjəʁəmɑ̃. lə pɔεmə etε tuʒuʁ la u ʒə lavε mi, pʁε də mɔ̃ kœʁ puʁ mə dɔne də la fɔʁsə.
    sə fy lə ku lə plys duluʁø, lə plysz- atʁɔsə, lə plysz- ɔʁiblə kə ʒə nε ʒamε sybi.
    e apʁεz- œ̃n- ɛ̃stɑ̃, ʒə ʁətuʁnε lɑ̃təmɑ̃, sɑ̃ diʁə œ̃ mo, vidə, dɑ̃ la ʁekʁe, tu səl, ʁavalɑ̃ lε laʁmə- ki mɔ̃tε, abaty tεl œ̃ lu la patə pʁizə dɑ̃z- œ̃ pjεʒə e kə lɔ̃n- a aʁaʃe sɑ̃z- ynə ɔ̃sə də pitje la fjεʁte.
    vji
    kɑ̃ ʒə fy də ʁətuʁ ʃe mwa, ʒə mə lεsε tɔ̃be syʁ mɔ̃ li, silɑ̃sjø, tuʒuʁz- e a ʒamε silɑ̃sjø.
    ʒyska sə kə mɔ̃ kɔʁ ʁeaʒisə :
    si sε sa sə kɔ̃n- apεllə lamuʁ, alɔʁ mwa ʒə di kə lamuʁ εt- ame e kil mə ʁepyɲə, ʒə-ε lamuʁ, ʒə lə-ε, ʒə lɥi kʁaʃə dəsy !
    e ʒə ʁətɔ̃bε ynə nuvεllə fwa syʁ mɔ̃ li epɥize.
    mε vʁε, sεtə fwa ʒε pləʁe plys kə tutə lo dy mɔ̃də !
    e mɔ̃ kœʁ a sεɲe plys kə tus lεz- ɛ̃fiʁmə- də tutə lε ɡeʁə !

    ʒysko mɔmɑ̃ u la-εnə sə mεla o laʁmə, mɔ̃ kɔʁz- e mɔ̃n- amə fyʁe osi vjɔlɑ̃ kə lə ʃao pʁimitif. ʒε tεllmɑ̃ ɛ̃ʒyʁje lə sjεl e djø kə mε lεvʁə- sεɲεʁe, kə ma lɑ̃ɡ fy mɔʁdy paʁ mε dɑ̃ plyzjœʁ fwa, kə ʒezys tɔ̃ba də sa kʁwa, e kə satɑ̃ lɥi mεmə avε beni ma pʁɔfanasjɔ̃.

    mɛ̃tənɑ̃ dεz- ane plys taʁ, ʒə ʃeʁiz- ɑ̃kɔʁə lε mo sɔʁti də sa sɛ̃tə buʃə :

    ty ε aʁʃi ʒɑ̃til, e ty ε miɲɔ̃.

    mɔ̃ djø ! sε mo la, ʒə lε ɡaʁdəʁε dɑ̃ mɔ̃ kœʁ tutə ma vi e lεz- ɑ̃pɔʁtəʁε ʒyskə dɑ̃ lə sɛ̃ paʁadi !

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23/05/2017 06:35
21/05/2017 22:35
21/05/2017 22:31
21/05/2017 22:27
21/05/2017 22:23
21/05/2017 22:22
21/05/2017 22:17

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14/06/2021Poeme-France
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