Poeme-France : Lecture Écrit Fantastique

Prose : Re Animator

Prose Fantastique
Publié le 29/06/2015 17:05

L'écrit contient 7571 mots qui sont répartis dans 2 strophes.

Poete : Nat88

Re Animator

Re-animator
I
Le premier meurtre eut lieu dans la périphérie d’un petit village de Bretagne nommé Pleine-Fougères, non loin de la frontière avec la Normandie. Le temps était orageux et les coups de tonnerre commençaient à résonner au loin. A la sortie du village se trouvait un grand champ. Le corps affreusement mutilé fût retrouvé en face de la limite de ce champ, au milieu de deux arbres seuls. Entre ces arbres et ce champ se trouvait une route peu fréquentée et, plus loin vers le nord, la silhouette du mont saint Michel se distinguait parfaitement. Nous étions en 1940 et, durant toute ma carrière au sein de la police bretonne, je n’avais jamais vu pareille horreur. Je m’appelle Etienne Richard et cela faisait alors 30 ans que j’étais commissaire principale en Ille-et-Vilaine. Le corps devant moi était celui d’un homme nu, allongé sur le ventre et âgé d’une trentaine d’années. Outre le nombre insensé de griffures et de blessures en tout genre présentes sur la quasi-totalité du corps, le plus horrible était l’expression de la victime. Un rictus d’horreur a glacé le sang du plus aguerri des hommes s’affichait sur son visage. De plus, il semblait que quelqu’un (ou plutôt quelque chose) s’était acharné sur le cou du pauvre homme, comme si on avait vainement tenté de le décapiter. Et cet homme, ou cette chose avait partiellement réussi car la moitié du cou avait été littéralement déchiqueté. Le dernier élément troublant fût que, au niveau des omoplates, deux plaies béantes était si profondes que l’on pouvait même distinguer le blanc des os. Le temps se faisait de plus en plus menaçant, la tension autour de moi était palpable, l’atmosphère était oppressante, terrifiante et, je ne sais pour quelle raison mais il me semblait que quelques chose d’affreusement maléfique se tramait dans le coin. A cette époque, je ne le savais pas encore, mais cette enquête serait pour moi la dernière, tant elle fût éprouvante psychologiquement qu’incompréhensible pour une personne saine d’esprit. Mais l’horreur était encore pire que ce que j’avais imaginé de prime abord car, après avoir enquêté sur la victime, je me suis rendu compte qu’il n’y avait absolument aucune raison d’en vouloir à cette personne. Ce n’était qu’un jeune homme sans histoires, qui travaillait pour un producteur local de fruits et légumes, tout le monde autour de lui semblait l’apprécier, il était apparemment généreux et serviable et il n’avait aucun ennemi et de plus, il était marié depuis peu et sa femme était enceinte. La pauvre veuve fût inconsolable. Les conclusions s’appliquèrent donc d’elle-même, il avait été choisi par hasard. Bien évidemment, cette nouvelle fût un choc terrible pour toutes les personnes au courant de cette affaire, comment un être humain pouvait faire preuve d’une aussi grande barbarie, d’autant plus sur une victime trouvée par hasard ! L’enquête s’annonçait d’ores et déjà très compliquée.
Mais le pire n’était malheureusement pas encore arrivé. En effet d’autres meurtres quasiment similaires, pour ne pas dire identique se produisirent un peu partout dans les environs. Le second meurtre recensé eut lieu dans la ville de Cancale, juste en face de la statue du monument au mort, sur le point le plus élevé de la ville. Ce monument aux morts était sans aucun doute le plus bel endroit de Cancale, quand il n’y avait pas de cadavres, évidemment. Un immense piédestal où figurent les noms des morts de la première guerre mondiale originaire de Cancale constitue le premier élément de ce monument. Ensuite viennent deux imposantes statues de soldats séparées par une colonne et enfin, au sommet de cette colonne se trouve un ange, les ailes et les bras dépliés. Le corps présentait exactement les mêmes mutilations que celui de Pleines-Fougères. La seule différence était que cette fois ce n’était pas un homme mais le corps d’une femme qui se trouvait allongé devant moi. Dans les semaines qui suivirent, les cadavres présentant ce genre de mutilations s’enchaînaient d’une manière incroyablement morbide. Autant que je me souviens, il y avait la plage de Cherrueix et même le mont saint Michel où cette fois ce ne fût non pas un mais deux corps qui furent retrouvés. Sur chaque victime, on retrouvait des morsures, des griffures, des plaies mais surtout les têtes à moitié décapitées et à chaque fois, les deux plaies béantes au niveau des omoplates. La seule différence à chaque fois était les victimes, il y avait des hommes, des femmes, des jeunes, des plus âgées, comme si le (ou les) tueur se fichait du sexe, de l’âge ou même de l’origine ethnique des victimes car, en effet on recensait aussi bien des victimes d’origine noire que d’origine blanche, ce qui rendait l’enquête d’autant plus difficile car on pouvait exclure un quelconque caractère racial. Seulement j’étais tellement occupé à essayer de trouver un lien reliant les différentes victimes que je ne vis pas l’évidence. Absolument toutes les scènes de crimes offraient un point de vue sur le mont saint Michel, à l’exception des crimes ayant eut lieu sur le mont lui-même ! Je m’en veux encore de ne pas avoir fait le rapprochement plus tôt, peut-être que j’aurais pu sauver quelques vies en m’en rendant compte plus tôt… Seulement, à l’époque j’étais très loin de me douter de ce que j’allais découvrir en allant au mont. La première fois que j’y suis allé pour l’enquête (hormis les fois où, bien évidemment j’ai dû y aller pour inspecter les scènes de crimes) , et bien je n’ai absolument rien trouvé. Certes, tous les habitants étaient au courant de l’affaire et ils étaient tous terrifiés mais à part ça, personne ne savait rien, certains habitants ont même préféré déménager, par peur de devenir une victime de celui que les médias avaient déjà qualifié de « Jack l’éventreur de l’ouest français ». Je quittais donc le mont sans aucune piste mais je n’abandonnais tout de même pas, j’avais l’intime conviction que un ou plusieurs habitants du mont saint Michel savaient quelque chose sur ces meurtres. A partir de ce moment, je me mis à fond dans cette enquête, y consacrant tout mon temps libre en plus de mon temps de travail officiel. Plongé dans les rapports d’autopsie, enchaînant les interrogatoires, les suspects, je passais plusieurs nuits blanches à essayer d’y comprendre quelque chose mais non, il fallait bien se rendre à l’évidence, il n’y avait rien, pas le moindre mobile, pas la moindre piste ni même un seul suspect vraiment crédible. Je suis même allé jusqu’à consulter une voyante, moi qui suis si sceptique et comme je m’y attendais, j’ai perdu mon temps, celle-ci me disait que c’était une vengeance divine et que la fin du monde était proche, que les anges de l’apocalypse étaient descendus sur terre… Enfin, je préférais la laisser à ses délires et continuer plus sérieusement. Après de nombreux échecs, je me mis à demander de l’aide à tous les inspecteurs de Bretagne et de Normandie. La quasi-totalité d’entre eux acceptèrent de nous donner un coup de main en plus de leurs affaires respectives, tellement celle-ci était complexe et causait d’émotion dans la population. Cependant, malgré l’énergie de toutes les personnes mobilisées, aucune piste sérieuse n’aboutit, la plupart abandonna en essayer de comprendre, d’autres proposaient des théories comme une secte, certains allèrent même jusqu’à accuser des extra-terrestres ! Mais je devais rester lucide si je voulais garder la moindre chance de résoudre un jour cette enquête. L’idée de la secte cependant n’était pas stupide, je décidais donc de me pencher un peu plus sur cette théorie. Mais comme vous devez vous en douter maintenant, cette piste ne mènera nulle part non plus… Pendant ce temps, les meurtres continuaient à un intervalle assez régulier (environ un nouveau cadavre toutes les deux semaines) et la psychose augmentait de plus en plus dans la population locale, certaines personnes qui ont eu la possibilité de déménager, au moins le temps que l’affaire soit définitivement réglée ne se firent pas prier pour plier bagages le plus vite possible, comme le rapportaient certains déménageurs dans des journaux. Quant à moi je ne savais plus quoi faire. J’avoue avoir été tenté d’abandonner, de ne plus chercher à comprendre mais il me fallait penser aux gens effrayés, aux familles des victimes qui ont droit de connaître le ou les monstres qui leur ont arraché un membre de leur famille, je pensais aussi à ces criminels qui devaient payer de leurs actes inhumains, non je ne devais surtout pas abandonner.
II
Enfin, au bout de plusieurs mois d’enquête, une nouvelle piste était envisagée. Tout d’abord, je pensais que cette piste ne mènerait à rien, comme toutes les autres mais, c’était mon devoir de vérifier absolument toutes les possibilités, et celle-ci ne me décevra pas. Un homme d’une cinquantaine d’années visiblement désorienté et très affaibli a été trouvé errant dans la ville de Pontorson, à une dizaine de kilomètres environ du mont saint Michel. Transporté en urgence à l’hôpital principal de Rennes en raison de son état extrême d’affaiblissement, il aurait selon les premiers médecins à l’avoir ausculté, tenu des propos incohérents dont les mots qui revenait les plus souvent était ceux de meurtres, moines maudits, expérience ratée, carnage, réanimation, dissection, Cthulhu, etc. Je me présentais donc au chevet de cet homme, en compagnie de deux agents de police. Je découvrais un homme effectivement âgé d’une cinquantaine d’années, assez grand, avec des cheveux gris clairs et de petits yeux bleus fuyant cachés derrière d’épaisses lunettes. Dans son regard, on pouvait deviner une très grande intelligence, mais une intelligence malsaine, contamineé par une folie évidente. Je devinais à son accent qu’il était américain, ce qu’il me confirma par la suite. Alors que je lui demandais ce qu’il savait de l’affaire sur laquelle j’enquêtais, il me tendit un carnet, son carnet personnel dans lequel était inscrit toute sa vie, toutes ces actions et, par la même occasion toutes les réponses sur ce qui a été défini comme « la plus grande affaire criminelle de tous les temps ». La suite de ce récit est donc le résumé de son carnet, ainsi que les réponses aux questions auxquelles il a bien voulu répondre. Dans le cas où l’on me prendrait pour un fou, j’ai toujours ce carnet en ma possession et, de plus les deux agents présents avec moi peuvent confirmer la véracité de mes propos. Le nom de cet homme est Herbert West.
Herbert West est né en 1885 à Genève, en Suisse où il a passé toute sa jeunesse. Issu d’un milieu plutôt aisé, il développe assez jeune une obsession morbide pour la mort. Lors de sa septième année de vie, il dit avoir découvert le cadavre d’un homme dans les bois. Dès lors, ce cadavre l’obsède, il se met à se poser des tas de questions sur le sujet, qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que la mort ? Peut-on inverser le processus et ramener les tissus morts à la vie ? Herbert West était profondément matérialiste, pour lui le concept de l’âme n’est qu’une pure ineptie que les hommes ont inventé pour se rassurer et craindre moins la mort. Mais Herbert ne craint pas la mort, elle le fascine, l’obsède. L’obsession devint tellement forte que, à l’âge de 20 ans en 1905, il décide de quitter la Suisse pour se rendre à Arkham, dans le Massachusetts afin d’étudier la médecine dans la prestigieuse université de Miskatonic. Là-bas, la plupart des cours l’ennuyait, seul les moments où il avait l’opportunité d’approcher des cadavres l’intéressait. Son rêve est de trouver un moyen de vaincre la mort, de mettre au point un remède capable de réanimer les tissus morts. Cette obsession lui causât beaucoup de tort, notamment de la part de ces professeurs qui lui conseillèrent d’oublier ce projet complètement fou de ramener les morts à la vie. Alors, il décida de procéder dans le secret à ces sinistres expériences. Seul un autre étudiant de l’université, qui est seulement qualifié de « mon seul véritable ami » dans son journal était au courant et participa à ce projet fou. Il a, après bien des nuits blanches réussi à créer un sérum qui selon lui, serait capable de ramener les cellules mortes depuis peu à la vie, il dit avoir réussi à ramener des cadavres de petits animaux (oiseaux, rats et même des chats) à un certain niveau de conscience, plus ou moins réussi mais il ne désespérait pas, chaque nouvelle réanimation était meilleure que la précédente, grâce à une amélioration constante de son sérum, qu’il modifia en fonction des ratés ou des réussites de ces réanimations. Mais il voyait plus gros, de petits animaux ne lui suffisaient plus, il voulait tenter le coup sur des cadavres humains. Encore une fois, il se heurta aux autorités de l’université qui lui refusèrent de lui confier des corps pour ses expériences. De plus, on le menaça de le renvoyer de l’université s’il persistait dans cette idée de vouloir réanimer des morts. Alors tant pis, avec l’aide de son ami, ils trouvèrent un vieille ferme abandonnée près d’un cimetière local et, quand ils n’avaient pas cours, ils décidaient de scruter les avis de décès dans le but de trouver le cobaye parfait, ils leur fallaient une personne décédée le jour même, étant en bonne condition physique au moment de sa mort, ils privilégièrent donc les victimes d’accidents. Mais hélas, aucune des réanimations ne fut à la hauteur des espérances du docteur West. Le premier réanimé s’enfuit en brûlant la ferme, le second s’enfuit aussi mais il tua dix-sept personnes en les mutilant affreusement, avant d’être rattrapé puis enfermé dans un asile où il se cognera la tête contre des murs pendant seize ans d’affilés et quant au troisième, il fût abattu par West de six balles après que celui-ci eut très probablement commis un meurtre affreux. Quant à toutes les autres tentatives de réanimation elles ne furent que partielles ou totalement inexistantes, quelques fois le cadavre ouvrait les yeux avec un air épouvanté, lâchait un râle de profonde agonie puis, retombait, raide mort. Les recherches du docteur West, bien qu’effectuées avec de grandes précautions et dans la discrétion la plus totale finirent quand même par susciter des doutes dans la population locale et les autorités commencèrent à s’intéresser à lui d’un peu trop près selon le Dr West. C’est à ce moment qu’il commença à imaginer un plan qui lui permettrait de s’enfuir en ayant la certitude de ne pas être poursuivi. Le meilleur moyen étant de se faire passer pour mort. Heureusement son « meilleur ami » était toujours avec lui et, si il parvenait à le faire croire mort, le tour était joué. Le Dr West avait déjà une idée pour la mise en scène de sa mort, il fallait à présent attendre le moment opportun. Le Dr West avait fabriqué un mannequin à son effigie, lui ressemblant comme deux gouttes d’eau. Il avait également concocté un puissant hallucinogène. Selon lui, les effets de cet hallucinogène avec n’importe laquelle des représentations humaines avaient pour effet que la personne droguée voyait cette personne se faire assassiner de manière particulièrement horrible. Un matin, en lisant son journal, le Dr West trouva enfin le prétexte rêvé pour s’enfuir définitivement. Un article rapporta qu’un patient de l’hôpital psychiatrique qui se cognait la tête depuis seize ans et responsable de dix-sept meurtre s’était échappé. Le docteur West mit alors son plan à exécution, il fallait qu’il garde son mannequin à portée de main. Il drogua le repas de son ami qui n’allait pas tarder à se réveiller et, touche finale il plaça des cendres dans l’immense incinérateur de la cave qui servait à se débarrasser des corps des réanimations loupées. Ce matin donc, une fois que son ami eut mangé son petit-déjeuner, le Dr West mit le mannequin sur son fauteuil avant de s’enfuir. Le lendemain, son ami prétendra que Herbert West fût tué, découpé en morceaux et brûlé dans l’incinérateur par une horde de « zombies » guidés par le patient évadé de l’hôpital psychiatrique, d’après ce qu’ont rapporté les journaux. Herbert West se mit en quête du premier bateau à destination du vieux continent, peu importe le pays, ce qu’il voulait c’était de quitter l’Amérique pour éviter tous les risques d’être poursuivi. Sa psychose ainsi que son manque évident d’humanité l’ont empêché de prendre des nouvelles de cet « ami », peu importe si on l’eut cru ou non, il pouvait très bien être en prison pour un meurtre qui n’a même pas existé, le Dr West s’en fichait.
C’est donc en 1925, alors âgé de 40 ans que Herbert West arriva en Normandie, France totalement par hasard. Heureusement pour lui, il n’était pas venu les mains vides. Tout d’abord, il n’a pas le problème du barrage de la langue car, étant originaire de Genève en Suisse, le français était sa langue maternelle. De plus, il avait avec lui son diplôme de médecine et, peu importe si celui-ci était à son nom ou pas car à moins de devenir criminel, personne ne devrait enquêter sur son passé et ainsi découvrir qu’il était prétendu mort aux Etats-Unis, il ne pensa donc pas à usurper une identité. Il s’est ensuite installé à Caen en tant que médecin généraliste. Bien que se consacrant uniquement à ses nouveaux patients, la réanimation des morts tortura toujours son esprit. Il m’avoue que quelquefois, il se surprenait à regarder avec envie des personnes dont le cadavre ferait un bon sujet pour une réanimation. Cette nouvelle vie ne durera que cinq ans lorsque, en 1930 il décida subitement d’abandonner son cabinet, à la stupeur et la consternation générale car, en effet grâce à ces grands talents de médecins, il était devenu très apprécié. Un matin de 1930, alors qu’un nouveau patient arriva à son cabinet, celui-ci lui dit le connaitre, il lui dit qu’il était américain et qu’il avait vu son visage et son nom dans les journaux et qu’il était au courant de ces travaux sur la réanimation. La peur s’empara alors du Dr West mais l’homme le rassura tout de suite et lui proposa même une sorte de marché, en l’échange de travaux que le Dr West devra effectuer pour une société secrète dont l’homme mystérieux dit faire parti, une certaine « secte de Cthulhu », ceux-ci s’engageront à donner au Dr West en échange une bonne paye et la promesse d’être toujours sous protection. En revanche, si celui-ci refusait, il serait très possible que quelqu’un dénonce un certain médecin prétendu mort aux Etats-Unis… Le docteur West annonça dès le lendemain la fermeture de son cabinet à la surprise générale en promettant un remplacement rapide, la peur de devoir retourner aux Etats-Unis et de devoir s’expliquer sur ses agissements là-bas était trop grande pour qu’il veuille prendre le moindre risque d’y retourner. Le rendez-vous avec l’homme de la veille était fixé l’après-midi même. Comme à son habitude, le docteur West détestant être en retard était arrivé en avance d’une bonne heure sur le lieu de rendez-vous. Plus le temps passait, plus l’angoisse grandissait en lui, que lui voulaient ces hommes ? Pourquoi s’adresser à lui ? Le docteur West avait déjà une petite idée sur la question, et s’ils lui demandaient de réanimer des corps ? Cela semblait assez logique en vue de ce qu’ils savaient sur ces expériences aux Etats-Unis mais d’ailleurs comment savaient-ils ? Il est vrai que des rumeurs ont circulé mais personne à part son « meilleur ami » n’était réellement au courant des expériences menées. Mais, au fond de lui il ne put s’empêcher de ressentir tout de même une certaine excitation, réanimer des corps était le but ultime de sa vie même si cela faisait maintenant plus de cinq ans qu’il essayait de ne plus y penser du tout. Enfin quelqu’un arriva. Il s’agissait bien du même homme que la veille. Celui-ci manifesta son contentement de revoir le docteur West et d’apprendre la participation de cet éminent scientifique à la cause de Cthulhu, d’après ce qu’il lui dit en le saluant. Le docteur West ne comprenait pas, il demanda alors qui était ce mystérieux Cthulhu ce à quoi l’homme répondit que Cthulhu est le seul dieu capable de sauver le monde et que la secte a pour but ultime de faire revenir Cthulhu sur ce monde et ainsi rétablir l’équilibre sur terre. L’homme lui dit aussi que l’aide d’un aussi grand scientifique que lui était indispensable à l’accomplissement de cet œuvre. L’homme précisa aussi que toute l’histoire de la secte ainsi que tous les travaux qui lui seront demandés lui seront expliqués une fois arrivé dans le quartier général de la secte, dans une grotte secrète au cœur même du mont saint Michel.
IV
D’après son carnet, c’était la première fois que le docteur West allait au mont saint Michel. Bien sûr, il en avait déjà entendu parler et l’avait quelques fois aperçu lors de ses périodes de vacances ou il se promenait sur le bord de la plage, mais il n’avait encore jamais songé à y aller. C’était un lieu impressionnant jonché de petites ruelles et dominé par une imposante abbaye. Seulement, le docteur West n’eut pas le temps d’admirer cette merveille architecturale à la fois romane pour la crypte et gothique pour l’abbaye. Après avoir traversé un véritable labyrinthe de ruelles, l’homme s’engouffra tel un fantôme dans l’abbaye et, après avoir passé de nombreuses salles sans même y prêter attention, il s’arrêta enfin dans une espèce de petite grotte, ou était seulement présent un petit autel, avec une croix au fond. L’homme appris au Dr West que l’entrée de la grotte qui renferme la secte de Cthulhu se situe juste en dessous de cet autel qui est en réalité la chapelle saint Martin. L’homme actionna une manette caché derrière la chapelle et celle-ci se mit à pivoter grâce un système de poulie très ingénieux dont le mécanisme se situe entièrement sous la chapelle, de manière à ne pas attirer l’intention des curieux. L’homme fit un signe au docteur West, l’incitant à le suivre dans un escalier sombre qui fait maintenant place à la chapelle. Descendant en second, l’homme actionne alors une deuxième manette qui remet la chapelle à sa place initiale, les enfermant dans les entrailles du mont saint Michel. Au début, la descente fut pénible car il n’y avait quasiment pas de lumières mais, au fur et à mesure de leur avancé, la lueur que le docteur West devinait dès le début se fit de plus en plus insistante, ayant pour effet d’augmenté le rythme des battements de son cœur. Cette lumière finit par les inonder complètement lorsqu’ils arrivèrent enfin à la fin de l’escalier, et qu’ils débouchèrent dans une immense salle où régnait une activité constante. La salle, qui à la basse était une grotte mesurait facilement cinq mètres de haut et s’entendait en largeurs par d’innombrables couloirs sombre. A l’embouchure de certains couloirs, il y avait, selon le Dr West des émanations de lumière verte ou violette, accompagné parfois d’odeur très désagréable et même parfois de cris effroyable, comme si quelqu’un était torturé. Mais le fait le plus surprenant n’étais pas là, tous ces personnes était habillé comme des moines. C’est à ce moment que l’homme qui l’accompagnait se mis lui aussi dans cette tenue, avant de lui annoncer qu’il allait le conduire au gourou de la secte qui allait lui expliqué dans les moindres détails la mission qui l’attendait ici.
Le docteur West s’est donc retrouvé devant un homme qui selon lui dégageait un charisme indéniable. La salle dans laquelle ils se trouvaient était assez vaste, avec un large bureau au milieu de la pièce. Dans les deux coins du fond se trouvait des statues représentant un monstre gigantesque avec de grandes ailes semblable à celles des chauves-souris, une tête muni de tentacules et un corps recouvert d’écailles. Il s’agissait de deux représentations de Cthulhu. Le gourou lui expliqua tout de l’histoire de la secte et de sa mission ici. Il lui précisa également que maintenant qu’il était ici, il ne pouvait plus faire marche arrière et qui si il tentait de s’enfuir ou de prévenir qui que ce soit, les représailles seraient terribles. Voici donc selon le témoignage du docteur West sur l’histoire de la secte de Cthulhu :
Les adorateurs de Cthulhu existent depuis l’apparition du livre maléfique, le Necronomicon d’Abdul Alhazred. C’est dans ce livre que sont apparu pour la première fois les grands anciens dont Cthulhu est apparemment le plus célèbre. Les adorateurs de Cthulhu sont partout dans le monde, la plupart mène une vie tout à fait normal et adore Cthulhu en secret mais les plus « fanatiques » de ces adorateurs on rejoint la secte et venaient d’un peu partout dans le monde. Ils ont voyagé un partout à travers le monde pour trouver le meilleur endroit où s’installé pour effectuer leur mission de faire revenir Cthulhu. Cet endroit, ils l’ont trouvé en 1919 alors qu’ils sillonnaient la France, il s’agissait du mont saint Michel. Ils sont entrés dans le mont sans se faire repérer des habitants puis dans l’abbaye ou ils ont sans pitié massacré tous les moines alors endormis. Ils s’étaient attribué le titre de « moines maudits ». Ensuite certains d’entre eux, les plus crédibles physiquement ont pris la place des moines et étudié la bible ainsi tous les préceptes des offices religieux grâce à d’anciens chrétiens présents dans la secte, afin de n’éveiller aucuns soupçons. Les autres restaient quasiment tout le temps dans la grotte où ils s’étaient organisé une vrai société miniatures grâce aux talents de chacun, il y avait en effet des anciens cuisiniers, des anciens marchands qui tenaient des boutiques sur le mont, des anciens médecins et chirurgiens qui pratiquaient des expériences sur des cadavres etc. Seulement voilà, malgré leurs volontés plus que certaines, ils ne connaissaient aucun moyen de faire revenir Cthulhu. Ils n’avaient en leur possession aucun exemplaire du Necronomicon d’Abdul Alhazred qui est un livre extrêmement rare en raison des censures et autodafé dont il a été victime. Le seul livre sur le sujet en leur possession est deos Cthulhu de Nathanaëlle Derleth, mais celui-ci ne proposait qu’une seule manière d’invoquer Cthulhu, hélas irréalisable, il fallait selon le livre transformé un corps humains en représentation la plus fidèle possible de Cthulhu et que se corps soit bien évidemment, vivant. Les moines maudits se mirent alors en quête d’un moyen de réalisé ce projet complètement fou. Il était clair pour eux qu’ils ne pourraient jamais faire cela seuls, ils leurs fallait une aide extérieurs. C’est donc en 1930 que l’un des moines assigné à la tache de trouvé quelqu’un capable de cet exploit repéra cet étrange médecin du nom de Herbert West. Il effectua des recherches sur cet homme qui lui semblait curieux. Autour de lui personne ne connaissait de « Herbert West ». Puis, il demanda à des adeptes de la secte et il y en avait un (un américain qui avait étudié à l’université de Miskatonic) qui effectivement avait déjà entendu parler d’un certain docteur West qui pratiquais des expériences à ce que l’on disait assez malsaine, il avait même entendu parler d’un certains remède qu’il aurait concocté pour faire revenir les morts à la vie. Enfin, ils en sont persuadés, c’est ce docteur West qui leur faut. Voilà donc comment le docteur West s’est retrouvé enrôlé dans cette secte.
V
Pour cette partie du récit, celle qui sans aucun doute nous intéresse le plus, j’ai pris la liberté de retranscrire mot pour mot les écrits du docteur West, choix qui me semble personnellement le plus judicieux :
Après mon entretien, les moines me conduisirent vers le laboratoire. La succession de couloirs sombres me comblait de bonheur, je me sentais enfin dans mon élément, à l’abri, libre de toutes les contraintes extérieures, avec la possibilité de réaliser toutes les expériences possibles et surtout, l’assurance de ne jamais plus avoir de limites imposées, enfin plus de questions d’éthique ou de morale imposées par ces vieux professeurs dépassés et aigris de l’université de Miskatonic ! Le laboratoire était une pièce très impressionnante, hormis les murs et le plafond en roche brut, il s’agissait d’un véritable laboratoire comportant tous les instruments de chimies et quasiment toutes les substances chimiques connues, en plus ou moins grande quantité en vue de leur rareté, en tout cas je vis absolument tous les instruments et toutes les substances nécessaires à l’élaboration de mon sérum. Çà et là, se trouvait des morceaux de cadavres ou des petits animaux conservés dans du formol. Qui a-t-il de plus beau qu’un cerveau humain intact ? Les mystères de cet organe sont encore multiples même pour moi. Quel bonheur de pouvoir admirer ces pliures qui permettent au cerveau d’être plus performant que si il était complètement lisse. En effet, ces pliures permettent de stocker plus d’informations, de neurones, de matière grise car elles permettent à cet organe d’avoir la plus grande masse possible dans la capacité volumique que lui offre la boite crânienne. Sans elles, nous ne serions pas aussi intelligents.
Mais ce n’était pas tout car, situé juste à côté du laboratoire se trouvait une véritable salle de chirurgie avec, encore une fois toute la technologie moderne d’opération et, il y avait même des chambres froides afin de garder des corps intacts. Il y avait également un bloc opératoire supplémentaire plus sécurisé dont on me refusait l’accès. Assez vexé, je demandais des explications quant à ce refus. Les moines me répondirent que les médecins de la secte étaient alors en pleine expérience. Quand je leur dit que en tant que médecin, il me semblait que je pouvais pénétrer dans le bloc sans problème, ceux-ci hésitèrent un moment mais ils finirent par me donner l’autorisation d’accès. Quelle ne fût pas ma surprise quand je pénétrais dans cette salle ! Sur la table d’opération était allongé un homme, solidement attaché et hurlant à plein poumons. Autour de lui, cinq médecins semblaient réaliser une véritable dissection. Le ventre de l’homme était ouvert et laissait apercevoir les intestins et l’estomac. A l’arrière, un autre médecin avait attaché la tête de l’homme de telle manière que celle-ci était complètement paralysée. Le dessus du crâne avait été tout simplement amputé et le cerveau était à l’air libre ! Dans ces conditions, je doutais que l’homme survive longtemps, l’expérience allait surement bientôt prendre fin. En effet, quelques minutes plus tard les cris s’éteignirent et le silence régnait dans la salle d’opération. Quand je demandais aux médecins ce qu’ils avaient fait, ils me répondirent tout simplement qu’ils avaient pratiqué une vivisection sur un homme, même pas anesthésié ! C’était selon eux pour mieux comprendre les mécanismes de la douleur… Quelle magnifique idée ! Comment ai-je pu ne pas y avoir pensé plus tôt ! Il s’agit sans aucun doute du meilleur moyen de comprendre le corps humain, une dissection sur un corps en bonne santé, en vie et en pleine conscience, je me promis d’essayer plus tard, peut-être que ça m’aidera à élaborer un sérum encore meilleur, grâce à de nouvelles connaissances que j’aurais acquises. Quand je demandais d’où provenait cette personne sur la table, ils me répondirent qu’il s’agissait d’un touriste seul, qu’ils ont réussi à kidnapper discrètement alors que celui-ci visitait le mont. Je n’en demandais pas plus, après tout, la façon dont il se procurait des cobayes humains m’importait peu.
Je demandais aux moines comment ils ont pu construire cet impressionnant laboratoire ainsi que ces salles d’opérations sous terre et surtout, comment ils ont réussi à se procurer certaines substances qui sont pourtant très rares. L’un d’eux me répondit que la secte était composée de personnes très diverses, il y avait des membres originaires de tous les pays du monde et ceux-ci ont rapporté de leur pays d’origine toute sorte de produits quasi-inconnus en Europe. Ils m’expliquèrent également qu’il y avait parmi eux d’anciens chimistes, des architectes et des maçons et que ce sont eux qui étaient à l’origine de la création de ces trois salles. Je leur demandais de me rechercher une représentation de Cthulhu, car je devais donner vie à une créature lui ressemblant le plus possible. Je leur expliquais que l’expérience allait être surement très longue car faire revenir à la vie un corps composé de plusieurs individus différents est bien plus compliqué que de réanimé un corps entièrement composé, et que les chances de réussite n’était bien évidemment pas de 100%. J’ai déjà réussi quelques expériences de réanimation de plusieurs cadavres ensemble, notamment un chien avec un bras humain ou encore des morceaux de corps, comme une main. L’expérience était donc possible, mais difficile et il me faudrait beaucoup de travail. J’expliquais tous sa aux moines et ils me répondirent que je pouvais prendre le temps qu’il me faudrait, tant qu’il y avait un résultat à la clé. Enfin, une représentation me parvint. C’était bien la même que les statues dans le bureau du gourou de la secte, une créature avec de grande ailes de chauve-souris, une tête munis de tentacules et le corps recouvert d’écailles. C’était une créature assez monstrueuse et bien évidemment, je ne pourrais jamais crée un corps identique, mais je ferais de mon mieux. Ce nouveau défi me combla d’excitation, je pourrais enfin pouvoir prouver au monde l’étendue de mon talent, grâce à moi, un dieu se réveillera et il rétablira l’équilibre sur terre, je serais à l’origine d’un nouveau monde et la population mondiale sera obligée de reconnaître mon talent incommensurable ! Cependant, il me fallut quelques jours de réflexions avant de trouver un moyen réalisable. Je pouvais prendre un corps humain, lui greffer des ailes de chauves-souris géantes et mettre une tête de pieuvre à la place de la tête humaine. Ensuite la tâche la plus complexe sera d’élaborer un sérum assez puissant pour réanimer le corps. Un autre problème de taille était bien évidemment de trouvé des corps assez frais, des chauves-souris géantes et des pieuvres… Lorsque je fis part de cela aux moines, ceux-ci me répondirent que pour les corps, il n’y avait aucun problèmes, lorsque que l’un des membres mourait, il était immédiatement conservé dans l’une des chambres froide de la salle d’opération, il y avait une quinzaine de corps. Quant aux chauves-souris et aux pieuvres, ils me demandèrent quelle race il me fallait exactement, car il y avait un zoologue parmi eux qui ferait son possible pour ramener jusque ici les spécimens dont j’avais besoin. Je lui parlais donc des Pteropus giganteus (Chauve-souris géantes) qui vivent essentiellement en Chine et des Enteroctopus dofleini (pieuvres) vivant essentiellement dans le pacifique nord. « Pas de problème ! » Me dit le zoologue, « il lui faudra certainement plusieurs semaines pour rapporter des spécimens au mont saint Michel dans la plus grande discrétion ». J’expliquais aussi qu’il fallait construire des bassins pour garder en vie les pieuvres et des enclos assez grands pour les chauves-souris, les maçons et architectes se mirent immédiatement à la tâche. Pendant ce temps, je m’entraînai à confectionner un sérum différent de celui que j’avais l’habitude de réaliser car cette fois, les corps à réanimé n’ont rien à voir avec ceux que j’avais l’habitude de traiter et, parallèlement, je m’initiai à la vivisection humaine. Voir en direct les réactions des différents organes sur un corps vivant était une expérience incroyable, je ne comprendrais donc jamais l’histoire de « l’éthique médical » interdisant ce genre de pratiques. Mais le plus important dans l’immédiat était bien évidemment la création d’un nouveau sérum, quel extase de me replonger dans mes expériences de jeunesse ! En attendant les chauves-souris et les pieuvres, je retentais l’expérience sur quelques corps déjà à ma disposition. Sur cinq corps, un fut un échec total, deux reprirent conscience quelques secondes seulement et les deux autres furent entièrement ramené à la vie, avant que je ne sois obligé de les abattre pour éviter un carnage, comme avec un de mes réanimés qui tua dix-sept personnes, quand j’étais encore aux Etats-Unis. [… ]
Enfin, les chauves-souris et les pieuvres ont pu être acheminées jusqu’ici. Seulement voilà, deux problèmes vont encore ralentir mes recherches. Le premier concerna les chauves-souris. Car, bien que ce soit des chauves-souris géantes, leurs ailes étaient encore trop petites pour être mise sur un corps humain. Il me faudra donc travailler en parallèle sur ce problème. Le second problème concerna lui, les pieuvres. En effet, les pieuvres vivent sous l’eau et la créature finale devra elle, vivre à l’air libre… Les cellules de l’animal risquent de ne pas supporter ce contact hors de l’eau, je me rendais compte à ce moment que ma mission était encore plus compliquée que ce que j’avais prévu à l’origine… Mais je ne me décourageais pas, cette mission était pour moi un véritable défi et j’avais confiance en mes talents. [… ]
Et j’avais raison d’avoir confiance ! Le problème de la taille des chauves-souris géantes fus rapidement réglé, un simple régime d’hormones de croissance et, en seulement deux semaines elles atteignirent une taille humaine, parfait ! En revanche, le problème des pieuvres était beaucoup plus complexe, il me fallait modifier leur ADN pour avoir la moindre chance de réussite. Après de très nombreux échecs, je parvins enfin a recrée in-vitro une première pieuvre, et à modifier légèrement son ADN. Je fis la même chose avec cette première création et, ainsi de suite jusqu’à que l’ADN soit assez modifié pour permettre à ces animaux de survivre en milieux aérien. Ce problème me prit quatre années pour sa résolution. [… ]
Enfin, je pus faire ma première tentative, quelle excitation ! Tout d’abord il me fallait sélectionner un corps capable de réussir l’expérience. Je pris celui d’un homme d’une trentaine d’années mort par accident. Ensuite je devais lui greffé les ailes de chauves-souris, et les raccorder à son système nerveux. Chose qui fut assez aisée. Ensuite, le plus complexe restait à venir greffer la pieuvre à la place de la tête et espérer que celle-ci une fois réanimée ne reprennent pas les instincts primitifs de la pieuvre et ne recherche à regagner la mer ! Le seul espoir résidait dans le fait qu’il était encore possible que la mémoire, les instincts et la personnalité d’une personne ne résident pas uniquement dans son cerveau, mais, dans absolument toutes les cellules de son corps, chose que je pense et espère être vrai. Enfin, je réussis à greffer cette dernière pièce, quelle chef-d’œuvre ! Enfin après huit années de recherches, la voilà cette représentation humaine de Cthulhu. Le moment était venu pour moi de voir si mon nouveau sérum fonctionnait ou non. Je frissonnai d’excitation quand je vis le liquide jaunâtre disparaitre dans ce corps. Cinq minutes, toujours rien… Mais je ne m’inquiétais pas, certaines réanimations sont parfois assez longues à se manifester. Enfin, quinze minutes plus tard, je sentis le cœur battre et les mains bouger ! La créature se lève, de dirige la porte et… s’effondre et meurt. Mon excitation s’était transformé en stupéfaction et en déception en un dixième de seconde… Mon sérum n’était pas encore parfait, je devais l’améliorer toujours plus… Cependant je prévins les moines que l’expérience serait sans doute réussie dans quelques semaines, ceux-ci en profitèrent pour mettre au point leur plan d’action… Car le fait que la créature survive ne suffisait pas à faire revenir Cthulhu, il fallait également que celle-ci commette un ou plusieurs sacrifices. [… ]
Enfin, trois semaines seulement après ma première tentative, la troisième fut la bonne, le corps réanimé vécut ! J’ordonnai aux moines qu’il soit enfermé dans une cellule à l’origine pour les chauves-souris afin d’éviter qu’il ne s’en prenne aux moines, ou à moi-même. La créature était très agitée dans sa cage, je fus obligé de l’endormir avec une flèche anesthésiante pour que nous puissions la transporté sans risques. Le plan était de l’acheminé quelques part dans la campagne afin qu’il tue un maximum de personnes pour avoir un maximum de chances de faire revenir Cthulhu, de nuit bien évidemment car les rayons du soleil pourrait abimer les ailes ou encore la tête de pieuvres, qui pourrait, malgré l’ADN modifié, se dessécher si elle restait trop longtemps sous les rayons du soleil… [… ]
Et ce fut ainsi qu’un matin de 1940, le lendemain de la libération de la créature, que nous apprenions par les journaux qu’un crime avait été commis dans le petit village de Pleine-Fougères. Le corps présentait de multiples griffures, ce qui se comprenait car la créature agissait comme un animal féroce. J’avais enfin réussi a créé une vie parfaite, capable de s’adapter malgré ces difformités. En revanche je ne compris pas tout de suite pourquoi elle avait fait des entailles aussi profondes au niveau des omoplates et pourquoi la victime avait été à moitié décapitée. Ce n’est quelques jours plus tard que je compris, la créature essayait de transformer la victime en elle-même en s’en prenant violemment à toute les partie du corps qui différenciait de son corps à elle, en l’occurrence les omoplates à cause des ailes et la décapitation à cause de la tête de pieuvre… Ainsi la créature possédait une certaine forme d’intelligence, fascinant ! Les jours suivants nous apprenions d’autres meurtres similaires, ce qui prouvait que la créature parvenait à survivre et à rester discrète, car aucun témoin ne disait avoir vu une créature avec des ailes et une tête de pieuvre. Maintenant j’attendais, impatient le retour de Cthulhu, ce qui signifierait ma réussite !
Le journal du docteur West s’arrêtant ici, la suite est donc composée des réponses du dernier à mes questions.
Après ce succès, le docteur West a voulu crée une deuxième créature identique à la première. L’expérience fut un succès, la créature parvint à vivre. Seulement, contrairement à la première fois, celle-ci a été beaucoup plus rapide que la première, elle sauta à la gorge du docteur. Un moine, présent à ce moment tenta d’aider le docteur mais fut pris pour cible par le monstre, ce qui permit au docteur de s’enfuir et de donner l’alerte générale. Quel chaos ce fut, certains tentèrent de s’échapper et y sont parvenus, mais d’autres furent tués par le monstre. Le docteur West fait parti des chanceux qui ont pu s’échapper mais d’après lui, la plupart des moines sont morts, seule une poignée ont survécus et ont maintenant disparus, tout comme la deuxième créature…
Par la suite le docteur West fut interné à l’hôpital psychiatrique où il restera jusqu’à la fin de ses jours. Au mont saint Michel, nous avons effectivement trouvé de nombreux corps mutilés, un laboratoire très sophistiqué, une salle d’opération, des chauves-souris gigantesques et des pieuvres dans les bassins… seulement tout cela prouve une horrible vérité, il y a maintenant dans la nature deux créatures monstrueuses et sanguinaires capables de tuer n’importe qui sur leur passage, et un groupe de fanatiques prêt à toutes les exactions possibles afin d’assister au retour d’un dieu monstrueux…

08/2014
  • Phonétique : Re Animator

    ʁə animatɔʁ
    i
    lə pʁəmje məʁtʁə y ljø dɑ̃ la peʁifeʁi dœ̃ pəti vilaʒə də bʁətaɲə nɔme plεnə fuʒεʁə, nɔ̃ lwɛ̃ də la fʁɔ̃tjεʁə avεk la nɔʁmɑ̃di. lə tɑ̃z- etε ɔʁaʒøz- e lε ku də tɔneʁə kɔmɑ̃sε a ʁezɔne o lwɛ̃. a la sɔʁti dy vilaʒə sə tʁuvε œ̃ ɡʁɑ̃ ʃɑ̃. lə kɔʁz- afʁøzəmɑ̃ mytile fy ʁətʁuve ɑ̃ fasə də la limitə də sə ʃɑ̃, o miljø də døz- aʁbʁə- səl. ɑ̃tʁə sεz- aʁbʁəz- e sə ʃɑ̃ sə tʁuvε ynə ʁutə pø fʁekɑ̃te e, plys lwɛ̃ vεʁ lə nɔʁ, la siluεtə dy mɔ̃ sɛ̃ miʃεl sə distɛ̃ɡε paʁfεtəmɑ̃. nuz- esjɔ̃z- ɑ̃ milə nəf sɑ̃ kaʁɑ̃tə e, dyʁɑ̃ tutə ma kaʁjεʁə o sɛ̃ də la pɔlisə bʁətɔnə, ʒə navε ʒamε vy paʁεjə ɔʁœʁ. ʒə mapεllə ətjεnə ʁiʃaʁ e səla fəzε alɔʁ tʁɑ̃tə ɑ̃ kə ʒetε kɔmisεʁə pʁɛ̃sipalə ɑ̃n- ilə e vilεnə. lə kɔʁ dəvɑ̃ mwa etε səlɥi dœ̃n- ɔmə ny, alɔ̃ʒe syʁ lə vɑ̃tʁə e aʒe dynə tʁɑ̃tεnə dane. utʁə lə nɔ̃bʁə ɛ̃sɑ̃se də ɡʁifyʁəz- e də blesyʁəz- ɑ̃ tu ʒɑ̃ʁə pʁezɑ̃tə syʁ la kazi tɔtalite dy kɔʁ, lə plysz- ɔʁiblə etε lεkspʁesjɔ̃ də la viktimə. œ̃ ʁiktys dɔʁœʁ a ɡlase lə sɑ̃ dy plysz- aɡeʁi dεz- ɔmə safiʃε syʁ sɔ̃ vizaʒə. də plys, il sɑ̃blε kə kεlkyn (u plyto kεlkə ʃozə) setε aʃaʁne syʁ lə ku dy povʁə ɔmə, kɔmə si ɔ̃n- avε vεnəmɑ̃ tɑ̃te də lə dekapite. e sεt ɔmə, u sεtə ʃozə avε paʁsjεllmɑ̃ ʁeysi kaʁ la mwatje dy ku avε ete liteʁaləmɑ̃ deʃikəte. lə dεʁnje elemɑ̃ tʁublɑ̃ fy kə, o nivo dεz- omoplatə, dø plε beɑ̃təz- etε si pʁɔfɔ̃də kə lɔ̃ puvε mεmə distɛ̃ɡe lə blɑ̃ dεz- os. lə tɑ̃ sə fəzε də plysz- ɑ̃ plys mənasɑ̃, la tɑ̃sjɔ̃ otuʁ də mwa etε palpablə, latmɔsfεʁə etε ɔpʁesɑ̃tə, teʁifjɑ̃tə e, ʒə nə sε puʁ kεllə ʁεzɔ̃ mεz- il mə sɑ̃blε kə kεlk ʃozə dafʁøzəmɑ̃ malefikə sə tʁamε dɑ̃ lə kwɛ̃. a sεtə epɔkə, ʒə nə lə savε pa ɑ̃kɔʁə, mε sεtə ɑ̃kεtə səʁε puʁ mwa la dεʁnjεʁə, tɑ̃ εllə fy epʁuvɑ̃tə psikɔlɔʒikəmɑ̃ kɛ̃kɔ̃pʁeɑ̃siblə puʁ ynə pεʁsɔnə sεnə dεspʁi. mε lɔʁœʁ etε ɑ̃kɔʁə piʁə kə sə kə ʒavεz- imaʒine də pʁimə abɔʁ kaʁ, apʁεz- avwaʁ ɑ̃kεte syʁ la viktimə, ʒə mə sɥi ʁɑ̃dy kɔ̃tə kil ni avε absɔlymɑ̃ okynə ʁεzɔ̃ dɑ̃ vulwaʁ a sεtə pεʁsɔnə. sə netε kœ̃ ʒənə ɔmə sɑ̃z- istwaʁə, ki tʁavajε puʁ œ̃ pʁɔdyktœʁ lɔkal də fʁɥiz- e leɡymə, tu lə mɔ̃də otuʁ də lɥi sɑ̃blε lapʁesje, il etε apaʁamɑ̃ ʒeneʁøz- e sεʁvjablə e il navε okœ̃ εnəmi e də plys, il etε maʁje dəpɥi pø e sa famə etε ɑ̃sɛ̃tə. la povʁə vəvə fy ɛ̃kɔ̃sɔlablə. lε kɔ̃klyzjɔ̃ saplikεʁe dɔ̃k dεllə mεmə, il avε ete ʃwazi paʁ-azaʁ. bjɛ̃ evidamɑ̃, sεtə nuvεllə fy œ̃ ʃɔk teʁiblə puʁ tutə lε pεʁsɔnəz- o kuʁɑ̃ də sεtə afεʁə, kɔmɑ̃ œ̃n- εtʁə ymɛ̃ puvε fεʁə pʁəvə dynə osi ɡʁɑ̃də baʁbaʁi, dotɑ̃ plys syʁ ynə viktimə tʁuve paʁ-azaʁ ! lɑ̃kεtə sanɔ̃sε dɔʁəz- e deʒa tʁε kɔ̃plike.
    mε lə piʁə netε maləʁøzəmɑ̃ pa ɑ̃kɔʁə aʁive. ɑ̃n- efε dotʁə- məʁtʁə- kazime similεʁə, puʁ nə pa diʁə idɑ̃tikə sə pʁɔdɥiziʁe œ̃ pø paʁtu dɑ̃ lεz- ɑ̃viʁɔ̃. lə səɡɔ̃ məʁtʁə ʁəsɑ̃se y ljø dɑ̃ la vilə də kɑ̃kalə, ʒystə ɑ̃ fasə də la statɥ dy mɔnyme o mɔʁ, syʁ lə pwɛ̃ lə plysz- eləve də la vilə. sə mɔnyme o mɔʁz- etε sɑ̃z- okœ̃ dutə lə plys bεl ɑ̃dʁwa də kɑ̃kalə, kɑ̃t- il ni avε pa də kadavʁə, evidamɑ̃. œ̃n- imɑ̃sə pjedεstal u fiɡyʁe lε nɔ̃ dε mɔʁ də la pʁəmjεʁə ɡeʁə mɔ̃djalə ɔʁiʒinεʁə də kɑ̃kalə kɔ̃stitɥ lə pʁəmje elemɑ̃ də sə mɔnyme. ɑ̃sɥitə vjεne døz- ɛ̃pozɑ̃tə statɥ də sɔlda sepaʁe paʁ ynə kɔlɔnə e ɑ̃fɛ̃, o sɔmε də sεtə kɔlɔnə sə tʁuvə œ̃n- ɑ̃ʒə, lεz- εləz- e lε bʁa deplje. lə kɔʁ pʁezɑ̃tε εɡzaktəmɑ̃ lε mεmə mytilasjɔ̃ kə səlɥi də plεnə fuʒεʁə. la sələ difeʁɑ̃sə etε kə sεtə fwa sə netε pa œ̃n- ɔmə mε lə kɔʁ dynə famə ki sə tʁuvε alɔ̃ʒe dəvɑ̃ mwa. dɑ̃ lε səmεnə ki sɥiviʁe, lε kadavʁə- pʁezɑ̃tɑ̃ sə ʒɑ̃ʁə də mytilasjɔ̃ sɑ̃ʃεnε dynə manjεʁə ɛ̃kʁwajabləmɑ̃ mɔʁbidə. otɑ̃ kə ʒə mə suvjɛ̃, il i avε la plaʒə də ʃeʁyεks e mεmə lə mɔ̃ sɛ̃ miʃεl u sεtə fwa sə nə fy nɔ̃ pa œ̃ mε dø kɔʁ ki fyʁe ʁətʁuve. syʁ ʃakə viktimə, ɔ̃ ʁətʁuvε dε mɔʁsyʁə, dε ɡʁifyʁə, dε plε mε syʁtu lε tεtəz- a mwatje dekapitez- e a ʃakə fwa, lε dø plε beɑ̃təz- o nivo dεz- omoplatə. la sələ difeʁɑ̃sə a ʃakə fwaz- etε lε viktimə, il i avε dεz- ɔmə, dε famə, dε ʒənə, dε plysz- aʒe, kɔmə si lə (u ləs) tɥœʁ sə fiʃε dy sεksə, də laʒə u mεmə də lɔʁiʒinə εtnikə dε viktimə kaʁ, ɑ̃n- efε ɔ̃ ʁəsɑ̃sε osi bjɛ̃ dε viktimə dɔʁiʒinə nwaʁə kə dɔʁiʒinə blɑ̃ʃə, sə ki ʁɑ̃dε lɑ̃kεtə dotɑ̃ plys difisilə kaʁ ɔ̃ puvε εksklyʁə œ̃ kεlkɔ̃kə kaʁaktεʁə ʁasjal. sələmɑ̃ ʒetε tεllmɑ̃ ɔkype a esεje də tʁuve œ̃ ljɛ̃ ʁəljɑ̃ lε difeʁɑ̃tə viktimə kə ʒə nə vis pa levidɑ̃sə. absɔlymɑ̃ tutə lε sεnə də kʁiməz- ɔfʁε œ̃ pwɛ̃ də vɥ syʁ lə mɔ̃ sɛ̃ miʃεl, a lεksεpsjɔ̃ dε kʁiməz- εjɑ̃ y ljø syʁ lə mɔ̃ lɥi mεmə ! ʒə mɑ̃ vøz- ɑ̃kɔʁə də nə pa avwaʁ fε lə ʁapʁoʃəmɑ̃ plys to, pø tεtʁə kə ʒoʁε py sove kεlk viz- ɑ̃ mɑ̃ ʁɑ̃dɑ̃ kɔ̃tə plys to… sələmɑ̃, a lepɔkə ʒetε tʁε lwɛ̃ də mə dute də sə kə ʒalε dekuvʁiʁ ɑ̃n- alɑ̃ o mɔ̃. la pʁəmjεʁə fwa kə ʒi sɥiz- ale puʁ lɑ̃kεtə (ɔʁmi lε fwaz- u, bjɛ̃ evidamɑ̃ ʒε dy i ale puʁ ɛ̃spεkte lε sεnə də kʁiməs) , e bjɛ̃ ʒə nε absɔlymɑ̃ ʁjɛ̃ tʁuve. sεʁtə, tus lεz- abitɑ̃z- etε o kuʁɑ̃ də lafεʁə e ilz- etε tus teʁifje mεz- a paʁ sa, pεʁsɔnə nə savε ʁjɛ̃, sεʁtɛ̃-abitɑ̃z- ɔ̃ mεmə pʁefeʁe demenaʒe, paʁ pœʁ də dəvəniʁ ynə viktimə də səlɥi kə lε medjaz- avε deʒa kalifje də « ʒak levɑ̃tʁœʁ də luεst fʁɑ̃sεs ». ʒə kitε dɔ̃k lə mɔ̃ sɑ̃z- okynə pistə mε ʒə nabɑ̃dɔnε tu də mεmə pa, ʒavε lɛ̃timə kɔ̃viksjɔ̃ kə œ̃n- u plyzjœʁ-abitɑ̃ dy mɔ̃ sɛ̃ miʃεl savε kεlkə ʃozə syʁ sε məʁtʁə. a paʁtiʁ də sə mɔmɑ̃, ʒə mə miz- a fɔ̃ dɑ̃ sεtə ɑ̃kεtə, i kɔ̃sakʁɑ̃ tu mɔ̃ tɑ̃ libʁə ɑ̃ plys də mɔ̃ tɑ̃ də tʁavaj ɔfisjεl. plɔ̃ʒe dɑ̃ lε ʁapɔʁ dotɔpsi, ɑ̃ʃεnɑ̃ lεz- ɛ̃teʁɔɡatwaʁə, lε syspε, ʒə pasε plyzjœʁ nɥi blɑ̃ʃəz- a esεje di kɔ̃pʁɑ̃dʁə kεlkə ʃozə mε nɔ̃, il falε bjɛ̃ sə ʁɑ̃dʁə a levidɑ̃sə, il ni avε ʁjɛ̃, pa lə mwɛ̃dʁə mɔbilə, pa la mwɛ̃dʁə pistə ni mεmə œ̃ səl syspε vʁεmɑ̃ kʁediblə. ʒə sɥi mεmə ale ʒyska kɔ̃sylte ynə vwajɑ̃tə, mwa ki sɥi si sεptikə e kɔmə ʒə mi atɑ̃dε, ʒε pεʁdy mɔ̃ tɑ̃, sεllə si mə dizε kə setε ynə vɑ̃ʒɑ̃sə divinə e kə la fɛ̃ dy mɔ̃də etε pʁoʃə, kə lεz- ɑ̃ʒə də lapɔkalipsə etε desɑ̃dys syʁ teʁə… ɑ̃fɛ̃, ʒə pʁefeʁε la lεse a sε deliʁəz- e kɔ̃tinɥe plys seʁjøzəmɑ̃. apʁε də nɔ̃bʁøz- eʃεk, ʒə mə miz- a dəmɑ̃de də lεdə a tus lεz- ɛ̃spεktœʁ də bʁətaɲə e də nɔʁmɑ̃di. la kazi tɔtalite dɑ̃tʁə øz- aksεptεʁe də nu dɔne œ̃ ku də mɛ̃ ɑ̃ plys də lœʁz- afεʁə ʁεspεktivə, tεllmɑ̃ sεllə si etε kɔ̃plεksə e kozε demɔsjɔ̃ dɑ̃ la pɔpylasjɔ̃. səpɑ̃dɑ̃, malɡʁe lenεʁʒi də tutə lε pεʁsɔnə mɔbilize, okynə pistə seʁjøzə nabuti, la plypaʁ abɑ̃dɔna ɑ̃n- esεje də kɔ̃pʁɑ̃dʁə, dotʁə- pʁɔpozε dε teɔʁi kɔmə ynə sεktə, sεʁtɛ̃z- alεʁe mεmə ʒyska akyze dεz- εkstʁa teʁεstʁə ! mε ʒə dəvε ʁεste lysidə si ʒə vulε ɡaʁde la mwɛ̃dʁə ʃɑ̃sə də ʁezudʁə œ̃ ʒuʁ sεtə ɑ̃kεtə. lide də la sεktə səpɑ̃dɑ̃ netε pa stypidə, ʒə desidε dɔ̃k də mə pɑ̃ʃe œ̃ pø plys syʁ sεtə teɔʁi. mε kɔmə vu dəve vuz- ɑ̃ dute mɛ̃tənɑ̃, sεtə pistə nə mεnəʁa nylə paʁ nɔ̃ plys… pɑ̃dɑ̃ sə tɑ̃, lε məʁtʁə- kɔ̃tinɥε a œ̃n- ɛ̃tεʁvalə ase ʁeɡyljəʁ (ɑ̃viʁɔ̃ œ̃ nuvo kadavʁə tutə lε dø səmεnəs) εt la psikozə oɡmɑ̃tε də plysz- ɑ̃ plys dɑ̃ la pɔpylasjɔ̃ lɔkalə, sεʁtεnə pεʁsɔnə ki ɔ̃ y la pɔsibilite də demenaʒe, o mwɛ̃ lə tɑ̃ kə lafεʁə swa definitivəmɑ̃ ʁeɡle nə sə fiʁe pa pʁje puʁ plje baɡaʒə lə plys vitə pɔsiblə, kɔmə lə ʁapɔʁtε sεʁtɛ̃ demenaʒœʁ dɑ̃ dε ʒuʁno. kɑ̃ a mwa ʒə nə savε plys kwa fεʁə. ʒavu avwaʁ ete tɑ̃te dabɑ̃dɔne, də nə plys ʃεʁʃe a kɔ̃pʁɑ̃dʁə mεz- il mə falε pɑ̃se o ʒɑ̃z- efʁεje, o famijə dε viktimə ki ɔ̃ dʁwa də kɔnεtʁə lə u lε mɔ̃stʁə- ki lœʁ ɔ̃ aʁaʃe œ̃ mɑ̃bʁə də lœʁ famijə, ʒə pɑ̃sεz- osi a sε kʁiminεl ki dəvε pεje də lœʁz- aktəz- inymɛ̃, nɔ̃ ʒə nə dəvε syʁtu pa abɑ̃dɔne.
    ji
    ɑ̃fɛ̃, o bu də plyzjœʁ mwa dɑ̃kεtə, ynə nuvεllə pistə etε ɑ̃vizaʒe. tu dabɔʁ, ʒə pɑ̃sε kə sεtə pistə nə mεnəʁε a ʁjɛ̃, kɔmə tutə lεz- otʁə- mε, setε mɔ̃ dəvwaʁ də veʁifje absɔlymɑ̃ tutə lε pɔsibilite, e sεllə si nə mə desεvʁa pa. œ̃n- ɔmə dynə sɛ̃kɑ̃tεnə dane vizibləmɑ̃ dezɔʁjɛ̃te e tʁεz- afεbli a ete tʁuve eʁɑ̃ dɑ̃ la vilə də pɔ̃tɔʁsɔ̃, a ynə dizεnə də kilɔmεtʁəz- ɑ̃viʁɔ̃ dy mɔ̃ sɛ̃ miʃεl. tʁɑ̃spɔʁte ɑ̃n- yʁʒɑ̃sə a lopital pʁɛ̃sipal də ʁεnəz- ɑ̃ ʁεzɔ̃ də sɔ̃n- eta εkstʁεmə dafεblisəmɑ̃, il oʁε səlɔ̃ lε pʁəmje medəsɛ̃z- a lavwaʁ oskylte, təny dε pʁɔpoz- ɛ̃kɔeʁɑ̃ dɔ̃ lε mo ki ʁəvənε lε plys suvɑ̃ etε sø də məʁtʁə, mwanə modi, εkspeʁjɑ̃sə ʁate, kaʁnaʒə, ʁeanimasjɔ̃, disεksjɔ̃, ktyly, εtseteʁa. ʒə mə pʁezɑ̃tε dɔ̃k o ʃəvε də sεt ɔmə, ɑ̃ kɔ̃paɲi də døz- aʒɑ̃ də pɔlisə. ʒə dekuvʁεz- œ̃n- ɔmə efεktivəmɑ̃ aʒe dynə sɛ̃kɑ̃tεnə dane, ase ɡʁɑ̃, avεk dε ʃəvø ɡʁi klεʁz- e də pətiz- iø bløs fyiɑ̃ kaʃe dəʁjεʁə depεsə lynεtə. dɑ̃ sɔ̃ ʁəɡaʁ, ɔ̃ puvε dəvine ynə tʁε ɡʁɑ̃də ɛ̃tεlliʒɑ̃sə, mεz- ynə ɛ̃tεlliʒɑ̃sə malsεnə, kɔ̃taminəe paʁ ynə fɔli evidɑ̃tə. ʒə dəvinεz- a sɔ̃n- aksɑ̃ kil etε ameʁikɛ̃, sə kil mə kɔ̃fiʁma paʁ la sɥitə. alɔʁ kə ʒə lɥi dəmɑ̃dε sə kil savε də lafεʁə syʁ lakεllə ʒɑ̃kεtε, il mə tɑ̃di œ̃ kaʁnε, sɔ̃ kaʁnε pεʁsɔnεl dɑ̃ ləkεl etε ɛ̃skʁi tutə sa vi, tutə sεz- aksjɔ̃z- e, paʁ la mεmə ɔkazjɔ̃ tutə lε ʁepɔ̃sə syʁ sə ki a ete defini kɔmə « la plys ɡʁɑ̃də afεʁə kʁiminεllə də tus lε tɑ̃ps ». la sɥitə də sə ʁesi ε dɔ̃k lə ʁezyme də sɔ̃ kaʁnε, ɛ̃si kə lε ʁepɔ̃səz- o kεstjɔ̃z- okεlləz- il a bjɛ̃ vuly ʁepɔ̃dʁə. dɑ̃ lə ka u lɔ̃ mə pʁɑ̃dʁε puʁ œ̃ fu, ʒε tuʒuʁ sə kaʁnε ɑ̃ ma pɔsesjɔ̃ e, də plys lε døz- aʒɑ̃ pʁezɑ̃z- avεk mwa pəve kɔ̃fiʁme la veʁasite də mε pʁɔpo. lə nɔ̃ də sεt ɔmə ε εʁbεʁ wεst.
    εʁbεʁ wεst ε ne ɑ̃ milə ɥi sɑ̃ katʁə vɛ̃- sɛ̃k a ʒənεvə, ɑ̃ sɥisə u il a pase tutə sa ʒənεsə. isy dœ̃ miljø plyto εze, il devəlɔpə ase ʒənə ynə ɔpsesjɔ̃ mɔʁbidə puʁ la mɔʁ. lɔʁ də sa sεtjεmə ane də vi, il di avwaʁ dekuvεʁ lə kadavʁə dœ̃n- ɔmə dɑ̃ lε bwa. dε lɔʁ, sə kadavʁə lɔpsεdə, il sə mεt a sə poze dε tas də kεstjɔ̃ syʁ lə syʒε, kε sə kə la vi ? kε sə kə la mɔʁ ? pø tɔ̃n- ɛ̃vεʁse lə pʁɔsesysz- e ʁaməne lε tisys mɔʁz- a la vi ? εʁbεʁ wεst etε pʁɔfɔ̃demɑ̃ mateʁjalistə, puʁ lɥi lə kɔ̃sεpt də lamə nε kynə pyʁə inεpti kə lεz- ɔməz- ɔ̃ ɛ̃vɑ̃te puʁ sə ʁasyʁe e kʁɛ̃dʁə mwɛ̃ la mɔʁ. mεz- εʁbεʁ nə kʁɛ̃ pa la mɔʁ, εllə lə fasinə, lɔpsεdə. lɔpsesjɔ̃ dəvɛ̃ tεllmɑ̃ fɔʁtə kə, a laʒə də vɛ̃t- ɑ̃ ɑ̃ milə nəf sɑ̃ sɛ̃k, il desidə də kite la sɥisə puʁ sə ʁɑ̃dʁə a aʁkam, dɑ̃ lə masaʃyzεtz- afɛ̃ detydje la medəsinə dɑ̃ la pʁεstiʒjøzə ynivεʁsite də miskatɔnik. la ba, la plypaʁ dε kuʁ lɑ̃nyiε, səl lε mɔmɑ̃z- u il avε lɔpɔʁtynite dapʁoʃe dε kadavʁə- lɛ̃teʁesε. sɔ̃ ʁεvə ε də tʁuve œ̃ mwajɛ̃ də vɛ̃kʁə la mɔʁ, də mεtʁə o pwɛ̃ œ̃ ʁəmεdə kapablə də ʁeanime lε tisys mɔʁ. sεtə ɔpsesjɔ̃ lɥi koza boku də tɔʁ, nɔtamɑ̃ də la paʁ də sε pʁɔfesœʁ ki lɥi kɔ̃sεjεʁe dublje sə pʁɔʒε kɔ̃plεtəmɑ̃ fu də ʁaməne lε mɔʁz- a la vi. alɔʁ, il desida də pʁɔsede dɑ̃ lə sεkʁε a sε sinistʁəz- εkspeʁjɑ̃sə. səl œ̃n- otʁə etydjɑ̃ də lynivεʁsite, ki ε sələmɑ̃ kalifje də « mɔ̃ səl veʁitablə ami » dɑ̃ sɔ̃ ʒuʁnal etε o kuʁɑ̃ e paʁtisipa a sə pʁɔʒε fu. il a, apʁε bjɛ̃ dε nɥi blɑ̃ʃə ʁeysi a kʁee œ̃ seʁɔm ki səlɔ̃ lɥi, səʁε kapablə də ʁaməne lε sεllylə mɔʁtə- dəpɥi pø a la vi, il di avwaʁ ʁeysi a ʁaməne dε kadavʁə- də pətiz- animoks (wazo, ʁaz- e mεmə dε ʃats) a œ̃ sεʁtɛ̃ nivo də kɔ̃sjɑ̃sə, plysz- u mwɛ̃ ʁeysi mεz- il nə dezεspeʁε pa, ʃakə nuvεllə ʁeanimasjɔ̃ etε mεjəʁə kə la pʁesedɑ̃tə, ɡʁasə a ynə ameljɔʁasjɔ̃ kɔ̃stɑ̃tə də sɔ̃ seʁɔm, kil mɔdifja ɑ̃ fɔ̃ksjɔ̃ dε ʁatez- u dε ʁeysitə də sε ʁeanimasjɔ̃. mεz- il vwajε plys ɡʁo, də pətiz- animo nə lɥi syfizε plys, il vulε tɑ̃te lə ku syʁ dε kadavʁə- ymɛ̃. ɑ̃kɔʁə ynə fwa, il sə œʁta oz- otɔʁite də lynivεʁsite ki lɥi ʁəfyzεʁe də lɥi kɔ̃fje dε kɔʁ puʁ sεz- εkspeʁjɑ̃sə. də plys, ɔ̃ lə mənasa də lə ʁɑ̃vwaje də lynivεʁsite sil pεʁsistε dɑ̃ sεtə ide də vulwaʁ ʁeanime dε mɔʁ. alɔʁ tɑ̃ pi, avεk lεdə də sɔ̃n- ami, il tʁuvεʁe œ̃ vjεjə fεʁmə abɑ̃dɔne pʁε dœ̃ simətjεʁə lɔkal e, kɑ̃t- il navε pa kuʁ, il desidε də skʁyte lεz- avi də desε dɑ̃ lə byt də tʁuve lə kɔbεj paʁfε, il lœʁ falε ynə pεʁsɔnə desede lə ʒuʁ mεmə, etɑ̃ ɑ̃ bɔnə kɔ̃disjɔ̃ fizikə o mɔmɑ̃ də sa mɔʁ, il pʁivileʒjεʁe dɔ̃k lε viktimə daksidɑ̃. mεz- ela, okynə dε ʁeanimasjɔ̃ nə fy a la-otœʁ dεz- εspeʁɑ̃sə dy dɔktœʁ wεst. lə pʁəmje ʁeanime sɑ̃fɥi ɑ̃ bʁylɑ̃ la fεʁmə, lə səɡɔ̃ sɑ̃fɥi osi mεz- il tɥa di- sεt pεʁsɔnəz- ɑ̃ lε mytilɑ̃ afʁøzəmɑ̃, avɑ̃ dεtʁə ʁatʁape pɥiz- ɑ̃fεʁme dɑ̃z- œ̃n- azilə u il sə kɔɲəʁa la tεtə kɔ̃tʁə dε myʁ pɑ̃dɑ̃ sεzə ɑ̃ dafilez- e kɑ̃ o tʁwazjεmə, il fy abaty paʁ wεst də si- baləz- apʁε kə səlɥi si y tʁε pʁɔbabləmɑ̃ kɔmiz- œ̃ məʁtʁə afʁø. kɑ̃ a tutə lεz- otʁə- tɑ̃tativə də ʁeanimasjɔ̃ εllə nə fyʁe kə paʁsjεlləz- u tɔtaləmɑ̃ inεksistɑ̃tə, kεlk fwa lə kadavʁə uvʁε lεz- iøz- avεk œ̃n- εʁ epuvɑ̃te, laʃε œ̃ ʁalə də pʁɔfɔ̃də aɡɔni pɥi, ʁətɔ̃bε, ʁεdə mɔʁ. lε ʁəʃεʁʃə dy dɔktœʁ wεst, bjɛ̃ kefεktyez- avεk də ɡʁɑ̃də pʁekosjɔ̃z- e dɑ̃ la diskʁesjɔ̃ la plys tɔtalə finiʁe kɑ̃ mεmə paʁ sysite dε dutə dɑ̃ la pɔpylasjɔ̃ lɔkalə e lεz- otɔʁite kɔmɑ̃sεʁe a sɛ̃teʁese a lɥi dœ̃ pø tʁo pʁε səlɔ̃ lə de εʁ wεst. sεt- a sə mɔmɑ̃ kil kɔmɑ̃sa a imaʒine œ̃ plɑ̃ ki lɥi pεʁmεtʁε də sɑ̃fɥiʁ ɑ̃n- εjɑ̃ la sεʁtitydə də nə pa εtʁə puʁsɥivi. lə mεjœʁ mwajɛ̃ etɑ̃ də sə fεʁə pase puʁ mɔʁ. œʁøzəmɑ̃ sɔn « mεjœʁ ami » etε tuʒuʁz- avεk lɥi e, si il paʁvənε a lə fεʁə kʁwaʁə mɔʁ, lə tuʁ etε ʒue. lə de εʁ wεst avε deʒa ynə ide puʁ la mizə ɑ̃ sεnə də sa mɔʁ, il falε a pʁezɑ̃ atɑ̃dʁə lə mɔmɑ̃ ɔpɔʁtœ̃. lə de εʁ wεst avε fabʁike œ̃ manəkɛ̃ a sɔ̃n- efiʒi, lɥi ʁəsɑ̃blɑ̃ kɔmə dø ɡutə do. il avε eɡaləmɑ̃ kɔ̃kɔkte œ̃ pɥisɑ̃-alysinɔʒεnə. səlɔ̃ lɥi, lεz- efε də sεt-alysinɔʒεnə avεk nɛ̃pɔʁtə lakεllə dε ʁəpʁezɑ̃tasjɔ̃z- ymεnəz- avε puʁ efε kə la pεʁsɔnə dʁɔɡe vwajε sεtə pεʁsɔnə sə fεʁə asasine də manjεʁə paʁtikyljεʁəmɑ̃ ɔʁiblə. œ̃ matɛ̃, ɑ̃ lizɑ̃ sɔ̃ ʒuʁnal, lə de εʁ wεst tʁuva ɑ̃fɛ̃ lə pʁetεkstə ʁεve puʁ sɑ̃fɥiʁ definitivəmɑ̃. œ̃n- aʁtiklə ʁapɔʁta kœ̃ pasjɑ̃ də lopital psiʃjatʁikə ki sə kɔɲε la tεtə dəpɥi sεzə ɑ̃ e ʁεspɔ̃sablə də di- sεt məʁtʁə setε eʃape. lə dɔktœʁ wεst mit alɔʁ sɔ̃ plɑ̃ a εɡzekysjɔ̃, il falε kil ɡaʁdə sɔ̃ manəkɛ̃ a pɔʁte də mɛ̃. il dʁɔɡa lə ʁəpa də sɔ̃n- ami ki nalε pa taʁde a sə ʁevεje e, tuʃə finalə il plasa dε sɑ̃dʁə- dɑ̃ limɑ̃sə ɛ̃sineʁatœʁ də la kavə ki sεʁvε a sə debaʁase dε kɔʁ dε ʁeanimasjɔ̃ lupe. sə matɛ̃ dɔ̃k, ynə fwa kə sɔ̃n- ami y mɑ̃ʒe sɔ̃ pəti deʒəne, lə de εʁ wεst mit lə manəkɛ̃ syʁ sɔ̃ fotəj avɑ̃ də sɑ̃fɥiʁ. lə lɑ̃dəmɛ̃, sɔ̃n- ami pʁetɑ̃dʁa kə εʁbεʁ wεst fy tye, dekupe ɑ̃ mɔʁsoz- e bʁyle dɑ̃ lɛ̃sineʁatœʁ paʁ ynə ɔʁdə də « zɔ̃bjəs » ɡide paʁ lə pasjɑ̃ evade də lopital psiʃjatʁikə, dapʁε sə kɔ̃ ʁapɔʁte lε ʒuʁno. εʁbεʁ wεst sə mit ɑ̃ kεtə dy pʁəmje bato a dεstinasjɔ̃ dy vjø kɔ̃tine, pø ɛ̃pɔʁtə lə pεi, sə kil vulε setε də kite lameʁikə puʁ evite tus lε ʁisk dεtʁə puʁsɥivi. sa psikozə ɛ̃si kə sɔ̃ mɑ̃kə evide dymanite lɔ̃ ɑ̃pεʃe də pʁɑ̃dʁə dε nuvεllə də sət « ami », pø ɛ̃pɔʁtə si ɔ̃ ly kʁy u nɔ̃, il puvε tʁε bjɛ̃ εtʁə ɑ̃ pʁizɔ̃ puʁ œ̃ məʁtʁə ki na mεmə pa εɡziste, lə de εʁ wεst sɑ̃ fiʃε.
    sε dɔ̃k ɑ̃ milə nəf sɑ̃ vɛ̃t- sɛ̃k, alɔʁz- aʒe də kaʁɑ̃tə ɑ̃ kə εʁbεʁ wεst aʁiva ɑ̃ nɔʁmɑ̃di, fʁɑ̃sə tɔtaləmɑ̃ paʁ-azaʁ. œʁøzəmɑ̃ puʁ lɥi, il netε pa vəny lε mɛ̃ vidə. tu dabɔʁ, il na pa lə pʁɔblεmə dy baʁaʒə də la lɑ̃ɡ kaʁ, etɑ̃ ɔʁiʒinεʁə də ʒənεvə ɑ̃ sɥisə, lə fʁɑ̃sεz- etε sa lɑ̃ɡ matεʁnεllə. də plys, il avε avεk lɥi sɔ̃ diplomə də medəsinə e, pø ɛ̃pɔʁtə si səlɥi si etε a sɔ̃ nɔ̃ u pa kaʁ a mwɛ̃ də dəvəniʁ kʁiminεl, pεʁsɔnə nə dəvʁε ɑ̃kεte syʁ sɔ̃ pase e ɛ̃si dekuvʁiʁ kil etε pʁetɑ̃dy mɔʁ oz- ətaz- yni, il nə pɑ̃sa dɔ̃k pa a yzyʁpe ynə idɑ̃tite. il sεt- ɑ̃sɥitə ɛ̃stale a kaɑ̃ ɑ̃ tɑ̃ kə medəsɛ̃ ʒeneʁalistə. bjɛ̃ kə sə kɔ̃sakʁɑ̃ ynikəmɑ̃ a sε nuvo pasjɑ̃, la ʁeanimasjɔ̃ dε mɔʁ tɔʁtyʁa tuʒuʁ sɔ̃n- εspʁi. il mavu kə kεlkəfwa, il sə syʁpʁənε a ʁəɡaʁde avεk ɑ̃vi dε pεʁsɔnə dɔ̃ lə kadavʁə fəʁε œ̃ bɔ̃ syʒε puʁ ynə ʁeanimasjɔ̃. sεtə nuvεllə vi nə dyʁəʁa kə sɛ̃k ɑ̃ lɔʁskə, ɑ̃ milə nəf sɑ̃ tʁɑ̃tə il desida sybitəmɑ̃ dabɑ̃dɔne sɔ̃ kabinε, a la stypœʁ e la kɔ̃stεʁnasjɔ̃ ʒeneʁalə kaʁ, ɑ̃n- efε ɡʁasə a sε ɡʁɑ̃ talɑ̃ də medəsɛ̃, il etε dəvəny tʁεz- apʁesje. œ̃ matɛ̃ də milə nəf sɑ̃ tʁɑ̃tə, alɔʁ kœ̃ nuvo pasjɑ̃ aʁiva a sɔ̃ kabinε, səlɥi si lɥi di lə kɔnεtʁə, il lɥi di kil etε ameʁikɛ̃ e kil avε vy sɔ̃ vizaʒə e sɔ̃ nɔ̃ dɑ̃ lε ʒuʁnoz- e kil etε o kuʁɑ̃ də sε tʁavo syʁ la ʁeanimasjɔ̃. la pœʁ sɑ̃paʁa alɔʁ dy de εʁ wεst mε lɔmə lə ʁasyʁa tu də sɥitə e lɥi pʁɔpoza mεmə ynə sɔʁtə də maʁʃe, ɑ̃ leʃɑ̃ʒə də tʁavo kə lə de εʁ wεst dəvʁa efεktɥe puʁ ynə sɔsjete sεkʁεtə dɔ̃ lɔmə misteʁjø di fεʁə paʁti, ynə sεʁtεnə « sεktə də ktyly », sø si sɑ̃ɡaʒəʁɔ̃ a dɔne o de εʁ wεst ɑ̃n- eʃɑ̃ʒə ynə bɔnə pεj e la pʁɔmεsə dεtʁə tuʒuʁ su pʁɔtεksjɔ̃. ɑ̃ ʁəvɑ̃ʃə, si səlɥi si ʁəfyzε, il səʁε tʁε pɔsiblə kə kεlkœ̃ denɔ̃sə œ̃ sεʁtɛ̃ medəsɛ̃ pʁetɑ̃dy mɔʁ oz- ətaz- yni… lə dɔktœʁ wεst anɔ̃sa dε lə lɑ̃dəmɛ̃ la fεʁmətyʁə də sɔ̃ kabinε a la syʁpʁizə ʒeneʁalə ɑ̃ pʁɔmεtɑ̃ œ̃ ʁɑ̃plasəmɑ̃ ʁapidə, la pœʁ də dəvwaʁ ʁətuʁne oz- ətaz- yniz- e də dəvwaʁ sεksplike syʁ sεz- aʒisəmɑ̃ la ba etε tʁo ɡʁɑ̃də puʁ kil vœjə pʁɑ̃dʁə lə mwɛ̃dʁə ʁiskə di ʁətuʁne. lə ʁɑ̃de vuz- avεk lɔmə də la vεjə etε fikse lapʁε midi mεmə. kɔmə a sɔ̃-abitydə, lə dɔktœʁ wεst detεstɑ̃ εtʁə ɑ̃ ʁətaʁ etε aʁive ɑ̃n- avɑ̃sə dynə bɔnə œʁ syʁ lə ljø də ʁɑ̃de vu. plys lə tɑ̃ pasε, plys lɑ̃ɡwasə ɡʁɑ̃disε ɑ̃ lɥi, kə lɥi vulε sεz- ɔmə ? puʁkwa sadʁese a lɥi ? lə dɔktœʁ wεst avε deʒa ynə pətitə ide syʁ la kεstjɔ̃, e sil lɥi dəmɑ̃dε də ʁeanime dε kɔʁ ? səla sɑ̃blε ase lɔʒikə ɑ̃ vɥ də sə kil savε syʁ sεz- εkspeʁjɑ̃səz- oz- ətaz- yni mε dajœʁ kɔmɑ̃ savε til ? il ε vʁε kə dε ʁymœʁz- ɔ̃ siʁkyle mε pεʁsɔnə a paʁ sɔn « mεjœʁ ami » netε ʁeεllmɑ̃ o kuʁɑ̃ dεz- εkspeʁjɑ̃sə məne. mε, o fɔ̃ də lɥi il nə pyt sɑ̃pεʃe də ʁəsɑ̃tiʁ tu də mεmə ynə sεʁtεnə εksitasjɔ̃, ʁeanime dε kɔʁz- etε lə byt yltimə də sa vi mεmə si səla fəzε mɛ̃tənɑ̃ plys də sɛ̃k ɑ̃ kil esεjε də nə plysz- i pɑ̃se dy tu. ɑ̃fɛ̃ kεlkœ̃ aʁiva. il saʒisε bjɛ̃ dy mεmə ɔmə kə la vεjə. səlɥi si manifεsta sɔ̃ kɔ̃tɑ̃təmɑ̃ də ʁəvwaʁ lə dɔktœʁ wεst e dapʁɑ̃dʁə la paʁtisipasjɔ̃ də sεt emine siifikə a la kozə də ktyly, dapʁε sə kil lɥi di ɑ̃ lə salɥɑ̃. lə dɔktœʁ wεst nə kɔ̃pʁənε pa, il dəmɑ̃da alɔʁ ki etε sə misteʁjø ktyly sə a kwa lɔmə ʁepɔ̃di kə ktyly ε lə səl djø kapablə də sove lə mɔ̃də e kə la sεktə a puʁ byt yltimə də fεʁə ʁəvəniʁ ktyly syʁ sə mɔ̃də e ɛ̃si ʁetabliʁ lekilibʁə syʁ teʁə. lɔmə lɥi di osi kə lεdə dœ̃n- osi ɡʁɑ̃ siifikə kə lɥi etε ɛ̃dispɑ̃sablə a lakɔ̃plisəmɑ̃ də sεt œvʁə. lɔmə pʁesiza osi kə tutə listwaʁə də la sεktə ɛ̃si kə tus lε tʁavo ki lɥi səʁɔ̃ dəmɑ̃de lɥi səʁɔ̃ εksplikez- ynə fwaz- aʁive dɑ̃ lə kaʁtje ʒeneʁal də la sεktə, dɑ̃z- ynə ɡʁɔtə sεkʁεtə o kœʁ mεmə dy mɔ̃ sɛ̃ miʃεl.
    iv
    dapʁε sɔ̃ kaʁnε, setε la pʁəmjεʁə fwa kə lə dɔktœʁ wεst alε o mɔ̃ sɛ̃ miʃεl. bjɛ̃ syʁ, il ɑ̃n- avε deʒa ɑ̃tɑ̃dy paʁle e lavε kεlk fwaz- apεʁsy lɔʁ də sε peʁjɔdə də vakɑ̃səz- u il sə pʁɔmənε syʁ lə bɔʁ də la plaʒə, mεz- il navε ɑ̃kɔʁə ʒamε sɔ̃ʒe a i ale. setε œ̃ ljø ɛ̃pʁesjɔnɑ̃ ʒɔ̃ʃe də pətitə ʁyεlləz- e dɔmine paʁ ynə ɛ̃pozɑ̃tə abεj. sələmɑ̃, lə dɔktœʁ wεst ny pa lə tɑ̃ dadmiʁe sεtə mεʁvεjə aʁʃitεktyʁalə a la fwa ʁɔmanə puʁ la kʁiptə e ɡɔtikə puʁ labεj. apʁεz- avwaʁ tʁavεʁse œ̃ veʁitablə labiʁɛ̃tə də ʁyεllə, lɔmə sɑ̃ɡufʁa tεl œ̃ fɑ̃tomə dɑ̃ labεj e, apʁεz- avwaʁ pase də nɔ̃bʁøzə salə sɑ̃ mεmə i pʁεte atɑ̃sjɔ̃, il saʁεta ɑ̃fɛ̃ dɑ̃z- ynə εspεsə də pətitə ɡʁɔtə, u etε sələmɑ̃ pʁezɑ̃ œ̃ pəti otεl, avεk ynə kʁwa o fɔ̃. lɔmə apʁiz- o de εʁ wεst kə lɑ̃tʁe də la ɡʁɔtə ki ʁɑ̃fεʁmə la sεktə də ktyly sə sitɥ ʒystə ɑ̃ dəsu də sεt otεl ki εt- ɑ̃ ʁealite la ʃapεllə sɛ̃ maʁtɛ̃. lɔmə aksjɔna ynə manεtə kaʃe dəʁjεʁə la ʃapεllə e sεllə si sə mit a pivɔte ɡʁasə œ̃ sistεmə də puli tʁεz- ɛ̃ʒenjø dɔ̃ lə mekanismə sə sitɥ ɑ̃tjεʁəmɑ̃ su la ʃapεllə, də manjεʁə a nə pa atiʁe lɛ̃tɑ̃sjɔ̃ dε kyʁjø. lɔmə fi œ̃ siɲə o dɔktœʁ wεst, lɛ̃sitɑ̃ a lə sɥivʁə dɑ̃z- œ̃n- εskalje sɔ̃bʁə ki fε mɛ̃tənɑ̃ plasə a la ʃapεllə. desɑ̃dɑ̃ ɑ̃ səɡɔ̃, lɔmə aksjɔnə alɔʁz- ynə døzjεmə manεtə ki ʁəmε la ʃapεllə a sa plasə inisjalə, lεz- ɑ̃fεʁmɑ̃ dɑ̃ lεz- ɑ̃tʁajə dy mɔ̃ sɛ̃ miʃεl. o deby, la desɑ̃tə fy peniblə kaʁ il ni avε kazime pa də lymjεʁə mε, o fyʁ e a məzyʁə də lœʁ avɑ̃se, la lɥœʁ kə lə dɔktœʁ wεst dəvinε dε lə deby sə fi də plysz- ɑ̃ plysz- ɛ̃sistɑ̃tə, εjɑ̃ puʁ efε doɡmɑ̃te lə ʁitmə dε batəmɑ̃ də sɔ̃ kœʁ. sεtə lymjεʁə fini paʁ lεz- inɔ̃de kɔ̃plεtəmɑ̃ lɔʁskilz- aʁivεʁe ɑ̃fɛ̃ a la fɛ̃ də lεskalje, e kil debuʃεʁe dɑ̃z- ynə imɑ̃sə salə u ʁeɲε ynə aktivite kɔ̃stɑ̃tə. la salə, ki a la basə etε ynə ɡʁɔtə məzyʁε fasiləmɑ̃ sɛ̃k mεtʁə- də-o e sɑ̃tɑ̃dε ɑ̃ laʁʒœʁ paʁ dinɔ̃bʁablə kulwaʁ sɔ̃bʁə. a lɑ̃buʃyʁə də sεʁtɛ̃ kulwaʁ, il i avε, səlɔ̃ lə de εʁ wεst dεz- emanasjɔ̃ də lymjεʁə vεʁtə u vjɔlεtə, akɔ̃paɲe paʁfwa dɔdœʁ tʁε dezaɡʁeablə e mεmə paʁfwa də kʁiz- efʁwajablə, kɔmə si kεlkœ̃ etε tɔʁtyʁe. mε lə fε lə plys syʁpʁənɑ̃ netε pa la, tus sε pεʁsɔnəz- etε-abije kɔmə dε mwanə. sεt- a sə mɔmɑ̃ kə lɔmə ki lakɔ̃paɲε sə mi lɥi osi dɑ̃ sεtə tənɥ, avɑ̃ də lɥi anɔ̃se kil alε lə kɔ̃dɥiʁə o ɡuʁu də la sεktə ki alε lɥi εksplike dɑ̃ lε mwɛ̃dʁə- detaj la misjɔ̃ ki latɑ̃dε isi.
    lə dɔktœʁ wεst sε dɔ̃k ʁətʁuve dəvɑ̃ œ̃n- ɔmə ki səlɔ̃ lɥi deɡaʒε œ̃ ʃaʁismə ɛ̃denjablə. la salə dɑ̃ lakεllə il sə tʁuvε etε ase vastə, avεk œ̃ laʁʒə byʁo o miljø də la pjεsə. dɑ̃ lε dø kwɛ̃ dy fɔ̃ sə tʁuvε dε statɥ ʁəpʁezɑ̃tɑ̃ œ̃ mɔ̃stʁə ʒiɡɑ̃tεskə avεk də ɡʁɑ̃dəz- εlə sɑ̃blablə a sεllə dε ʃovə suʁi, ynə tεtə myni də tɑ̃takyləz- e œ̃ kɔʁ ʁəkuvεʁ dekajə. il saʒisε də dø ʁəpʁezɑ̃tasjɔ̃ də ktyly. lə ɡuʁu lɥi εksplika tu də listwaʁə də la sεktə e də sa misjɔ̃ isi. il lɥi pʁesiza eɡaləmɑ̃ kə mɛ̃tənɑ̃ kil etε isi, il nə puvε plys fεʁə maʁʃə aʁjεʁə e ki si il tɑ̃tε də sɑ̃fɥiʁ u də pʁevəniʁ ki kə sə swa, lε ʁəpʁezajə səʁε teʁiblə. vwasi dɔ̃k səlɔ̃ lə temwaɲaʒə dy dɔktœʁ wεst syʁ listwaʁə də la sεktə də ktyly :
    lεz- adɔʁatœʁ də ktyly εɡziste dəpɥi lapaʁisjɔ̃ dy livʁə malefikə, lə nεkʁonomikɔ̃ dabdyl alazʁεd. sε dɑ̃ sə livʁə kə sɔ̃t- apaʁy puʁ la pʁəmjεʁə fwa lε ɡʁɑ̃z- ɑ̃sjɛ̃ dɔ̃ ktyly εt- apaʁamɑ̃ lə plys selεbʁə. lεz- adɔʁatœʁ də ktyly sɔ̃ paʁtu dɑ̃ lə mɔ̃də, la plypaʁ mεnə ynə vi tut- a fε nɔʁmal e adɔʁə ktyly ɑ̃ sεkʁε mε lε plys « fanatikəs » də sεz- adɔʁatœʁz- ɔ̃ ʁəʒwɛ̃ la sεktə e vənε dœ̃ pø paʁtu dɑ̃ lə mɔ̃də. ilz- ɔ̃ vwajaʒe œ̃ paʁtu a tʁavεʁ lə mɔ̃də puʁ tʁuve lə mεjœʁ ɑ̃dʁwa u sɛ̃stale puʁ efεktɥe lœʁ misjɔ̃ də fεʁə ʁəvəniʁ ktyly. sεt ɑ̃dʁwa, il lɔ̃ tʁuve ɑ̃ milə nəf sɑ̃ diz- nəf alɔʁ kil sijɔnε la fʁɑ̃sə, il saʒisε dy mɔ̃ sɛ̃ miʃεl. il sɔ̃t- ɑ̃tʁe dɑ̃ lə mɔ̃ sɑ̃ sə fεʁə ʁəpeʁe dεz- abitɑ̃ pɥi dɑ̃ labεj u ilz- ɔ̃ sɑ̃ pitje masakʁe tus lε mwanəz- alɔʁz- ɑ̃dɔʁmi. il setε atʁibye lə titʁə də « mwanə modits ». ɑ̃sɥitə sεʁtɛ̃ dɑ̃tʁə ø, lε plys kʁediblə fizikəmɑ̃ ɔ̃ pʁi la plasə dε mwanəz- e etydje la biblə ɛ̃si tus lε pʁesεptə dεz- ɔfisə ʁəliʒjø ɡʁasə a dɑ̃sjɛ̃ kʁetjɛ̃ pʁezɑ̃ dɑ̃ la sεktə, afɛ̃ də nevεje okœ̃ supsɔ̃. lεz- otʁə- ʁεstε kazime tu lə tɑ̃ dɑ̃ la ɡʁɔtə u il setε ɔʁɡanize ynə vʁε sɔsjete minjatyʁə ɡʁasə o talɑ̃ də ʃakœ̃, il i avε ɑ̃n- efε dεz- ɑ̃sjɛ̃ kɥizinje, dεz- ɑ̃sjɛ̃ maʁʃɑ̃ ki tənε dε butik syʁ lə mɔ̃, dεz- ɑ̃sjɛ̃ medəsɛ̃z- e ʃiʁyʁʒjɛ̃ ki pʁatikε dεz- εkspeʁjɑ̃sə syʁ dε kadavʁəz- εtseteʁa. sələmɑ̃ vwala, malɡʁe lœʁ vɔlɔ̃te plys kə sεʁtεnə, il nə kɔnεsε okœ̃ mwajɛ̃ də fεʁə ʁəvəniʁ ktyly. il navε ɑ̃ lœʁ pɔsesjɔ̃ okœ̃ εɡzɑ̃plεʁə dy nεkʁonomikɔ̃ dabdyl alazʁεd ki εt- œ̃ livʁə εkstʁεməmɑ̃ ʁaʁə ɑ̃ ʁεzɔ̃ dε sɑ̃syʁəz- e otɔdafe dɔ̃ il a ete viktimə. lə səl livʁə syʁ lə syʒε ɑ̃ lœʁ pɔsesjɔ̃ ε dəo ktyly də natanaεlə dəʁlεt, mε səlɥi si nə pʁɔpozε kynə sələ manjεʁə dɛ̃vɔke ktyly, elaz- iʁealizablə, il falε səlɔ̃ lə livʁə tʁɑ̃sfɔʁme œ̃ kɔʁz- ymɛ̃z- ɑ̃ ʁəpʁezɑ̃tasjɔ̃ la plys fidεlə pɔsiblə də ktyly e kə sə kɔʁ swa bjɛ̃ evidamɑ̃, vivɑ̃. lε mwanə modi sə miʁe alɔʁz- ɑ̃ kεtə dœ̃ mwajɛ̃ də ʁealize sə pʁɔʒε kɔ̃plεtəmɑ̃ fu. il etε klεʁ puʁ ø kil nə puʁʁε ʒamε fεʁə səla səl, il lœʁ falε ynə εdə εksteʁjœʁ. sε dɔ̃k ɑ̃ milə nəf sɑ̃ tʁɑ̃tə kə lœ̃ dε mwanəz- asiɲe a la taʃə də tʁuve kεlkœ̃ kapablə də sεt εksplwa ʁəpeʁa sεt etʁɑ̃ʒə medəsɛ̃ dy nɔ̃ də εʁbεʁ wεst. il efεktɥa dε ʁəʃεʁʃə syʁ sεt ɔmə ki lɥi sɑ̃blε kyʁjø. otuʁ də lɥi pεʁsɔnə nə kɔnεsε də « εʁbεʁ wεst ». pɥi, il dəmɑ̃da a dεz- adεptə də la sεktə e il i ɑ̃n- avε yn (œ̃ ameʁikɛ̃ ki avε etydje a lynivεʁsite də miskatɔnik) ki efεktivəmɑ̃ avε deʒa ɑ̃tɑ̃dy paʁle dœ̃ sεʁtɛ̃ dɔktœʁ wεst ki pʁatikε dεz- εkspeʁjɑ̃səz- a sə kə lɔ̃ dizε ase malsεnə, il avε mεmə ɑ̃tɑ̃dy paʁle dœ̃ sεʁtɛ̃ ʁəmεdə kil oʁε kɔ̃kɔkte puʁ fεʁə ʁəvəniʁ lε mɔʁz- a la vi. ɑ̃fɛ̃, ilz- ɑ̃ sɔ̃ pεʁsɥade, sε sə dɔktœʁ wεst ki lœʁ fo. vwala dɔ̃k kɔmɑ̃ lə dɔktœʁ wεst sε ʁətʁuve ɑ̃ʁole dɑ̃ sεtə sεktə.
    ve
    puʁ sεtə paʁti dy ʁesi, sεllə ki sɑ̃z- okœ̃ dutə nuz- ɛ̃teʁεsə lə plys, ʒε pʁi la libεʁte də ʁətʁɑ̃skʁiʁə mo puʁ mo lεz- ekʁi dy dɔktœʁ wεst, ʃwa ki mə sɑ̃blə pεʁsɔnεllmɑ̃ lə plys ʒydisjø :
    apʁε mɔ̃n- ɑ̃tʁətjɛ̃, lε mwanə mə kɔ̃dɥiziʁe vεʁ lə labɔʁatwaʁə. la syksesjɔ̃ də kulwaʁ sɔ̃bʁə- mə kɔ̃blε də bɔnœʁ, ʒə mə sɑ̃tεz- ɑ̃fɛ̃ dɑ̃ mɔ̃n- elemɑ̃, a labʁi, libʁə də tutə lε kɔ̃tʁɛ̃təz- εksteʁjəʁə, avεk la pɔsibilite də ʁealize tutə lεz- εkspeʁjɑ̃sə pɔsibləz- e syʁtu, lasyʁɑ̃sə də nə ʒamε plysz- avwaʁ də limitəz- ɛ̃poze, ɑ̃fɛ̃ plys də kεstjɔ̃ detikə u də mɔʁalə ɛ̃poze paʁ sε vjø pʁɔfesœʁ depasez- e εɡʁi də lynivεʁsite də miskatɔnik ! lə labɔʁatwaʁə etε ynə pjεsə tʁεz- ɛ̃pʁesjɔnɑ̃tə, ɔʁmi lε myʁz- e lə plafɔ̃t- ɑ̃ ʁoʃə bʁyt, il saʒisε dœ̃ veʁitablə labɔʁatwaʁə kɔ̃pɔʁtɑ̃ tus lεz- ɛ̃stʁymɑ̃ də ʃimiz- e kazime tutə lε sybstɑ̃sə ʃimik kɔnɥ, ɑ̃ plysz- u mwɛ̃ ɡʁɑ̃də kɑ̃tite ɑ̃ vɥ də lœʁ ʁaʁəte, ɑ̃ tu ka ʒə vis absɔlymɑ̃ tus lεz- ɛ̃stʁymɑ̃z- e tutə lε sybstɑ̃sə nesesεʁəz- a lelabɔʁasjɔ̃ də mɔ̃ seʁɔm. sa e la, sə tʁuvε dε mɔʁso də kadavʁəz- u dε pətiz- animo kɔ̃sεʁve dɑ̃ dy fɔʁmɔl. ki a til də plys bo kœ̃ sεʁvo ymɛ̃ ɛ̃takt ? lε mistεʁə də sεt ɔʁɡanə sɔ̃t- ɑ̃kɔʁə myltiplə mεmə puʁ mwa. kεl bɔnœʁ də puvwaʁ admiʁe sε pljyʁə ki pεʁmεte o sεʁvo dεtʁə plys pεʁfɔʁmɑ̃ kə si il etε kɔ̃plεtəmɑ̃ lisə. ɑ̃n- efε, sε pljyʁə pεʁmεte də stɔke plys dɛ̃fɔʁmasjɔ̃, də nəʁɔnə, də matjεʁə ɡʁizə kaʁ εllə pεʁmεte a sεt ɔʁɡanə davwaʁ la plys ɡʁɑ̃də masə pɔsiblə dɑ̃ la kapasite vɔlymikə kə lɥi ɔfʁə la bwatə kʁanjεnə. sɑ̃z- εllə, nu nə səʁjɔ̃ pa osi ɛ̃tεlliʒɑ̃.
    mε sə netε pa tu kaʁ, sitye ʒystə a kote dy labɔʁatwaʁə sə tʁuvε ynə veʁitablə salə də ʃiʁyʁʒi avεk, ɑ̃kɔʁə ynə fwa tutə la tεknɔlɔʒi mɔdεʁnə dɔpeʁasjɔ̃ e, il i avε mεmə dε ʃɑ̃bʁə- fʁwadəz- afɛ̃ də ɡaʁde dε kɔʁz- ɛ̃takt. il i avε eɡaləmɑ̃ œ̃ blɔk ɔpeʁatwaʁə syplemɑ̃tεʁə plys sekyʁize dɔ̃ ɔ̃ mə ʁəfyzε laksε. ase vεkse, ʒə dəmɑ̃dε dεz- εksplikasjɔ̃ kɑ̃ a sə ʁəfy. lε mwanə mə ʁepɔ̃diʁe kə lε medəsɛ̃ də la sεktə etε alɔʁz- ɑ̃ plεnə εkspeʁjɑ̃sə. kɑ̃ ʒə lœʁ di kə ɑ̃ tɑ̃ kə medəsɛ̃, il mə sɑ̃blε kə ʒə puvε penetʁe dɑ̃ lə blɔk sɑ̃ pʁɔblεmə, sø si ezitεʁe œ̃ mɔmɑ̃ mεz- il finiʁe paʁ mə dɔne lotɔʁizasjɔ̃ daksε. kεllə nə fy pa ma syʁpʁizə kɑ̃ ʒə penetʁε dɑ̃ sεtə salə ! syʁ la tablə dɔpeʁasjɔ̃ etε alɔ̃ʒe œ̃n- ɔmə, sɔlidəmɑ̃ ataʃe e yʁlɑ̃ a plɛ̃ pumɔ̃. otuʁ də lɥi, sɛ̃k medəsɛ̃ sɑ̃blε ʁealize ynə veʁitablə disεksjɔ̃. lə vɑ̃tʁə də lɔmə etε uvεʁ e lεsε apεʁsəvwaʁ lεz- ɛ̃tεstɛ̃z- e lεstɔmak. a laʁjεʁə, œ̃n- otʁə medəsɛ̃ avε ataʃe la tεtə də lɔmə də tεllə manjεʁə kə sεllə si etε kɔ̃plεtəmɑ̃ paʁalize. lə dəsy dy kʁanə avε ete tu sɛ̃pləmɑ̃ ɑ̃pyte e lə sεʁvo etε a lεʁ libʁə ! dɑ̃ sε kɔ̃disjɔ̃, ʒə dutε kə lɔmə syʁvivə lɔ̃tɑ̃, lεkspeʁjɑ̃sə alε syʁəmɑ̃ bjɛ̃to pʁɑ̃dʁə fɛ̃. ɑ̃n- efε, kεlk minytə plys taʁ lε kʁi setεɲiʁe e lə silɑ̃sə ʁeɲε dɑ̃ la salə dɔpeʁasjɔ̃. kɑ̃ ʒə dəmɑ̃dεz- o medəsɛ̃ sə kilz- avε fε, il mə ʁepɔ̃diʁe tu sɛ̃pləmɑ̃ kilz- avε pʁatike ynə vivizεksjɔ̃ syʁ œ̃n- ɔmə, mεmə pa anεstezje ! setε səlɔ̃ ø puʁ mjø kɔ̃pʁɑ̃dʁə lε mekanismə də la dulœʁ… kεllə maɲifikə ide ! kɔmɑ̃ ε ʒə py nə pa i avwaʁ pɑ̃se plys to ! il saʒi sɑ̃z- okœ̃ dutə dy mεjœʁ mwajɛ̃ də kɔ̃pʁɑ̃dʁə lə kɔʁz- ymɛ̃, ynə disεksjɔ̃ syʁ œ̃ kɔʁz- ɑ̃ bɔnə sɑ̃te, ɑ̃ vi e ɑ̃ plεnə kɔ̃sjɑ̃sə, ʒə mə pʁɔmi desεje plys taʁ, pø tεtʁə kə sa mεdəʁa a elabɔʁe œ̃ seʁɔm ɑ̃kɔʁə mεjœʁ, ɡʁasə a də nuvεllə kɔnεsɑ̃sə kə ʒoʁεz- akizə. kɑ̃ ʒə dəmɑ̃dε du pʁɔvənε sεtə pεʁsɔnə syʁ la tablə, il mə ʁepɔ̃diʁe kil saʒisε dœ̃ tuʁistə səl, kilz- ɔ̃ ʁeysi a kidnape diskʁεtəmɑ̃ alɔʁ kə səlɥi si vizitε lə mɔ̃. ʒə nɑ̃ dəmɑ̃dε pa plys, apʁε tu, la fasɔ̃ dɔ̃ il sə pʁɔkyʁε dε kɔbεjz- ymɛ̃ mɛ̃pɔʁtε pø.
    ʒə dəmɑ̃dεz- o mwanə kɔmɑ̃ ilz- ɔ̃ py kɔ̃stʁɥiʁə sεt ɛ̃pʁesjɔnɑ̃ labɔʁatwaʁə ɛ̃si kə sε salə dɔpeʁasjɔ̃ su teʁə e syʁtu, kɔmɑ̃ ilz- ɔ̃ ʁeysi a sə pʁɔkyʁe sεʁtεnə sybstɑ̃sə ki sɔ̃ puʁtɑ̃ tʁε ʁaʁə. lœ̃ dø mə ʁepɔ̃di kə la sεktə etε kɔ̃poze də pεʁsɔnə tʁε divεʁsə, il i avε dε mɑ̃bʁəz- ɔʁiʒinεʁə də tus lε pεi dy mɔ̃də e sø si ɔ̃ ʁapɔʁte də lœʁ pεi dɔʁiʒinə tutə sɔʁtə də pʁɔdɥi kazi ɛ̃kɔnysz- ɑ̃n- əʁɔpə. il mεksplikεʁe eɡaləmɑ̃ kil i avε paʁmi ø dɑ̃sjɛ̃ ʃimistə, dεz- aʁʃitεktəz- e dε masɔ̃z- e kə sə sɔ̃t- ø ki etε a lɔʁiʒinə də la kʁeasjɔ̃ də sε tʁwa salə. ʒə lœʁ dəmɑ̃dε də mə ʁəʃεʁʃe ynə ʁəpʁezɑ̃tasjɔ̃ də ktyly, kaʁ ʒə dəvε dɔne vi a ynə kʁeatyʁə lɥi ʁəsɑ̃blɑ̃ lə plys pɔsiblə. ʒə lœʁ εksplikε kə lεkspeʁjɑ̃sə alε εtʁə syʁəmɑ̃ tʁε lɔ̃ɡ kaʁ fεʁə ʁəvəniʁ a la vi œ̃ kɔʁ kɔ̃poze də plyzjœʁz- ɛ̃dividys difeʁɑ̃z- ε bjɛ̃ plys kɔ̃plike kə də ʁeanime œ̃ kɔʁz- ɑ̃tjεʁəmɑ̃ kɔ̃poze, e kə lε ʃɑ̃sə də ʁeysitə netε bjɛ̃ evidamɑ̃ pa də sɑ̃ puʁ sɑ̃. ʒε deʒa ʁeysi kεlkz- εkspeʁjɑ̃sə də ʁeanimasjɔ̃ də plyzjœʁ kadavʁəz- ɑ̃sɑ̃blə, nɔtamɑ̃ œ̃ ʃjɛ̃ avεk œ̃ bʁaz- ymɛ̃ u ɑ̃kɔʁə dε mɔʁso də kɔʁ, kɔmə ynə mɛ̃. lεkspeʁjɑ̃sə etε dɔ̃k pɔsiblə, mε difisilə e il mə fodʁε boku də tʁavaj. ʒεksplikε tus sa o mwanəz- e il mə ʁepɔ̃diʁe kə ʒə puvε pʁɑ̃dʁə lə tɑ̃ kil mə fodʁε, tɑ̃ kil i avε œ̃ ʁezylta a la kle. ɑ̃fɛ̃, ynə ʁəpʁezɑ̃tasjɔ̃ mə paʁvɛ̃. setε bjɛ̃ la mεmə kə lε statɥ dɑ̃ lə byʁo dy ɡuʁu də la sεktə, ynə kʁeatyʁə avεk də ɡʁɑ̃də εlə də ʃovə suʁi, ynə tεtə myni də tɑ̃takyləz- e lə kɔʁ ʁəkuvεʁ dekajə. setε ynə kʁeatyʁə ase mɔ̃stʁyøzə e bjɛ̃ evidamɑ̃, ʒə nə puʁʁε ʒamε kʁe œ̃ kɔʁz- idɑ̃tikə, mε ʒə fəʁε də mɔ̃ mjø. sə nuvo defi mə kɔ̃bla dεksitasjɔ̃, ʒə puʁʁεz- ɑ̃fɛ̃ puvwaʁ pʁuve o mɔ̃də letɑ̃dɥ də mɔ̃ talɑ̃, ɡʁasə a mwa, œ̃ djø sə ʁevεjʁa e il ʁetabliʁa lekilibʁə syʁ teʁə, ʒə səʁεz- a lɔʁiʒinə dœ̃ nuvo mɔ̃də e la pɔpylasjɔ̃ mɔ̃djalə səʁa ɔbliʒe də ʁəkɔnεtʁə mɔ̃ talɑ̃ ɛ̃kɔmɑ̃syʁablə ! səpɑ̃dɑ̃, il mə faly kεlk ʒuʁ də ʁeflεksjɔ̃z- avɑ̃ də tʁuve œ̃ mwajɛ̃ ʁealizablə. ʒə puvε pʁɑ̃dʁə œ̃ kɔʁz- ymɛ̃, lɥi ɡʁefe dεz- εlə də ʃovə suʁi ʒeɑ̃təz- e mεtʁə ynə tεtə də pjəvʁə a la plasə də la tεtə ymεnə. ɑ̃sɥitə la taʃə la plys kɔ̃plεksə səʁa delabɔʁe œ̃ seʁɔm ase pɥisɑ̃ puʁ ʁeanime lə kɔʁ. œ̃n- otʁə pʁɔblεmə də tajə etε bjɛ̃ evidamɑ̃ də tʁuve dε kɔʁz- ase fʁε, dε ʃovə suʁi ʒeɑ̃təz- e dε pjəvʁə… lɔʁskə ʒə fi paʁ də səla o mwanə, sø si mə ʁepɔ̃diʁe kə puʁ lε kɔʁ, il ni avε okœ̃ pʁɔblεmə, lɔʁskə kə lœ̃ dε mɑ̃bʁə- muʁε, il etε imedjatəmɑ̃ kɔ̃sεʁve dɑ̃ lynə dε ʃɑ̃bʁə- fʁwadə də la salə dɔpeʁasjɔ̃, il i avε ynə kɛ̃zεnə də kɔʁ. kɑ̃ o ʃovə suʁiz- e o pjəvʁə, il mə dəmɑ̃dεʁe kεllə ʁasə il mə falε εɡzaktəmɑ̃, kaʁ il i avε œ̃ zolɔɡ paʁmi ø ki fəʁε sɔ̃ pɔsiblə puʁ ʁaməne ʒyskə isi lε spesimɛ̃ dɔ̃ ʒavε bəzwɛ̃. ʒə lɥi paʁlε dɔ̃k dε ptəʁɔpys ʒiɡɑ̃tøs (ʃovə suʁi ʒeɑ̃təs) ki vive esɑ̃sjεllmɑ̃ ɑ̃ ʃinə e dεz- ɑ̃təʁɔktɔpys dɔflεni (pjəvʁəs) vivɑ̃ esɑ̃sjεllmɑ̃ dɑ̃ lə pasifikə nɔʁ. « pas də pʁɔblεmə ! » mə di lə zolɔɡ, « il lɥi fodʁa sεʁtεnəmɑ̃ plyzjœʁ səmεnə puʁ ʁapɔʁte dε spesimɛ̃z- o mɔ̃ sɛ̃ miʃεl dɑ̃ la plys ɡʁɑ̃də diskʁesjɔn ». ʒεksplikεz- osi kil falε kɔ̃stʁɥiʁə dε basɛ̃ puʁ ɡaʁde ɑ̃ vi lε pjəvʁəz- e dεz- ɑ̃kloz- ase ɡʁɑ̃ puʁ lε ʃovə suʁi, lε masɔ̃z- e aʁʃitεktə sə miʁe imedjatəmɑ̃ a la taʃə. pɑ̃dɑ̃ sə tɑ̃, ʒə mɑ̃tʁεnε a kɔ̃fεksjɔne œ̃ seʁɔm difeʁɑ̃ də səlɥi kə ʒavε labitydə də ʁealize kaʁ sεtə fwa, lε kɔʁz- a ʁeanime nɔ̃ ʁjɛ̃ a vwaʁ avεk sø kə ʒavε labitydə də tʁεte e, paʁalεləmɑ̃, ʒə minisjε a la vivizεksjɔ̃ ymεnə. vwaʁ ɑ̃ diʁεkt lε ʁeaksjɔ̃ dε difeʁɑ̃z- ɔʁɡanə syʁ œ̃ kɔʁ vivɑ̃ etε ynə εkspeʁjɑ̃sə ɛ̃kʁwajablə, ʒə nə kɔ̃pʁɑ̃dʁε dɔ̃k ʒamε listwaʁə də « letikə medikal » ɛ̃tεʁdizɑ̃ sə ʒɑ̃ʁə də pʁatik. mε lə plysz- ɛ̃pɔʁtɑ̃ dɑ̃ limedja etε bjɛ̃ evidamɑ̃ la kʁeasjɔ̃ dœ̃ nuvo seʁɔm, kεl εkstazə də mə ʁəplɔ̃ʒe dɑ̃ mεz- εkspeʁjɑ̃sə də ʒənεsə ! ɑ̃n- atɑ̃dɑ̃ lε ʃovə suʁiz- e lε pjəvʁə, ʒə ʁətɑ̃tε lεkspeʁjɑ̃sə syʁ kεlk kɔʁ deʒa a ma dispozisjɔ̃. syʁ sɛ̃- kɔʁ, œ̃ fy œ̃n- eʃεk tɔtal, dø ʁəpʁiʁe kɔ̃sjɑ̃sə kεlk səɡɔ̃də sələmɑ̃ e lε døz- otʁə- fyʁe ɑ̃tjεʁəmɑ̃ ʁaməne a la vi, avɑ̃ kə ʒə nə swaz- ɔbliʒe də lεz- abatʁə puʁ evite œ̃ kaʁnaʒə, kɔmə avεk œ̃ də mε ʁeanime ki tɥa di- sεt pεʁsɔnə, kɑ̃ ʒetεz- ɑ̃kɔʁə oz- ətaz- yni. uvʁə kʁoʃε… fεʁmə kʁoʃε
    ɑ̃fɛ̃, lε ʃovə suʁiz- e lε pjəvʁəz- ɔ̃ py εtʁə aʃəmine ʒyskisi. sələmɑ̃ vwala, dø pʁɔblεmə vɔ̃ ɑ̃kɔʁə ʁalɑ̃tiʁ mε ʁəʃεʁʃə. lə pʁəmje kɔ̃sεʁna lε ʃovə suʁi. kaʁ, bjɛ̃ kə sə swa dε ʃovə suʁi ʒeɑ̃tə, lœʁz- εləz- etε ɑ̃kɔʁə tʁo pətitə puʁ εtʁə mizə syʁ œ̃ kɔʁz- ymɛ̃. il mə fodʁa dɔ̃k tʁavaje ɑ̃ paʁalεlə syʁ sə pʁɔblεmə. lə səɡɔ̃ pʁɔblεmə kɔ̃sεʁna lɥi, lε pjəvʁə. ɑ̃n- efε, lε pjəvʁə- vive su lo e la kʁeatyʁə finalə dəvʁa εllə, vivʁə a lεʁ libʁə… lε sεllylə də lanimal ʁiske də nə pa sypɔʁte sə kɔ̃takt ɔʁ də lo, ʒə mə ʁɑ̃dε kɔ̃tə a sə mɔmɑ̃ kə ma misjɔ̃ etε ɑ̃kɔʁə plys kɔ̃plike kə sə kə ʒavε pʁevy a lɔʁiʒinə… mε ʒə nə mə dekuʁaʒε pa, sεtə misjɔ̃ etε puʁ mwa œ̃ veʁitablə defi e ʒavε kɔ̃fjɑ̃sə ɑ̃ mε talɑ̃. uvʁə kʁoʃε… fεʁmə kʁoʃε
    e ʒavε ʁεzɔ̃ davwaʁ kɔ̃fjɑ̃sə ! lə pʁɔblεmə də la tajə dε ʃovə suʁi ʒeɑ̃tə fy ʁapidəmɑ̃ ʁeɡle, œ̃ sɛ̃plə ʁeʒimə dɔʁmɔnə də kʁwasɑ̃sə e, ɑ̃ sələmɑ̃ dø səmεnəz- εlləz- atεɲiʁe ynə tajə ymεnə, paʁfε ! ɑ̃ ʁəvɑ̃ʃə, lə pʁɔblεmə dε pjəvʁəz- etε boku plys kɔ̃plεksə, il mə falε mɔdifje lœʁ adn puʁ avwaʁ la mwɛ̃dʁə ʃɑ̃sə də ʁeysitə. apʁε də tʁε nɔ̃bʁøz- eʃεk, ʒə paʁvɛ̃z- ɑ̃fɛ̃ a ʁəkʁe ɛ̃ vitʁo ynə pʁəmjεʁə pjəvʁə, e a mɔdifje leʒεʁəmɑ̃ sɔ̃n- adn. ʒə fi la mεmə ʃozə avεk sεtə pʁəmjεʁə kʁeasjɔ̃ e, ɛ̃si də sɥitə ʒyska kə ladn swa ase mɔdifje puʁ pεʁmεtʁə a sεz- animo də syʁvivʁə ɑ̃ miljøz- aeʁjɛ̃. sə pʁɔblεmə mə pʁi katʁə ane puʁ sa ʁezɔlysjɔ̃. uvʁə kʁoʃε… fεʁmə kʁoʃε
    ɑ̃fɛ̃, ʒə py fεʁə ma pʁəmjεʁə tɑ̃tativə, kεllə εksitasjɔ̃ ! tu dabɔʁ il mə falε selεksjɔne œ̃ kɔʁ kapablə də ʁeysiʁ lεkspeʁjɑ̃sə. ʒə pʁi səlɥi dœ̃n- ɔmə dynə tʁɑ̃tεnə dane mɔʁ paʁ aksidɑ̃. ɑ̃sɥitə ʒə dəvε lɥi ɡʁefe lεz- εlə də ʃovə suʁi, e lε ʁakɔʁde a sɔ̃ sistεmə nεʁvø. ʃozə ki fy asez- εze. ɑ̃sɥitə, lə plys kɔ̃plεksə ʁεstε a vəniʁ ɡʁefe la pjəvʁə a la plasə də la tεtə e εspeʁe kə sεllə si ynə fwa ʁeanime nə ʁəpʁεne pa lεz- ɛ̃stɛ̃ pʁimitif də la pjəvʁə e nə ʁəʃεʁʃə a ʁəɡaɲe la mεʁ ! lə səl εspwaʁ ʁezidε dɑ̃ lə fε kil etε ɑ̃kɔʁə pɔsiblə kə la memwaʁə, lεz- ɛ̃stɛ̃z- e la pεʁsɔnalite dynə pεʁsɔnə nə ʁezide pa ynikəmɑ̃ dɑ̃ sɔ̃ sεʁvo, mε, dɑ̃z- absɔlymɑ̃ tutə lε sεllylə də sɔ̃ kɔʁ, ʃozə kə ʒə pɑ̃sə e εspεʁə εtʁə vʁε. ɑ̃fɛ̃, ʒə ʁeysiz- a ɡʁefe sεtə dεʁnjεʁə pjεsə, kεllə ʃεf dœvʁə ! ɑ̃fɛ̃ apʁεz- ɥit ane də ʁəʃεʁʃə, la vwala sεtə ʁəpʁezɑ̃tasjɔ̃ ymεnə də ktyly. lə mɔmɑ̃ etε vəny puʁ mwa də vwaʁ si mɔ̃ nuvo seʁɔm fɔ̃ksjɔnε u nɔ̃. ʒə fʁisɔnε dεksitasjɔ̃ kɑ̃ ʒə vis lə likidə ʒonatʁə dispaʁεtʁə dɑ̃ sə kɔʁ. sɛ̃k minytə, tuʒuʁ ʁjɛ̃… mε ʒə nə mɛ̃kjetε pa, sεʁtεnə ʁeanimasjɔ̃ sɔ̃ paʁfwaz- ase lɔ̃ɡz- a sə manifεste. ɑ̃fɛ̃, kɛ̃zə minytə plys taʁ, ʒə sɑ̃ti lə kœʁ batʁə e lε mɛ̃ buʒe ! la kʁeatyʁə sə lεvə, də diʁiʒə la pɔʁtə e… sefɔ̃dʁə e məʁ. mɔ̃n- εksitasjɔ̃ setε tʁɑ̃sfɔʁme ɑ̃ stypefaksjɔ̃ e ɑ̃ desεpsjɔ̃ ɑ̃n- œ̃ dizjεmə də səɡɔ̃də… mɔ̃ seʁɔm netε pa ɑ̃kɔʁə paʁfε, ʒə dəvε lameljɔʁe tuʒuʁ plys… səpɑ̃dɑ̃ ʒə pʁevɛ̃ lε mwanə kə lεkspeʁjɑ̃sə səʁε sɑ̃ dutə ʁeysi dɑ̃ kεlk səmεnə, sø si ɑ̃ pʁɔfitεʁe puʁ mεtʁə o pwɛ̃ lœʁ plɑ̃ daksjɔ̃… kaʁ lə fε kə la kʁeatyʁə syʁvivə nə syfizε pa a fεʁə ʁəvəniʁ ktyly, il falε eɡaləmɑ̃ kə sεllə si kɔmεtə œ̃n- u plyzjœʁ sakʁifisə. uvʁə kʁoʃε… fεʁmə kʁoʃε
    ɑ̃fɛ̃, tʁwa səmεnə sələmɑ̃ apʁε ma pʁəmjεʁə tɑ̃tativə, la tʁwazjεmə fy la bɔnə, lə kɔʁ ʁeanime veky ! ʒɔʁdɔnε o mwanə kil swa ɑ̃fεʁme dɑ̃z- ynə sεllylə a lɔʁiʒinə puʁ lε ʃovə suʁiz- afɛ̃ devite kil nə sɑ̃ pʁεnə o mwanə, u a mwa mεmə. la kʁeatyʁə etε tʁεz- aʒite dɑ̃ sa kaʒə, ʒə fy ɔbliʒe də lɑ̃dɔʁmiʁ avεk ynə flεʃə anεstezjɑ̃tə puʁ kə nu pɥisjɔ̃ la tʁɑ̃spɔʁte sɑ̃ ʁisk. lə plɑ̃ etε də laʃəmine kεlk paʁ dɑ̃ la kɑ̃paɲə afɛ̃ kil tɥ œ̃ maksimɔm də pεʁsɔnə puʁ avwaʁ œ̃ maksimɔm də ʃɑ̃sə də fεʁə ʁəvəniʁ ktyly, də nɥi bjɛ̃ evidamɑ̃ kaʁ lε ʁεjɔ̃ dy sɔlεj puʁʁε abime lεz- εləz- u ɑ̃kɔʁə la tεtə də pjəvʁə, ki puʁʁε, malɡʁe ladn mɔdifje, sə deseʃe si εllə ʁεstε tʁo lɔ̃tɑ̃ su lε ʁεjɔ̃ dy sɔlεj… uvʁə kʁoʃε… fεʁmə kʁoʃε
    e sə fy ɛ̃si kœ̃ matɛ̃ də milə nəf sɑ̃ kaʁɑ̃tə, lə lɑ̃dəmɛ̃ də la libeʁasjɔ̃ də la kʁeatyʁə, kə nuz- apʁənjɔ̃ paʁ lε ʒuʁno kœ̃ kʁimə avε ete kɔmi dɑ̃ lə pəti vilaʒə də plεnə fuʒεʁə. lə kɔʁ pʁezɑ̃tε də myltiplə ɡʁifyʁə, sə ki sə kɔ̃pʁənε kaʁ la kʁeatyʁə aʒisε kɔmə œ̃n- animal feʁɔsə. ʒavεz- ɑ̃fɛ̃ ʁeysi a kʁee ynə vi paʁfεtə, kapablə də sadapte malɡʁe sε difɔʁmite. ɑ̃ ʁəvɑ̃ʃə ʒə nə kɔ̃pʁi pa tu də sɥitə puʁkwa εllə avε fε dεz- ɑ̃tajəz- osi pʁɔfɔ̃dəz- o nivo dεz- omoplatəz- e puʁkwa la viktimə avε ete a mwatje dekapite. sə nε kεlk ʒuʁ plys taʁ kə ʒə kɔ̃pʁi, la kʁeatyʁə esεjε də tʁɑ̃sfɔʁme la viktimə ɑ̃n- εllə mεmə ɑ̃ sɑ̃ pʁənɑ̃ vjɔlamɑ̃ a tutə lε paʁti dy kɔʁ ki difeʁɑ̃sjε də sɔ̃ kɔʁz- a εllə, ɑ̃ lɔkyʁɑ̃sə lεz- omoplatəz- a kozə dεz- εləz- e la dekapitasjɔ̃ a kozə də la tεtə də pjəvʁə… ɛ̃si la kʁeatyʁə pɔsedε ynə sεʁtεnə fɔʁmə dɛ̃tεlliʒɑ̃sə, fasinɑ̃ ! lε ʒuʁ sɥivɑ̃ nuz- apʁənjɔ̃ dotʁə- məʁtʁə- similεʁə, sə ki pʁuvε kə la kʁeatyʁə paʁvənε a syʁvivʁə e a ʁεste diskʁεtə, kaʁ okœ̃ temwɛ̃ nə dizε avwaʁ vy ynə kʁeatyʁə avεk dεz- εləz- e ynə tεtə də pjəvʁə. mɛ̃tənɑ̃ ʒatɑ̃dε, ɛ̃pasjɑ̃ lə ʁətuʁ də ktyly, sə ki siɲifjəʁε ma ʁeysitə !
    lə ʒuʁnal dy dɔktœʁ wεst saʁεtɑ̃ isi, la sɥitə ε dɔ̃k kɔ̃poze dε ʁepɔ̃sə dy dεʁnje a mε kεstjɔ̃.
    apʁε sə syksε, lə dɔktœʁ wεst a vuly kʁe ynə døzjεmə kʁeatyʁə idɑ̃tikə a la pʁəmjεʁə. lεkspeʁjɑ̃sə fy œ̃ syksε, la kʁeatyʁə paʁvɛ̃ a vivʁə. sələmɑ̃, kɔ̃tʁεʁəmɑ̃ a la pʁəmjεʁə fwa, sεllə si a ete boku plys ʁapidə kə la pʁəmjεʁə, εllə sota a la ɡɔʁʒə dy dɔktœʁ. œ̃ mwanə, pʁezɑ̃ a sə mɔmɑ̃ tɑ̃ta dεde lə dɔktœʁ mε fy pʁi puʁ siblə paʁ lə mɔ̃stʁə, sə ki pεʁmi o dɔktœʁ də sɑ̃fɥiʁ e də dɔne lalεʁtə ʒeneʁalə. kεl ʃao sə fy, sεʁtɛ̃ tɑ̃tεʁe də seʃape e i sɔ̃ paʁvənys, mε dotʁə- fyʁe tye paʁ lə mɔ̃stʁə. lə dɔktœʁ wεst fε paʁti dε ʃɑ̃sø ki ɔ̃ py seʃape mε dapʁε lɥi, la plypaʁ dε mwanə sɔ̃ mɔʁ, sələ ynə pwaɲe ɔ̃ syʁvekysz- e ɔ̃ mɛ̃tənɑ̃ dispaʁys, tu kɔmə la døzjεmə kʁeatyʁə…
    paʁ la sɥitə lə dɔktœʁ wεst fy ɛ̃tεʁne a lopital psiʃjatʁikə u il ʁεstəʁa ʒyska la fɛ̃ də sε ʒuʁ. o mɔ̃ sɛ̃ miʃεl, nuz- avɔ̃z- efεktivəmɑ̃ tʁuve də nɔ̃bʁø kɔʁ mytile, œ̃ labɔʁatwaʁə tʁε sɔfistike, ynə salə dɔpeʁasjɔ̃, dε ʃovə suʁi ʒiɡɑ̃tεskz- e dε pjəvʁə- dɑ̃ lε basɛ̃… sələmɑ̃ tu səla pʁuvə ynə ɔʁiblə veʁite, il i a mɛ̃tənɑ̃ dɑ̃ la natyʁə dø kʁeatyʁə mɔ̃stʁyøzəz- e sɑ̃ɡinεʁə kapablə də tɥe nɛ̃pɔʁtə ki syʁ lœʁ pasaʒə, e œ̃ ɡʁupə də fanatik pʁε a tutə lεz- εɡzaksjɔ̃ pɔsibləz- afɛ̃ dasiste o ʁətuʁ dœ̃ djø mɔ̃stʁyø…

    zeʁo ɥi slaʃ dø milə katɔʁzə

PostScriptum

J’écrit beaucoup de poèmes, mais aussi comme vous le voyez, des nouvelles. J’ai essayer de trouver un site comme celui-ci mais pour les nouvelles, je n’en ai pas trouvé. Je la poste donc ici, si sa dérange personne. En ci qui concerne la nouvelle en elle-même, il s’agit d’une suite de la nouvelle « Herbert West réanimateur » de HP Lovecraft, bien qu’on puisse lire cette nouvelle sans avoir lu Lovecraft avant

Commentaires Sur La Poesie


Auteur de Poésie
29/06/2015 18:46Illusion

=> http://e-storya.com/
Avec les même login et mot de passe d’ici 😉

Auteur de Poésie
29/06/2015 20:13Nat88

Merci 🙂

Auteur de Poésie
30/06/2015 07:52Coburitc

On trouve la nouvelle de Lovecraft dans Dagon , pour ceux qui aiment le ciné Gore allez jeter un coup d’œil à Réanimator et From Beyond .
Un petit défaut dans la nouvelle, si elle est situé en 1940 le brave inspecteur a connu la guerre de 1914 et ses horreurs, à l’aube du Nazisme et de ses crimes je le vois mal trouver un cadavre horrible.
Amicalement

Jean-Pierre

Auteur de Poésie
30/06/2015 09:34Nat88

Ah oui, j’avais pas pensé a ce petit détail, quelques modifications s’impose ^^. Quand a moi j’ai découvert cette nouvelle dans le tome 2 des œuvres complètes de Lovecraft, aux édition Robert Laffont

Auteur de Poésie
04/07/2015 14:11Melly-Mellow

Bonjour !
Tout d’abord, désolé du retard au niveau de la correction du texte.. J’ai été peu présente sur le site et votre écrit était tout de même long à corriger ^^’.. Mais j’ai fini ! Donc à présent je vais en faire une petite critique que j’espère constructive. Je tiens donc tout de suite à préciser.. Toute la critique que je vais faire ne concerne que mon avis personnel. Ce que je critique et apprécie est donc totalement subjectif. De plus, je ne connais pas l’univers que vous décryptez autrement que de nom donc si je critique des choses à cause de mon ignorance, faites le moi savoir et j’apprendrais avec plaisir 🙂.. Les "conseils" que je ne donne ne sont donc pas la vérité vraie et ne sont pas à appliquer obligatoirement. En somme c’est simplement mon avis 🙂 Cela va être long donc j’essayerai au maximum d’être concise..
Petit 1, la présentation du texte est indigeste. Le mot est surement trop fort mais c’est difficile à lire d’une traite. Il faut bosser les espacements et les paragraphes.. En plus, puisqu’il y a 4 "chapitres", vous auriez pu sans soucier poster 4 nouvelles. Au niveau de la forme du texte, je dirai que un des soucis fondamentaux de votre écrit sont les phrases trop longues.. Par exemple, le descriptif de la première victime dans le chapitre I est long puisqu’il n’est ponctué que des virgules, de "de plus" ainsi que de "et"... C’est vraiment un des détails qui m’a ralenti dans ma lecture. Il faut régulièrement prendre une grande inspiration & concentration pour tout lire & comprendre. Des phrases plus courtes ou décomposées auraient été, à mon goût, plus plaisantes.
Mis à part donc ces soucis de longueur de phrases, le chapitre I est sympathique. En tout cas c’est une accroche qui me plaît. J’aurai peut-être apprécié plus de détails sur l’enquêteur mais j’y reviendrai en fin de critique.
Le deuxième chapitre a un début abrupt. C’est vraiment pour moi un des endroits les plus démonstratifs de l’importance de faire des distinctions claires entre parties. Sinon il y a pas mal de répétitions qui deviennent gênantes dans le sens où elles sont proches (ex = l’âge du docteur, le terme "stupeur générale" et ses acolytes "généraux" qui reviennent quand même pas mal..). Non pas que la répétition soit forcément à condamner.. Mais quand on peut lire les deux termes d’un même coup d’œil, il vaut mieux trouver un synonyme.
Par rapport au personnage d’Hubert, je trouve que parler de lui directement comme d’un homme à "l’intelligence malsaine" est peu attrayant. Déjà il est difficile de déterminer ça mais en plus, ça gâche, je pense, le déroulement de l’histoire car on sait directement que cet homme hagard n’est pas une victime mais un coupable.. Il y aura peut-être eu une trame scénaristique ou un retournement de situation à faire..
Pour ce deuxième chapitre, il y a deux choses qui ne vont pas. Premièrement, il n’y a pas de concordance des temps. J’ai perdu un temps fou à tout accorder car vous passiez régulièrement du présent au passé. Le récit est passé, les temps doivent donc être du passé simple & de l’imparfait en grande partie. Deuxièmement, il n’y a aucune explication scientifique. Juste un amas de techniques difficiles à imaginer (ex = l’hallucinogène. Il aurait pu être instructif et utile de se servir de faits avérés sur les délires que peut provoquer l’opium par exemple et de l’appliquer à cet hallucinogène inventé). Je dois avouer sur ce point que je ne suis pas une grande fan de science fiction, du coup, difficile d’accrocher avec des concepts scientifiques comme tels. J’aurai apprécié par contre une sorte d’explication de fonctionnement, quelque chose de "réaliste" à laquelle me raccrocher.
Au passage, "usurper" est forcément sur une autre identité que la notre. J’ai donc modifié ce petit passage. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.
A ce niveau de la critique, j’aimerai parler du fil rouge choisi. A mesure que le récit avance, on abandonne l’enquêteur, ce que je trouve dommage car il avait un côté humour noir cynique largement exploitable. Après parler du point de vue d’Hubert est intéressant également, pour comprendre sa folie. En quelque sorte, il y aurait le point de vue d’Hubert pour comprendre l’histoire de l’intérieur, et le point de vue de l’enquêteur pour rationaliser les horreurs commises. Le chapitre 3 de ce point de vue fait "tâche".. On a l’impression d’être dans "inception".. Vous êtes l’écrivain, qui parle de ce personnage de l’enquêteur qui lui même parle du docteur... Au final, c’est les deux personnages qui en prennent un coup, surtout l’enquêteur, car il devient un narrateur absent. En plus, on part dans des tournures de phrases de lecteur à la troisième personnage trop tortueuses. Passer directement à la vision d’Hubert comme au chapitre 4 était un choix beaucoup plus judicieux à mon goût.
On arrive au chapitre 4 (courage mes critiques sont bientôt finies ^^). Je préfère ce passage car on est vraiment plus dans le feu de l’action ici même si les choses s’enchaînent très vite (et j’y reviendrai.). Je n’ai pas trop compris le fait de parler d’un coup du cerveau au début. Je veux dire c’est intéressant le fait que les scissures et les circonvolutions du cerveau sont un gain de place dans la boîte crânienne mais ce n’est pas utile au déroulement du récit. Si l’enquêteur lisait le journal d’Hubert, il devrait évincer ce genre de passage pour en venir à l’essentiel. Je comprends qu’il s’agissait entre autres de montrer l’intérêt du docteur pour la science mais tout l’autour suffisait à mes yeux pour ceci.
Pour la secte, comme les procédés scientifiques, je trouve que ça va un peu vite. J’aurai expliqué notamment les lieux et les dons qu’ils font par des influences monétaires ou sociétales plutôt qu’en parlant de leur origine. A présent, ce n’est pas extrêmement dérangeant. On dirait même un mélange de Franc-maçonnerie (dans le côté chacun apporte sa culture, son métier, ses connaissances) et la secte plus "classique" (monétaire)..
Enfin pour le chapitre 4 : il y a une incohérence. Quand Hubert découvre la dissection sur sujet vivant, ils parlent ensuite aux médecins l’ayant réalisée de la difficulté de la tâche de réanimer un corps avec de multiples parties. Cependant la ligne d’après, ils deviennent des moines. Alors est-ce que les médecins sont considérés dans la secte comme des moines ? Peut-être, cela aurait peut-être valu une précision. De plus, le chapitre 4 relayant les écrits du docteur, vous auriez pu faire des entrées par date, ce qui aurait étayer la forme du texte et vous auriez évité les précisions de temps dans le récit.
D’ailleurs en parlant de dates, mon camarade Coburitc a commencé à le faire remarquer mais il y a des incohérences historiques et surtout scientifiques... Mettons par exemple l’hallucinogène dont on parlait plus haut. Même si les drogues sont répandues depuis des siècles et des siècles, leurs utilisations scientifiques est assez récente.. Le premier neuroleptique a été synthétisé en 1950 par Charpentier (Chlorpromazine), sont utilisation n’a été que 2 ans plus tard.. L’ancêtre des benzodiazépines que l’on connait aujourd’hui (le Méprobamate ou Equanil) remonte à 1954. Le premier médicament antidépresseur 1957.. Tout autant de dates qui montrent un soucis chronologique dans l’écrit. Il aurait fallu à ce moment préciser que les scientifiques de la secte étaient bien en avant sur le temps et ne divulguaient pas leurs recherches.
Ultime point, très général cette fois.. Au niveau des fautes que j’ai corrigé, c’était uniquement des fautes d’accords (pluriels & singulier...) et la concordance des temps. Cela peut largement s’éviter par la relecture et/ou sinon quelques moyens. Par exemple pour savoir si un verbe se conjugue ou non, le remplacer par un verbe du troisième groupe. "Il l’avait attaqué (il l’avait mordu... donc on conjugue) en prenant le pistolet de l’homme tombé (l’homme mordu.. on conjugue) à terre. Il fallait prendre (il fallait mordre.. on ne conjugue pas) cette chance". De plus, le récit au passé a un inconvénient.. Il est plus difficile d’y mettre de l’action. Le faire au présent comme une véritable enquête aurait pu faire gagner l’écrit en captivité.
Et on en arrive à ce que je regrette.. Progressivement, l’enquêteur perd de la place dans l’écrit. Au début, on nous le présente mais après on l’oublie. Il n’est qu’un lecteur puis après plus rien. Le mettre en véritable enquêteur comme au chapitre 2 aurait été plus palpitant (encore une fois.. Selon mes goûts personnels). Il aurait pu porter une analyse critique sur les propos du docteur, complètement obnubilé par ses envies de reconnaissance.. En somme, c’est ça que je regrette le plus. L’écrit est à la fois trop long, et à la fois pas assez. Trop long car la forme choisie est assez peu agréable à la vue et en lecture. Trop court car il manque plein de détails.. Quand au début le personnage nous dit que ça a été sa dernière enquête car trop éprouvante psychologiquement, et bien on n’en a pas l’impression car il a passé son temps à fouiller pour ne rien trouver et il résout l’enquête en lisant un journal sur deux chapitres.. Un récit plus long aurait permis de plus s’attacher à lui, de plus décrire les procédés scientifiques. Bref cela serait surement devenu un roman plutôt qu’une nouvelle mais vous en avez les capacités.
Car oui, j’ai fait énormément de critiques jusqu’ici..Mais le fait est que j’ai lu de A à Z et cela me tenait beaucoup à cœur de vous corriger et de vous faire cette critique. Pourquoi ? Parce que j’aime les gens qui écrivent avec passion, qui se lancent et qui ont beaucoup de choses à dire, qui pullulent d’idées.. Vous savez écrire. Vous savez mettre en appétit. Vous avez surement manqué d’espace pour faire exploser toute cette créativité. Il y a des débuts d’intrigue et de personnage qui méritent exploitation. Et je suis certaine de ce que j’ai lu que vous en avez les capacités.
Alors je m’excuse si j’ai pu paraître rude dans mes critiques. Sachez qu’elles ne sont là que pour vous aider et partager avec vous mon ressenti..
Pour l’effort d’écrire et pour vous encourager, je mets un "j’aime".. J’espère qu’il y aura d’autres textes comme ceci de votre plume, pourquoi pas sur le site proposé par Illusion. Encore une fois, mes critiques restent celle d’une amateure donc aucun mal.
Je reste dispo par mail si vous voulez en discuter un peu 🙂 Merci du partage ! Et à très bientôt, j’ai hâte de vous relire.