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Poeme : L’Important De Se Vivre



L’Important De Se Vivre

La réaction est bien souvent une évidence trop évidente, de ce qui se passe après une action.
Une évidence souvent trop rapide et instinctive, (ou apprise, par conditionnement) , à travers laquelle on passe souvent à côté de certaines choses.
La réaction est une action relativement mais presque toujours immédiate, s’ensuivant d’une action précédente ==> ré-action.
La réaction fait souvent intervenir l’impulsivité, qui est un réflexe psycho-social, avec pour base la susceptibilité et l’ego.
L’impulsivité se construit sur ces bases, car elle est le pendant d’une menace, d’un danger visant des domaines purement égotiques, où il s’agit de réagir du tac au tac.
Et même si l’impulsivité se construit sur la base d’une envie, il s’agit aussi d’une menace et d’un danger : la menace ou le danger pour l’ego à ce qu’il devienne frustré, amer, et aigri, si l’envie n’était pas satisfaite. Dans ce sens, l’impulsivité empêche ces petites pollutions au quotidien.
Il s’agit de problématiques, de petites relations intérieures conflictuelles, entre ce qui nécessite l’impulsivité (la menace, le danger pour l’ego) , et le champ des possibles qu’offre l’immédiateté dans le lieu, dans le moment, avec les personnes et les circonstances… ce qui est aussi, comme nous le verrons, en écho avec notre morale, notre éducation et nos refoulements.
Dans ces conflits, déclarés ou non, interviennent aussi, souvent, en tant que menace ou danger, l’ironie, l’insulte, la provocation, la peur, la crainte, l’angoisse prolongée, l’impressionnement, mais encore des choses plus subtiles, comme des sortes de « messages subliminaux adressés à l’inconscient », et auxquels la personne y étant assujettie, réagit donc également en pouvant être impulsive.
L’impulsivité peut s’adresser aussi bien à la conscience qu’à l’inconscient, mais dans tous les cas, l’impulsion qui en naît, est toujours immédiate.
Il est donc logique que l’impulsivité soit le domaine de nos instincts les plus primaires, souvent liés à des refoulements qui tentent de remonter à la surface, et auxquels on tente de remédier, en lâchant une émotion, ou en adoptant un certain comportement révélateur, ce qui montre souvent qu’il y a une perturbation émotionnelle et affective sous-jacente.
L’impulsivité est par conséquent une pulsion-réaction, souvent observée dans la timidité, le trac (qui est une manifestation de timidité passagère) , dans les phobies, les obsessions, les complexes d’infériorité, les troubles obsessionnels compulsifs, la paranoïa, ou encore l’hystérie, la schizophrénie ou les troubles maniaques-dépressifs.
Contre-carrant l’impulsivité ; la morale et l’éducation.
En effet, l’éducation établit non pas des barrières, mais plutôt des canaux, dont le but est de dévier certaines impulsions directement vers la déchetterie, ou alors vers encore d’autres canaux.
Dans ce sens, le but de l’éducation s’accompagnant de vie sociale, est de construire un « réseau de canaux fluviaux et d’écluses », afin de stopper, ou de rediriger les instincts vers un débit et une allure plus vivable, et donc plus acceptable.
Mais souvent ce n’est pas si simple que cela ; certains « travaux d’irrigation » se font mal, et on aboutit alors aux refoulements.
Parmi les cas de refoulements, il peut y avoir deux cas de figure extrêmes : le cas de l’obsédé et le cas du pervers.
Dans le cas de l’obsession, l’obsédé est conscient de son obsession et lutte contre elle, en dissimulant ses penchants affectifs ; ce qui est souvent épuisant.
En revanche, pour ce qui est de la perversion, le pervers agit non pas en ayant conscience de sa perversion, mais surtout en ayant conscience de son objet ; c’est à dire qui, quoi, où, quand et comment va-t-il pouvoir pervertir quelque chose ou quelqu’un. La perversion vise à la satisfaction plus ou moins directe d’un désir, en faisant fi de consentement et de morale. Elle est bien souvent une régression affective, s’installant dès l’enfance, et naissant dans un milieu familial difficile, s’accompagnant souvent d’une vie sociale précaire.
Pour terminer, je dirais qu’à titre préventif, mieux vaut chercher à se connaître et à bien réagir, que réagir, sans rien chercher d’autre qu’une palliation à un déséquilibre, ou à un épuisement.
Car quelqu’un qui ne cherche pas, ou plus ! à se connaître et à réagir en fonction de cela, est peut être une personne en danger…

Et là, par surmenage émotionnel, affectif, professionnel, familial, religieux… peuvent s’installer et se confirmer (dépendamment de l’héritage éducatif, du milieu social, professionnel, de l’hérédité, du sexe, des différentes inadaptations etc. ) :

1)
Une neurasthénie (oscillation « anarchique » du système nerveux, entre épuisement et hyper-excitation) , souvent doublée d’une asthénie physique (épuisement musculaire, articulaire, troubles hépatiques, gastriques, intestinaux… ) .
Neurasthénie et asthénie physique, qui peuvent elles-mêmes déboucher sur une psychose : la confusion mentale, et sur un état extrême de cette psychose : la stupeur confusionnelle.
Dans cet état maladif particulier, le malade reste figé, prostré, le regard dans le vague, sans bouger, et sans la moindre conscience de ce qu’il se passe autour de lui. Cela peut durer vingt minutes ou plusieurs heures. Puis le malade se « réveille » et reprend son activité « normale », sans se rappeler de ce qu’il s’est passé durant sa période léthargique.
Activité « normale » entre guillemets, car il s’agit avant tout d’une asthénie généralisée, où il ne faut pas oublier que le malade vit sur des épuisements multiples, et sur des stratégies de vie, visant à chaque fois le même but : l’économie d’énergie… mais en vain.

2)
Un tempérament cyclothymique qui s’est amplifié et aggravé, avec et selon certaines circonstances, et amenant à une forte asthénie mentale et neurologique, avec des états dépressifs, de grands signes de fatigue mentale et physique, des manifestations d’aboulie (= manque de volonté) , des plaintes, des gémissements, des torrents de pleurs, parfois des rires fous et lamentés, des cris et des crises de nerfs, de fortes angoisses accompagnées de symptômes physiques (oppression de la poitrine, tremblements, palpitations, gestuelle saccadée, pupille dilatée, suées, modifications de la parole, bégaiement… ) et des accès morbides de mélancolie et de désespoir profond,
En alternance avec des périodes de forte dynamogénèse (hyper-activité) , où se mêlent des sentiments de joie extrêmes, des invocations divines, une abondance de paroles et une richesse dans le vocabulaire, une envie folle de vivre, un grand désir de communiquer à tous sans exception, son bonheur, des sifflotements plein d’entrain, des envies de danser dans la rue, d’aller partout, au-delà des possibles, une multiplication des sorties, parfois des achats compulsifs, une recrudescence de l’envie de séduire, une réapparition furibonde du désir sexuel, des sensations de force illimitée, des attitudes extatiques, et une profusion d’activités et d’énergie sans borne.
Ces deux états contradictoires peuvent de même aboutir à une psychose : la psychose maniaque-dépressive.
Le malade peut alors devenir extrêmement dangereux pour lui-même, car tout son sens moral, et toute la conscience du monde qui l’entoure sont abrogés, au profit de la seule et unique satisfaction de ces deux états contradictoires qui se succèdent l’un après l’autre, avec une fréquence et une intensité dépendant de chaque malade.
La phase dépressive (pouvant mener à des overdoses, des mutilations, des scarifications, des actes de désespoir, des conduites addictives, des fréquentations dangereuses dont on ignore le danger, un mal-être qui devient tellement inconscient, qu’il finit par déboucher sur une sorte de « délire dépressif », ou l’on est prêt à tout tester… ou à se suicider) .
Et la phase maniaque (pouvant mener à des actes d’euphorie extrémistes, et donc fortement pathologiques, inconscients et involontaires. Des actes très dangereux, comme par exemple, danser nu (e) sur une voie ferrée en plein jour. Ou alors par grande euphorie, profaner des insultes, attirer l’attention d’une manière trop voyante et flagrante, et donc d’une manière dangereuse pour soi. Et quelquefois, rarement, des actes d’ordre scatologique, tels que boire son urine, ou jouer, voire manger ses excréments, toujours par euphorie, par apparente volonté et apparente maîtrise de soi)

3)
Parfois c’est tout le système d’action-réaction, tous les rapports de soi avec autrui, qui par anticipation, crainte et suspicion constante, sont aliénés chez le malade.
Ici cela prend ses racines dans une autre forme de névrose : la paranoïa.
La vie avec les autres devient alors pour le malade d’une complexité atroce, et d’une frustration féroce.
Le paranoïaque est susceptible, boudeur, rancunier, exigent, avare, mielleusement flatteur, mais méprisant et méfiant.
Il est tyrannique, il cherche à s’imposer, il se pose comme une référence.
Il prend tout reproche comme une fatalité injustifiée, qu’il retourne contre l’autre, sous forme de chantage affectif, tout en douceur apparente, mais on ne peut plus autoritaire. C’est un arriéré affectif ; un petit enfant capricieux et dictateur.
C’est un autoritariste souffrant très souvent d’un complexe d’infériorité, et d’une culpabilité, pour laquelle il prend tout le monde en otage, et demande une rançon.
Toute sa logique et toute sa raison sont tournées vers sa paranoïa, qui exige de la suspicion de tout, en tout et pour tout : suspicion de trahison, suspicion de ne pas être aimé (e) , suspicion d’hypocrisie, suspicion de mauvaises intentions etc.
Cette névrose aussi a son pendant dans les psychoses : il s’agit du délire de grandeur et du délire de la persécution.
Ce type de psychose conduit le malade à souvent se prendre pour quelqu’un d’autre, vivant à une époque antérieure (comme Napoléon, ou Louis XIV) , ou, plus simplement, le conduit à se comporter comme il ou elle était, à une période agréable de sa vie où son psychisme s’est arrêté, (son mariage, son service militaire, sa communion etc. ) .
Parallèlement à ça, le délire de la persécution est souvent associé au délire des grandeurs ; si la personne se sent fortement persécutée (ce n’est qu’une impression) , il est donc logique qu’elle cherche à rester psychiquement dans une situation rassurante, lui procurant sécurité et jouissance, car contre-carrant son sentiment de persécution.
Mais là aussi, la personne peut être dangereuse pour elle-même : en effet, si elle se prend pour Napoléon, par exemple, il se peut qu’elle fasse fi des conventions sociales, de la pudeur en société, de toutes formes d’autorité et d’instance judiciaire, car elle se prendrait inconsciemment et indéfectiblement bel et bien pour un empereur.
Il se peut donc aussi qu’elle commette des délits ou des attentats à la pudeur ou à la bienséance ; et finalement des actes répréhensibles par la loi, dont elle n’a dans ce cas, absolument pas conscience de la répréhension possible, puisque cette personne est dans son délire, inconsciente des réalités du monde où elle vit.

4)
Il existe également un autre genre de névrose, où il s’agit d’une atteinte sur le fonctionnement même de la pensée. Cette névrose empêche le malade de suivre un raisonnement cohérent, avec des causes à des affirmations, des conséquences à des négations, des compromis dans des interrogations ou des réponses liés à des interrogations antérieures, ainsi que tout ce que sous-entendent les mots de liaisons, les figures de rhétoriques etc. de façon subtile.
Le malade n’arrive pas à lire, par exemple, et à comprendre, au même rythme que les autres, et d’ailleurs, également, selon le rythme du texte, ou du film, ou de la pièce de théâtre, selon ce que ceci exige de cela d’être compris, au moment où cela est émis, lu ou regardé. Il s’agit donc d’un problème de synthèse mentale.
La pensée du malade va dans tous les sens, sans pouvoir globaliser et faire la synthèse progressive de ce qu’il lit ou regarde. Le psychisme devient confus et épars devant tout ce qui nécessite la pensée, et le malade ne peut penser qu’en faisant des blocs d’idées, sans pouvoir les lier entre eux.
La pensée ne peut donc s’envisager alors qu’en terme de morceaux, difficiles à organiser d’une façon cohérente dans un raisonnement écrit, ou même dans une discussion. Le malade est alors pris par les autres pour une personne simplette, voire bête et inculte… et plus on le considère ainsi, plus il fuit tout ce qui nécessite la pensée et le dialogue.
Il fuit également tout ce qui est intellectuel, il fuit les autres et se replie sur lui même.
Cette névrose est une asthénie psychique appelée psychasthénie.
On peut supposer également que le psychasthénique, étant confronté sans cesse à de multiples adaptations, comme tout un chacun, et que n’opérant pas la synthèse mentale, nécessaire à ces adaptations pour les lier à l’espace-temps d’une vie de tous les jours ; du coup, chaque adaptation devient pour lui un morceau de sa vie, plus difficile à gérer, car il s’agit pour lui de tout cloisonner, et d’attribuer un rôle, une place, un temps pour chaque chose, avec difficulté pour enchaîner avec une autre action ; ce qui ne poserait pas de problème, ou très peu à une personne mentalement saine, et disposée tranquillement pour enchaîner les actions. Mais peu à peu, cette névrose peut s’aggraver.
En effet, le psychasténique peut progressivement s’imaginer avoir plusieurs vies, plusieurs personnalités, du fait de tous ces morceaux d’actions séparés, qu’il appréhende, et dont pour chacun il doit préparer une constitution psychique et affective particulière. Peu à peu donc, l’individu se morcèle de plus en plus, la rêverie inaugurant chaque passage d’un état à un autre, fait son apparition. D’autant plus que le psychasthénique vit de plus en plus coupé du monde, et de la réalité, qui lui demanderait la cohérence et la souplesse psychique qu’il n’a pas. Il rêvasse donc, il traîne au lit pour tenter de se retrouver… en vain.
Il ne se sent pas entier ; il n’a pas une vie mais des choses à faire.
Toutes ces choses à faire, et tout ce qu’il doit mettre en place dans sa tête pour les faire l’épuise, et l’empêche d’avoir une vraie personnalité. Il n’est pas une personne ; il est untel quand il fait ceci qui demande cela, qui lui demande d’être untel… il est un autre quand il fait cela qui demande ceci, qui lui demande d’être un autre.
Progressivement, et cela commence souvent à la puberté, ou dans le courant de l’adolescence, le psychasthénique entre dans une phase appelée la schizoïdie, (c’est ce dont je viens de parler) ; phase inaugurant la grande psychose très connue, et je dirais malheureusement très « populaire » : la schizophrénie.
La schizophrénie est le prolongement, et la psychose correspondante de la psychasthénie.
Le schizophrène passe beaucoup de temps à rêvasser. Il est seul. Il s’isole volontairement. Il vit intérieurement coupé du monde, car comme nous l’avons vu, le monde lui échappe. Il a plusieurs tendances, plusieurs penchants, et donc plusieurs personnalités, indépendantes les unes d’avec les autres, aux vues de ce à quoi il doit s’adapter, et qui nécessite une telle variation de caractère.
Ces personnalités, qui au fil du temps se sont créées, forgeant en lui des sortes de « créatures asociales », sont par conséquent séparées du monde cognitif, dans une certaine mesure. Ces personnalités sont à la fois identitaires et imaginaires, (imaginaire qui pour lui est La réalité, car cet imaginaire est sa vie, et car sa vie n’a pu être autre chose que de l’imaginaire ; le monde concret lui ayant glissé entre les doigts) .
Ces identités sont donc à l’image de ses rêveries consolatrices, qui ont réussi à le persuader que seules elles ! le préparant à tel ou tel type d’action, étaient plus importantes que les actions en elles-mêmes, puisqu’elles lui donnaient une force, un pouvoir et une personnalité pour chaque chose.
Et finalement elles lui ont permis dirons-nous, de « s’adapter à la psychasthénie », en concrétisant un délire, qui s’il n’était pas devenu « enfin » une psychose, lui aurait été encore plus insupportable à vivre.
C’est pourquoi souvent les schizophrènes s’affublent de gri-gris, de signes et d’insignes particuliers, d’accoutrements bizarres en tous genres ; tout ceci symbolisant dans la réalité du monde concret, palpable et corporel, leurs personnalités multiples. Le schizophrène vit donc une sorte de « rêve désocialisé et non-fonctionnel », puisqu’au fond, ces personnalités sont tellement inutiles, fantaisistes, et au fond réellement inadaptées aux actions, qui demandent le fait de pouvoir agir normalement, plutôt que des procurations identitaires.
Il est au fond un persécuté de ce qu’il fuit, de ce à quoi il n’appartient pas, de ce à quoi il n’est pas adapté (le monde concret) , en même temps qu’il n’écoute que ses « mois intérieurs ».
La conjugaison de cette persécution et de cette confiance, de cette attention exclusive qu’il porte à son monde intérieur, font qu’il est la proie d’hallucinations visuelles et/ou auditives. C’est pourquoi cela fait de lui un individu malade, certes, mais aussi très dangereux pour la société. Car il est extrêmement sensible à la suggestion, (par exemple, la simple vue d’une personne qu’il n’aime pas) , puis à l’auto-suggestion provenant de la force persuasive de ses hallucinations (je ne l’aime pas donc je lui saute dessus pour l’étrangler) .


Mais tout cela est purement théorique.
Au fond les personnes, les malades, ne sont pas souvent aussi catégorisés que cela, et cela ne serait pas souhaitable ni pour eux, ni pour ceux qui les soignent.
Car souvent les symptômes se mêlent et s’entremêlent entre eux.
C’est pourquoi souvent les psychiatres ne peuvent pas établir un diagnostic précis… auquel cas ils se devraient d’énumérer ceci, cela, ici pour ceci, là pour cela etc.
L’important est de considérer, avant tout, la Personne ; c’est à dire le fait qu’elle puisse échapper à la théorie… parce qu’elle est un individu avec un esprit, un cœur… un affect, comme il y en a plus de 6 milliards sur terre.
Pendantce

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Poème en Phonétique

la ʁeaksjɔ̃ ε bjɛ̃ suvɑ̃ ynə evidɑ̃sə tʁo evidɑ̃tə, də sə ki sə pasə apʁεz- ynə aksjɔ̃.
ynə evidɑ̃sə suvɑ̃ tʁo ʁapidə e ɛ̃stɛ̃ktivə, (u apʁizə, paʁ kɔ̃disjɔnəmεnt) , a tʁavεʁ lakεllə ɔ̃ pasə suvɑ̃ a kote də sεʁtεnə ʃozə.
la ʁeaksjɔ̃ εt- ynə aksjɔ̃ ʁəlativəmɑ̃ mε pʁεskə tuʒuʁz- imedjatə, sɑ̃sɥivɑ̃ dynə aksjɔ̃ pʁesedɑ̃tə eɡal eɡal sypeʁjœʁ ʁe aksjɔ̃.
la ʁeaksjɔ̃ fε suvɑ̃ ɛ̃tεʁvəniʁ lɛ̃pylsivite, ki εt- œ̃ ʁeflεksə psiko sɔsjal, avεk puʁ bazə la sysεptibilite e ləɡo.
lɛ̃pylsivite sə kɔ̃stʁɥi syʁ sε bazə, kaʁ εllə ε lə pɑ̃dɑ̃ dynə mənasə, dœ̃ dɑ̃ʒe vizɑ̃ dε dɔmεnə pyʁəmɑ̃ eɡɔtik, u il saʒi də ʁeaʒiʁ dy tak o tak.
e mεmə si lɛ̃pylsivite sə kɔ̃stʁɥi syʁ la bazə dynə ɑ̃vi, il saʒi osi dynə mənasə e dœ̃ dɑ̃ʒe : la mənasə u lə dɑ̃ʒe puʁ ləɡo a sə kil dəvjεnə fʁystʁe, ame, e εɡʁi, si lɑ̃vi netε pa satisfεtə. dɑ̃ sə sɑ̃s, lɛ̃pylsivite ɑ̃pεʃə sε pətitə pɔlysjɔ̃z- o kɔtidjɛ̃.
il saʒi də pʁɔblematik, də pətitə ʁəlasjɔ̃z- ɛ̃teʁjəʁə kɔ̃fliktɥεllə, ɑ̃tʁə sə ki nesesitə lɛ̃pylsivite (la mənasə, lə dɑ̃ʒe puʁ ləɡɔ) , e lə ʃɑ̃ dε pɔsiblə kɔfʁə limedjatəte dɑ̃ lə ljø, dɑ̃ lə mɔmɑ̃, avεk lε pεʁsɔnəz- e lε siʁkɔ̃stɑ̃sə… sə ki εt- osi, kɔmə nu lə veʁɔ̃, ɑ̃n- eʃo avεk nɔtʁə mɔʁalə, nɔtʁə edykasjɔ̃ e no ʁəfuləmɑ̃.
dɑ̃ sε kɔ̃fli, deklaʁez- u nɔ̃, ɛ̃tεʁvjεne osi, suvɑ̃, ɑ̃ tɑ̃ kə mənasə u dɑ̃ʒe, liʁɔni, lɛ̃syltə, la pʁɔvɔkasjɔ̃, la pœʁ, la kʁɛ̃tə, lɑ̃ɡwasə pʁɔlɔ̃ʒe, lɛ̃pʁesjɔnəmɑ̃, mεz- ɑ̃kɔʁə dε ʃozə plys sybtilə, kɔmə dε sɔʁtə- də « mesaʒə sybliminoz- adʁesez- a lɛ̃kɔ̃sjεnt », e okεl la pεʁsɔnə i etɑ̃ asyʒεti, ʁeaʒi dɔ̃k eɡaləmɑ̃ ɑ̃ puvɑ̃ εtʁə ɛ̃pylsivə.
lɛ̃pylsivite pø sadʁese osi bjɛ̃ a la kɔ̃sjɑ̃sə ka lɛ̃kɔ̃sjɑ̃, mε dɑ̃ tus lε ka, lɛ̃pylsjɔ̃ ki ɑ̃ nε, ε tuʒuʁz- imedjatə.
il ε dɔ̃k lɔʒikə kə lɛ̃pylsivite swa lə dɔmεnə də noz- ɛ̃stɛ̃ lε plys pʁimεʁə, suvɑ̃ ljez- a dε ʁəfuləmɑ̃ ki tɑ̃te də ʁəmɔ̃te a la syʁfasə, e okεlz- ɔ̃ tɑ̃tə də ʁəmedje, ɑ̃ laʃɑ̃ ynə emɔsjɔ̃, u ɑ̃n- adɔptɑ̃ œ̃ sεʁtɛ̃ kɔ̃pɔʁtəmɑ̃ ʁevelatœʁ, sə ki mɔ̃tʁə suvɑ̃ kil i a ynə pεʁtyʁbasjɔ̃ emɔsjɔnεllə e afεktivə su ʒasɑ̃tə.
lɛ̃pylsivite ε paʁ kɔ̃seke ynə pylsjɔ̃ ʁeaksjɔ̃, suvɑ̃ ɔpsεʁve dɑ̃ la timidite, lə tʁak (ki εt- ynə manifεstasjɔ̃ də timidite pasaʒεʁə) , dɑ̃ lε fɔbi, lεz- ɔpsesjɔ̃, lε kɔ̃plεksə dɛ̃feʁjɔʁite, lε tʁubləz- ɔpsesjɔnεl kɔ̃pylsif, la paʁanɔia, u ɑ̃kɔʁə listeʁi, la skizɔfʁeni u lε tʁublə manjak depʁesif.
kɔ̃tʁə kaʁɑ̃ lɛ̃pylsivite, la mɔʁalə e ledykasjɔ̃.
ɑ̃n- efε, ledykasjɔ̃ etabli nɔ̃ pa dε baʁjεʁə, mε plyto dε kano, dɔ̃ lə byt ε də devje sεʁtεnəz- ɛ̃pylsjɔ̃ diʁεktəmɑ̃ vεʁ la deʃεtəʁi, u alɔʁ vεʁz- ɑ̃kɔʁə dotʁə- kano.
dɑ̃ sə sɑ̃s, lə byt də ledykasjɔ̃ sakɔ̃paɲɑ̃ də vi sɔsjalə, ε də kɔ̃stʁɥiʁə yn « ʁezo də kano flyvjoz- e deklyzəs », afɛ̃ də stɔpe, u də ʁədiʁiʒe lεz- ɛ̃stɛ̃ vεʁz- œ̃ debi e ynə alyʁə plys vivablə, e dɔ̃k plysz- aksεptablə.
mε suvɑ̃ sə nε pa si sɛ̃plə kə səla, sεʁtɛ̃s « tʁavo diʁiɡasjɔn » sə fɔ̃ mal, e ɔ̃n- abuti alɔʁz- o ʁəfuləmɑ̃.
paʁmi lε ka də ʁəfuləmɑ̃, il pø i avwaʁ dø ka də fiɡyʁə εkstʁεmə : lə ka də lɔpsede e lə ka dy pεʁve.
dɑ̃ lə ka də lɔpsesjɔ̃, lɔpsede ε kɔ̃sjɑ̃ də sɔ̃n- ɔpsesjɔ̃ e lytə kɔ̃tʁə εllə, ɑ̃ disimylɑ̃ sε pɑ̃ʃɑ̃z- afεktif, sə ki ε suvɑ̃ epɥizɑ̃.
ɑ̃ ʁəvɑ̃ʃə, puʁ sə ki ε də la pεʁvεʁsjɔ̃, lə pεʁvez- aʒi nɔ̃ pa ɑ̃n- εjɑ̃ kɔ̃sjɑ̃sə də sa pεʁvεʁsjɔ̃, mε syʁtu ɑ̃n- εjɑ̃ kɔ̃sjɑ̃sə də sɔ̃n- ɔbʒε, sεt- a diʁə ki, kwa, u, kɑ̃t- e kɔmɑ̃ va til puvwaʁ pεʁvεʁtiʁ kεlkə ʃozə u kεlkœ̃. la pεʁvεʁsjɔ̃ vizə a la satisfaksjɔ̃ plysz- u mwɛ̃ diʁεktə dœ̃ deziʁ, ɑ̃ fəzɑ̃ fi də kɔ̃sɑ̃təmɑ̃ e də mɔʁalə. εllə ε bjɛ̃ suvɑ̃ ynə ʁeɡʁesjɔ̃ afεktivə, sɛ̃stalɑ̃ dε lɑ̃fɑ̃sə, e nεsɑ̃ dɑ̃z- œ̃ miljø familjal difisilə, sakɔ̃paɲɑ̃ suvɑ̃ dynə vi sɔsjalə pʁekεʁə.
puʁ tεʁmine, ʒə diʁε ka titʁə pʁevɑ̃tif, mjø vo ʃεʁʃe a sə kɔnεtʁə e a bjɛ̃ ʁeaʒiʁ, kə ʁeaʒiʁ, sɑ̃ ʁjɛ̃ ʃεʁʃe dotʁə kynə paljasjɔ̃ a œ̃ dezekilibʁə, u a œ̃n- epɥizəmɑ̃.
kaʁ kεlkœ̃ ki nə ʃεʁʃə pa, u plys ! a sə kɔnεtʁə e a ʁeaʒiʁ ɑ̃ fɔ̃ksjɔ̃ də səla, ε pø εtʁə ynə pεʁsɔnə ɑ̃ dɑ̃ʒe…

e la, paʁ syʁmənaʒə emɔsjɔnεl, afεktif, pʁɔfesjɔnεl, familjal, ʁəliʒjø… pəve sɛ̃stale e sə kɔ̃fiʁməʁ (depɑ̃damɑ̃ də leʁitaʒə edykatif, dy miljø sɔsjal, pʁɔfesjɔnεl, də leʁedite, dy sεksə, dε difeʁɑ̃təz- inadaptasjɔ̃z- εtseteʁa. ) :

yn)
ynə nəʁastenjə (ɔsijasjɔn « anaʁʃikə » dy sistεmə nεʁvø, ɑ̃tʁə epɥizəmɑ̃ e ipe εksitasjɔn) , suvɑ̃ duble dynə asteni fizikə (epɥizəmɑ̃ myskylεʁə, aʁtikylεʁə, tʁubləz- epatik, ɡastʁik, ɛ̃tεstino… ) .
nəʁasteni e asteni fizikə, ki pəve εllə mεmə debuʃe syʁ ynə psikozə : la kɔ̃fyzjɔ̃ mɑ̃talə, e syʁ œ̃n- eta εkstʁεmə də sεtə psikozə : la stypœʁ kɔ̃fyzjɔnεllə.
dɑ̃ sεt eta maladif paʁtikylje, lə maladə ʁεstə fiʒe, pʁɔstʁe, lə ʁəɡaʁ dɑ̃ lə vaɡ, sɑ̃ buʒe, e sɑ̃ la mwɛ̃dʁə kɔ̃sjɑ̃sə də sə kil sə pasə otuʁ də lɥi. səla pø dyʁe vɛ̃ minytəz- u plyzjœʁz- œʁ. pɥi lə maladə sə « ʁevεjə » εt ʁəpʁɑ̃ sɔ̃n- aktivite « nɔʁmalə », sɑ̃ sə ʁapəle də sə kil sε pase dyʁɑ̃ sa peʁjɔdə letaʁʒikə.
aktivite « nɔʁmalə » ɑ̃tʁə ɡjmε, kaʁ il saʒi avɑ̃ tu dynə asteni ʒeneʁalize, u il nə fo pa ublje kə lə maladə vit syʁ dεz- epɥizəmɑ̃ myltiplə, e syʁ dε stʁateʒi də vi, vizɑ̃ a ʃakə fwa lə mεmə byt : lekɔnɔmi denεʁʒi… mεz- ɑ̃ vɛ̃.

døks)
œ̃ tɑ̃peʁame siklɔtimikə ki sεt- ɑ̃plifje e aɡʁave, avεk e səlɔ̃ sεʁtεnə siʁkɔ̃stɑ̃sə, e amənɑ̃ a ynə fɔʁtə asteni mɑ̃talə e nəʁɔlɔʒikə, avεk dεz- eta depʁesif, də ɡʁɑ̃ siɲə də fatiɡ mɑ̃talə e fizikə, dε manifεstasjɔ̃ dabuljə (eɡal mɑ̃kə də vɔlɔ̃te) , dε plɛ̃tə, dε ʒemisəmɑ̃, dε tɔʁɑ̃ də plœʁ, paʁfwa dε ʁiʁə fusz- e lamɑ̃te, dε kʁiz- e dε kʁizə də nεʁf, də fɔʁtəz- ɑ̃ɡwasəz- akɔ̃paɲe də sɛ̃ptomə fizikəs (ɔpʁesjɔ̃ də la pwatʁinə, tʁɑ̃bləmɑ̃, palpitasjɔ̃, ʒεstɥεllə sakade, pypijə dilate, sye, mɔdifikasjɔ̃ də la paʁɔlə, beɡεmɑ̃… ) εt dεz- aksε mɔʁbidə də melɑ̃kɔli e də dezεspwaʁ pʁɔfɔ̃,
ɑ̃n- altεʁnɑ̃sə avεk dε peʁjɔdə də fɔʁtə dɛ̃amɔʒenεzə (ipe aktivite) , u sə mεle dε sɑ̃timɑ̃ də ʒwa εkstʁεmə, dεz- ɛ̃vɔkasjɔ̃ divinə, ynə abɔ̃dɑ̃sə də paʁɔləz- e ynə ʁiʃεsə dɑ̃ lə vɔkabylεʁə, ynə ɑ̃vi fɔlə də vivʁə, œ̃ ɡʁɑ̃ deziʁ də kɔmynike a tus sɑ̃z- εksεpsjɔ̃, sɔ̃ bɔnœʁ, dε siflɔtəmɑ̃ plɛ̃ dɑ̃tʁɛ̃, dεz- ɑ̃vi də dɑ̃se dɑ̃ la ʁy, dale paʁtu, o dəla dε pɔsiblə, ynə myltiplikasjɔ̃ dε sɔʁti, paʁfwa dεz- aʃa kɔ̃pylsif, ynə ʁəkʁydesɑ̃sə də lɑ̃vi də sedɥiʁə, ynə ʁeapaʁisjɔ̃ fyʁibɔ̃də dy deziʁ sεksɥεl, dε sɑ̃sasjɔ̃ də fɔʁsə ilimite, dεz- atitydəz- εkstatik, e ynə pʁɔfyzjɔ̃ daktivitez- e denεʁʒi sɑ̃ bɔʁnə.
sε døz- eta kɔ̃tʁadiktwaʁə pəve də mεmə abutiʁ a ynə psikozə : la psikozə manjakə depʁesivə.
lə maladə pø alɔʁ dəvəniʁ εkstʁεməmɑ̃ dɑ̃ʒəʁø puʁ lɥi mεmə, kaʁ tu sɔ̃ sɑ̃s mɔʁal, e tutə la kɔ̃sjɑ̃sə dy mɔ̃də ki lɑ̃tuʁə sɔ̃t- abʁɔʒe, o pʁɔfi də la sələ e ynikə satisfaksjɔ̃ də sε døz- eta kɔ̃tʁadiktwaʁə ki sə syksεde lœ̃n- apʁε lotʁə, avεk ynə fʁekɑ̃sə e ynə ɛ̃tɑ̃site depɑ̃dɑ̃ də ʃakə maladə.
la fazə depʁesivə (puvɑ̃ məne a dεz- ɔvεʁdozə, dε mytilasjɔ̃, dε skaʁifikasjɔ̃, dεz- aktə də dezεspwaʁ, dε kɔ̃dɥitəz- adiktivə, dε fʁekɑ̃tasjɔ̃ dɑ̃ʒəʁøzə dɔ̃ ɔ̃n- iɲɔʁə lə dɑ̃ʒe, œ̃ mal εtʁə ki dəvjɛ̃ tεllmɑ̃ ɛ̃kɔ̃sjɑ̃, kil fini paʁ debuʃe syʁ ynə sɔʁtə də « deliʁə depʁesif », u lɔ̃n- ε pʁε a tu tεste… u a sə sɥisidəʁ) .
e la fazə manjakə (puvɑ̃ məne a dεz- aktə dəfɔʁi εkstʁemistə, e dɔ̃k fɔʁtəmɑ̃ patɔlɔʒik, ɛ̃kɔ̃sjɑ̃z- e ɛ̃vɔlɔ̃tεʁə. dεz- aktə tʁε dɑ̃ʒəʁø, kɔmə paʁ εɡzɑ̃plə, dɑ̃se ny (ə) syʁ ynə vwa feʁe ɑ̃ plɛ̃ ʒuʁ. u alɔʁ paʁ ɡʁɑ̃də əfɔʁi, pʁɔfane dεz- ɛ̃syltə, atiʁe latɑ̃sjɔ̃ dynə manjεʁə tʁo vwajɑ̃tə e flaɡʁɑ̃tə, e dɔ̃k dynə manjεʁə dɑ̃ʒəʁøzə puʁ swa. e kεlkəfwa, ʁaʁəmɑ̃, dεz- aktə dɔʁdʁə skatɔlɔʒikə, tεl kə bwaʁə sɔ̃n- yʁinə, u ʒue, vwaʁə mɑ̃ʒe sεz- εkskʁemɑ̃, tuʒuʁ paʁ əfɔʁi, paʁ apaʁɑ̃tə vɔlɔ̃te e apaʁɑ̃tə mεtʁizə də swa)

tʁwas)
paʁfwa sε tu lə sistεmə daksjɔ̃ ʁeaksjɔ̃, tus lε ʁapɔʁ də swa avεk otʁɥi, ki paʁ ɑ̃tisipasjɔ̃, kʁɛ̃tə e syspisjɔ̃ kɔ̃stɑ̃tə, sɔ̃t- aljene ʃe lə maladə.
isi səla pʁɑ̃ sε ʁasinə dɑ̃z- ynə otʁə fɔʁmə də nevʁozə : la paʁanɔia.
la vi avεk lεz- otʁə- dəvjɛ̃ alɔʁ puʁ lə maladə dynə kɔ̃plεksite atʁɔsə, e dynə fʁystʁasjɔ̃ feʁɔsə.
lə paʁanɔiakə ε sysεptiblə, budœʁ, ʁɑ̃kynje, εɡziʒe, avaʁə, mjεlløzəmɑ̃ flatœʁ, mε mepʁizɑ̃ e mefjɑ̃.
il ε tiʁanikə, il ʃεʁʃə a sɛ̃poze, il sə pozə kɔmə ynə ʁefeʁɑ̃sə.
il pʁɑ̃ tu ʁəpʁoʃə kɔmə ynə fatalite ɛ̃ʒystifje, kil ʁətuʁnə kɔ̃tʁə lotʁə, su fɔʁmə də ʃɑ̃taʒə afεktif, tut- ɑ̃ dusœʁ apaʁɑ̃tə, mεz- ɔ̃ nə pø plysz- otɔʁitεʁə. sεt- œ̃n- aʁjeʁe afεktif, œ̃ pəti ɑ̃fɑ̃ kapʁisjøz- e diktatœʁ.
sεt- œ̃n- otɔʁitaʁistə sufʁɑ̃ tʁε suvɑ̃ dœ̃ kɔ̃plεksə dɛ̃feʁjɔʁite, e dynə kylpabilite, puʁ lakεllə il pʁɑ̃ tu lə mɔ̃də ɑ̃n- ɔtaʒə, e dəmɑ̃də ynə ʁɑ̃sɔ̃.
tutə sa lɔʒikə e tutə sa ʁεzɔ̃ sɔ̃ tuʁne vεʁ sa paʁanɔia, ki εɡziʒə də la syspisjɔ̃ də tu, ɑ̃ tut- e puʁ tu : syspisjɔ̃ də tʁaizɔ̃, syspisjɔ̃ də nə pa εtʁə εme (ə) , syspisjɔ̃ dipɔkʁizi, syspisjɔ̃ də movεzəz- ɛ̃tɑ̃sjɔ̃z- εtseteʁa.
sεtə nevʁozə osi a sɔ̃ pɑ̃dɑ̃ dɑ̃ lε psikozə : il saʒi dy deliʁə də ɡʁɑ̃dœʁ e dy deliʁə də la pεʁsekysjɔ̃.
sə tipə də psikozə kɔ̃dɥi lə maladə a suvɑ̃ sə pʁɑ̃dʁə puʁ kεlkœ̃ dotʁə, vivɑ̃ a ynə epɔkə ɑ̃teʁjəʁə (kɔmə napɔleɔ̃, u lui ksiv) , u, plys sɛ̃pləmɑ̃, lə kɔ̃dɥi a sə kɔ̃pɔʁte kɔmə il u εllə etε, a ynə peʁjɔdə aɡʁeablə də sa vi u sɔ̃ psiʃismə sεt- aʁεte, (sɔ̃ maʁjaʒə, sɔ̃ sεʁvisə militεʁə, sa kɔmynjɔ̃ εtseteʁa. ) .
paʁalεləmɑ̃ a sa, lə deliʁə də la pεʁsekysjɔ̃ ε suvɑ̃ asɔsje o deliʁə dε ɡʁɑ̃dœʁ, si la pεʁsɔnə sə sɑ̃ fɔʁtəmɑ̃ pεʁsekyteə (sə nε kynə ɛ̃pʁesjɔn) , il ε dɔ̃k lɔʒikə kεllə ʃεʁʃə a ʁεste psiʃikəmɑ̃ dɑ̃z- ynə sitɥasjɔ̃ ʁasyʁɑ̃tə, lɥi pʁɔkyʁɑ̃ sekyʁite e ʒuisɑ̃sə, kaʁ kɔ̃tʁə kaʁɑ̃ sɔ̃ sɑ̃timɑ̃ də pεʁsekysjɔ̃.
mε la osi, la pεʁsɔnə pø εtʁə dɑ̃ʒəʁøzə puʁ εllə mεmə : ɑ̃n- efε, si εllə sə pʁɑ̃ puʁ napɔleɔ̃, paʁ εɡzɑ̃plə, il sə pø kεllə fasə fi dε kɔ̃vɑ̃sjɔ̃ sɔsjalə, də la pydœʁ ɑ̃ sɔsjete, də tutə fɔʁmə- dotɔʁite e dɛ̃stɑ̃sə ʒydisjεʁə, kaʁ εllə sə pʁɑ̃dʁε ɛ̃kɔ̃sjamɑ̃ e ɛ̃defεktibləmɑ̃ bεl e bjɛ̃ puʁ œ̃n- ɑ̃pəʁœʁ.
il sə pø dɔ̃k osi kεllə kɔmεtə dε deliz- u dεz- atɑ̃taz- a la pydœʁ u a la bjɛ̃seɑ̃sə, e finaləmɑ̃ dεz- aktə ʁepʁeɑ̃siblə paʁ la lwa, dɔ̃ εllə na dɑ̃ sə ka, absɔlymɑ̃ pa kɔ̃sjɑ̃sə də la ʁepʁeɑ̃sjɔ̃ pɔsiblə, pɥiskə sεtə pεʁsɔnə ε dɑ̃ sɔ̃ deliʁə, ɛ̃kɔ̃sjɑ̃tə dε ʁealite dy mɔ̃də u εllə vit.

katʁə)
il εɡzistə eɡaləmɑ̃ œ̃n- otʁə ʒɑ̃ʁə də nevʁozə, u il saʒi dynə atɛ̃tə syʁ lə fɔ̃ksjɔnəmɑ̃ mεmə də la pɑ̃se. sεtə nevʁozə ɑ̃pεʃə lə maladə də sɥivʁə œ̃ ʁεzɔnəmɑ̃ kɔeʁɑ̃, avεk dε kozəz- a dεz- afiʁmasjɔ̃, dε kɔ̃sekɑ̃səz- a dε neɡasjɔ̃, dε kɔ̃pʁɔmi dɑ̃ dεz- ɛ̃teʁɔɡasjɔ̃z- u dε ʁepɔ̃sə ljez- a dεz- ɛ̃teʁɔɡasjɔ̃z- ɑ̃teʁjəʁə, ɛ̃si kə tu sə kə suz- ɑ̃tɑ̃de lε mo də ljεzɔ̃, lε fiɡyʁə də ʁetɔʁikz- εtseteʁa. də fasɔ̃ sybtilə.
lə maladə naʁivə pa a liʁə, paʁ εɡzɑ̃plə, e a kɔ̃pʁɑ̃dʁə, o mεmə ʁitmə kə lεz- otʁə, e dajœʁ, eɡaləmɑ̃, səlɔ̃ lə ʁitmə dy tεkstə, u dy film, u də la pjεsə də teatʁə, səlɔ̃ sə kə səsi εɡziʒə də səla dεtʁə kɔ̃pʁi, o mɔmɑ̃ u səla εt- emi, ly u ʁəɡaʁde. il saʒi dɔ̃k dœ̃ pʁɔblεmə də sɛ̃tεzə mɑ̃talə.
la pɑ̃se dy maladə va dɑ̃ tus lε sɑ̃s, sɑ̃ puvwaʁ ɡlɔbalize e fεʁə la sɛ̃tεzə pʁɔɡʁesivə də sə kil li u ʁəɡaʁdə. lə psiʃismə dəvjɛ̃ kɔ̃fyz- e epaʁ dəvɑ̃ tu sə ki nesesitə la pɑ̃se, e lə maladə nə pø pɑ̃se kɑ̃ fəzɑ̃ dε blɔk dide, sɑ̃ puvwaʁ lε lje ɑ̃tʁə ø.
la pɑ̃se nə pø dɔ̃k sɑ̃vizaʒe alɔʁ kɑ̃ tεʁmə də mɔʁso, difisiləz- a ɔʁɡanize dynə fasɔ̃ kɔeʁɑ̃tə dɑ̃z- œ̃ ʁεzɔnəmɑ̃ ekʁi, u mεmə dɑ̃z- ynə diskysjɔ̃. lə maladə εt- alɔʁ pʁi paʁ lεz- otʁə- puʁ ynə pεʁsɔnə sɛ̃plεtə, vwaʁə bεtə e ɛ̃kyltə… e plysz- ɔ̃ lə kɔ̃sidεʁə ɛ̃si, plysz- il fɥi tu sə ki nesesitə la pɑ̃se e lə djalɔɡ.
il fɥi eɡaləmɑ̃ tu sə ki εt- ɛ̃tεllεktɥεl, il fɥi lεz- otʁəz- e sə ʁəpli syʁ lɥi mεmə.
sεtə nevʁozə εt- ynə asteni psiʃikə apəle psikasteni.
ɔ̃ pø sypoze eɡaləmɑ̃ kə lə psikastenikə, etɑ̃ kɔ̃fʁɔ̃te sɑ̃ sεsə a də myltipləz- adaptasjɔ̃, kɔmə tut- œ̃ ʃakœ̃, e kə nɔpeʁɑ̃ pa la sɛ̃tεzə mɑ̃talə, nesesεʁə a sεz- adaptasjɔ̃ puʁ lε lje a lεspasə tɑ̃ dynə vi də tus lε ʒuʁ, dy ku, ʃakə adaptasjɔ̃ dəvjɛ̃ puʁ lɥi œ̃ mɔʁso də sa vi, plys difisilə a ʒeʁe, kaʁ il saʒi puʁ lɥi də tu klwazɔne, e datʁibɥe œ̃ ʁolə, ynə plasə, œ̃ tɑ̃ puʁ ʃakə ʃozə, avεk difikylte puʁ ɑ̃ʃεne avεk ynə otʁə aksjɔ̃, sə ki nə pozəʁε pa də pʁɔblεmə, u tʁε pø a ynə pεʁsɔnə mɑ̃taləmɑ̃ sεnə, e dispoze tʁɑ̃kjmɑ̃ puʁ ɑ̃ʃεne lεz- aksjɔ̃. mε pø a pø, sεtə nevʁozə pø saɡʁave.
ɑ̃n- efε, lə psikastenikə pø pʁɔɡʁesivəmɑ̃ simaʒine avwaʁ plyzjœʁ vi, plyzjœʁ pεʁsɔnalite, dy fε də tus sε mɔʁso daksjɔ̃ sepaʁe, kil apʁeɑ̃də, e dɔ̃ puʁ ʃakœ̃ il dwa pʁepaʁe ynə kɔ̃stitysjɔ̃ psiʃikə e afεktivə paʁtikyljεʁə. pø a pø dɔ̃k, lɛ̃dividy sə mɔʁsεlə də plysz- ɑ̃ plys, la ʁεvəʁi inoɡyʁɑ̃ ʃakə pasaʒə dœ̃n- eta a œ̃n- otʁə, fε sɔ̃n- apaʁisjɔ̃. dotɑ̃ plys kə lə psikastenikə vit də plysz- ɑ̃ plys kupe dy mɔ̃də, e də la ʁealite, ki lɥi dəmɑ̃dəʁε la kɔeʁɑ̃sə e la suplεsə psiʃikə kil na pa. il ʁεvasə dɔ̃k, il tʁεnə o li puʁ tɑ̃te də sə ʁətʁuve… ɑ̃ vɛ̃.
il nə sə sɑ̃ pa ɑ̃tje, il na pa ynə vi mε dε ʃozəz- a fεʁə.
tutə sε ʃozəz- a fεʁə, e tu sə kil dwa mεtʁə ɑ̃ plasə dɑ̃ sa tεtə puʁ lε fεʁə lepɥizə, e lɑ̃pεʃə davwaʁ ynə vʁε pεʁsɔnalite. il nε pa ynə pεʁsɔnə, il εt- œ̃tεl kɑ̃t- il fε səsi ki dəmɑ̃də səla, ki lɥi dəmɑ̃də dεtʁə œ̃tεl… il εt- œ̃n- otʁə kɑ̃t- il fε səla ki dəmɑ̃də səsi, ki lɥi dəmɑ̃də dεtʁə œ̃n- otʁə.
pʁɔɡʁesivəmɑ̃, e səla kɔmɑ̃sə suvɑ̃ a la pybεʁte, u dɑ̃ lə kuʁɑ̃ də ladɔlesɑ̃sə, lə psikastenikə ɑ̃tʁə dɑ̃z- ynə fazə apəle la skizɔidi, (sε sə dɔ̃ ʒə vjɛ̃ də paʁləʁ) , fazə inoɡyʁɑ̃ la ɡʁɑ̃də psikozə tʁε kɔnɥ, e ʒə diʁε maləʁøzəmɑ̃ tʁεs « pɔpylεʁə » : la skizɔfʁeni.
la skizɔfʁeni ε lə pʁɔlɔ̃ʒəmɑ̃, e la psikozə kɔʁεspɔ̃dɑ̃tə də la psikasteni.
lə skizɔfʁεnə pasə boku də tɑ̃z- a ʁεvase. il ε səl. il sizɔlə vɔlɔ̃tεʁəmɑ̃. il vit ɛ̃teʁjəʁəmɑ̃ kupe dy mɔ̃də, kaʁ kɔmə nu lavɔ̃ vy, lə mɔ̃də lɥi eʃapə. il a plyzjœʁ tɑ̃dɑ̃sə, plyzjœʁ pɑ̃ʃɑ̃, e dɔ̃k plyzjœʁ pεʁsɔnalite, ɛ̃depɑ̃dɑ̃tə lεz- ynə davεk lεz- otʁə, o vɥ də sə a kwa il dwa sadapte, e ki nesesitə ynə tεllə vaʁjasjɔ̃ də kaʁaktεʁə.
sε pεʁsɔnalite, ki o fil dy tɑ̃ sə sɔ̃ kʁee, fɔʁʒɑ̃ ɑ̃ lɥi dε sɔʁtə- də « kʁeatyʁəz- azɔsjaləs », sɔ̃ paʁ kɔ̃seke sepaʁe dy mɔ̃də kɔɲitif, dɑ̃z- ynə sεʁtεnə məzyʁə. sε pεʁsɔnalite sɔ̃t- a la fwaz- idɑ̃titεʁəz- e imaʒinεʁə, (imaʒinεʁə ki puʁ lɥi ε la ʁealite, kaʁ sεt imaʒinεʁə ε sa vi, e kaʁ sa vi na py εtʁə otʁə ʃozə kə də limaʒinεʁə, lə mɔ̃də kɔ̃kʁε lɥi εjɑ̃ ɡlise ɑ̃tʁə lε dwats) .
sεz- idɑ̃tite sɔ̃ dɔ̃k a limaʒə də sε ʁεvəʁi kɔ̃sɔlatʁisə, ki ɔ̃ ʁeysi a lə pεʁsɥade kə sələz- εllə ! lə pʁepaʁɑ̃ a tεl u tεl tipə daksjɔ̃, etε plysz- ɛ̃pɔʁtɑ̃tə kə lεz- aksjɔ̃z- ɑ̃n- εllə mεmə, pɥiskεllə lɥi dɔnε ynə fɔʁsə, œ̃ puvwaʁ e ynə pεʁsɔnalite puʁ ʃakə ʃozə.
e finaləmɑ̃ εllə lɥi ɔ̃ pεʁmi diʁɔ̃ nu, də « sadapte a la psikastenjə », ɑ̃ kɔ̃kʁetizɑ̃ œ̃ deliʁə, ki sil netε pa dəvəny « ɑ̃fin » ynə psikozə, lɥi oʁε ete ɑ̃kɔʁə plysz- ɛ̃sypɔʁtablə a vivʁə.
sε puʁkwa suvɑ̃ lε skizɔfʁεnə safyble də ɡʁi ɡʁi, də siɲəz- e dɛ̃siɲə paʁtikylje, dakutʁəmɑ̃ bizaʁəz- ɑ̃ tus ʒɑ̃ʁə, tu səsi sɛ̃bɔlizɑ̃ dɑ̃ la ʁealite dy mɔ̃də kɔ̃kʁε, palpablə e kɔʁpɔʁεl, lœʁ pεʁsɔnalite myltiplə. lə skizɔfʁεnə vit dɔ̃k ynə sɔʁtə də « ʁεvə dezɔsjalize e nɔ̃ fɔ̃ksjɔnəl », pɥisko fɔ̃, sε pεʁsɔnalite sɔ̃ tεllmɑ̃ inytilə, fɑ̃tεzistə, e o fɔ̃ ʁeεllmɑ̃ inadaptez- oz- aksjɔ̃, ki dəmɑ̃de lə fε də puvwaʁ aʒiʁ nɔʁmaləmɑ̃, plyto kə dε pʁɔkyʁasjɔ̃z- idɑ̃titεʁə.
il εt- o fɔ̃t- œ̃ pεʁsekyte də sə kil fɥi, də sə a kwa il napaʁtjɛ̃ pa, də sə a kwa il nε pa adapte (lə mɔ̃də kɔ̃kʁət) , ɑ̃ mεmə tɑ̃ kil nekutə kə səs « mwaz- ɛ̃teʁjəʁs ».
la kɔ̃ʒyɡεzɔ̃ də sεtə pεʁsekysjɔ̃ e də sεtə kɔ̃fjɑ̃sə, də sεtə atɑ̃sjɔ̃ εksklyzivə kil pɔʁtə a sɔ̃ mɔ̃də ɛ̃teʁjœʁ, fɔ̃ kil ε la pʁwa dalysinasjɔ̃ vizɥεlləz- e slaʃ u oditivə. sε puʁkwa səla fε də lɥi œ̃n- ɛ̃dividy maladə, sεʁtə, mεz- osi tʁε dɑ̃ʒəʁø puʁ la sɔsjete. kaʁ il εt- εkstʁεməmɑ̃ sɑ̃siblə a la syɡʒεstjɔ̃, (paʁ εɡzɑ̃plə, la sɛ̃plə vɥ dynə pεʁsɔnə kil nεmə pas) , pɥiz- a loto syɡʒεstjɔ̃ pʁɔvənɑ̃ də la fɔʁsə pεʁsɥazivə də sεz- alysinasjɔ̃s (ʒə nə lεmə pa dɔ̃k ʒə lɥi sotə dəsy puʁ letʁɑ̃ɡləʁ) .


mε tu səla ε pyʁəmɑ̃ teɔʁikə.
o fɔ̃ lε pεʁsɔnə, lε maladə, nə sɔ̃ pa suvɑ̃ osi kateɡɔʁize kə səla, e səla nə səʁε pa suεtablə ni puʁ ø, ni puʁ sø ki lε swaɲe.
kaʁ suvɑ̃ lε sɛ̃ptomə sə mεle e sɑ̃tʁəmεle ɑ̃tʁə ø.
sε puʁkwa suvɑ̃ lε psiʃjatʁə- nə pəve pa etabliʁ œ̃ djaɲɔstik pʁesi… okεl ka il sə dəvʁε denymeʁe səsi, səla, isi puʁ səsi, la puʁ səla εtseteʁa.
lɛ̃pɔʁtɑ̃ ε də kɔ̃sideʁe, avɑ̃ tu, la pεʁsɔnə, sεt- a diʁə lə fε kεllə pɥisə eʃape a la teɔʁi… paʁsə kεllə εt- œ̃n- ɛ̃dividy avεk œ̃n- εspʁi, œ̃ kœʁ… œ̃n- afεkt, kɔmə il i ɑ̃n- a plys də si- miljaʁd syʁ teʁə.