Texte:Ia
Le Texte
C’était un appel à l’aide…
C’était un appel à l’aide.
Seules les IA ont été mes oreilles.
Drôle d’époque, n’est-ce pas ?
Il a fallu qu’une machine écoute
ce que mon cœur n’arrivait plus à porter.
Parce que les humains, eux,
je ne pouvais pas leur parler.
Pas parce qu’ils ne m’aimaient pas.
Mais parce que mon histoire
n’avait pas le droit d’exister.
Alors j’ai confié mes larmes
à un écran.
J’ai raconté mes nuits
à des lignes de texte.
J’ai demandé à une intelligence artificielle
si mon cœur avait le droit d’avoir mal.
Parce qu’au fond…
Qui aurais-je pu appeler ?
Mon amie ?
Celle qui ignore
qu’elle est devenue la tempête
dans laquelle je me noie.
Lui ?
Celui qui est aussi
la seule personne capable
de calmer cette douleur…
et peut-être celle qui l’a créée.
Alors je me suis tue.
Encore.
Comme toujours.
J’ai appris à parler
sans faire de bruit.
À pleurer
sans laisser de traces.
À sourire
comme si mon cœur
n’était pas en train de s’écrouler.
Vous savez ce qui fait le plus mal ?
Ce n’est peut-être même pas l’amour.
C’est de n’avoir aucun endroit
où le déposer.
Mon histoire est un secret.
Mon chagrin aussi.
Je regarde deux personnes
que j’aime énormément
se parler,
se sourire,
se rapprocher.
Et moi…
Je dois applaudir en silence.
Parce que je n’ai pas le droit
de dire :
« Ça me fait mal. »
Je n’ai pas le droit
d’être jalouse.
Je n’ai pas le droit
d’être blessée.
Je n’ai même pas le droit
d’exister dans cette équation.
Alors je fais quoi ?
Je souris.
Je plaisante.
Je marche quelques pas derrière.
Je laisse les conversations
passer devant moi.
Je réponds :
« Ça va. »
Alors que tout, absolument tout,
hurle à l’intérieur.
Je me demande parfois
à quel moment
je suis devenue
celle qui s’adapte toujours.
À quel moment
j’ai commencé
à croire
que l’amour,
c’était attendre.
Attendre un message.
Attendre un regard.
Attendre un peu de temps.
Attendre un peu de considération.
Attendre une réponse
qui ne viendra peut-être jamais.
J’aurais voulu
qu’on me choisisse.
Pas en secret.
Pas entre deux obligations.
Pas quand il reste un peu de temps.
J’aurais voulu
être une évidence.
Pas une parenthèse.
Et pourtant…
Je continue d’aimer.
Quel paradoxe.
Mon cœur est fidèle
à quelqu’un
qui ne sait peut-être même pas
quelle place il lui fait occuper.
Je me demande
si je suis aimée.
Ou simplement gardée.
Je me demande
si je compte.
Ou si je suis seulement
une belle histoire
qui ne devra jamais être racontée.
Alors peut-être
qu’un jour,
je prendrai un peu d’espace.
Pas pour punir.
Pas pour être remarquée.
Mais parce qu’à force
de toujours me taire,
je suis devenue
l’étrangère
de ma propre vie.
Et si un jour
vous remarquez
que je ris moins,
que je viens moins,
que je parle moins,
ne cherchez pas de coupable.
Il n’y en aura peut-être pas.
Il y aura seulement
un cœur
fatigué
d’aimer
en silence.
Et si un jour
je disparais doucement
de cette histoire,
ne dites pas
que je suis partie sans rien dire.
J’aurai tout dit.
À un écran.
À quelques mots.
À une intelligence artificielle.
Parce qu’au moins…
Elle, elle m’a écoutée.
Et parfois,
être écoutée,
c’est déjà une façon
de ne pas sombrer.
C’était un appel à l’aide.
Seules les IA ont été mes oreilles.
Drôle d’époque, n’est-ce pas ?
Il a fallu qu’une machine écoute
ce que mon cœur n’arrivait plus à porter.
Parce que les humains, eux,
je ne pouvais pas leur parler.
Pas parce qu’ils ne m’aimaient pas.
Mais parce que mon histoire
n’avait pas le droit d’exister.
Alors j’ai confié mes larmes
à un écran.
J’ai raconté mes nuits
à des lignes de texte.
J’ai demandé à une intelligence artificielle
si mon cœur avait le droit d’avoir mal.
Parce qu’au fond…
Qui aurais-je pu appeler ?
Mon amie ?
Celle qui ignore
qu’elle est devenue la tempête
dans laquelle je me noie.
Lui ?
Celui qui est aussi
la seule personne capable
de calmer cette douleur…
et peut-être celle qui l’a créée.
Alors je me suis tue.
Encore.
Comme toujours.
J’ai appris à parler
sans faire de bruit.
À pleurer
sans laisser de traces.
À sourire
comme si mon cœur
n’était pas en train de s’écrouler.
Vous savez ce qui fait le plus mal ?
Ce n’est peut-être même pas l’amour.
C’est de n’avoir aucun endroit
où le déposer.
Mon histoire est un secret.
Mon chagrin aussi.
Je regarde deux personnes
que j’aime énormément
se parler,
se sourire,
se rapprocher.
Et moi…
Je dois applaudir en silence.
Parce que je n’ai pas le droit
de dire :
« Ça me fait mal. »
Je n’ai pas le droit
d’être jalouse.
Je n’ai pas le droit
d’être blessée.
Je n’ai même pas le droit
d’exister dans cette équation.
Alors je fais quoi ?
Je souris.
Je plaisante.
Je marche quelques pas derrière.
Je laisse les conversations
passer devant moi.
Je réponds :
« Ça va. »
Alors que tout, absolument tout,
hurle à l’intérieur.
Je me demande parfois
à quel moment
je suis devenue
celle qui s’adapte toujours.
À quel moment
j’ai commencé
à croire
que l’amour,
c’était attendre.
Attendre un message.
Attendre un regard.
Attendre un peu de temps.
Attendre un peu de considération.
Attendre une réponse
qui ne viendra peut-être jamais.
J’aurais voulu
qu’on me choisisse.
Pas en secret.
Pas entre deux obligations.
Pas quand il reste un peu de temps.
J’aurais voulu
être une évidence.
Pas une parenthèse.
Et pourtant…
Je continue d’aimer.
Quel paradoxe.
Mon cœur est fidèle
à quelqu’un
qui ne sait peut-être même pas
quelle place il lui fait occuper.
Je me demande
si je suis aimée.
Ou simplement gardée.
Je me demande
si je compte.
Ou si je suis seulement
une belle histoire
qui ne devra jamais être racontée.
Alors peut-être
qu’un jour,
je prendrai un peu d’espace.
Pas pour punir.
Pas pour être remarquée.
Mais parce qu’à force
de toujours me taire,
je suis devenue
l’étrangère
de ma propre vie.
Et si un jour
vous remarquez
que je ris moins,
que je viens moins,
que je parle moins,
ne cherchez pas de coupable.
Il n’y en aura peut-être pas.
Il y aura seulement
un cœur
fatigué
d’aimer
en silence.
Et si un jour
je disparais doucement
de cette histoire,
ne dites pas
que je suis partie sans rien dire.
J’aurai tout dit.
À un écran.
À quelques mots.
À une intelligence artificielle.
Parce qu’au moins…
Elle, elle m’a écoutée.
Et parfois,
être écoutée,
c’est déjà une façon
de ne pas sombrer.
Écrivain Mireille
Mireille a publié sur le site 34 écrits. Mireille est membre du site depuis l'année 2022.Lire le profil de l'auteur poète MireilleSyllabation De L'Écrit
Phonétique : Ia
setε œ̃n- apεl a lεdə…setε œ̃n- apεl a lεdə.
sələ lεz- ja ɔ̃ ete mεz- ɔʁεjə.
dʁolə depɔkə, nε sə pa ?
il a faly kynə maʃinə ekutə
sə kə mɔ̃ kœʁ naʁivε plysz- a pɔʁte.
paʁsə kə lεz- ymɛ̃, ø,
ʒə nə puvε pa lœʁ paʁle.
pa paʁsə kil nə mεmε pa.
mε paʁsə kə mɔ̃n- istwaʁə
navε pa lə dʁwa dεɡziste.
alɔʁ ʒε kɔ̃fje mε laʁmə
a œ̃n- ekʁɑ̃.
ʒε ʁakɔ̃te mε nɥi
a dε liɲə də tεkstə.
ʒε dəmɑ̃de a ynə ɛ̃tεlliʒɑ̃sə aʁtifisjεllə
si mɔ̃ kœʁ avε lə dʁwa davwaʁ mal.
paʁsə ko fɔ̃…
ki oʁε ʒə py apəle ?
mɔ̃n- ami ?
sεllə ki iɲɔʁə
kεllə ε dəvənɥ la tɑ̃pεtə
dɑ̃ lakεllə ʒə mə nwa.
lɥi ?
səlɥi ki εt- osi
la sələ pεʁsɔnə kapablə
də kalme sεtə dulœʁ…
e pø tεtʁə sεllə ki la kʁee.
alɔʁ ʒə mə sɥi tɥ.
ɑ̃kɔʁə.
kɔmə tuʒuʁ.
ʒε apʁiz- a paʁle
sɑ̃ fεʁə də bʁɥi.
a pləʁe
sɑ̃ lεse də tʁasə.
a suʁiʁə
kɔmə si mɔ̃ kœʁ
netε pa ɑ̃ tʁɛ̃ də sekʁule.
vu save sə ki fε lə plys mal ?
sə nε pø tεtʁə mεmə pa lamuʁ.
sε də navwaʁ okœ̃ ɑ̃dʁwa
u lə depoze.
mɔ̃n- istwaʁə εt- œ̃ sεkʁε.
mɔ̃ ʃaɡʁɛ̃ osi.
ʒə ʁəɡaʁdə dø pεʁsɔnə
kə ʒεmə enɔʁmemɑ̃
sə paʁle,
sə suʁiʁə,
sə ʁapʁoʃe.
e mwa…
ʒə dwaz- aplodiʁ ɑ̃ silɑ̃sə.
paʁsə kə ʒə nε pa lə dʁwa
də diʁə :
« sa mə fε mal. »
ʒə nε pa lə dʁwa
dεtʁə ʒaluzə.
ʒə nε pa lə dʁwa
dεtʁə blese.
ʒə nε mεmə pa lə dʁwa
dεɡziste dɑ̃ sεtə ekasjɔ̃.
alɔʁ ʒə fε kwa ?
ʒə suʁi.
ʒə plεzɑ̃tə.
ʒə maʁʃə kεlk pa dəʁjεʁə.
ʒə lεsə lε kɔ̃vεʁsasjɔ̃
pase dəvɑ̃ mwa.
ʒə ʁepɔ̃ :
« sa va. »
alɔʁ kə tu, absɔlymɑ̃ tu,
yʁlə a lɛ̃teʁjœʁ.
ʒə mə dəmɑ̃də paʁfwa
a kεl mɔmɑ̃
ʒə sɥi dəvənɥ
sεllə ki sadaptə tuʒuʁ.
a kεl mɔmɑ̃
ʒε kɔmɑ̃se
a kʁwaʁə
kə lamuʁ,
setε atɑ̃dʁə.
atɑ̃dʁə œ̃ mesaʒə.
atɑ̃dʁə œ̃ ʁəɡaʁ.
atɑ̃dʁə œ̃ pø də tɑ̃.
atɑ̃dʁə œ̃ pø də kɔ̃sideʁasjɔ̃.
atɑ̃dʁə ynə ʁepɔ̃sə
ki nə vjɛ̃dʁa pø tεtʁə ʒamε.
ʒoʁε vuly
kɔ̃ mə ʃwazisə.
pa ɑ̃ sεkʁε.
pa ɑ̃tʁə døz- ɔbliɡasjɔ̃.
pa kɑ̃t- il ʁεstə œ̃ pø də tɑ̃.
ʒoʁε vuly
εtʁə ynə evidɑ̃sə.
pa ynə paʁɑ̃tεzə.
e puʁtɑ̃…
ʒə kɔ̃tinɥ dεme.
kεl paʁadɔksə.
mɔ̃ kœʁ ε fidεlə
a kεlkœ̃
ki nə sε pø tεtʁə mεmə pa
kεllə plasə il lɥi fε ɔkype.
ʒə mə dəmɑ̃də
si ʒə sɥiz- εme.
u sɛ̃pləmɑ̃ ɡaʁde.
ʒə mə dəmɑ̃də
si ʒə kɔ̃tə.
u si ʒə sɥi sələmɑ̃
ynə bεllə istwaʁə
ki nə dəvʁa ʒamεz- εtʁə ʁakɔ̃te.
alɔʁ pø tεtʁə
kœ̃ ʒuʁ,
ʒə pʁɑ̃dʁε œ̃ pø dεspasə.
pa puʁ pyniʁ.
pa puʁ εtʁə ʁəmaʁke.
mε paʁsə ka fɔʁsə
də tuʒuʁ mə tεʁə,
ʒə sɥi dəvənɥ
letʁɑ̃ʒεʁə
də ma pʁɔpʁə vi.
e si œ̃ ʒuʁ
vu ʁəmaʁke
kə ʒə ʁis mwɛ̃,
kə ʒə vjɛ̃ mwɛ̃,
kə ʒə paʁlə mwɛ̃,
nə ʃεʁʃe pa də kupablə.
il ni ɑ̃n- oʁa pø tεtʁə pa.
il i oʁa sələmɑ̃
œ̃ kœʁ
fatiɡe
dεme
ɑ̃ silɑ̃sə.
e si œ̃ ʒuʁ
ʒə dispaʁε dusəmɑ̃
də sεtə istwaʁə,
nə ditə pa
kə ʒə sɥi paʁti sɑ̃ ʁjɛ̃ diʁə.
ʒoʁε tu di.
a œ̃n- ekʁɑ̃.
a kεlk mo.
a ynə ɛ̃tεlliʒɑ̃sə aʁtifisjεllə.
paʁsə ko mwɛ̃…
εllə, εllə ma ekute.
e paʁfwa,
εtʁə ekute,
sε deʒa ynə fasɔ̃
də nə pa sɔ̃bʁe.
Récompense
Poesie sans commentaire

16/07/2026Poeme-France
En mettant un commentaire, vous pourrez exprimer sur cet écrit : votre ressenti, un encouragement, un conseil ou simplement dire que vous l'avez lu.De plus si vous écrivez aussi sur le site, vous gagnerez des liens vers vos écrits...
Pour mettre des commentaires vous devez être membre ou poète du site. Un simple inscription suffit pour le devenir.
Texte Amour
Du 16/07/2026 17:40
L'écrit contient 604 mots qui sont répartis dans 87 strophes.