Prose:Je Prends La Prose
A Propos de cette Prose
Petit retour chez celle qui m’a accueilli longtemps et que j’ai abandonné depuis quelques temps (l’écriture)
La Prose
leurs courbes sensuelles aiguisent mes sens
je fais le plein de vocables, déliés avec audace
les reliant, pertinent, toujours en révérence
Protagoniste du défilé de ces sons romantiques
j’entre dans la danse de leur définition
ils flattent mes acuités et m’invitent
aux scripts intimes de rôles de composition
J’allume cette lumière littéraire avec aisance
dès lors j’assiste à une naissance poétique
je joue avec les consonances les dissonances
dans l’opulence du berceau de cet art lyrique
Je m’éloigne du prosaïque, je rejoins le didactique
je suis en accord dans cet élément où pullule le verbal
je prends la prose, l’ouvre et la décortique
c’est la récolte réjouissante du champ lexical
De cette irréalité semblable à une hypnose
je vis un voyage, une aventure du fond des songes
ma main se délecte des rimes qui sur elles se déposent
comme les feuilles sur l’eau près des rives que je longe
De partout surgissent les souffleurs de vers
je tends l’oreille, je vole les couleurs de mon temps
j’absorbe les substances qui feront grammaire
nourriront encore un peu mon âme d’écrivant
Poète Pehel
Pehel a publié sur le site 158 écrits. Pehel est membre du site depuis l'année 2018.Lire le profil du poète PehelSyllabation De L'Écrit
Syllabes Hyphénique: Je Prends La Prose
les=ca=rac=tè=res=mé=blouis=sent=com=me=des=flashs 12leurs=cour=bes=sen=suel=les=ai=gui=sent=mes=sens 11
je=fais=le=plein=de=vo=cables=dé=li=és=a=vec=au=dace 14
les=re=li=ant=per=ti=nent=tou=jours=en=ré=vé=ren=ce 14
pro=ta=go=niste=du=dé=fi=lé=de=ces=sons=ro=man=tiques 14
jen=tre=dans=la=dan=se=de=leur=dé=fi=ni=ti=on 13
ils=flat=tent=mes=a=cui=tés=et=min=vitent 10
aux=s=cripts=in=ti=mes=de=rô=les=de=com=po=si=tion 14
jal=lume=cet=te=lu=miè=re=lit=té=rai=rea=vec=ai=sance 14
dès=lors=jas=sis=te=à=u=ne=nais=san=ce=po=é=tique 14
je=joue=a=vec=les=con=so=nan=ces=les=dis=so=nan=ces 14
dans=lo=pu=len=ce=du=ber=ceau=de=cet=art=ly=rique 13
je=mé=loigne=du=pro=saï=que=je=re=joins=le=di=dac=tique 14
je=suis=en=ac=cord=dans=cet=élément=où=pul=lule=le=ver=bal 14
je=prends=la=pro=se=lou=vre=et=la=dé=cor=tique 12
cest=la=ré=col=te=ré=jouis=san=te=du=champ=lexi=cal 13
de=cette=ir=ré=a=li=té=sem=bla=bleà=u=ne=hyp=nose 14
je=vis=un=voy=age=u=nea=ven=tu=re=du=fond=des=songes 14
ma=main=se=dé=lec=te=des=rimes=qui=sur=elles=se=dé=posent 14
com=me=les=feu=illes=sur=leau=près=des=ri=ves=que=je=longe 14
de=par=tout=sur=gis=sent=les=souf=fleurs=de=vers 11
je=tends=lo=rei=lle=je=vo=le=les=cou=leurs=de=mon=temps 14
jab=sor=be=les=sub=stan=ces=qui=fe=ront=gram=mai=re 13
nour=ri=ront=en=co=re=un=peu=mon=â=me=dé=cri=vant 14
Phonétique : Je Prends La Prose
lε kaʁaktεʁə mebluise kɔmə dε flaʃlœʁ kuʁbə- sɑ̃sɥεlləz- εɡize mε sɑ̃s
ʒə fε lə plɛ̃ də vɔkablə, deljez- avεk odasə
lε ʁəljɑ̃, pεʁtine, tuʒuʁz- ɑ̃ ʁeveʁɑ̃sə
pʁɔtaɡɔnistə dy defile də sε sɔ̃ ʁɔmɑ̃tik
ʒɑ̃tʁə dɑ̃ la dɑ̃sə də lœʁ definisjɔ̃
il flate mεz- akɥitez- e mɛ̃vite
o skʁiptz- ɛ̃timə də ʁolə də kɔ̃pozisjɔ̃
ʒalymə sεtə lymjεʁə liteʁεʁə avεk εzɑ̃sə
dε lɔʁ ʒasistə a ynə nεsɑ̃sə pɔetikə
ʒə ʒu avεk lε kɔ̃sɔnɑ̃sə lε disɔnɑ̃sə
dɑ̃ lɔpylɑ̃sə dy bεʁso də sεt aʁ liʁikə
ʒə melwaɲə dy pʁozajkə, ʒə ʁəʒwɛ̃ lə didaktikə
ʒə sɥiz- ɑ̃n- akɔʁ dɑ̃ sεt elemɑ̃ u pylylə lə vεʁbal
ʒə pʁɑ̃ la pʁozə, luvʁə e la dekɔʁtikə
sε la ʁekɔltə ʁeʒuisɑ̃tə dy ʃɑ̃ lεksikal
də sεtə iʁealite sɑ̃blablə a ynə ipnozə
ʒə vis œ̃ vwajaʒə, ynə avɑ̃tyʁə dy fɔ̃ dε sɔ̃ʒə
ma mɛ̃ sə delεktə dε ʁimə ki syʁ εllə sə depoze
kɔmə lε fœjə syʁ lo pʁε dε ʁivə kə ʒə lɔ̃ʒə
də paʁtu syʁʒise lε suflœʁ də vεʁ
ʒə tɑ̃ lɔʁεjə, ʒə vɔlə lε kulœʁ də mɔ̃ tɑ̃
ʒabsɔʁbə lε sybstɑ̃sə ki fəʁɔ̃ ɡʁamεʁə
nuʁʁiʁɔ̃ ɑ̃kɔʁə œ̃ pø mɔ̃n- amə dekʁivɑ̃
Syllabes Phonétique : Je Prends La Prose
lε=ka=ʁak=tε=ʁə=me=blu=i=se=kɔ=mə=dε=flaʃ 13lœ=ʁə=kuʁ=bə=sɑ̃s=ɥεl=lə=zε=ɡi=ze=mε=sɑ̃s 12
ʒə=fε=lə=plɛ̃=də=vɔ=ka=blə=de=lje=za=vεk=o=dasə 14
lε=ʁə=lj=ɑ̃=pεʁ=ti=ne=tu=ʒuʁ=zɑ̃=ʁe=ve=ʁɑ̃=sə 14
pʁɔ=ta=ɡɔ=nistə=dy=de=fi=le=də=sε=sɔ̃=ʁɔ=mɑ̃=tik 14
ʒɑ̃=tʁə=dɑ̃=la=dɑ̃=sə=də=lœ=ʁə=de=fi=ni=sj=ɔ̃ 14
il=fla=te=mε=zak=ɥi=te=ze=mɛ̃=vi=te 11
o=skʁip=tzɛ̃=ti=mə=də=ʁo=lə=də=kɔ̃=po=zi=s=jɔ̃ 14
ʒa=lymə=sε=tə=ly=mjε=ʁə=li=te=ʁε=ʁəa=vεk=ε=zɑ̃sə 14
dε=lɔʁ=ʒa=sis=tə=a=y=nə=nε=sɑ̃=sə=pɔ=e=tikə 14
ʒə=ʒu=a=vεk=lε=kɔ̃=sɔ=nɑ̃=sə=lε=di=sɔ=nɑ̃=sə 14
dɑ̃=lɔ=py=lɑ̃=sə=dy=bεʁ=so=də=sεt=aʁ=li=ʁi=kə 14
ʒə=me=lwaɲə=dy=pʁo=zaj=kə=ʒə=ʁə=ʒwɛ̃=lə=di=dak=tikə 14
ʒə=sɥi=zɑ̃=na=kɔʁ=dɑ̃=sεt=e=le=mɑ̃=upylylə=lə=vεʁ=bal 14
ʒə=pʁɑ̃=la=pʁo=zə=lu=vʁə=e=la=de=kɔʁ=ti=kə 13
sε=la=ʁe=kɔl=tə=ʁe=ʒui=sɑ̃=tə=dy=ʃɑ̃=lεk=si=kal 14
də=sεtə=i=ʁe=a=li=te=sɑ̃=bla=bləa=y=nə=ip=nozə 14
ʒə=vis=œ̃=vwa=jaʒə=y=nəa=vɑ̃=ty=ʁə=dy=fɔ̃=dε=sɔ̃ʒə 14
mamɛ̃sə=de=lεk=tə=dε=ʁi=mə=ki=syʁ=εllə=sə=de=po=ze 14
kɔ=mə=lε=fœ=jə=syʁ=lo=pʁε=dε=ʁi=və=kə=ʒə=lɔ̃ʒə 14
də=paʁ=tu=syʁ=ʒi=se=lε=su=flœ=ʁə=də=vεʁ 12
ʒə=tɑ̃=lɔ=ʁε=jə=ʒə=vɔ=lə=lε=ku=lœʁ=də=mɔ̃=tɑ̃ 14
ʒab=sɔʁ=bə=lε=syb=stɑ̃=sə=ki=fə=ʁɔ̃=ɡʁa=mεʁ=ə 13
nuʁ=ʁi=ʁɔ̃=ɑ̃=kɔ=ʁə=œ̃=pø=mɔ̃=na=mə=de=kʁi=vɑ̃ 14
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Commentaires Sur La Poesie

Péhel, votre texte donne le sentiment d’un retour à la maison. On y perçoit la joie presque physique de retrouver l’écriture, comme une amante longtemps délaissée mais jamais oubliée. Il y a dans vos vers une sensualité assumée : les lettres deviennent lumière, les mots deviennent matière, les sons deviennent danse.
J’aime particulièrement cette manière que vous avez de parler du langage comme d’un corps vivant. Vous ne manipulez pas les mots, vous les fréquentez. Vous les observez, les ouvrez, les décortiquez, mais toujours avec respect, presque avec gratitude. Cela donne à votre prose une énergie sincère, sans posture.
Votre image du " champ lexical " comme une récolte réjouissante est très parlante. On sent que vous ne cueillez pas les mots au hasard : vous les cultivez, vous les laissez mûrir. Il y a là une forme de discipline joyeuse, une rigueur qui ne tue pas l’élan, mais le canalise.
Et puis cette fin… " nourrir encore un peu mon âme d’écrivant " : tout est dit. Écrire n’est pas seulement produire, c’est se nourrir, se comprendre, se relier à ce qui dépasse le quotidien. Votre texte ne parle pas seulement de prose, il parle de nécessité intérieure.
Merci pour ce retour vibrant vers l’écriture. On sent que vous ne l’avez jamais vraiment quittée.
Amicalement,
Albert

L’écriture comme une amante éconduite, reste gravée en chacun de nous, malgré les intempéries. Tous nous la délaissons un jour ou l’autre, comme Pénélope, avide de nos dires, elle nous attend...Au tournant...
Comme une mère, les pages tendues, elle offre sa pureté affamée des effluves de notre âme. On y revient comme dans un sanctuaire, tous animés d’un bonheur indicible: celui d’y vider notre tréfonds. Merci Philippe d’avoir si bien énoncé ce besoin de retour à l’encrier. Mon coup de cœur pour cet écrit remarquable!
Amitiés poétiques.
Maria