Poeme-France : Lecture Écrit Histoire

Prose : Chapitre 1 : L’Enchaine En Ville.

Prose Histoire
Publié le 09/08/2012 21:44

L'écrit contient 1387 mots qui sont répartis dans 11 strophes.

Poete : Melly-Mellow

Chapitre 1 : L’Enchaine En Ville.

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L’Ouest Américain, 1875. Plus vaste que peuplé. Et un vent chaud et persistant, qui porte la fièvre de l’or…

A l’époque, au comté de Lincoln, au Nouveau-Mexique, peu de gens savaient écrire, mais beaucoup parlaient. Il circulait des histoires, sur un bandit solitaire, portant un chapeau noir comme son destrier. Ce voyou avait une réputation de damné pour une raison bien visible. A chaque cheville, il portait un tatouage et une chaîne brisée. . Appartenant à la prison la plus connue de l’Ouest. . En signe de reconnaissance, il a de même glissé dans un maillon de sa chaîne droite, une croix noire et cloutée, comme celle d’un démon ; et dans un maillon de sa chaîne gauche, une croix blanche et vitrée, comme celle d’un ange.

Il portait un grand manteau de bison, quelque soit la chaleur. Il ne montrait jamais son visage. Mais tout le monde lui connaissait une particularité. Les shérifs racontent. . Que tous ceux qui sont morts face à ce bandit, sont retrouvés bouche bée, comme s’ils avaient vu un fantôme.
On raconte aussi que quand la poudre de son revolver se sent dans les saloons, c’est déjà trop tard pour la ville entière. On écoute à plusieurs kilomètres des rafales de cris. De tirs dans la nuit. Et à cheval il s’enfuit.
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Le pianiste enchaîne ses notes, l’une après l’une. Derrière le bar, Nestor nettoie un verre, son pied tapotant le parquet usé. A une table, un peu en retrait, 4 barbus échangent les cartes et les coups à chaque discorde. La meneuse de revue brife ses danseuses à la jambe légère. Tout est habituel.
Les portes battantes se secouent brièvement par tranche de quart d’heure. Chacun prend une place discrète et n’attire plus l’attention. Alors que le pianiste change de partition pour ouvrir le bal des guiboles, un homme rentre et s’accoude au bar. Il est habillé de la tête au pied, et rien ne transpire de son corps si ce n’est une peau légèrement halée quand il se met à pointer la bouteille de whisky. Nestor lui demande de confirmer de vive voix, mais l’homme se contente de tenir son doigt fixé vers la bouteille. Le barman prend un verre et lui sert une dose que l’homme avale cul-sec. Nestor lui en propose alors une autre, qu’il décline d’un geste de la main avant de se tourner pour regarder la revue s’exécutait. Tout se déroule comme d’habitude, et les hommes aux tables sifflent et lancent des remarques machistes aux gazelles affriolantes. Nestor, qui a l’habitude de ce spectacle, n’a plus de réaction mais se plaît à regarder celles des autres. Et pour le coup, l’homme silencieux le reste tout autant malgré les appels érotiques de la scène.
Après le show, les danseuses sont mandattés à des tables précises afin de soutirer un peu d’argent à ses messieurs bien charmants. L’une d’elle s’avance maladroitement vers l’homme muet.
« - Salut mon beau. Et bien dis donc tu as fière allure ! Je suis sure que tu nous caches de vaillants muscles sous ce gros manteau. . Tu ne veux pas que je t’en débarasse… »
La phrase se faisant, elle avançait ses mains vers l’ouverture du manteau, quand la main du cow-boy vint lui interdir l’accès. Il se leva, posa un billet sur le comptoir à l’intention de Nestor, stupéfié que l’homme ne s’interesse pas à la plutôt jolie fille et il s’en alla comme il était venu.
« - Et bah lui il était pas très joyeux ! » ronchonna la midinette avant de s’en aller vers un autre prétendant.
Nestor se pencha afin de récupérer le verre. Il y remarqua alors un infime détail qui le fit sourrir. Oui Nestor en avait vu des cas à son comptoir. Mais quelqu’un comme ça, jamais.
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Le jeune Henry tapait du pied dans un fer à cheval rouillé. Il jalousait tous ses hommes qui avaient droit d’entrer dans les saloons. Il aurait voulu se déguiser pour enfin voir les danseuses dont les barbus parlent tout le temps mais le seul déguisement qu’il pouvait mettre était les vieux vêtements de sa défunte mère. Or dedans il n’était pas crédible, et même en pareil cas, le saloon était interdit aux femmes. Il se résigna alors à aller observer discrètement par les portes battantes. Aisément il grimpa sur un petit tabouret qu’il avait placé à côté des portes, et il se hissa difficilement à bonne hauteur pour voir le spectacle. Malheureusement il comprit que c’était fini en voyant le pianiste rangeait ses partitions. Alors qu’il écoutait la voix d’une femme, il tenta de se pencher mais chuta de son tabouret. A ce moment, les portes s’ouvrirent et Henry eut juste le temps de se couvrir le visage.
Quelques secondes s’écoulèrent puis le garçon baissa timidement les bras, le soleil tapait encore fort à cette heure avancée, et masquait ainsi sa visibilité. L’homme au dessus de lui était couvert de noir. Henry aveuglé baissa les yeux, tout en se retirant du chemin. C’est alors qu’il constata que l’individu avait deux chaînes qui lui serraient les pieds, à peine couverts de deux mocassins. Dans chaque chaîne, une croix différente. Le gamin regarda l’individu partir, les mains dans les poches, les chaînes tintant à chaque pas. Henry retint son souffle, et se mit à courir à toute allure à travers la ville criant à tout va « Papa ! Papa ! ».
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Le shérif Antrim n’avait pas pour habitude de farnienter, mais il doit avouer qu’en cette chaude nuit d’été, il n’avait pas le cœur à afficher les nouveaux avis de recherche. Après tout ici, les criminels passent sans être vus. Souvent, même, personne ne les attrape et d’eux même ils trépassent. Plongeant son regard par la fenêtre, il contempla la lueur du soleil qui plongeait derrière les grandes collines où se reflètent le rouge de l’astre.
« - Papaaaa ! »
Henry rentra sans prévenir, surprenant quelques adjoints assoupis.
« - Papaaaa paaaapaa !
- Mais calmes toi grand dieu ! Et je t’ai déjà dit que je n’étais pas ton père ! » lui somma le shérif avant de le faire asseoir.
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La population, intriguée d’un tel raffut à cette heure, s’était réunie dans la rue principale. Machinalement, les adjoints, suivant le shérif tels des robots, s’arrêtaient à chaque intersection, fouillant chaque recoin. Le shérif grimpa sur un tonneau, sortit un avis de recherche.
« - Nous recherchons activement ce criminel aperçu il y a quelques minutes sortant du saloon. Nous vous distribuons activement son avis de recherche afin que vous puissiez contribuer à sa capture. »
Les gens effarés par la prime du bandit inventaient tas de fumisteries pour obtenir un peu d’argent mais le shérif savait tout ça. Il choppa Nestor par le col :
« - Racontes moi tout.
- Il a pris un whisky, il n’a rien dit, il est parti. »
Le shérif pesta, lâchant le pauvre homme. Il cria à ses hommes de continuer de ratisser la ville, « l’enchainé » ne pouvait pas être très loin.
Henry ramassa un avis de recherche à terre, et voyant son beau-père s’afferait et s’en fichait de lui, il partit lui-même à la recherche du bandit.
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Henry n’avait pas vraiment connu son père et avant d’emmenger au Nouveau Mexique, il ne se souvient presque pas de lui. A sa mort, sa mère avait retrouvé un compagnon en la personne de William Antrim, shérif désabusé. A peine un an après leur mariage, Catherine, sa douce mère décéda. William Antrim peu compatissant à la douleur du petit, le garda avec lui mais sans le reconnaître.
Henry avait 15 ans mais il en paraissait beaucoup moins à cause de sa petite taille. On l’appelait l’enfant. Et cela l’énervait. . Oui il possédait une nature attachante mais également une attitude colérique due à son lourd passé.
Il s’arrêta d’un coup, écoutant un clapoti régulier. Un clapoti qu’il reconnaissait. Le bruit singulier que fait une chaîne qui frappe le sol. En fait, non, le bruit pluriel que fait deux chaînes qui frappent le sol. .
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  • Phonétique : Chapitre 1 : L’Enchaine En Ville.

    luεst ameʁikɛ̃ viʁɡylə milə ɥi sɑ̃ swasɑ̃tə kɛ̃zə. plys vastə kə pəple. e œ̃ vɑ̃ ʃo e pεʁsistɑ̃, ki pɔʁtə la fjεvʁə də lɔʁ…
    a lepɔkə, o kɔmte də lɛ̃kɔln, o nuvo mεksikə, pø də ʒɑ̃ savε ekʁiʁə, mε boku paʁlε. il siʁkylε dεz- istwaʁə, syʁ œ̃ bɑ̃di sɔlitεʁə, pɔʁtɑ̃ œ̃ ʃapo nwaʁ kɔmə sɔ̃ dεstʁje. sə vwaju avε ynə ʁepytasjɔ̃ də damne puʁ ynə ʁεzɔ̃ bjɛ̃ viziblə. a ʃakə ʃəvilə, il pɔʁtε œ̃ tatuaʒə e ynə ʃεnə bʁize. apaʁtənɑ̃ a la pʁizɔ̃ la plys kɔnɥ də luεst. ɑ̃ siɲə də ʁəkɔnεsɑ̃sə, il a də mεmə ɡlise dɑ̃z- œ̃ majɔ̃ də sa ʃεnə dʁwatə, ynə kʁwa nwaʁə e klute, kɔmə sεllə dœ̃ demɔ̃, e dɑ̃z- œ̃ majɔ̃ də sa ʃεnə ɡoʃə, ynə kʁwa blɑ̃ʃə e vitʁe, kɔmə sεllə dœ̃n- ɑ̃ʒə.
    il pɔʁtε œ̃ ɡʁɑ̃ mɑ̃to də bizɔ̃, kεlkə swa la ʃalœʁ. il nə mɔ̃tʁε ʒamε sɔ̃ vizaʒə. mε tu lə mɔ̃də lɥi kɔnεsε ynə paʁtikylaʁite. lε ʃeʁif ʁakɔ̃te. kə tus sø ki sɔ̃ mɔʁ fasə a sə bɑ̃di, sɔ̃ ʁətʁuve buʃə be, kɔmə silz- avε vy œ̃ fɑ̃tomə.
    ɔ̃ ʁakɔ̃tə osi kə kɑ̃ la pudʁə də sɔ̃ ʁəvɔlve sə sɑ̃ dɑ̃ lε salun, sε deʒa tʁo taʁ puʁ la vilə ɑ̃tjεʁə. ɔ̃n- ekutə a plyzjœʁ kilɔmεtʁə- dε ʁafalə də kʁi. də tiʁ dɑ̃ la nɥi. e a ʃəval il sɑ̃fɥi.
    lə pjanistə ɑ̃ʃεnə sε nɔtə, lynə apʁε lynə. dəʁjεʁə lə baʁ, nεstɔʁ nεtwa œ̃ veʁə, sɔ̃ pje tapɔtɑ̃ lə paʁkε yze. a ynə tablə, œ̃ pø ɑ̃ ʁətʁε viʁɡylə katʁə baʁbysz- eʃɑ̃ʒe lε kaʁtəz- e lε kuz- a ʃakə diskɔʁdə. la mənøzə də ʁəvɥ bʁifə sε dɑ̃søzəz- a la ʒɑ̃bə leʒεʁə. tut- ε-abitɥεl.
    lε pɔʁtə- batɑ̃tə sə səkue bʁjεvəmɑ̃ paʁ tʁɑ̃ʃə də kaʁ dœʁ. ʃakœ̃ pʁɑ̃t- ynə plasə diskʁεtə e natiʁə plys latɑ̃sjɔ̃. alɔʁ kə lə pjanistə ʃɑ̃ʒə də paʁtisjɔ̃ puʁ uvʁiʁ lə bal dε ɡibɔlə, œ̃n- ɔmə ʁɑ̃tʁə e sakudə o baʁ. il ε-abije də la tεtə o pje, e ʁjɛ̃ nə tʁɑ̃spiʁə də sɔ̃ kɔʁ si sə nεt- ynə po leʒεʁəmɑ̃-ale kɑ̃t- il sə mεt a pwɛ̃te la butεjə də wiski. nεstɔʁ lɥi dəmɑ̃də də kɔ̃fiʁme də vivə vwa, mε lɔmə sə kɔ̃tɑ̃tə də təniʁ sɔ̃ dwa fikse vεʁ la butεjə. lə baʁmɑ̃ pʁɑ̃t- œ̃ veʁə e lɥi sεʁ ynə dozə kə lɔmə avalə kyl sεk. nεstɔʁ lɥi ɑ̃ pʁɔpozə alɔʁz- ynə otʁə, kil deklinə dœ̃ ʒεstə də la mɛ̃ avɑ̃ də sə tuʁne puʁ ʁəɡaʁde la ʁəvɥ sεɡzekytε. tu sə deʁulə kɔmə dabitydə, e lεz- ɔməz- o tablə sifle e lɑ̃se dε ʁəmaʁk maʃistəz- o ɡazεlləz- afʁjɔlɑ̃tə. nεstɔʁ, ki a labitydə də sə spεktaklə, na plys də ʁeaksjɔ̃ mε sə plε a ʁəɡaʁde sεllə dεz- otʁə. e puʁ lə ku, lɔmə silɑ̃sjø lə ʁεstə tut- otɑ̃ malɡʁe lεz- apεlz- eʁɔtik də la sεnə.
    apʁε lə ʃɔw, lε dɑ̃søzə sɔ̃ mɑ̃datez- a dε tablə pʁesizəz- afɛ̃ də sutiʁe œ̃ pø daʁʒe a sε mesjœʁ bjɛ̃ ʃaʁmɑ̃. lynə dεllə savɑ̃sə maladʁwatəmɑ̃ vεʁ lɔmə mɥε.
    « saly mɔ̃ bo. e bjɛ̃ di dɔ̃k ty a fjεʁə alyʁə ! ʒə sɥi syʁə kə ty nu kaʃə də vajɑ̃ mysklə su sə ɡʁo mɑ̃to. ty nə vø pa kə ʒə tɑ̃ debaʁasə… »
    la fʁazə sə fəzɑ̃, εllə avɑ̃sε sε mɛ̃ vεʁ luvεʁtyʁə dy mɑ̃to, kɑ̃ la mɛ̃ dy kɔw bwa vɛ̃ lɥi ɛ̃tεʁdiʁ laksε. il sə ləva, poza œ̃ bijε syʁ lə kɔ̃twaʁ a lɛ̃tɑ̃sjɔ̃ də nεstɔʁ, stypefje kə lɔmə nə sɛ̃təʁεsə pa a la plyto ʒɔli fijə e il sɑ̃n- ala kɔmə il etε vəny.
    « εt ba lɥi il etε pa tʁε ʒwajø ! » ʁɔ̃ʃɔna la midinεtə avɑ̃ də sɑ̃n- ale vεʁz- œ̃n- otʁə pʁetɑ̃dɑ̃.
    nεstɔʁ sə pɑ̃ʃa afɛ̃ də ʁekypeʁe lə veʁə. il i ʁəmaʁka alɔʁz- œ̃n- ɛ̃fimə detaj ki lə fi suʁʁiʁ. ui nεstɔʁ ɑ̃n- avε vy dε ka a sɔ̃ kɔ̃twaʁ. mε kεlkœ̃ kɔmə sa, ʒamε.
    lə ʒənə ɑ̃ʁi tapε dy pje dɑ̃z- œ̃ fεʁ a ʃəval ʁuje. il ʒaluzε tus sεz- ɔmə ki avε dʁwa dɑ̃tʁe dɑ̃ lε salun. il oʁε vuly sə deɡize puʁ ɑ̃fɛ̃ vwaʁ lε dɑ̃søzə dɔ̃ lε baʁbys paʁle tu lə tɑ̃ mε lə səl deɡizəmɑ̃ kil puvε mεtʁə etε lε vjø vεtəmɑ̃ də sa defœ̃tə mεʁə. ɔʁ dədɑ̃z- il netε pa kʁediblə, e mεmə ɑ̃ paʁεj ka, lə salun etε ɛ̃tεʁdi o famə. il sə ʁeziɲa alɔʁz- a ale ɔpsεʁve diskʁεtəmɑ̃ paʁ lε pɔʁtə- batɑ̃tə. εzemɑ̃ il ɡʁɛ̃pa syʁ œ̃ pəti tabuʁε kil avε plase a kote dε pɔʁtə, e il sə isa difisiləmɑ̃ a bɔnə-otœʁ puʁ vwaʁ lə spεktaklə. maləʁøzəmɑ̃ il kɔ̃pʁi kə setε fini ɑ̃ vwajɑ̃ lə pjanistə ʁɑ̃ʒε sε paʁtisjɔ̃. alɔʁ kil ekutε la vwa dynə famə, il tɑ̃ta də sə pɑ̃ʃe mε ʃyta də sɔ̃ tabuʁε. a sə mɔmɑ̃, lε pɔʁtə- suvʁiʁe e ɑ̃ʁi y ʒystə lə tɑ̃ də sə kuvʁiʁ lə vizaʒə.
    kεlk səɡɔ̃də sekulεʁe pɥi lə ɡaʁsɔ̃ bεsa timidəmɑ̃ lε bʁa, lə sɔlεj tapε ɑ̃kɔʁə fɔʁ a sεtə œʁ avɑ̃se, e maskε ɛ̃si sa vizibilite. lɔmə o dəsy də lɥi etε kuvεʁ də nwaʁ. ɑ̃ʁi avøɡle bεsa lεz- iø, tut- ɑ̃ sə ʁətiʁɑ̃ dy ʃəmɛ̃. sεt- alɔʁ kil kɔ̃stata kə lɛ̃dividy avε dø ʃεnə ki lɥi seʁε lε pje, a pεnə kuvεʁ də dø mɔkasɛ̃. dɑ̃ ʃakə ʃεnə, ynə kʁwa difeʁɑ̃tə. lə ɡamɛ̃ ʁəɡaʁda lɛ̃dividy paʁtiʁ, lε mɛ̃ dɑ̃ lε poʃə, lε ʃεnə tɛ̃tɑ̃ a ʃakə pa. ɑ̃ʁi ʁətɛ̃ sɔ̃ suflə, e sə mit a kuʁiʁ a tutə alyʁə a tʁavεʁ la vilə kʁjɑ̃ a tu va « papa ! papa ! ».
    lə ʃeʁif ɑ̃tʁim navε pa puʁ-abitydə də faʁnjɛ̃te, mεz- il dwa avue kɑ̃ sεtə ʃodə nɥi dete, il navε pa lə kœʁ a afiʃe lε nuvoz- avi də ʁəʃεʁʃə. apʁε tut- isi, lε kʁiminεl pase sɑ̃z- εtʁə vy. suvɑ̃, mεmə, pεʁsɔnə nə lεz- atʁapə e dø mεmə il tʁepase. plɔ̃ʒɑ̃ sɔ̃ ʁəɡaʁ paʁ la fənεtʁə, il kɔ̃tɑ̃pla la lɥœʁ dy sɔlεj ki plɔ̃ʒε dəʁjεʁə lε ɡʁɑ̃də kɔlinəz- u sə ʁəflεte lə ʁuʒə də lastʁə.
    « papaaaa ! »
    ɑ̃ʁi ʁɑ̃tʁa sɑ̃ pʁevəniʁ, syʁpʁənɑ̃ kεlkz- adʒwɛ̃z- asupi.
    « papaaaa paaaapaa !
    mε kalmə twa ɡʁɑ̃ djø ! e ʒə tε deʒa di kə ʒə netε pa tɔ̃ pεʁə ! » lɥi sɔma lə ʃeʁif avɑ̃ də lə fεʁə asəwaʁ.
    la pɔpylasjɔ̃, ɛ̃tʁiɡe dœ̃ tεl ʁafy a sεtə œʁ, setε ʁeyni dɑ̃ la ʁy pʁɛ̃sipalə. maʃinaləmɑ̃, lεz- adʒwɛ̃, sɥivɑ̃ lə ʃeʁif tεl dε ʁɔbo, saʁεtε a ʃakə ɛ̃tεʁsεksjɔ̃, fujɑ̃ ʃakə ʁəkwɛ̃. lə ʃeʁif ɡʁɛ̃pa syʁ œ̃ tɔno, sɔʁti œ̃n- avi də ʁəʃεʁʃə.
    « nus ʁəʃεʁʃɔ̃z- aktivəmɑ̃ sə kʁiminεl apεʁsy il i a kεlk minytə sɔʁtɑ̃ dy salun. nu vu distʁibyɔ̃z- aktivəmɑ̃ sɔ̃n- avi də ʁəʃεʁʃə afɛ̃ kə vu pɥisje kɔ̃tʁibɥe a sa kaptyʁə. »
    lε ʒɑ̃z- efaʁe paʁ la pʁimə dy bɑ̃di ɛ̃vɑ̃tε tas də fymistəʁi puʁ ɔptəniʁ œ̃ pø daʁʒe mε lə ʃeʁif savε tu sa. il ʃɔpa nεstɔʁ paʁ lə kɔl :
    « ʁakɔ̃tə mwa tu.
    il a pʁiz- œ̃ wiski, il na ʁjɛ̃ di, il ε paʁti. »
    lə ʃeʁif pεsta, laʃɑ̃ lə povʁə ɔmə. il kʁja a sεz- ɔmə də kɔ̃tinɥe də ʁatise la vilə, « lɑ̃ʃεne » nə puvε pa εtʁə tʁε lwɛ̃.
    ɑ̃ʁi ʁamasa œ̃n- avi də ʁəʃεʁʃə a teʁə, e vwajɑ̃ sɔ̃ bo pεʁə safəʁε e sɑ̃ fiʃε də lɥi, il paʁti lɥi mεmə a la ʁəʃεʁʃə dy bɑ̃di.

    ɑ̃ʁi navε pa vʁεmɑ̃ kɔny sɔ̃ pεʁə e avɑ̃ damɑ̃ʒe o nuvo mεksikə, il nə sə suvjɛ̃ pʁεskə pa də lɥi. a sa mɔʁ, sa mεʁə avε ʁətʁuve œ̃ kɔ̃paɲɔ̃ ɑ̃ la pεʁsɔnə də wijjam ɑ̃tʁim, ʃeʁif dezabyze. a pεnə œ̃n- ɑ̃ apʁε lœʁ maʁjaʒə, katəʁinə, sa dusə mεʁə deseda. wijjam ɑ̃tʁim pø kɔ̃patisɑ̃ a la dulœʁ dy pəti, lə ɡaʁda avεk lɥi mε sɑ̃ lə ʁəkɔnεtʁə.
    ɑ̃ʁi avε kɛ̃zə ɑ̃ mεz- il ɑ̃ paʁεsε boku mwɛ̃z- a kozə də sa pətitə tajə. ɔ̃ lapəlε lɑ̃fɑ̃. e səla lenεʁvε. ui il pɔsedε ynə natyʁə ataʃɑ̃tə mεz- eɡaləmɑ̃ ynə atitydə kɔleʁikə dɥ a sɔ̃ luʁ pase.
    il saʁεta dœ̃ ku, ekutɑ̃ œ̃ klapɔti ʁeɡylje. œ̃ klapɔti kil ʁəkɔnεsε. lə bʁɥi sɛ̃ɡylje kə fε ynə ʃεnə ki fʁapə lə sɔl. ɑ̃ fε, nɔ̃, lə bʁɥi plyʁjεl kə fε dø ʃεnə ki fʁape lə sɔl.

PostScriptum

Premier chapitre d’un récit qui je pense se fera en 3 parties. Ce premier chapitre met en avant 3 personnages, le shérif Antrim, le petit Henry & le mystérieux bandit nommé « l’enchainé ». Cette trilogie portera le nom symbolique de « Ré-interprétation d’une légende ». A vous de deviner au cours des récits de qui je ré-écris l’histoire (il y a déjà beaucoup d’indices dans ce premier chapitre) , mais surtout ne le révélait pas, gardez le mystère De l’Ouest
Chapitre 1 : http : //www. poeme-france. com/nouvelle-146888-chapitre-1-l-enchaine-en-ville. html
Chapitre 2 : http : //www. poeme-france. com/nouvelle-146930-chapitre-2-deux-annees-pour-apprendre-a-vivre. html
Chapitre 3 : http : //www. poeme-france. com/nouvelle-147012-chapitre-3-finir-la-tete-haute. html

Commentaires Sur La Poesie


Auteur de Poésie
11/08/2012 01:15Illusion

Melly-Mellow,
J’aime bien les descriptions qui ne sont pas trop longue dans ton récit, elles permettent de bien imaginer l’univers sans pour autant nous laisser le temps de nous ennuyer.
Il y a juste la dernière partie ou je trouve que les informations qu’elle donne sur Henry et le Shérif aurrais pu être repartie dans les parties 3 et 4. Celà aurai permis de mettre un peu plus en avant le personnage d’Henry. La dernière partie deviendrais alors la transition avec suspense pour l’annonce de la suite.
Ce récit est une bonne mise en bouche qui donne envie de pouvoir lire la suite.

Auteur de Poésie
11/08/2012 02:02Eden33

Bon ! me voilà prise , vite bulle pétillante, dis moi la suite ou je fais un caprice !!!
En plus, je vais chercher crois moi !
JE VAIS PRENDRE DEUX ORDINATEURS POUR MES RECHERCHES !!! DÈS MON RETOUR DEMAIN, JE NE TE LACHE PAS, NON, MAIS, JE VEUX TROUVER LA PREMIÈRE !!!! ptdr
bises

Auteur de Poésie
11/08/2012 20:15Melly-Mellow

IllusionPerdu : Oui merci de tes critiques, je pense faire un ré-arrangement quand j’aurai tout écrit. Bises & merci du passage.
Gmlavie : Ahah ^^ Et bien avec plaisir, bonne recherche ! La suite est bientot prête. Bises, et merci également de ton passage.

Auteur de Poésie
15/08/2012 18:38Loup Gris

Hé bien voilà une première partie prometteuse, je suivrai la seconde avec intéret. Cest plus facile de réarranger le tout quand c’est fini.

Auteur de Poésie
26/08/2012 22:30Melly-Mellow

Loup Gris ; Merci du commentaire et merci de ton suivi 🙂
Xander The Dream Maker : Je te passe l’expression vu qu’elle me glorifie quelque peu ^^ Merci du commentaire

Auteur de Poésie
29/10/2013 09:38Charlotte Albert

je me suis prise à lire avec attention, ton histoire, je me laisse un peu de temps avant de lire la suite, car cela en vaut la peine, j’aime beaucoup ton style, il me fais partir dans le far-west... vive le suspense

Auteur de Poésie
29/10/2013 15:23Orpailleur

Tu nous laisse sur notre faim.
J’ai dégusté avec un énorme plaisir cette petite histoire à la Western Américain.
Que du talent vous avez ma chère.
Je vois déjà un Best seller dans cet écrit.
Merci de ce partage et au paisir d’en lire la suite.
Amitié...jacques

Auteur de Poésie
01/12/2013 14:56Melly-Mellow

Charlotte : J’en suis ravie alors si le pari est réussi !
Jacques : Ahah pas tant de compliments, je ne suis pas sure de les mériter 🙂 Mais merci beaucoup, je suis très touchée
Mes amitiés à vous deux