Poeme-France : Lecture Écrit Maladie

Prose : À L’Autre Bout… Les Yeux Du Frisson.

Prose Maladie
Publié le 12/01/2021 18:56

L'écrit contient 245 mots qui sont répartis dans 1 strophes.

Poete : Tulipe Noire

À L’Autre Bout… Les Yeux Du Frisson.

Les villes enterrent leurs morts
Dans la douleur muette
À grands traits obscurs
Rejaillit le deuil du fond du silence
Alors que l’univers haletait sous le poids
De l’aveugle spectre trainant avec lui le trépas
Faisant tituber le monde et son ronron quotidien
Sous les toits du ciel et la marée de ses nuages
Tremblant le jour à voix lente disait sa prière
Devant le chiffre des morts, telle une loterie
Qui se place au hasard des portes
Alors que la mort peinte du malheur
Du pays qui est en nous
Balayait nos sourires en rosées éclatées
Telle l’ombre sur un chemin qui arrosait ses regards
Des franges du néant et du jour inconscient
Verbe sa malédiction qui s’amplifiait
À la vitesse des nuages
Les villes aux cordons de cotons
En son va-et -vient effrayant, de territoire en territoire
Toute zone d’ombre en la solitude s’est murée
Chavire le temps aux ailes fragiles
Sous ses cinglants baisers et ses caresses
En marée montante
Telle une colombe effrayée
De jour en jour la vie au cycle de la confusion
Perdait son alphabet de passion
Et l’envie qui s’altère en soupirs
Donnant larmes à l’aube et des cicatrices au jour
De l’axe de ses maux, lequel de nous sera sauvé
Veilleur éveillé, le ciel écoute les souffrances
Plus haut que les nuées, dans l’indifférence
Puis revient en silence, se poser sur l’arbre du monde.
  • Phonétique : À L’Autre Bout… Les Yeux Du Frisson.

    lε viləz- ɑ̃teʁe lœʁ mɔʁ
    dɑ̃ la dulœʁ mɥεtə
    a ɡʁɑ̃ tʁεz- ɔpskyʁ
    ʁəʒaji lə dəj dy fɔ̃ dy silɑ̃sə
    alɔʁ kə lynive-alətε su lə pwa
    də lavøɡlə spεktʁə tʁεnɑ̃ avεk lɥi lə tʁepa
    fəzɑ̃ titybe lə mɔ̃də e sɔ̃ ʁɔ̃ʁɔ̃ kɔtidjɛ̃
    su lε twa dy sjεl e la maʁe də sε nɥaʒə
    tʁɑ̃blɑ̃ lə ʒuʁ a vwa lɑ̃tə dizε sa pʁjεʁə
    dəvɑ̃ lə ʃifʁə dε mɔʁ, tεllə ynə lɔtəʁi
    ki sə plasə o-azaʁ dε pɔʁtə
    alɔʁ kə la mɔʁ pɛ̃tə dy malœʁ
    dy pεi ki εt- ɑ̃ nu
    balεjε no suʁiʁəz- ɑ̃ ʁozez- eklate
    tεllə lɔ̃bʁə syʁ œ̃ ʃəmɛ̃ ki aʁozε sε ʁəɡaʁd
    dε fʁɑ̃ʒə dy neɑ̃ e dy ʒuʁ ɛ̃kɔ̃sjɑ̃
    vεʁbə sa malediksjɔ̃ ki sɑ̃plifjε
    a la vitεsə dε nɥaʒə
    lε viləz- o kɔʁdɔ̃ də kɔtɔ̃
    ɑ̃ sɔ̃ va e vjɛ̃ efʁεjɑ̃, də teʁitwaʁə ɑ̃ teʁitwaʁə
    tutə zonə dɔ̃bʁə ɑ̃ la sɔlitydə sε myʁe
    ʃaviʁə lə tɑ̃z- oz- εlə fʁaʒilə
    su sε sɛ̃ɡlɑ̃ bεzez- e sε kaʁesə
    ɑ̃ maʁe mɔ̃tɑ̃tə
    tεllə ynə kɔlɔ̃bə efʁεje
    də ʒuʁ ɑ̃ ʒuʁ la vi o siklə də la kɔ̃fyzjɔ̃
    pεʁdε sɔ̃n- alfabε də pasjɔ̃
    e lɑ̃vi ki saltεʁə ɑ̃ supiʁ
    dɔnɑ̃ laʁməz- a lobə e dε sikatʁisəz- o ʒuʁ
    də laksə də sε mo, ləkεl də nu səʁa sove
    vεjœʁ evεje, lə sjεl ekutə lε sufʁɑ̃sə
    plys-o kə lε nye, dɑ̃ lɛ̃difeʁɑ̃sə
    pɥi ʁəvjɛ̃ ɑ̃ silɑ̃sə, sə poze syʁ laʁbʁə dy mɔ̃də.

PostScriptum

Dans une fulgurance de liberté, la pandémie, en cascades, en échos, ouvrant battante, les portes, à l’hymne de la mort.

Historique des Modifications

13/01/2021 11:24
12/01/2021 20:14
12/01/2021 20:12

Commentaires Sur La Poesie


Auteur de Poésie
13/01/2021 20:57Alejo

Heureux de te lire à nouveau. Texte très touchant. Comme d’habitude ton poème m’a fait plaisir. Merci du partage. Amicalement Alejo.

Auteur de Poésie
13/01/2021 22:19Tulipe Noire

Merci pour ton partage et commentaire, amie Alejo, merci au plaisir de lire tes poèmes, avec ma sincère amitié.

Auteur de Poésie
16/01/2021 16:17Hassan Hyjazi

Une belle prose bien écrite, car il n’y a pas la limite de faire des rimes, que des phrases qui parlent de cette même souffrance, d’un sujet portant sur son dos une partie de l’humanité emporter, merci du partage, amicalement.

Auteur de Poésie
16/01/2021 20:41Printemps

Belle prose poétique sur la souffrance qui afflige l’humanité, où les accords de la morbidité annoncent, à chaque instant, que le cruel messager de la mort visite le monde, en enterrant tant! Merci du partage, Tulipe Noire!

Auteur de Poésie
16/01/2021 20:51Marina

Bonsoir TN! j’en ai eu des frissons! belle lecture terrifiante! Bretonne, j’y vois l’Ankou!... et les portes s’ouvrent sur la mort!...qui sera le prochain! Merci pour cet écrit!